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Une ligue américaine accepte d’intégrer les équipes canadiennes

par MARK CARDWELL | 11 FEV 08

Plusieurs universités canadiennes envisageraient de prendre part à un programme pilote afin d’intégrer la ligue américaine de sport universitaire, soit la prestigieuse National Collegiate Athletic Association (NCAA). Les équipes canadiennes ont jusqu’au 1er juin pour soumettre leur candidature à la division II de la NCAA. Si elles sont acceptées, leur carrière au sud de la frontière pourrait débuter dès l’année universitaire 2008-2009.

Ce programme, approuvé lors de la réunion annuelle de la NCAA tenue à Nashville à la mi-janvier, permettrait aux universités canadiennes d’accorder des bourses couvrant tous les frais liés aux études des athlètes, à l’instar des États-Unis. Il s’agit d’un avantage considérable par rapport à l’aide accordée par l’association canadienne de sport universitaire, Sport interuniversitaire canadien (SIC), qui ne peut excéder le montant des frais de scolarité des étudiants admis.

« La limite imposée par SIC nous empêche d’attirer et de retenir l’élite sportive canadienne », précise Scott McLean, coordonnateur des relations avec les médias des services d’activité physique et de loisirs de l’Université Simon Fraser, qui, tout comme l’Université de la Colombie-Britannique et l’Université de l’Alberta, prévoit s’associer à la NCAA.

Selon Marg McGregor, directrice générale de SIC, la question des bourses n’est qu’un « faux-fuyant ». Elle ajoute que le système américain de bourses « n’est pas aussi sensationnel qu’on le croit », une opinion que partage Ian Newbould, ancien recteur de l’Université Mount Allison. Aujourd’hui recteur du collège North Carolina Wesleyan, situé à Rocky Mount en Caroline du Nord, qui fait partie de la division III de la NCAA, M. Newbould affirme que « de nombreux Canadiens s’imaginent à tort qu’il suffit à un athlète d’aller aux États-Unis pour obtenir une bourse généreuse. »

Il ajoute qu’en ce qui concerne les compétitions sportives et la valeur des bourses, les pratiques canadiennes actuelles se rapprochent beaucoup de celles de la division II. « Pour attirer les athlètes étudiants, la division II offre des bourses partielles à ceux qui n’ont pas pu accéder aux écoles de la division I, explique M. Newbould, qui a assisté à la réunion de la NCAA à Nashville. La division II n’est pas considérée comme les ligues majeures. »

D’après Mme McGregor, « la grande majorité » des universités canadiennes sont fières de leur appartenance à SIC et ne s’associeront pas à la NCAA, ce que devrait confirmer un sondage qui sera bientôt mené auprès des membres de SIC.

Pour le moment, Gilles Lépine, coordonnateur des activités d’excellence sportives Rouge et Or de l’Université Laval, n’a pas l’intention de se joindre à la NCAA. « Notre but est d’aider nos athlètes à se perfectionner dans le cadre du réseau d’universités québécoises, dit-il. D’ailleurs, dans certains sports, nous atteignons déjà le niveau de la division II », croit M. Lépine, qui fait allusion aux matchs hors-concours que nombre de ses équipes ont disputés et souvent remportés contre des équipes américaines.

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