Passer au contenu principal
Actualités

COVID-19 : mises à jour archivées – Septembre 2020

par AFFAIRES UNIVERSITAIRES | 30 SEP 20

Mercredi le 30 septembre

Session d’hiver à distance pour l’U de M, Polytechnique, l’UQO et Concordia

Comme l’ont fait plusieurs établissements du reste du pays au cours des derniers jours, l’Université de Montréal (U de M), Polytechnique Montréal, l’Université Concordia et l’Université du Québec en Outaouais (UQO) ont annoncé que leur session d’hiver sera majoritairement offerte à distance. Ces annonces font suite au passage en zone rouge en début de semaine de certaines régions du Québec.

Dans un message envoyé aux membres de la communauté de l’U de M, le recteur Daniel Jutras a annoncé que les quatre modes d’enseignement (à distance, hybride, en présentiel ou multimodal) seront maintenus. « Nous augmenterons toutefois légèrement le nombre de cours multimodaux, c’est-à-dire donnés à la fois en présence et à distance, en particulier dans les programmes où il y a actuellement très peu d’activités en présentiel. Cette approche nous permettra d’offrir quelques possibilités supplémentaires d’interactions en présence », a-t-il écrit.

Scénario similaire pour Polytechnique Montréal : « C’est à regret qu’avec l’accord du Conseil académique, nous avons pris la décision que toutes les activités d’enseignement du trimestre d’hiver 2021 se dérouleront principalement à distance, sauf exception », ont écrit le directeur général et le directeur général adjoint Philippe A. Tanguy et François Bertrand dans un communiqué.

Quant à elle, la direction de l’UQO a écrit, dans un message similaire, qu’elle privilégiera la poursuite de la formule hybride pour la session d’hiver. « En prenant cette décision dès maintenant, nous souhaitons apporter une certaine stabilité dans le contexte en constante évolution de la pandémie », souligne la direction de l’UQO.

« Les autorités de santé publique préviennent que les vagues ultérieures de COVID-19 seront compliquées par la réémergence saisonnière d’autres virus et par le temps froid qui entraînera davantage d’activités à l’intérieur. Compte tenu de ces facteurs supplémentaires, l’option la plus raisonnable consiste à continuer à fournir la grande majorité de nos travaux universitaires et non universitaires à distance », a écrit le recteur de l’Université Concordia, Graham Carr, dans un message à la communauté. Il ajoute qu’au cours des prochaines semaines, les activités qui pourraient nécessiter une composante en personne seront identifiées en tenant compte des leçons tirées du trimestre d’automne.

Si l’Université du Québec à Montréal (UQAM) n’a pas encore précisé les modalités de la prochaine session, elles doivent être déterminées lors de la semaine du 5 octobre. La rectrice Magda Fusaro a par contre fait savoir dans un message que « tous les séjours de mobilité prévus à l’hiver 2021 sont annulés » et qu’« en raison des restrictions de voyage imposées par le Canada, les étudiants étrangers sont fortement invités à prévoir suivre leurs cours en ligne à l’hiver 2021, depuis l’extérieur du Canada ».

Gary Kobinger quitte le groupe de travail fédéral sur le vaccin contre la COVID-19

Le directeur du Centre de recherche sur les maladies infectieuses de l’Université Laval, Gary Kobinger, a quitté le groupe de travail national sur les vaccins COVID-19. Le microbiologiste, reconnu pour son travail sur un vaccin contre le virus Ebola, dit avoir démissionné en raison de préoccupations concernant les conflits d’intérêts et un manque de transparence. Le gouvernement fédéral n’oblige pas les membres du groupe à déclarer publiquement les potentiels conflits d’intérêts. Dans une entrevue à l’émission The Current de la CBC, le Dr Kobinger a déclaré que « tout ce qui peut saper la confiance dans les vaccins, vous pouvez payer un prix élevé en santé publique, non seulement avec la COVID, mais plus tard avec d’autres vaccins ».

Le groupe de travail, composé de 12 membres, conseille le gouvernement fédéral sur les stratégies à adopter en ce qui a trait à un vaccin contre la COVID-19. Le groupe soutient et facilite la recherche et la fabrication de vaccins au Canada et cherche également à attirer des projets de vaccins internationaux. Il donne la priorité à un vaccin contre la COVID-19, mais il conseille et soutient également le développement de vaccins contre d’autres virus.

La CBC rapporte que dans les jours qui ont suivi le départ officiel du Dr Kobinger du groupe, un porte-parole du Conseil national de recherche du Canada a fourni à Global News une liste des conflits d’intérêts potentiels des membres du groupe de travail. Le Conseil a également confirmé que la liste serait mise à jour à l’avenir.

Lundi le 28 septembre

Déficit de 6 M$ pour l’Université de Moncton

Le Conseil des gouverneurs de l’Université de Moncton a adopté un budget pour les années financières 2020-2021 et 2021-2022 lors de sa réunion la semaine dernière. Le déficit projeté se chiffre à 5,9 millions de dollars en 2020-2021 et à 2,8 millions de dollars en 2021-2022. L’Université attribue ce déficit anticipé à plusieurs facteurs, notamment des pertes importantes de revenus. « La pandémie de COVID-19, qui a débuté à l’hiver 2020, a imposé des contraintes financières historiques aux universités canadiennes et à l’international qui perdureront pendant quelques années. La décroissance dans les nouvelles inscriptions internationales est un autre facteur qui aura un impact sur les revenus de l’Université de Moncton », souligne l’établissement dans un communiqué.

