Du journalisme économique à l’accompagnement entrepreneurial
Une boursière marocaine du BCDI 2030 engagée pour l’autonomisation des femmes entrepreneures.
Nous avons eu le privilège de nous entretenir avec Mme.Safae Hadri, étudiante à l’Université du Québec à Trois Rivières (UQTR) à la maitrise en sciences de la gestion. Le projet Promouvoir l’esprit d’entreprise des femmes : Une source de richesse collective est réalisé dans le cadre du programme Bourses canadiennes de développement international 2030 (BCDI 2030). Il vise à promouvoir l’égalité des chances et à améliorer l’employabilité des femmes au Maroc et à Madagascar à travers l’entrepreneuriat féminin. Mme. Hadri a débuté son programme de formation au Canada depuis août 2025.
Vous trouverez ci-dessous son témoignage :
« Dès le début de mon parcours, j’ai été fascinée par les dynamiques qui façonnent le monde économique et j’ai toujours voulu contribuer, à mon échelle, à son développement. De mes étudesen journalisme et communication au Maroc à ma licence en économie et en sciences de la gestion, puis à mon expérience en tant que journaliste économique, chaque étape m’a permis d’acquérir un regard approfondisur les enjeux entrepreneuriaux. Mon immersion dans le milieu des affaires a notamment nourri mon intérêt particulier pour l’accompagnement des femmes entrepreneures. L’entrepreneuriat constitue l’un des piliers essentiels de l’économie : il crée de la valeur, génère des emplois et stimule le développement. Au fil de mes expériences académiques et professionnelles, j’ai développé un intérêt pour l’écosystème du monde des affaires, ainsi qu’une volonté d’y contribuer efficacement. C’est dans cette continuité que s’inscrivait mon choix d’intégrer le programme de maîtrise en accompagnement entrepreneurial à l’UQTR. Le transfert de connaissances, la qualité de l’accompagnement et la richesse du système académique canadien représentent pour moi une plus-value inestimable qui s’aligne avec mon parcours et mes objectifs à long terme.
Depuis mon arrivée, l’ensemble de l’équipe de l’UQTR et du BCDI 2030 m’accompagne et me permet de poursuivre ces aspirations. À travers cette bourse et mes travaux de recherche, j’ai été profondément marquée par la place qu’occupent les femmes dans le monde des affaires. Qu’elles soient PDG de grandes entreprises ou directrices générales, elles ont un fort impact et portent des projets essentiels, tant à l’échelle continentale qu’internationale, malgré les nombreux défis qui marquent leurs parcours. Trop souvent, leurs idées innovantes se heurtent à des obstacles qui freinent leur mise en œuvre. Beaucoup de projets restent ainsi dans les tiroirs ! C’est à partir de ce constat que j’ai choisi de m’intéresser à l’accompagnement entrepreneurial comme levier pour soutenir ces femmes face aux inégalités vécues sur le terrain et aux plafonds de verre auxquels elles se heurtent. Ma recherche actuelle vise principalement à développer des outils concrets et efficaces pour transformer leurs idées en projets réalisables. De nombreux projets n’aboutissent malheureusement pas, alors même qu’ils sont essentiels au dynamisme économique.
Les outils que je développe actuellement me permettront d’accompagner de manière efficace ces femmes entrepreneures, en mobilisant les bonnes pratiques que j’acquière tout au long de mon parcours académique au Canada. À l’issue de ma recherche, j’aimerais formuler des recommandations fondées sur une étude comparative entre l’entrepreneuriat féminin québécois et marocain. J’ai la chance d’avoir déjà évolué au sein de cet écosystème et de bénéficier d’un accès privilégié à ces actrices et à ces dynamiques. Mon positionnement me permettra d’opérer un véritable transfert de connaissances d’un modèle à l’autre. Grâce à ce transfertdes savoirs et des expériences, j’ai l’ambition de contribuer concrètement au succès de ces femmes et à la valorisation de leurs initiatives.
À l’issue de ma recherche, j’aimerais surtout contribuer activement à la prise de décision, conseiller, orienter et accompagner grâce au bagage que j’ai accumulé. J’aimerais transformer les projets entrepreneuriaux portés par ces femmes en initiatives concrètes, alliant recherche et mise en pratique.
Un autre volet de mon engagement, à mon retour, réside aussi dans la poursuite de mes travaux : envisager un passage de la maîtrise au doctorat, contribuer à des publications scientifiques et partager mes connaissances acquises. Le domaine de l’entrepreneuriat féminin manque encore énormément de données et d’études approfondies pour permettre un déploiement optimal des projets sur le terrain. Participer à cet effort de recherche approfondie est et sera pour moi une manière d’agir durablement.
Pour finir, j’encouragerais vivement les futures boursières et les futurs boursiers du BCDI 2030 à saisir cette opportunité, car elle est non seulement riche, mais également utile à toutes les échelles. Sans cette initiative, je n’aurais jamais pu acquérir les outils et l’expérience nécessaires pour contribuer au développement du secteur entrepreneurial. Je ne suis plus la femme que j’étais il y a un an et demi, et je ne serai plus la même dans quelques mois, lorsque je rentrerai et que j’aurai achevé ce parcours. Cette expérience transforme, elle élargit les perspectives et apporte une structure approfondie à nos contributions au développement et à la collaboration entre le Canada et l’Afrique. On réalise aussi que, malgré nos différences, les défis ne sont pas si éloignés les uns des autres. Les objectifs, eux, se rejoignent : progresser, faire évoluer nos secteurs entrepreneuriaux et économiques et contribuer au développement de nos pays.
Au sein de l’UQTR, je suis accompagnée par un corps professoral et académique qui m’apportent un accompagnement et un soutien continu ! Parmi eux, je remercie ma directrice de maîtrise Mme. Diane Gagné ainsi que l’équipe du Bureau international. »
À travers le témoignage de Safae, le programme BCDI 2030 réaffirme son engagement pour l’autonomisation des jeunes Africaines et Africains, particulièrement les femmes, dans le domaine de l’entrepreneuriat et des affaires. Le transfert de compétences et la circulation des savoirs représentent des enjeux cruciaux pour le développement économique international.

Des changements positifs grâce à l’éducation et à la formation.
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