Campus vert, la nouvelle chronique environnement de Sonia Pacin
Affaires universitaires lance une nouvelle chronique sur la durabilité.
C’est avec grand plaisir qu’Affaires universitaires (AU) lance en ce début d’année Campus vert, une nouvelle chronique rédigée par Sonia Pacin, autrice et stratège environnementale. Grâce à des entrevues pertinentes et d’actualité avec un vaste éventail de spécialistes du climat, elle y explorera comment le milieu universitaire canadien peut, par la réflexion interdisciplinaire, l’autonomisation des jeunes et d’ambitieux changements systémiques, être un fer de lance dans la lutte contre les défis environnementaux les plus pressants. L’équipe d’AU s’est entretenue avec Mme Pacin pour en savoir plus.
AU : Pourquoi AU lance-t-elle la chronique Campus vert?
Sonia Pacin : Nous sommes à la croisée des chemins. Changements climatiques, perte de la biodiversité, pollution plastique, contamination chimique : jamais l’urgence environnementale et climatique n’a été aussi claire, et ses effets davantage ressentis dans tous les secteurs de la société.
Les universités, pôles de créativité, de recherche et d’innovation, sont particulièrement bien placées pour relever ces défis et mener la transition vers un avenir plus durable et juste. Elles forment la prochaine génération de chefs de file et disposent de l’expertise interdisciplinaire nécessaire pour favoriser des changements transformateurs. En lançant la chronique aujourd’hui, on souligne que la durabilité n’est plus une question secondaire – elle doit plutôt être au cœur du fonctionnement des établissements universitaires, de leur enseignement et de leurs interactions avec le monde. Le campus vert vise à mettre ces enjeux à l’avant-plan, à en expliquer les causes profondes et à montrer le rôle moteur des universités pour y faire face.
AU : Qui est le public cible?
Mme Pacin : Les articles seront axés sur le milieu universitaire, mais quiconque se passionne pour la durabilité – chercheuses et chercheurs, spécialistes de l’industrie, décisionnaires gouvernementaux, etc. – y trouvera son compte. Je veux présenter des récits captivants et des perspectives de spécialistes du monde entier, pour mieux faire comprendre les défis auxquels on est confronté et le rôle essentiel que peuvent jouer les universités et la jeunesse dans la construction d’un avenir durable. J’espère non seulement que mon lectorat en retirera des connaissances, mais aussi qu’il se reconnaîtra dans ces récits et se sentira poussé à agir.
AU : Qu’est-ce que Campus vert nous proposera chaque mois?
Mme Pacin : Chaque article portera sur un enjeu environnemental différent; j’y expliquerai son incidence et pourquoi il faut s’y attarder. Des spécialistes et des voix diverses feront également part de leurs perspectives, de leurs expériences et de leurs idées de solutions.
Attendez-vous à des discussions qui sortent des sentiers battus : nous explorerons des approches novatrices et originales qui remettent en question les systèmes actuels et génèrent de nouvelles pistes de réflexion. La chronique mettra également en lumière les mesures que prennent les universités pour remédier à ces enjeux et ce qu’elles pourraient faire de plus pour mener la transition vers un avenir régénératif et résilient. Après tout, les universités ne sont pas que des lieux d’apprentissage – elles sont des incubatrices d’innovation et de leadership, idéalement positionnées pour propulser le changement systémique dont notre planète a tant besoin.
AU : Parlez un peu de vous et expliquez votre intérêt pour la durabilité.
Mme Pacin : Tout a commencé avec un livre que j’ai trouvé dans la bibliothèque de mon frère aîné lorsque j’étais toute jeune. C’était Entropy: Into the Greenhouse World, par Jeremy Rifkin. À l’époque, je ne le comprenais pas, mais sa page couverture – une image d’un ciel bleu vif craquelée, révélant un paysage stérile – m’a marquée. Je l’ai lu des années plus tard et je l’ai enfin compris. Son message sur la dépendance intenable de l’humanité à la consommation et sur l’accélération du déséquilibre de nos systèmes écologiques a trouvé un fort écho chez moi.
Depuis, mon parcours est profondément ancré dans la curiosité, l’établissement de liens et le sens des responsabilités. Suivant les traces de ma famille, j’ai commencé des études prémédicales, mais j’ai vite réalisé que je me passionnais plutôt pour la compréhension et la protection des systèmes qui soutiennent la vie. Au-delà de la santé humaine, c’était la santé planétaire qui m’animait.
Cette épiphanie m’a mené vers la science de l’environnement, puis vers les politiques climatiques : j’ai travaillé sur le premier système canadien d’échange de droits d’émission, et participé à l’évaluation des émissions et de la résilience climatique de grands projets d’infrastructure. J’ai également œuvré dans les domaines de la consultation et de l’éducation, en plus d’avoir fondé une entreprise de construction utilisant des matériaux sains. Chacune de ces expériences m’a appris que la durabilité ne se résume pas seulement à la science et aux données; elle repose aussi sur les gens, la psychologie et les systèmes interconnectés.
AU : Comment Campus vert se distinguera-t-il des autres contenus sur la durabilité?
Mme Pacin : Par sa perspective universitaire et sa volonté de présenter des points de vue interdisciplinaires, axés sur la jeunesse et connectés au monde. Il ne s’agira pas seulement de traiter des enjeux climatiques : je veux inspirer des changements importants en conjuguant les expériences vécues, la recherche et les idées politiques. Je donnerai la parole à diverses actrices et à divers acteurs – représentantes et représentants de gouvernements, agentes et agents de conservation massaïs, juristes en environnement, etc. – pour explorer comment le milieu universitaire peut devenir un moteur de régénération. Et on aura peut-être aussi droit à des discussions ambitieuses sur des changements systémiques. Nous ne perdrons pas de temps sur les détails mineurs.
AU : Qu’espérez-vous que vos lectrices et lecteurs retiennent de vos articles?
Mme Pacin : J’espère que Campus vert les amènera à repenser leur mode de vie et à cerner ce qu’ils peuvent faire autrement, non seulement pour protéger l’environnement, mais aussi pour mener des vies plus saines et gratifiantes. Je veux leur faire comprendre que le vrai changement est possible et que les solutions ne résident pas dans le statu quo – ce qui ne signifie pas de revenir à la préhistoire.
Les divers enjeux environnementaux sont profondément interreliés. Pour les régler, la réflexion interdisciplinaire est primordiale. Je veux motiver celles et ceux qui lisent ma chronique à remettre en question les approches conventionnelles, à épouser des idées ambitieuses et à tisser des liens avec des gens qui s’engagent en faveur d’un avenir juste et durable.
Le premier article de la chronique Campus vert – un entretien exclusif avec Bob Rae sur l’action climatique internationale et le rôle des universités canadiennes dans la création d’un avenir plus durable et résilient – sera publié le 15 janvier 2026.
Postes vedettes
- Études culturelles - Professeure ou professeurInstitut national de la recherche scientifique (INRS)
- Génie - Professeure ou professeur (écoconception de systèmes mécaniques)École de technologie supérieure
- Architecture - Professeure adjointe ou professeur adjoint (humanités environnementales et design)Université McGill
- Aménagement - Professeure adjointe / agrégée ou professeur adjoint / agrégé (design d’intérieur)Université de Montréal
- Criminologie - Professeure ou professeur (intervention auprès des familles et des proches de personnes criminalisées)Université Laval
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