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L’épicentre de l’entrepreneuriat technologique dans un ancien planétarium

Transformé en incubateur de start-up, le Planétarium Dow abrite depuis l’automne le Centech.

par MAUD CUCCHI | 19 AVRIL 19

Après deux ans de rénovation, le Planétarium Dow de Montréal héberge depuis cet automne le Centech, un centre d’entrepreneuriat technologique. La circularité de cet édifice iconique du paysage urbain de la grande île ouvre de nouvelles perspectives à l’École de technologie supérieure (ÉTS) dont l’objectif est d’offrir un environnement de travail unique aux entrepreneurs en début de projet.

Avec son dôme reconnaissable à distance, ses salles vitrées et ses couloirs circulaires, l’ancien planétarium ressemble à un vaisseau spatial en pleine effervescence. Il accueille plus d’une centaine d’entreprises par an et quelque 300 étudiants en cours d’entrepreneuriat.

Si l’ÉTS a choisi cet édifice bien connu des Montréalais pour établir sa pouponnière d’entrepreneurs, c’est pour « le caractère scientifique du bâtiment » ainsi que « le lien à créer entre innovation et nouvelles technologies », se félicite le directeur du Centech, Richard Chénier.

L’ÉTS a déployé les grands moyens pour en faire le fleuron architectural de son école. Le coût total des rénovations s’est élevé à plus de 11 millions de dollars dont un peu plus de la moitié a été subventionné par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec et Innovation, Sciences et Développement économique Canada.

Toutes les photos par Stéphane Brügger.

Un projet titanesque

La conversion n’a pas été une mince affaire. Les architectes ont dû reconvertir un lieu sombre initialement pensé pour des projections et la vulgarisation de l’astronomie en une plaque tournante du travail moderne et collaboratif. « Le plus grand défi a été de transformer un édifice conçu pour être plongé dans le noir en un espace lumineux où il est agréable de travailler », souligne le directeur. La Ville de Montréal leur a d’ailleurs imposé de conserver l’enveloppe extérieure de façon intégrale, précise M. Chénier.

La géométrie circulaire tout comme la multiplication d’espaces communs – cafétéria, salles de réunion et de conférences, aires de repos – décloisonnent l’aménagement intérieur et incitent aux échanges entre résidents. C’est donc mission accomplie pour ce lieu « ouvert, neutre et propice aux rencontres » qui a récemment remporté deux grands prix de design pour sa conversion. Voilà un édifice entièrement repensé pour « favoriser l’accélération de l’innovation technologique en mettant ensemble des personnes d’horizons différents ».

Ce lieu riche d’une culture astronomique était donc tout désigné pour devenir le terrain de jeu des start-up en nouvelles technologies. L’école mise d’ailleurs sur le champ lexical scientifique pour promouvoir sa marque de commerce : « Centech propulsé par l’ÉTS » peut-on lire en grand sur une affiche, à l’entrée du bâtiment. M. Chénier présente volontiers son nouveau-né comme « un lieu de collision » entre les projets en démarrage et les entreprises déjà établies.

À la hauteur des jeunes ambitions entrepreneuriales

Croisé dans les couloirs entre deux voyages d’affaires, Nicolas Morency est l’ambitieux directeur et fondateur de la start-up Prevu3D. Il a fait partie de la cohorte Accélération l’hiver dernier avant de rejoindre le programme Propulsion. Ce jeune entrepreneur énumère toutes les bonnes raisons de s’établir à Montréal – un bon salaire, des conditions d’embauche exceptionnelles et un mode de vie imbattable. « Il y a un boom de l’écosystème à Montréal, c’est le meilleur endroit au monde pour un entrepreneur en ce moment. » Depuis le mois de janvier, M. Morency a embauché 12 employés.

« C’est particulier d’arriver dans un espace aussi grandiose que le Planétarium, dit-il. Ça permet d’avoir une vision de grandeur. » Il reconnaît que cet environnement inusité constitue une vitrine exceptionnelle pour l’école et ses candidats. « Nous y rencontrons des ministres et les gros joueurs de l’industrie. Nous avons accès aux fonds d’investissements les plus importants au Canada, ça fait classe pour le client. »

Le seul risque? « Finir par s’accoutumer à ce luxe qui n’est pas la réalité des start-up, souligne-t-il. Mais ça nous aide à bâtir une crédibilité. »

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