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L’entrepreneuriat à l’école primaire

L’Université du Québec à Trois-Rivières et l’Université de Sherbrooke lancent une nouvelle formation en entrepreneuriat pour les enseignants au primaire et au secondaire.

par JEAN-FRANÇOIS VENNE | 11 OCT 11

L’objectif est d’élaborer des interventions pédagogiques qui permettront aux enseignants de transmettre des valeurs entrepreneuriales aux élèves et ce, dès le niveau préscolaire.

Cet automne, une première cohorte d’enseignants et de stagiaires de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et de l’Université de Sherbrooke mène une expérimentation sur l’entrepreneuriat au préscolaire et au primaire, dans des écoles de la Mauricie et de l’Estrie. Une autre cohorte, composée d’enseignants et de conseillers en orientation, fera par la suite une expérience semblable auprès d’étudiants du secondaire. La démarche reposera sur l’engagement des élèves dans le cadre de projets entrepreneuriaux. Ces projets seront variés et pourraient tout aussi bien consister en l’élaboration d’activités pour financer un voyage scolaire qu’en l’organisation d’une expo-sciences.

Selon Ghislain Samson, professeur agrégé en sciences de l’éducation à l’UQTR, il est moins question de former de futurs entrepreneurs que de développer des valeurs pouvant renforcer la persévérance scolaire. « Il ne s’agit pas de vendre ceci ou cela, note-t-il, mais bien d’apprendre à mener à bien un projet, en développant, par exemple, son leadership, sa créativité, sa capacité de travailler en équipe. Ce faisant, les jeunes apprendront aussi à mieux se connaître et découvriront leurs intérêts. »

M. Samson mènera pour sa part une étude pendant les quatre années du projet, dont le financement est assuré jusqu’en 2014, pour en évaluer les retombées. « Nous souhaitons mesurer l’effet sur la motivation des élèves et comparer l’impact des méthodes qui seront utilisées par  les differents professeurs. Nous porterons une attention particulière aux effets de ce projet sur les élèves en difficulté. »

Larisa Shavinina, chercheuse en sciences administratives à l’Université du Québec en Outaouais, se spécialise dans l’analyse de la nature et du développement du talent entrepreneurial. Elle se réjouit de cette nouvelle initiative qui pourrait, selon elle, susciter quelques vocations d’entrepreneurs. « Tout effort visant à développer les talents des enfants doit être salué, affirme-t-elle. C’est particulièrement vrai dans le cas d’un talent aussi rare que le talent entrepreneurial, qui est généralement ignoré par le système scolaire, à peu près à tous les niveaux. »

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