Les vice-rectrices à la recherche stimulent la découverte

Une impressionnante liste de femmes dirige la recherche dans les universités du pays.

06 mars 2026
Illustration courtoisie de : iStock.com/DrAfter123

La Journée internationale des droits des femmes est l’occasion de célébrer celles dont les contributions majeures transforment le monde. Il est tout aussi important de souligner les femmes dont le leadership permet à d’autres de mener des travaux novateurs. La liste des femmes qui occupent le poste de vice-rectrice à la recherche dans les universités et collèges du Canada est impressionnante, tout comme les résultats obtenus sous leur direction. 

Le rôle de vice-rectrice à la recherche exige de la vision et la capacité d’exprimer l’importance du travail réalisé dans une université de manière à attirer les étudiantes et étudiants, tout en convainquant les entreprises et les gouvernements des avantages d’investir dans cette recherche. Ce poste requiert non seulement une expertise dans un domaine précis, mais aussi la capacité de comprendre d’autres champs d’études et de soutenir les collègues dans l’ensemble des disciplines. Il comporte des responsabilités immenses qui sont parfois ignorées ou tenues pour acquises. 

Par exemple, à titre de vice-rectrice à la recherche, à la création et à l’innovation à l’Université Laval, Eugénie Brouillet promeut, oriente et soutient le développement de la recherche, notamment les travaux menés à bord du brise-glace canadien de recherche CCGS Amundsen. Hébergée à l’Université Laval, cette importante infrastructure nationale de recherche permet à des équipes d’étudiantes, d’étudiants et de chercheuses etchercheurs de se rendre dans l’océan Arctique pour des expéditions scientifiques où ils étudient, par exemple, les processus environnementaux et les changements rapides qui façonnent l’Arctique. 

Lisa Kalynchuk, vice-présidente à la recherche et à l’innovation à l’Université de Victoria, siège au conseil d’administration d’Ocean Networks Canada, une installation de recherche et d’observation océanique qui exploite un réseau de capteurs sismiques terrestres et sous-marins. Intégrés aux organisations gouvernementales responsables des alertes publiques au Canada et aux États-Unis, ces capteurs offrent un délai d’alerte supplémentaire lors de tremblements de terre, de précieuses secondes qui peuvent sauver des vies. 

En parlant de vies sauvées, Nancy Ross est vice-rectrice à la recherche à l’Université Queen’s, qui accueille deux grandes initiatives scientifiques : le Canadian Cancer Trials Group, dont les répercussions sur la survie des patients sont considérables, et SNOLAB, le principal laboratoire scientifique souterrain au monde. L’Université Queen’s travaille également, avec des partenaires industriels et universitaires, à mettre en place le premier superordinateur canadien classé parmi les dix plus puissants au monde dans le cadre du programme Sovereign Compute Infrastructure Program. 

À l’Université de Waterloo, la vice-rectrice à la recherche et à l’innovation, Charmaine Dean, supervise l’ensemble des activités de l’université liées à la recherche, à l’innovation, à la commercialisation et, plus largement, à la mobilisation des connaissances. Lorsque j’ai félicité Gail Murphy, vice-rectrice à la recherche et à l’innovation à l’Université de la Colombie-Britannique, pour le travail des équipes de recherche médicale ayant joué un rôle clé dans le développement des vaccins pendant la pandémie, elle m’a rappelé de ne pas oublier l’excellent travail des géologues de sa faculté. 

Aminah Robinson Fayek, vice-rectrice à la recherche à l’Université de l’Alberta, a accompli un travail remarquable pour promouvoir la recherche liée à l’énergie et à l’environnement, à l’intelligence artificielle ainsi qu’à la santé et au bien-être en Alberta, tout en collaborant avec des équipes du monde entier. 

Il est difficile de ne pas éprouver de l’admiration en observant l’ampleur du portefeuille de Leah Cowan, vice- rectrice à la recherche et à l’innovation et aux initiatives stratégiques à l’Université de Toronto. Lorsque je pense au travail remarquable de Julie St-Pierre à l’Université d’Ottawa, de Dominique Bérubé à l’Université McGill et de Lucie Ménard à l’Université du Québec à Montréal, je me rappelle les partenariats et collaborations importants que ces vice-rectrices ont établis entre les établissements postsecondaires. 

Les vice-rectrices d’universités de plus petite taille, comme Dena McMartin à l’Université de Lethbridge et Tana Allen à l’Université Trent, font également preuve de leadership en matière de recherche en fonction des ressources et des besoins propres à leur région. 

Et ce ne sont là que quelques-unes des trois douzaines de vice-rectrices dans les universités canadiennes, toutes engagées dans un travail tout aussi essentiel. En cette journée spéciale de reconnaissance des femmes, il est tout à fait approprié de saluer ces dirigeantes remarquables qui se consacrent à diriger et à soutenir les étudiantes, les étudiants et leurs collègues, afin qu’ils puissent contribuer à résoudre les problèmes dans tous les domaines. Nous leur devons notre gratitude et nos applaudissements.

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