Le recteur et vice-chancelier, Denis Prud’homme, explique que des réductions de dépenses auront lieu sur les trois campus. « Des efforts importants pour actualiser la nature et l’offre de nos programmes de formation et pour améliorer notre efficience administrative se poursuivront au cours des prochaines années afin d’atténuer l’impact sur les droits de scolarité et de présenter des budgets équilibrés », ajoute-t-il.

Selon la Fédération des étudiantes et étudiants du campus universitaire de Moncton (FÉÉCUM), ce budget est au désavantage de la communauté étudiante. Selon Radio-Canada, les étudiants font déjà face à une hausse des droits de scolarité pouvant atteindre huit pour cent. En entrevue, le président de la FÉÉCUM, Alex Arseneau, dit craindre des compressions budgétaires dans les programmes, les facultés, les services et les ressources professorales.

Plusieurs cas de COVID-19 à L’Université McGill

Comme le fait désormais l’Université de Sherbrooke, l’Université McGill publie chaque semaine sur son site Web le nombre de cas de COVID-19 déclarés sur le campus. En date du 22 septembre, l’établissement signalait six cas de la maladie. Selon CBC, les étudiants disent cependant que ce décompte officiel ne reflète pas la réelle contamination dans la communauté universitaire, car il ne prend pas en compte les cas contractés hors campus. Thom Haghighat, un étudiant de l’établissement montréalais, a déclaré qu’il « connaît au moins 25 étudiants vivant dans la région qui ont été déclarés positifs, dont une douzaine dans son groupe d’amis immédiat ». Jacob Rothery, également étudiant à l’Université McGill vivant à Montréal, a récemment été déclaré positif à la maladie, tout comme trois de ses colocataires. Il dit connaître au moins 20 autres étudiants dans la même situation.

Vendredi le 25 septembre

Mécontentement face à la hausse des droits de scolarité des étudiants étrangers à l’Université Laval

Selon Radio-Canada, le conseil d’administration de l’Université Laval a adopté mercredi une proposition qui fera augmenter de quelques centaines de dollars la facture de certains étudiants internationaux. Cette hausse touche les étudiants étrangers des programmes de premier cycle ainsi que ceux des programmes de deuxième cycle sans recherche. « Actuellement, ces étudiants paient entre 9 796 $ et 11 369 $ pour une seule session de 15 crédits. La future hausse indexera ces montants de 2,5 pour cent. À cela s’ajoutera un rattrapage pouvant aller jusqu’à 4,7 pour cent pour certaines catégories d’étudiants », explique Radio-Canada.

L’Association des étudiantes et étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (AELIÉS) dénonce cette décision qu’elle juge injustifiée dans le contexte actuel. Dans une lettre publiée dans Le Soleil, l’AELIÉS s’adresse à la rectrice Sophie D’Amours et demande que l’administration fasse marche arrière. « Pourquoi l’Université Laval décide-t-elle, dans ce contexte pandémique, d’augmenter la facture des étudiant.e.s. internationaux qui payaient en 2018 déjà sept fois plus que les étudiant.e.s. québécois.e.s.? Cette décision est d’autant plus révoltante, car plusieurs étudiant.e.s. sont contraints de suivre leurs études à distance et que cela pose encore des enjeux d’adaptabilité et d’accessibilité. Pour l’AELIÉS, cette décision représente des risques importants non seulement pour l’avenir de l’Université Laval, mais pour celui de l’ensemble des universités du Québec en termes de réputation et d’attractivité », écrit dans cette lettre la présidente de l’AELIÉS, Aurele Fanny Deutcha Nguelieu.

Hausse de 19 % des inscriptions à l’Université Saint-Paul

L’Université Saint-Paul a enregistré une hausse de 19 pour cent de ses inscriptions cet automne, ce qui représente la plus forte croissance de son histoire. Le nombre d’étudiants inscrits est passé de 1 057 à 1 255. « Habitué à une augmentation annuelle constante de 4 à 5 pour cent depuis 2011, il s’agit là d’un bond spectaculaire, qui s’explique par le renouveau insufflé à notre établissement, notamment par la création de programmes d’études qui tiennent compte des besoins de la société actuelle », explique la rectrice, Chantal Beauvais dans un communiqué. Contrairement aux autres établissements qui ont également noté une hausse de leurs inscriptions, l’Université Saint-Paul a connu cette croissance tant auprès des étudiants canadiens (hausse de 17 pour cent) que des étudiants internationaux (hausse de 23 pour cent).

Les programmes suivants sont ceux qui ont noté une hausse importante : le certificat en éthique et enjeux sociaux contemporains : immigration et intégration, le diplôme d’études supérieures et la maîtrise en innovation sociale, le diplôme d’études supérieures en bioéthique catholique, le doctorat de recherche interdisciplinaire en enjeux sociaux contemporains, le baccalauréat et la maîtrise en études conflits, ainsi que la maîtrise en éthique publique.

