Passer au contenu principal
Actualités

La FCSH lance une campagne de financement

La Fédération veut mettre en valeur ses quatre prix littéraires annuels

par DANIEL DROLET | 21 SEP 09

La Fédération canadienne des sciences humaines (FCSH) a lancé une campagne visant à accroître la visibilité de son Programme d’aide à l’édition savante (PAES), qui en est à sa 68e année d’existence. Pour y parvenir, la Fédération modifiera les règles de mise en candidature des ouvrages et tentera de doubler la valeur des prix annuels en sollicitant des dons auprès des éditeurs, des auteurs et des intervenants du milieu des sciences humaines et sociales.

Depuis 1941, le PAES subventionne la publication d’ouvrages savants. Parmi les 6 000 auteurs qui ont reçu du financement au fil des ans figurent de grands noms comme Northrop Frye et Antonine Maillet. L’an dernier, le programme a versé 185 bourses d’une valeur de 8 000 $ chacune et qui ont financé en partie la publication de 180 ouvrages et la traduction de cinq autres.

Chaque année, les meilleurs ouvrages dont le PAES a soutenu la publication sont admissibles à l’un des quatre prix de 1 000 $ suivants : le prix Harold Adams Innis en sciences sociales et le prix Raymond Klibansky en sciences humaines pour les ouvrages en anglais, ainsi que le Prix Jean-Charles Falardeau en sciences sociales et le prix Raymond Klibansky en sciences humaines pour les ouvrages en français.

Selon Alison Faulknor, directrice de programmes à la FCSH et responsable du PAES, la meilleure façon de mettre en valeur le programme est de rendre les prix plus alléchants. La Fédération envisage donc d’augmenter à 2 500 $ la valeur des prix et de les remettre à l’occasion de son assemblée générale annuelle, qui a généralement lieu en mars, plutôt que d’annoncer les noms des gagnants plus tard dans l’année.

La Fédération simplifie également les règles applicables à la mise en candidature des ouvrages. Jusqu’à maintenant, tout ouvrage bénéficiant d’une aide financière du PAES était admissible à un prix. Dorénavant, les éditeurs devront sélectionner des ouvrages qui se distinguent. Comme l’explique Mme Faulknor, cette nouvelle façon de faire réduira considérablement le nombre d’ouvrages en nomination et simplifiera le travail du comité de sélection. (Le PAES tient à jour une liste d’éditeurs admissibles qui doivent se conformer aux règles établies par Patrimoine Canada pour être reconnus à titre d’éditeurs canadiens.)

Le financement du PAES provient du Conseil de recherches en sciences humaines, mais les prix sont financés par la FCSH, explique le porte-parole de la Fédération, Pierre Normand. La FCSH sollicite donc des dons auprès des éditeurs, des auteurs et des intervenants du milieu des sciences humaines et sociales. En plus de permettre d’accroître la valeur des prix, les dons serviront à assurer l’autonomie du PAES et à créer un engouement pour les prix grâce à des articles dans les journaux et d’autres formes de publicité. « Nous devrions vanter bien haut les mérites du PAES », estime Mme Faulknor.

Pour obtenir un complément d’information sur le PAES, visitez le
http://www.idees-ideas.ca/paes.

COMMENTAIRES
Laisser un commentaire
Affaires universitaires modère tous les commentaires reçus en fonction des lignes directrices. Les commentaires approuvés sont généralement affichés un jour ouvrable après leur réception. Certains commentaires particulièrement intéressants pourraient aussi être publiés dans la version papier du magazine ou ailleurs.

Your email address will not be published.