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Montréal accueillera la première rencontre internationale des scientifiques en chef

La réunion aura lieu le 10 juin prochain dans le cadre de la conférence de Montréal.

par MARIE LAMBERT-CHAN | 26 FEV 14

Une poignée de pays et de régions comptent dans leur gouvernement un scientifique en chef. C’est le cas de l’Angleterre, de l’Union européenne, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et d’Israël. Au Canada, seul le Québec a créé un tel poste. Son tout premier scientifique en chef, Rémi Quirion, est entré en fonction en 2011. Curieux de connaître les pratiques de ses homologues, il a alors lancé l’idée d’organiser une réunion des scientifiques en chef, chose qui n’avait jamais été faite auparavant.

Trois ans plus tard, son projet voit le jour : ses collègues et lui se rencontreront le 10 juin prochain dans le cadre de la Conférence de Montréal, un forum international annuel qui réunira des chefs d’État, des fonctionnaires, des gens d’affaires, des universitaires, des syndicalistes et des citoyens. Des conseillers scientifiques de l’étranger qui occupent des rôles semblables à celui de scientifique en chef, ainsi que des observateurs intéressés par les politiques scientifiques, participeront aussi à l’événement.

« L’ordre du jour n’est pas encore établi, explique M. Quirion, mais en résumé, nous discuterons des meilleures pratiques, comparerons nos fonctions et apprendrons les uns des autres. Par exemple, dans mon cas, en plus de conseiller le gouvernement en matière de développement scientifique, je préside les conseils d’administration des trois fonds de recherche (Nature et technologies, Santé, Société et culture), ce qui n’existe pas ailleurs dans le monde. » À l’issue de la rencontre, les scientifiques en chef évalueront s’ils souhaitent se revoir ainsi chaque année.

Des invitations ont été lancées à plusieurs Canadiens dont Pierre Duchesne, ministre québécois de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie,, Maryse Lassonde, Renaldo Battista et Normand Labrie, directeurs scientifiques des trois fonds de recherche du Québec, Howard Alper, président du Conseil des sciences, de la technologie et de l’innovation, Gordon McBean, président du Forum canadien du climat et professeur à l’Université Western Ontario, Paul Dufour, professeur à l’Université d’Ottawa, et Mark Henderson, rédacteur en chef de Re$earch Money.

M. Quirion a plusieurs fers au feu actuellement. En collaboration avec Montréal International, un organisme de développement économique à but non lucratif, il défend activement la candidature d’un consortium de villes – dont fait partie Montréal – qui espère accueillir le secrétariat « distribué » de Future Earth, un programme de recherche d’une durée de 10 ans portant sur le développement durable et les changements climatiques. Chaque ville se verrait attribuer différentes responsabilités. « Nos chances de l’obtenir sont bonnes », estime M. Quirion. Future Earth devrait annoncer son choix à la fin de l’été.

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