À réécouter : Julie Payette et Rémi Quirion

La gouverneure générale du Canada Julie Payette s’est entretenue avec le scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, sur la deuxième vague de COVID-19 qui commence au pays. M. Quirion aborde différents aspects de la pandémie, comme l’évolution de la pandémie, le reconfinement, les traitements des symptômes de la maladie et l’état des recherches sur le virus, notamment au sujet d’un vaccin.

Mercredi le 23 septembre

L’U de S divulguera les cas de COVID-19 répertoriés sur ses campus

L’Université de Sherbrooke commencera mercredi à publier le nombre de cas déclarés de COVID-19 sur ses campus. Les chiffres seront mis à jour sur une base hebdomadaire sur le site Coronavirus. « Depuis la reprise des activités de recherche et d’enseignement en mai dernier, c’est avec attention et minutie que nous prenons soin de gérer toute situation susceptible d’avoir un impact sur la sécurité et la santé de toutes et tous. D’ailleurs, aucune éclosion n’est survenue sur nos campus, incluant la période écoulée depuis la rentrée de l’automne, ce qui tend à confirmer l’efficacité de nos mesures en place », explique le directeur de la Division de la sécurité et coordonnateur des mesures d’urgence, Jacques Girard.

Selon La Tribune, 18 cas de COVID-19 avaient été recensés à l’U de S en date de samedi. La majorité de ces infections seraient liées à un bar de Sherbrooke où s’est réuni un groupe d’étudiants du programme Adaptation scolaire et sociale. Selon TVA nouvelles, tous les étudiants de première et deuxième année de ce programme suivront leurs cours à distance jusqu’au 27 septembre. D’autres cas ont été répertoriés ailleurs qu’à la Faculté d’éducation.

La Tribune rapporte également que « le centre de dépistage de l’U de S augmentera ses plages horaires de trois après-midis par semaine à compter de la semaine prochaine. Le nombre de dépistages possibles passera de 120 à 192 hebdomadairement. Les cas sont traités de la même façon, auprès de la Santé publique, que dans les autres centres de dépistage ».

Hausse des inscriptions à Moncton

L’Université de Moncton a annoncé qu’elle avait enregistré une augmentation de son nombre d’étudiants inscrits à temps complet. Malgré le contexte de la pandémie qui a empêché la venue des étudiants internationaux, l’Université compte 4 521 étudiants (33 étudiants de plus qu’en septembre 2019), ce qui représente le plus grand nombre d’inscriptions depuis 2016. Les inscriptions d’étudiants étrangers sont passées de 822 en 2019 à 775 cette année, alors que les inscriptions provenant du Nouveau-Brunswick ont augmenté de 83 étudiants.

« Malgré cette légère hausse globale des inscriptions, la baisse des inscriptions internationales, combinée à d’autres facteurs, aura un impact important sur la situation financière de l’Université. Lors de sa réunion du 26 septembre prochain, le Conseil des gouverneurs déposera des budgets pour les années 2020-2021 et 2021-2022 », explique le communiqué de l’établissement. « Ces budgets refléteront l’importance de trouver un équilibre entre le financement des activités de l’Université et ses sources de financement, notamment en améliorant l’efficience dans l’offre de nos programmes de formation et dans nos processus administratifs tout en continuant d’augmenter nos inscriptions », a ajouté le recteur et vice-chancelier, Denis Prud’homme.

L’ACCPU demande des investissements stratégiques en éducation

L’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU) demande au gouvernement canadien de mettre en place « un plan national de relance qui comprend des investissements stratégiques dans le secteur de l’éducation postsecondaire du Canada ». Dans une lettre adressée au premier ministre Justin Trudeau, l’Association établit des recommandations pour rendre l’éducation postsecondaire plus abordable et plus durable, soit :

  • d’élaborer avec les provinces et les territoires une stratégie nationale qui prévoit un financement fédéral stable et adéquat afin de soutenir une éducation postsecondaire de qualité;
  • d’accélérer la recherche grâce à de meilleurs investissements dans les programmes de subvention des trois Conseils et augmenter les bourses d’études pour les étudiants diplômés; et
  • de donner des possibilités aux jeunes et aux chômeurs canadiens en passant à un modèle de frais de scolarité gratuits pour les membres des classes moyennes et modestes dans les collèges et universités publics.

L’Association souligne que les établissements postsecondaires sont essentiels à la stabilité et la résilience du Canada, car ils cultivent le savoir, l’innovation et le talent dont le pays a besoin pour résoudre les problèmes actuels et futurs. « Cependant, l’éducation postsecondaire est soumise à des tensions considérables qui affectent les emplois dans le secteur et en dehors, la diversité des programmes d’enseignement et l’accessibilité des possibilités », ajoute l’ACPPU dans son communiqué.

