Universités québécoises : sous-financement, quotas et crise de recrutement

Entre restrictions migratoires, politiques linguistiques, remise en question de la liberté académique et coupes budgétaires, les universités du Québec traversent une tempête sans précédent.

24 novembre 2025
Graphique par : Edward Thomas Swan

Note de la rédaction : tous les entretiens ont été menés avant le dévoilement du budget fédéral 2025. 

Les politiques gouvernementales visant à freiner l’arrivée d’étudiantes et d’étudiants internationaux, ainsi que celle de Canadiennes et Canadiens anglophones des autres provinces, ont bel et bien produit leurs effets. Les universités québécoises paraissent soudainement moins accueillantes à l’extérieur de la province. Certaines pourraient même peiner à atteindre les quotas d’admissions qui leur ont été imposés. Cette baisse de revenus et de talents s’ajoute à un sous-financement chronique et à de récentes coupes dans l’enveloppe gouvernementale.  Résultat : une tempête parfaite se déchaîne sur les universités québécoises.  

« Depuis deux ans, le discours public, autant du gouvernement fédéral que provincial, a fait en sorte que le Québec n’est plus vu comme en endroit accueillant pour les étudiantes et les étudiants d’ailleurs », affirme d’emblée Christian Blanchette, président du conseil d’administration du Bureau de coopération interuniversitaire (BCI).  

Ainsi, d’après les données préliminaires récoltées par le BCI pour l’ensemble des universités québécoises en date du 25 septembre 2025, la baisse des inscriptions de nouvelles étudiantes et de nouveaux étudiants provenant de l’international au premier cycle a chuté de près de 25 % par rapport à l’automne 2024.  

Que s’est-il passé, exactement ? Pour diminuer la pression sur les logements, les soins de santé et d’autres services au pays, le ministère de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté du Canada (IRCC) a réduit de 35 % le nombre de permis d’études délivrés en 2024 par rapport à 2023, puis d’un autre 10 % pour 2025, par rapport à 2024. Une nouvelle réduction de 49 % supplémentaire est prévu dans le budget fédéral dévoilé le 6 novembre.  

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Le gouvernement du Québec a aussi légiféré, mais la réduction touche essentiellement les programmes collégiaux et professionnels dont plusieurs ont été ciblés comme étant des moyens faciles et peu dispendieux de venir s’installer au Québec. Ainsi, le quota des universités québécoises a été établi par le fédéral à 63 299 demandes d’admission pour la période allant du 26 février 2025 au 26 février 2026, soit le même que pour l’année précédente. Puis, chacun des 18 établissements universitaires de la province de neuf millions de personnes s’est vu attribuer une part du quota global.  

Ces nouvelles ont eu écho à l’international. « C’est venu affecter le bassin de recrutement, remarque M. Blanchette. Tellement, que si on continue comme ça, les universités québécoises n’arriveront même pas à leur atteindre leurs quotas. »  

Au-delà des répercussions financières 

Cette atteinte à la réputation de la Belle Province est loin d’entraîner seulement des conséquences financières. D’ailleurs, l’Université de Montréal (UdeM), qui a vu l’admission de nouveaux étudiants et étudiantes de l’étranger chuter cet automne de 26 %, arrivera à compenser les pertes en bonne partie grâce à des inscriptions de personnes du Québec et du Canada. Il n’en demeure pas moins que c’est une très mauvaise nouvelle aux yeux du recteur, Daniel Jutras, récemment élu président d’U15 Canada qui regroupe les 15 grandes universités de recherche au pays. 

« Le message qui a été transmis, c’est : ne venez plus, déplore-t-il. Or, une université de classe mondiale accueille beaucoup de personnes de l’étranger. Particulièrement au deuxième et au troisième cycle. Presque la moitié de nos étudiantes et de nos étudiants au doctorat viennent de l’étranger. Ils font tourner les laboratoires. L’impact sera mesurable dans les grandes universités de recherche, parce qu’on aura de la difficulté à faire avancer les projets. » 

L’avis est partagé par Graham Carr, recteur de l’Université Concordia. Son établissement est durement touché financièrement par la baisse des nouvelles inscriptions internationales cet automne (23 %), qui s’ajoute à celle de l’an dernier, attribuable notamment aux tensions politiques entre la Canada et l’Inde. Entre 2022 et 2025, le nombre d’étudiantes et d’étudiants internationaux à Concordia a chuté de 30 %.  

