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En Marge

Taux et délais d’obtention du diplôme de doctorat au Canada

Des données du groupe U-15 dévoilées en exclusivité par Affaires universitaires.

par LÉO CHARBONNEAU | 19 FEV 13

L’article d’Affaires universitaires « Une réforme du doctorat s’impose » (en couverture de l’édition papier de mars 2013 et publié en ligne le 6 février) a fortement attiré l’attention ces derniers jours. Il est rapidement devenu l’article le plus lu de la semaine et a fait l’objet de nombreux commentaires sur la version anglaise de notre site Web.

L’article présente des données exclusives, publiées nulle part ailleurs sur les taux et les délais d’obtention du diplôme chez les étudiants au doctorat au Canada. Les données sont fragmentaires, provenant de seulement huit des 15 plus importantes universités de recherche qui disposent de données comparables. De plus, aucun des établissements n’est nommé. Il s’agit néanmoins d’un début.

Les données révèlent que la proportion d’étudiants qui obtiennent leur diplôme de doctorat en neuf ans ou moins varie entre 78,3 pour cent en sciences de la santé et 55,8 pour cent en sciences humaines (voir le graphique ci-dessous). Les délais moyens d’obtention du diplôme varient entre un peu moins de 15 trimestres (soit cinq ans à trois trimestres par année) en sciences physiques et en génie, et 18,25 trimestres (soit un peu plus de six ans) en sciences humaines.

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Les données proviennent du groupe U-15, dirigé par Suzanne Corbeil. Notre première demande d’accès à cette information date d’environ un an. Après de longues discussions, le groupe a accepté de nous transmettre les données, et nous lui en sommes reconnaissants. Sans ces données, nous aurions dû utiliser des statistiques que nous avions publiées également en exclusivité il y a 10 ans, en février 2003.

Tout cela témoigne bien de la difficulté d’obtenir des données de qualité sur les universités canadiennes et sur le milieu universitaire en général, ce qui nuit à mon avis à l’analyse et à l’élaboration de politiques éclairées. Je ne blâme aucunement le groupe U-15 : il n’a fait que nous rappeler poliment que la collecte de données n’est pas sa visée première et que les données sont habituellement recueillies aux fins de diffusion interne. On s’attendrait en revanche à ce que Statistique Canada puisse fournir des données sur le sujet. Or, l’organisme a sabré dans ses activités de collecte de données, notamment en mettant fin, en mai 2012, au Système d’information sur le personnel d’enseignement dans les universités et les collèges, la source d’information la plus complète et la plus fiable en la matière au Canada.

Sur une note plus optimiste, je suis ravi de souligner que l’article « Une réforme du doctorat s’impose » incarne l’excellence en journalisme récemment affichée par Affaires universitaires. L’auteure de l’article, Rosanna Tamburri, est une journaliste primée qui signe fréquemment des articles pour Affaires universitaires. Nous comptons beaucoup sur son talent et la tenons en haute estime. Nous lui devons également l’article « L’expérience des cours en ligne ouverts à tous », l’un des plus lus de tous les temps sur notre site Web. Je tiens aussi à citer l’article « Le sort des chargés de cours », de Moira MacDonald, publié en janvier, un autre exemple de l’influence d’Affaires universitaires sur les enjeux actuels.

À PROPOS LÉO CHARBONNEAU
Léo Charbonneau
Léo Charbonneau is the editor of University Affairs.
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