Lundi 21 septembre

Sessions d’hiver virtuelles à venir dans plusieurs établissements

Alors que la rentrée universitaire vient tout juste de se terminer, plusieurs établissements postsecondaires canadiens annoncent déjà leurs plans pour la session d’hiver. Les universités Ryerson, Western, York, McMaster, Wilfrid Laurier, Brock, de Windsor, de Regina, de la Saskatchewan et du Nord de la Colombie-Britannique ont toutes annoncé que l’enseignement lors de la session d’hiver sera majoritairement à distance. Aucun établissement francophone n’a encore officiellement annoncé quelle forme prendront les cours de l’hiver prochain. Le groupe Academica surveille de près les annonces des universités et des collèges à ce sujet, et les publie régulièrement sur son site Web.

Droits de scolarité en hausse pour 2020-2021 selon Statistique Canada

Une des pistes de solution qui s’offrent aux établissements d’enseignement pour faire face à une perte de financement ou de revenus est de hausser les droits de scolarité. Et cette année, les établissements seraient nombreux à avoir eu recourt à cette solution selon les nouvelles données de Statistique Canada. Dans une analyse publiée aujourd’hui, l’agence déclare que « les droits de scolarité des programmes menant à un grade ont augmenté, tant pour les étudiants de premier cycle que pour les étudiants des cycles supérieurs pour l’année universitaire 2020-2021. Alors qu’au semestre de l’automne 2020 les établissements d’enseignement postsecondaire continueront d’offrir un enseignement en ligne en réponse à la pandémie, les étudiants devront payer des droits de scolarité plus élevés en moyenne comparativement à l’année universitaire précédente. »

Statistique Canada a constaté que les étudiants inscrits à des programmes de premier cycle à temps plein paieront en moyenne 6 610 dollars en droits de scolarité, ce qui représente une augmentation de 1,8 pour cent au cours de l’année scolaire 2019-2020. Le coût des programmes d’études supérieures a augmenté de 1,6 pour cent pour atteindre une moyenne de 7 304 dollars. Les droits de scolarité moyens des étudiants internationaux de premier cycle ont augmenté de 7,1 pour cent pour atteindre 32 041 dollars. (L’agence note cependant qu’avant la pandémie, les étudiants internationaux étaient confrontés à une augmentation similaire de 7,6 pour cent pour l’année universitaire 2019-2020.)

L’analyse a révélé que les droits de scolarité de premier cycle sont demeurés relativement stables en Ontario, tandis que l’Alberta a connu la plus forte augmentation, soit 7,1 pour cent. Sans surprise, les droits de scolarité de premier cycle les plus élevés ont été trouvés dans des programmes professionnels tels que la dentisterie et la médecine, tandis que les MBA représentent les frais les plus élevés parmi les programmes d’études supérieures.

Vendredi 18 septembre

Les étudiants québécois moins touchés par la pandémie que les étudiants ontariens
Une équipe de chercheurs de la Chaireréseau de recherche sur la jeunesse du Québec (CRJ), ceux-ci issus de plusieurs universités québécoises, ont analysé des données publiées en mai par Statistique Canada sur les répercussions de la pandémie sur les étudiants canadiens. Leur analyse a démontré que les jeunes québécois poursuivant des études postsecondaires ont été touchés par la pandémie, mais moins que leurs homologues ontariens.  

L’enquête de Statistique Canada, intitulée Répercussions de la pandémie de COVID-19 sur les étudiants du niveau postsecondaire, a répertorié les réponses de 101 974 étudiants de niveau postsecondaire (collégial et universitaire), interrogés entre le 19 avril et le 1er mai 2020. Les chercheurs de l’Institut national de la recherche scientifique, de l’École nationale d’administration publique et de l’Université de Sherbrooke ont par la suite comparé les résultats obtenus au Québec et en Ontario.  

« Au Québec, la grande majorité des étudiants (80,1 pour cent) estiment que la crise a eu un impact sur leur scolarité, notamment en raison du report ou de l’annulation de cours (18,2 pour cent) ou de stages de travail (23 pour cent), explique la CRJ dans son feuillet explicatif. Les étudiants ontariens sont proportionnellement plus nombreux à déclarer avoir été touchés par chacun de ces impacts; en particulier, ils sont presque le double (41,5 pour cent comparativement à 23 pour cent) à avoir vu leur stage en milieu de travail annulé ou reporté. » 

L’analyse de la CRJ se penche également sur les effets de la pandémie sur les emplois des étudiants ainsi que sur leurs finances. 

Les sports universitaires du Québec annulés cet automne 

Le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) a annoncé l’annulation de sa programmation universitaire jusqu’en décembre. Le RSEQ dit avoir pris cette décision en raison notamment du système d’alertes régionales, qui pourrait limiter la participation de certaines équipes universitaires « même si elles gèrent efficacement leur éthique sanitaire et leur sécurité », explique le RSEQ dans un communiqué. Les activités impliquant minimalement deux équipes différentes en cross-country, golf et soccer seront permises. Aucune activité entre deux équipes différentes ne sera permise en football et en rugby. En ce qui concerne les autres sports universitaires, « une décision pour la programmation sportive hivernale du secteur universitaire du RSEQ est prévue pour le 15 octobre ». 

