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La Commission européenne élargit son programme de recherche avec le Canada

Du financement européen sera disponible pour de la recherche effectuée en consortium avec des Canadiens.

par ROSANNA TAMBURRI | 27 NOV 13

Le Canada et la Commission européenne ont convenu de renouveler et d’élargir un programme conjoint favorisant la collaboration entre chercheurs du Canada et de l’Europe dans le domaine des sciences et de la technologie.

Lancé en octobre dernier, le projet ERA-Can Plus est une initiative de l’Espace européen de la recherche et du gouvernement du Canada, qui permet aux Canadiens et aux Européens, y compris aux chercheurs en début de carrière et aux chercheurs postdoctoraux, de participer à des projets de recherche.

Les participants au projet ERA-Can Plus pourront présenter des demandes par l’entremise d’Horizon 2020, un programme de financement de la Commission européenne qui disposera d’un budget de 70 milliards d’euros (98 milliards de dollars canadiens) sur une période de sept ans, et qui commencera au début de 2014. On prévoit lancer les appels de propositions en décembre 2013.

Seuls les consortiums comptant au moins trois chercheurs européens de pays différents pourront présenter une demande. Les Canadiens devront donc tirer parti de réseaux de recherche européens pour profiter de cette occasion, souligne Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC), et ils devront pouvoir démontrer qu’ils apportent une expertise unique, qu’on ne retrouve pas en Europe. « La participation canadienne à des projets de recherche internationaux comme ERA-Can Plus est importante, car elle augmente aussi les occasions de diffuser l’expertise et le point de vue du Canada à l’égard de problèmes mondiaux », poursuit M. Davidson.

Axé sur la commercialisation des résultats de la recherche, Horizon 2020 a une portée et un budget beaucoup plus vastes que les programmes précédents de financement de la recherche de la Commission européenne, explique Kate Geddie, analyste principale des politiques à l’AUCC. L’AUCC veillera à sensibiliser les chercheurs de ses établissements membres au projet et à ce que les intérêts du Canada en matière de recherche y soient représentés, assure Mme Geddie.

Le projet s’adresse également aux chercheurs des laboratoires du gouvernement fédéral, des collèges et de l’entreprise privée.

Environ 40 pour cent du budget d’Horizon 2020 sera consacré à des « enjeux sociétaux », y compris la santé; le changement et le bien-être démocratiques; la sécurité alimentaire, l’agriculture durable, la recherche océanographique et maritime, et la bioéconomie; l’énergie propre et efficace; le transport vert, intelligent et intégré; la lutte contre les changements climatiques, l’efficacité des ressources et des matériaux bruts; les sociétés inclusives et sécuritaires.

Le projet ERA-Can Plus est l’une des nombreuses ententes bilatérales négociées avec des pays partenaires afin de promouvoir la collaboration en matière de recherche. Une des éditions précédentes du projet avait réuni plus de 1 600 chercheurs européens, 260 chercheurs canadiens et 547 chercheurs provenant d’autres pays. Plus de 35 universités canadiennes ont déjà participé à ces projets. Dans la plupart des cas, les chercheurs canadiens ont obtenu du financement d’organismes et d’établissements canadiens, mais 25 pour cent d’entre eux ont reçu du financement de la Commission européenne.

Halim Yanikomeroglu, professeur de génie informatique à l’Université Carleton, a collaboré à l’un de ces projets avec 40 partenaires de l’Europe et de la Chine. Échelonné sur trois ans, le projet portait sur l’élaboration de normes internationales en matière de connectivité sans fil à large bande pour les appareils 4G. M. Yanikomeroglu et deux autres chercheurs de l’Université Carleton ont obtenu 650 000 $ de financement du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, et du financement additionnel de deux entreprises asiatiques, Huawei et Samsung. M. Yanikomeroglu met actuellement en place un nouveau consortium et élabore une demande de financement qu’il présentera dans la nouvelle phase du projet par l’entremise d’Horizon 2020. Si son projet est accepté, le groupe se propose de développer la nouvelle génération de technologie sans fil 5G.

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