Passer au contenu principal
Conseils carrière

Pour prévenir les déficits, il est important de planifier

par ALLISON MCDONALD | 17 AOÛT 16

Avant de devenir professeure adjointe, je n’avais jamais géré de budget professionnel. Évidemment, j’avais géré mes finances personnelles, mais je n’avais jamais supervisé un budget de recherche en veillant à le dépenser efficacement, sans le dépasser. C’est une des multiples compétences qu’on n’acquiert pas aux cycles supérieurs ou au niveau postdoctoral, même si je connais des collègues qui ont géré des budgets de recherche avant de devenir professeurs.

Je fais plutôt attention à l’argent. Pour bien gérer mes fonds, j’estime bon de comparer pour trouver le meilleur prix, et de toujours connaître le solde de mes comptes pour prévenir les déficits. Ces deux principes m’ont été utiles depuis que j’ai accédé à mon poste actuel, il y a cinq ans.

Dans ma vie personnelle, je n’aime pas particulièrement faire les courses. Pour mes courses alimentaires (les plus fréquentes), j’utilise depuis peu l’application Flipp pour comparer les prix de semaine en semaine, et d’un magasin à l’autre. J’adopte la même démarche pour l’achat des fournitures et du matériel destinés à mon laboratoire. Bien souvent, divers fournisseurs proposent un même produit, ou des produits comparables. Prenons l’exemple des tubes à centrifuger de 1,5 ml. Pour mon laboratoire, je préfère les tubes transparents, qui se scellent bien et supportent des vitesses de centrifugation élevées. Je m’en tiens donc aux nombreux fournisseurs et fabricants qui proposent des tubes conformes à ces caractéristiques. Ensuite, je compare leurs prix à l’unité, et je privilégie ceux qui proposent un bon produit à prix raisonnable. J’aime bien aussi essayer de nouveaux produits, surtout s’ils sont moins chers que ceux que j’utilise. Un autre critère dicte mes choix : la présence ou non de frais d’expédition et de manutention. Souvent, un article théoriquement moins cher ne l’est pas une fois les frais d’expédition pris en compte. Enfin, si j’importe au Canada des produits de l’Europe ou des États-Unis, je vérifie toujours le montant des droits de douane, qui peuvent nettement faire grimper les coûts.

Pour prévenir les déficits, il est essentiel de planifier, de prévoir les coûts et d’avoir une bonne idée des fonds dont on dispose. Certains coûts sont simples à prévoir (allocations des étudiants, grosses pièces d’équipement, etc.), tandis que d’autres le sont moins. Par exemple, il est difficile de prévoir le prix de l’agarose trois mois à l’avance. Je trouve utile de prévoir des coûts supérieurs à la réalité pour conserver une marge budgétaire.

Si je gère mon budget de recherche de la sorte, c’est que la grande majorité de mes fonds de recherche proviennent des contribuables canadiens. Je suis donc tenue de les dépenser de manière responsable. Je mets également tout en œuvre afin de ne jamais manquer d’argent pour les allocations de mes étudiants, ce qui serait irresponsable et immoral. Jamais je n’embauche un étudiant si je ne peux pas le rémunérer avec ma part des fonds de recherche.

J’aimerais bien savoir comment d’autres professeurs gèrent leur budget de recherche. N’hésitez pas à formuler vos réflexions ou vos conseils dans la section « Commentaires ».

Allison McDonald est professeure adjointe de biologie à l’Université Wilfrid Laurier, à Waterloo, où elle étudie la bioénergétique de divers organismes. Le présent article a d’abord paru sur son blogue.

COMMENTAIRES
Laisser un commentaire
Affaires universitaires modère tous les commentaires reçus en fonction des lignes directrices. Les commentaires approuvés sont généralement affichés un jour ouvrable après leur réception. Certains commentaires particulièrement intéressants pourraient aussi être publiés dans la version papier du magazine ou ailleurs.

Your email address will not be published. Required fields are marked *