Par cette décision, le RSEQ s’ajoute aux trois autres divisions représentants le reste du pays (USPORTS de l’Ouest, de l’Ontario et des Maritimesqui avaient annoncé l’annulation de leur programmation d’automne le 8 juin dernier. 

Mercredi 16 septembre

Quel avenir pour Mona Nemer?

Le mandat de la conseillère scientifique en chef, Mona Nemer, tire à sa fin. Elle avait été nommée en septembre 2017 pour une période de trois ans. Un porte-parole du Bureau du Conseil privé du Canada a confirmé à Affaires universitaires que son mandat prenait fin le 24 septembre prochain, sans préciser si Mme Nemer allait être reconduite dans ses fonctions. « Les informations concernant le poste seront disponibles en temps opportun », a écrit le responsable des relations avec les médias, Pierre-Alain Bujold.

L’organisme Evidence for Democracy (E4D) qui fait la promotion de l’utilisation transparente de données probantes dans la prise de décisions publiques a publié une lettre ouverte réclamant que l’avenir du poste de conseiller scientifique en chef et de son financement soit assuré. « En l’absence de nouvelles annonces sur les mises à jour du financement ou du mandat du bureau, l’avenir des avis scientifiques est incertain, peut-on lire dans la lettre. Alors que nous continuons à nous adapter et à répondre au défi en constante évolution de la COVID-19, et que nous nous tournons vers la reconstruction, les avis scientifiques doivent rester au premier plan de la prise de décision gouvernementale. » E4D fait plusieurs recommandations au gouvernement fédéral, entre autres :

  • de formaliser le poste de conseiller dans la législation;
  • d’élargir et mettre à jour le mandat de la conseillère pour mieux refléter le paysage en évolution de la science, notamment en développant une stratégie nationale qui intéresserait les provinces, territoires et gouvernements autochtones sur les sciences et la technologie et en maintenant une vision basée sur la science dans le plan de reprise du Canada postpandémie; et
  • de fournir un financement annuel supplémentaire de 2 millions de dollars au bureau de la conseillère.

La lettre ouverte adressée au premier ministre Justin Trudeau, à la ministre des Finances Chrystia Freeland et au ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie Navdeep Bains est disponible ici.

Un cas de COVID-19 à l’Université de Windsor

L’Université de Windsor a annoncé mardi qu’un étudiant vivant hors campus avait été déclaré positif à la COVID-19. L’étudiant s’est placé en isolement et n’a pas suivi de cours sur le campus. Il s’agit du premier cas identifié parmi la population étudiante à l’Université de Windsor. L’autorité de santé régionale n’a retracé aucun autre cas sur le campus. Dans un communiqué de presse, le recteur de l’Université, Rob Gordon, a souhaité à l’étudiant en question un prompt rétablissement et a souligné que les efforts menés par l’établissement et les autorités de santé pour assurer la santé et la sécurité de la communauté universitaire continueront.

Lundi 14 septembre

Un étudiant de Sainte-Anne expulsé pour ne pas s’être isolé

L’université francophone de Pointe-de-l’Église, en Nouvelle-Écosse, a expulsé un étudiant qui a commis plusieurs infractions, notamment aux consignes de santé publique et au code de conduite COVID-19 de l’établissement. Ceux-ci stipulent que toute personne en provenance de l’extérieur de la bulle atlantique doit obligatoirement s’isoler pendant 14 jours dès son arrivée. « L’évaluation de Santé publique avait révélé que la personne en question n’avait pas respecté les conditions d’auto-isolement », écrit l’Université Sainte-Anne dans un communiqué publié vendredi.

L’étudiant aurait également enfreint le code de conduite des étudiants de l’établissement selon lequel il est « inacceptable de créer une situation qui puisse mettre en danger la santé ou la sécurité d’autrui et qu’il est interdit de donner de fausses informations à qui que ce soit concernant son statut ou son dossier universitaire à l’Université Sainte-Anne ».

L’Université rappelle dans son communiqué que la prévention de la COVID-19 est un effort collectif, qui compte notamment l’adoption de bonnes mesures d’hygiène et du respect de l’éloignement physique.

Près de 700 000 étudiants et diplômés ont touché la PCUE

Près de 700 000 étudiants de niveau postsecondaire et nouveaux diplômés ont reçu la Prestation canadienne d’urgence pour les étudiants (PCUE) selon des données publiées vendredi par le gouvernement fédéral. La dernière période d’admissibilité à la PCUE se terminait le 29 août, mais les étudiants peuvent faire une demande rétroactive jusqu’au 30 septembre. Plus de 2,8 milliards de dollars ont été investis dans la PCUE jusqu’à présent.

Ottawa a également rendu publique une série de mesures visant à soutenir les jeunes et les étudiants cet automne, alors que la pandémie se poursuit. La ministre Catherine McKenna a annoncé le versement de 7,8 millions de dollars à l’initiative Apprendre par les arbres Canada qui permettra de créer 1 200 emplois verts pour des jeunes autochtones, nouveaux arrivants ou vivant des communautés rurales ou éloignées. Le gouvernement prévoit aussi assouplir les conditions d’admissibilité aux prêts et bourses d’études, ainsi que la bonification des sommes allouées. « Ces mesures de l’automne représentent un investissement d’environ 1,9 milliard de dollars et devraient élargir la portée du Programme canadien de prêts aux étudiants pour profiter à environ 765 000 étudiants », peut-on lire dans le communiqué du gouvernement.

