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Le nouveau comité de la relève de l’Acfas prend son envol

Au cours de la dernière année, l’Acfas a créé un comité de la relève afin de mieux répondre aux attentes de ce groupe.

par PASCALE CASTONGUAY | 14 NOV 19

Après avoir sondé les étudiants et jeunes chercheurs à la suite des Journées de la relève en recherche (J2R) l’an dernier quant à ses besoins et aux attentes qu’elle nourrissait à l’égard de l’Acfas, cette dernière a créé un comité de la relève afin de se pencher sur les différents enjeux soulevés dans le sondage.

Cette enquête d’opinion a permis de faire émerger plusieurs éléments, notamment un désir d’accompagnement et de formation, des enjeux de santé mentale ainsi que des questions entourant l’insertion professionnelle, la surqualification et la valorisation des compétences transversales. Déjà lors du congrès de l’Acfas qui a eu lieu en mai dernier à l’Université du Québec en Outaouais, un colloque destiné à la relève était organisé en s’appuyant sur ces grands thèmes. « On a parlé d’insertion professionnelle, d’enjeux de santé mentale, d’équilibre vie personnelle-vie professionnelle, c’est ce qui nous a amenés aux J2R 2019 qui sont sur le point de se terminer », explique la stagiaire postdoctorale Catherine Girard qui est également présidente du comité de la relève et membre du conseil d’administration de l’Acfas.

Pour la présidente de l’Acfas, Lyne Sauvageau, il était tout naturel de confier la présidence de ce nouveau comité, tout comme celle des J2R, à quelqu’un qui fait partie de la relève. « Les Journées de la relève, c’est pour la relève, il faut qu’on donne de la visibilité aux étudiants qui sont membres du conseil d’administration et qu’ils prennent la responsabilité d’événements phares pour la relève. Cela leur permet aussi de rayonner, d’acquérir des compétences et de l’expérience », souligne Mme Sauvageau. Lorsqu’il est question de la relève à l’Acfas, on entend non seulement les étudiants à la maîtrise et au doctorat, mais aussi les postdoctorants et les professeurs en début de carrière.

Principalement destinées aux étudiants des cycles supérieures, les J2R ont eu lieu les 24 et 25 octobre à l’Université Concordia. Mme Girard a qualifié l’événement « d’énorme succès » se réjouissant qu’environ 200 étudiants provenant de 24 universités y aient pris part. « Nous avons été très choyés dans la qualité des participants, tous les ateliers dans lesquels je me suis glissée comme observatrice, j’y ai vu un auditoire très présent et actif, des ateliers où la foule n’avait pas peur d’interagir », précise-t-elle.

Comme les résultats du sondage avaient précédemment indiqué un intérêt marqué pour les formations en communication scientifique, c’est sans surprise que cet appétit s’est confirmé lors des J2R. C’est d’ailleurs ce qui a poussé Julie Boissonneault, étudiante au doctorat à l’Université Laval, à participer à l’événement. « Les formations offertes m’intéressaient. Être meilleure pour écrire et être meilleure pour communiquer surtout, c’était ça mon objectif. »

La doctorante n’a pas été déçue par l’atelier sur les trucs pratiques pour la rédaction de mémoire ou de thèse donné par Geneviève Belleville, professeure à l’Université Laval. « Elle donnait des trucs concrets, elle venait valider ce qu’on faisait ou invalidait ce qu’on ne faisait pas comme il le faut. » L’étudiante était toutefois loin de se douter qu’elle apprécierait autant la table ronde d’ouverture qui a donné la parole à quatre personnes qui se sont tournées vers des emplois autres que celui de professeur. « Quand on fait un doctorat, on a souvent en tête qu’on va finir comme professeur chercheur, là c’était vraiment rafraîchissant […] il y a un horizon de possibilités et ça fait baisser l’anxiété et le stress parce qu’on sait que c’est difficile de rentrer comme professeur. »

Une offre diversifiée

L’importance que l’Acfas accorde à la relève ne date pas d’hier. En fait, la relève est l’axe transversal du plan stratégique de l’organisme depuis quelques années déjà. La plus récente initiative de l’Acfas en ce sens, soit le comité de la relève, se veut un pont qui permettra de créer un lien permanent avec ce groupe. « On a des événements, entre ces événements-là, on veut garder le moyen d’être en lien avec les jeunes qui ont un intérêt pour ce qu’on fait et pour les formations qu’on offre et les soutenir davantage tout au long de l’année », explique Mme Sauvageau.

Les événements de l’Acfas peuvent aussi être la porte par laquelle les membres de la relève découvrent l’organisme. Ça été le cas de Mme Girard qui est entrée en contact avec l’Acfas grâce au concours Ma thèse en 180 secondes il y a quelques années déjà. Depuis, elle s’est familiarisée avec la brochette d’activités qu’offre l’organisme à la relève. En plus des J2R et du concours auquel elle a participé, elle cite le concours Génie en affaires et les diverses formations disponibles.

Quant à la possibilité de faire des communications libres lors du congrès de l’Acfas, elle en parle comme d’une « superbe initiative ». « C’était une de mes premières occasions en tant que jeune chercheuse de présenter mes travaux et l’une des très rares occasions de présenter mes travaux en français. » D’ailleurs, l’Acfas offre désormais un programme d’accompagnement qui prend la forme d’évaluation par des communicateurs scientifiques pour les communications libres. « Après sa présentation, [l’étudiant] va avoir une évaluation formelle avec plein de suggestions pour s’améliorer qui vient d’un communicateur scientifique aguerri, donc c’est vraiment une super belle expérience de formation en fait pour s’améliorer dans ses talents de conférenciers », poursuit-elle.

Le comité de la relève, qui n’a pas encore un an, invite les gens à lui faire part de leurs idées. Celui-ci planche déjà sur les activités pour la relève prévues au prochain congrès de l’Acfas qui aura lieu en mai à l’Université de Sherbrooke et prépare une programmation plus complète pour l’année 2020.

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