Les 10 meilleurs films sur la vie universitaire

Voici une liste des meilleurs films mettant en vedette des membres de la communauté professorale et étudiante et des fraternités débridées.

13 mars 2026
Dans le film de Denys Arcand de 1986, *Le déclin de l’empire américain*, un groupe de professeurs d’histoire de l’Université de Montréal discutent de leurs relations amoureuses torrides. Photo : Alamy.

Si les Academy Awards n’ont inclus aucun film sur la vie universitaire cette année, le sujet a souvent inspiré Hollywood. Son absence en 2026 s’explique entre autres par une nouvelle aversion pour l’éducation dans certaines régions de l’Amérique du Nord, et dénote implicitement que les nouveaux protagonistes de choix – les superhéros – peuvent réaliser leurs exploits immédiatement, sans s’astreindre à des études collégiales longues et ennuyantes (et dispendieuses!). 

Malgré tout, les bancs d’école ont inspiré bien des drames et des comédies. Voici, en ordre alphabétique, les 10 meilleurs films se déroulant sur un campus : 

Collège américain (1978)  

Cette comédie débridée prend place au fictif Collège Faber, où les Deltas, membres d’une joyeuse fraternité désobéissante, doivent se battre pour sauver leur association malgré différentes intrigues sexuelles et gastronomiques et le fait qu’ils échouent tous leurs cours. Ce succès commercial a popularisé John Belushi, les soirées romaines et la vision du recteur – ici campé par l’inimitable Canadien John Vernon – coléreux, gardien hypocrite de l’ordre, plutôt que la version authentique, l’affable libre penseur amateur de soirées en toge. 

Des garçons épatants (2000)  

Les mésaventures pleuvent sur le professeur de création littéraire et romancier Grady Tripp (Michael Douglas), en plein syndrome de la page blanche. Lui qui a une aventure avec la chancelière se retrouve à devoir cacher dans le coffre de sa voiture le chien de cette dernière, accidentellement tué par balle par un étudiant. Et comme souvent au trimestre de printemps, tout s’emballe : à la fin, le professeur a finalement assez de matière pour mettre un point final à son livre. Le mot de la fin : heureusement qu’il y a les vacances estivales.  

Footnote (2011) 

Dans ce film israélien, un professeur conservateur et sans imagination qui enseigne les études talmudiques à l’Université de Jérusalem s’oppose à son fils plus progressiste et populaire, qui enseigne dans le même domaine. Quand on annonce que le fils a remporté le prestigieux Prix Israël, le père croit à tort en être le lauréat, même si, comme l’a dit un membre du comité de sélection, sa seule gloire a été de figurer dans une note de bas de page d’un universitaire qui a mieux réussi. La morale : op. cit. n’est pas toujours source d’attraction. 

La chasse au diplôme (1973) 

Ce drame romantique met en vedette John Houseman sous les traits du professeur Charles Kingsfield, qui enseigne le droit du contrat à l’Université Harvard et influence la vie de plusieurs de ses étudiantes et étudiants. Sous la trame d’élans et de retraits amoureux, on observe l’exigeant professeur qui intimide, terrifie et, enfin, éduque ses étudiantes et étudiants sans jamais s’adoucir. Le film sert une précieuse leçon à quiconque pense pouvoir mener des études en droit à Harvard sans avoir à se montrer à la hauteur. 

Le déclin de l’empire américain (1986) 

Cette comédie de mœurs du réalisateur québécois Denys Arcand met en scène un groupe d’amis du Département d’histoire de l’Université de Montréal qui, autour d’un souper, parlent de leur vie sexuelle et de leurs aventures prodigieuses. Leur attitude autocentrée dans leur vie érotique vient prouver la théorie de l’un d’eux, qui a écrit un livre sur le déclin de la civilisation. C’est aussi peut-être ce qui a provoqué une avalanche de candidatures au Département d’histoire de l’Université de Montréal. 

Le destin de Will Hunting (1997)  

On nous présente ici un autre prodige des mathématiques tourmenté – rares sont-ils à être heureux au grand écran –, Will Hunting (Matt Damon), un concierge du MIT au génie rebelle. Malgré sa situation modeste, c’est la seule personne qui parvient à résoudre le problème compliqué que présente un professeur à sa classe. Vivant des difficultés émotionnelles, Will est accompagné par le psychologue Sean Maguire (Robin Williams). C’est à la rencontre de Skylar (Minnie Driver), qu’il rencontre avec la présence coopérative de ses amis (op. cit.), qu’il décide enfin de mettre fin à ses agissements révoltés. 

Le réseau social (2010)  

On raconte ici les débuts de Facebook comme site de rencontre pour les étudiantes et étudiants de Harvard, créé par Mark Zuckerberg pendant ses études, après avoir été plaqué par sa petite amie, et par plusieurs collègues qui revendiquent également l’idée. Le site deviendra The Facebook, prévu pour mettre en lien les étudiantes et étudiants de l’Ivy League, avant de prendre la forme qu’on connaît aujourd’hui : une source de vidéos de chats et un site d’actualités pour les personnes plus âgées qui ont manqué le dernier talk-show de fin de soirée. Le message : l’université peut être un laboratoire d’idées, et il vaut mieux faire attention à son portefeuille chemin faisant. 

Qui a peur de Virginia Woolf? (1966)  

Adapté de la pièce écrite par Edward Albee, ce drame corrosif jette un regard sur la vie universitaire, où le professeur George (Richard Burton) et sa femme Martha (Elizabeth Taylor), la fille du recteur, troublent un séduisant nouveau professeur et son épouse lors d’une nuit de beuverie, d’invectives, de rancœurs et de tout ce que les soirées mondaines universitaires peuvent receler. In vino veritas… et quelques Oscars (treize nominations et cinq trophées). 

Un homme d’exception (2001) 

Russell Crowe campe le rôle du mathématicien John Nash, un génie tourmenté qui développe, alors qu’il étudie à l’Université Princeton, une théorie des dynamiques (le fait est réel!) selon laquelle la meilleure manière pour un homme d’aborder une femme dans un bar est par la coopération. Ce n’est pas tout : le mathématicien enseignera par la suite au MIT et à Harvard, où son esprit brillant masquera le fait qu’il souffre d’une maladie mentale et que son meilleur ami est le produit d’hallucinations. On découvrira néanmoins que la coopération est effectivement une stratégie sûre. 

Un homme sérieux (2009) 

Dans cette satire des frères Coen, Michael Stuhlbarg prend les traits de Larry Gopnik, un professeur universitaire de physique dont la vie prend une tournure compliquée où s’enchaînent les trahisons, les malentendus, la mauvaise fortune et, comble du malheur, les menaces entourant sa titularisation. Surtout, un étudiant lui a offert un pot-de-vin pour améliorer sa note avant de le menacer de poursuites s’il obtempère… ou pas. Au bout du compte, la seule félicité qu’aura connue Larry Gopnik est celle de figurer sur cette prestigieuse liste. 

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