Guide pour décrire les répercussions de la pandémie dans une demande au CRSNG

Le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) a publié de nouvelles lignes directrices à l’intention de sa communauté pour l’aider à décrire les répercussions de la COVID-19 lors d’une demande de financement au Conseil. Parmi les facteurs à prendre en considération dans la préparation d’une demande, on compte, en autres, les circonstances liées à la pandémie de COVID-19 qui ont eu des répercussions sur les activités de recherche et de formation, la durée de ces circonstances et le type de contributions touchées. Dans sa mise à jour, le CRSNG énumère également les facteurs à prendre en considération dans l’évaluation d’une demande. « Les retards dans l’avancement des travaux de recherche en raison de la pandémie de COVID-19 constituent un retard admissible dans l’avancement des travaux de recherche », explique le Conseil, appelant sa communauté à faire preuve de sensibilité à l’égard des répercussions de la pandémie sur les activités de recherche dans les évaluations.

Vendredi 11 septembre

Taux d’inscription préliminaires

Alors que la première semaine de cours touche à sa fin dans la plupart des universités canadiennes, voici un aperçu de la situation des inscriptions de certains établissements jusqu’à présent. Les données officielles sont généralement publiées plus tard à l’automne.

  • L’Université Laval a noté une augmentation d’environ quatre pour cent du nombre d’inscriptions d’étudiants qui viennent de terminer leurs études collégiales au Québec par rapport à l’an dernier. Il s’agit de données préliminaires qui devront être révisées à la fin du mois. « Nous sommes heureux de constater que plusieurs jeunes Québécoises et jeunes Québécois n’ont pas décroché de leur rêve et ont décidé de poursuivre leurs études à l’université. Nous nous sentons privilégiés qu’ils nous fassent confiance en grand nombre. Étudier afin de préparer son avenir est certainement un bon choix dans le contexte d’incertitude actuel », a commenté la rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours dans le communiqué de l’établissement. Le nombre total d’inscriptions pourrait toutefois diminuer par rapport à l’an dernier puisque l’Université anticipe une baisse d’environ 10 pour cent des inscriptions provenant d’étudiants internationaux.
  • L’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) a enregistré une hausse globale de plus de cinq pour cent de ses inscriptions cet automne avec 5 297 étudiants inscrits à temps complet ou à temps partiel. « Nous sommes extrêmement fiers de constater que les étudiantes et les étudiants ont choisi l’UQAT en aussi grand nombre pour la poursuite de leur projet d’études universitaires et nous souhaitons leur réitérer notre soutien pour la prochaine session », a déclaré le recteur Denis Martel dans le communiqué de l’Université.
  • À l’Université du Québec en Outaouais (UQO), le nombre d’inscriptions s’est maintenu à 7 000 étudiants, soit le même nombre qu’à l’automne dernier. L’établissement note par contre une hausse du volume de crédits des inscriptions, « ce qui signifie que les étudiantes et étudiants se sont inscrits à plus de cours ». Ces chiffres sont également préliminaires puisque la période d’inscription se poursuit jusqu’au 15 septembre.
  • L’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) prévoit également une hausse de ses inscriptions. Selon l’Hebdo journal, les données officielles de l’établissement ne seront dévoilées qu’à la mi-septembre. Mais déjà, le recteur Daniel McMahon est optimiste. « En date du 1erseptembre, à tous les cycles, étudiants canadiens ou étrangers, on est en vert. On n’a pas de baisse de clientèle. On devrait même avoir une hausse, ce qui est excellent dans les circonstances », a-t-il affirmé à l’hebdomadaire. Selon le recteur, deux facteurs expliquent cette hausse : la garantie de la qualité de la formation ainsi que l’annulation des voyages et des années sabbatiques habituellement très populaires auprès des étudiants diplômés du CÉGEP.

Les corticostéroïdes pour traiter la COVID-19

Un expert de l’Université de Sherbrooke (U de S), le professeur et chercheur François Lamontagne, fait partie de la trentaine d’experts recrutés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour tester l’efficacité des corticostéroïdes, une catégorie de médicaments peu coûteux et faciles d’accès, dans le traitement des formes graves de la COVID-19. Ils ont analysé les résultats de différentes études ayant mesuré les effets du médicament.

Au total, 7 184 participants ont été recrutés dans le cadre de huit essais cliniques. « Les résultats de la méta-analyse de ces études démontrent que les corticostéroïdes réduisent de 20 pour cent les risques de décès chez les personnes atteintes d’une forme sévère de la COVID-19. Ce médicament aurait un effet bénéfique sur l’inflammation potentiellement mortelle qui sévit au cours du stade avancé de la maladie. L’étude révèle aussi que les corticostéroïdes diminueraient le besoin de ventilation mécanique invasive, et donc les séquelles physiques pouvant en découler », explique-t-on dans un communiqué de l’U de S.

Mercredi 9 septembre

Québec met en place son système d’alertes par région

Le gouvernement du Québec a annoncé mardi avoir mis sur pied un système d’alertes et d’interventions régionales en vue d’une potentielle deuxième vague de COVID-19. Ce système permet d’informer les résidents du Québec des mesures sanitaires à suivre dans leur région. Quatre niveaux d’alerte sont possibles, comportant différentes mesures sanitaires : vigilance (vert), préalerte (jaune), alerte modérée (orange) et alerte maximale (rouge). « Par exemple, pour le palier jaune, il est question de renforcer les mesures de base alors que pour le palier orange, il s’agit notamment de limiter le nombre de personnes dans les rassemblements privés. Le palier rouge, quant à lui, indiquerait une limitation des déplacements interrégionaux et un horaire réduit de certains secteurs commerciaux, permettant ainsi une prévisibilité notamment chez les travailleurs et les entrepreneurs », apprend-on dans le communiqué du gouvernement québécois. En mars dernier, une des mesures prises par Québec étaient de fermer les établissements d’enseignement primaire, secondaire et postsecondaire.

Le gouvernement révisera le niveau d’alerte des régions de la province chaque semaine en évaluant trois critères : la situation épidémiologique, le contrôle de la transmission et la capacité du système de soins. Ces alertes seront disponibles sur le site Web Québec.ca/coronavirus.

Inégalité des connaissances numériques des étudiants

Le réseau de l’Université du Québec (UQ) a créé une infographie pour guider le personnel enseignant et toute personne qui offre du soutien aux étudiants en contexte d’apprentissage en ligne. Ceux-ci commencent une session entièrement ou majoritairement à distance avec des habiletés numériques très différentes. « Dans ce nouveau parcours émergeront des barrières et défis susceptibles d’influencer leur motivation, leur engagement et ultimement la réussite de leur apprentissage à distance. Ces défis peuvent surgir sur le plan de l’accès aux technologies, mais également en matière d’apprentissage et de capacité d’agir en contexte numérique », expliquent les auteurs de l’infographie, neuf chercheurs québécois, sur le site Web du réseau de l’UQ. Avec cette infographie interactive et évolutive, ils souhaitent également communiquer les initiatives mises en place par les universités pour soutenir la population étudiante.

375 M$ aux étudiants postsecondaires

À la fin du mois d’août, la ministre de l’Enseignement supérieur du Québec, Danielle McCann, a annoncé une aide financière de 375 millions de dollars pour les étudiants de niveau postsecondaire de la province afin de mieux répondre à leurs besoins dans le contexte actuel. Pour 2020-2021, une somme de 300 millions de dollars sera investie pour mettre en œuvre des mesures temporaires et permanentes de bonification de l’Aide financière aux études.

Ensuite, 75 millions de dollars serviront à la bonification du soutien matériel et psychosocial et de l’encadrement pédagogique. Selon le communiqué émis lors de cette annonce : « Ces mesures permettront également d’élargir le bassin d’étudiants admissibles au programme de plus de 20 000 étudiants. Elles contribueront à maintenir l’endettement à un bas niveau et à fournir plus de liquidités aux étudiants, et représentent une somme de près de 700 $ par
année. »

Cercles de distanciation physique à Concordia

L’Université Concordia a lancé un projet pilote qui permettra au personnel, aux professeurs et aux étudiants de réserver un espace vert pour des réunions de 4 à 17 personnes en plein air. Six espaces de réunion extérieurs ont été aménagés avec des cercles de distanciation sociale (qui ressemblent à des cerceaux) pour encourager une distanciation physique appropriée lors des rassemblements. Plusieurs villes comme Toronto et New York ont eu recours à ce genre de méthode pour faciliter le respect de cette mesure dans les espaces publics.

Vendredi 4 septembre

Dieppe : troisième phase pour un médicament contre la COVID-19

Un médicament pour contrer les symptômes de la COVID-19, développé par une entreprise de biotechnologie de Dieppe, entre dans la troisième phase de son étude. Les docteurs Houfar Sekhavat, fondateur et directeur général de Pulmonem, et Jean Bourbeau, pneumologue et épidémiologiste au Centre universitaire de santé McGill, travaillent sur l’utilisation de la dapsone dans le traitement de la COVID-19. Il s’agit d’une molécule anti-inflammatoire pour contrôler, voire même prévenir, l’inflammation pulmonaire causée par la COVID-19.

Selon Radio-Canada, « le médicament agirait en amont d’une hospitalisation et pourrait être pris par les patients qui ressentent des symptômes du virus, mais chez qui le système immunitaire n’est pas encore hors de contrôle, afin de prévenir la tempête inflammatoire qui a envoyé de nombreux patients aux urgences ». L’essai clinique sera mené auprès de 2 000 patients et doit commencer en septembre au Canada et se poursuivre au mois d’octobre aux États-Unis, dès que le financement le permettra. Les chercheurs espèrent que le médicament pourrait être prêt à la distribution dès la fin de l’année si les choses se déroulent comme prévu.

Une basse de données de l’ACPPU sur les plans de retour à l’école

L’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU) a réuni au sein d’une base de données les plans pour la rentrée de plus de 110 établissements canadiens. Cette base de données compte notamment le mode de prestation des cours choisi pour le trimestre d’automne 2020 et des liens vers les plans en matière de santé et de sécurité. Selon leurs données, la majeure partie des établissements offriront leurs cours en très grande partie en ligne, le quart de ceux-ci opteront pour une formule hybride, 16 pour cent offriront quant à eux des cours entièrement en ligne, alors que trois pour cent des établissements retourneront majoritairement ou entièrement à l’enseignement en présentiel.

Mercredi 2 septembre

Réouverture du campus de Pointe-de-l’Église de Sainte-Anne

L’Université Sainte-Anne a rouvert les portes de son campus de Pointe-de-l’Église qui était fermé lundi et mardi en raison d’un cas de COVID-19 détecté. Selon le gouvernement de la Nouvelle-Écosse, un étudiant de Sainte-Anne n’a pas suivi les consignes d’isolement obligatoire après être arrivé dans la bulle atlantique. Celui-ci a été déclaré positif à la maladie la fin de semaine dernière. « Les responsables de la Santé publique ont évalué que le risque d’exposition aux autres est très faible et que par conséquent, il n’y a eu aucun contact étroit à l’heure actuelle », explique l’établissement dans un communiqué.

Le médecin hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse, Robert Strang, a souligné dans un communiqué que le cas de l’Université Sainte-Anne démontre l’importance de la stratégie de dépistage que la province a mise en place le 20 août pour les étudiants de niveau postsecondaire provenant de l’extérieur de la bulle « Cela nous aide à détecter et à gérer les cas rapidement », a-t-il déclaré. « La stratégie de dépistage ne remplace pas la nécessité de suivre d’autres mesures de santé publique. La combinaison de tests, d’auto-isolement et d’enregistrement numérique aidera à assurer la sécurité de tous les étudiants, professeurs et membres du personnel, ainsi que de leurs communautés voisines. »

Faire vivre l’international à l’heure du virtuel

Le CÉRIUM (Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal) veut assurer la continuité de la vie scientifique et celle de ses activités pendant la pandémie. Le centre a annoncé avoir développé ses moyens de communication depuis le printemps pour s’adapter aux mesures et aux restrictions sanitaires. Les entrevues menées par le conseiller du CÉRIUM et ancien journaliste, Jean-Frédéric Légaré-Tremblay, qui prennent la forme de capsules produites par le Centre, seront multipliées cet automne. Le directeur du CÉRIUM prendra les rênes de l’émission Arrêt sur le monde, également produite par le Centre.

Le CÉRIUM lance également une nouvelle activité : les Guides de la montagne. « Chaque semaine, beau temps, mauvais temps, un chercheur du CÉRIUM emmènera un petit groupe de personnes dans l’ascension du Mont-Royal. Des élections américaines aux mouvements démocratiques au Bélarus, ce sera l’occasion d’éduquer en personne, dans un cadre idyllique. »

Le Centre souhaite profiter du ralentissement des déplacements internationaux pour accroître ses échanges avec d’autres universités du pays, ainsi qu’avec les décideurs publics. Il prévoit aussi étoffer son offre de contenu sur les questions de sécurité et de défense grâce au nouveau Réseau d’analyse stratégique dont il est partenaire.

Le réseau CanCOVID obtient des millions de dollars en financement fédéral

CanCOVID, un réseau transdisciplinaire de recherche et de politique cofondé par la conseillère scientifique en chef du Canada Mona Nemer ce printemps, a reçu 1,25 million de dollars du gouvernement fédéral. (Voir la mise à jour du 2 avril pour en savoir plus sur CanCOVID.)

Le réseau compte maintenant plus de 2300 membres – chercheurs, cliniciens, conseillers politiques et autres – qui collaborent numériquement dans les domaines de recherche et développement liés à la pandémie pour conseiller les décideurs politiques ainsi que les travailleurs de première ligne. Selon un communiqué du réseau (en anglais seulement), ce nouvel investissement contribuera à « mettre en place des réseaux de recherche thématiques, sur la base de priorités développées en collaboration avec le gouvernement » ainsi qu’au développement de « partenariats avec d’autres réseaux tels que la plateforme COVID19Resources et le Rapid Réseau Evidence Access Link (REAL), qui a également pris naissance dans le cadre d’un effort de réponse à la COVID-19. »

Le réseau a également annoncé un nouveau leadership. Son secrétariat sera dirigé par la directrice générale et universitaire Julia Zarb, experte en informatique de la santé, et par le conseiller scientifique Vivek Goel, un médecin de santé publique qui a récemment quitté ses fonctions de vice-président de la recherche à l’Université de Toronto. Le secrétariat sera basé à l’École de santé publique Dalla Lana de l’Université de Toronto, où les deux sont membres du corps professoral.

COMMENTAIRES
Laisser un commentaire
Affaires universitaires modère tous les commentaires reçus en fonction des lignes directrices. Les commentaires approuvés sont généralement affichés un jour ouvrable après leur réception. Certains commentaires particulièrement intéressants pourraient aussi être publiés dans la version papier du magazine ou ailleurs.

Your email address will not be published. Required fields are marked *