« L’impact sur les projets de recherche sera énorme et il y aura des conséquences pas seulement pour les universités, mais aussi pour le Québec, évalue M. Carr. Tout le réseau d’innovation sera affecté parce que les talents en sont un ingrédient clé. » 

Dans le réseau Université du Québec (UQ), qui compte environ 100 000 étudiantes et étudiants représentant toute la province, la baisse des nouvelles inscriptions provenant de l’international est de 30 %. 

« En raison du contexte politique, les universités québécoises sont moins attractives. Est-ce que c’est ce que l’on souhaite, comme société, dans une perspective internationale où partout, on s’arrache les meilleurs étudiants et étudiantes ? » 

« C’est fort inquiétant, affirme le président, Alexandre Cloutier. Nous sommes très loin des quotas et c’est évident que nous ne les atteindrons pas. En raison du contexte politique, les universités québécoises sont moins attractives. Est-ce que c’est ce que l’on souhaite, comme société, dans une perspective internationale où partout, on s’arrache les meilleurs étudiants et étudiantes ? » 

M. Blanchette, également recteur de l’Université du Québec à Trois-Rivières, a confié avoir entendu derrière des portes closes que plusieurs programmes sont menacés dans certains établissements si la baisse des inscriptions internationales se maintient. « On ne peut pas garder des programmes qui ne couvrent pas leurs frais. Il y a toujours une péréquation interne, mais elle a des limites. » 

Nouvelle réglementation pour les droits de scolarité 

De plus, le système régissant les droits de scolarité des personnes de l’étranger a beaucoup changé ces dernières années. En 2019, le ministère de l’Enseignement supérieur a décidé de déréglementer l’ensemble des programmes de premier cycle. En contrepartie, les universités anglophones devaient maintenir une proportion minimale de 50 % d’étudiantes et d’étudiants québécois, proportion appelée à augmenter au fil des ans. Les sommes récupérées par le ministère grâce à la déréglementation étaient ensuite versées aux universités francophones et bonifiées pour soutenir leur recrutement à l’international. 

« Ainsi, à partir de 2020, le nombre d’étudiantes et d’étudiants internationaux francophones a beaucoup augmenté, notamment en région dans le réseau Université du Québec et ces personnes ont amené beaucoup de richesse et de diversité dans les milieux de vie », explique Martin Maltais, professeur en financement et politiques d’éducation à l’Université du Québec à Rimouski. 

Le gouvernement provincial a toutefois calculé qu’entre 2019 et 2022, les universités McGill, Concordia et Bishop’s ont recueilli autour de 282 millions $ de revenus supplémentaires générés par des droits de scolarité des étudiants et des étudiants internationaux sur un total de 407 millions $ pour l’ensemble des établissements universitaires québécois. À l’automne 2024, le gouvernement caquiste est donc revenu à un modèle proche de celui qui existait avant la déréglementation. 

Québec impose désormais un tarif plancher de 20 000 $ par inscription internationale qu’il récupère des établissements. Les plus attractifs peuvent facturer davantage et conserver la différence. En retour, environ 11 000 $ par personne sont versés pour la formation. Le reste de la cagnotte doit servir à financer des mesures qui permettront notamment de mieux soutenir le réseau francophone dans l’attraction d’étudiantes et d’étudiants internationaux afin d’atteindre un meilleur équilibre au sein du réseau.  

« Or, on n’a pas vu de rééquilibrage, précise M. Blanchette. On ne sait pas où est rendu cet argent. » 

« En 2024, nous avons décidé de donner, grâce à nos efforts en philanthropie, des bourses afin de montrer que les étudiantes et les étudiants du reste du Canada sont toujours les bienvenus chez nous. » 

Moins d’inscriptions de Canadiens anglophones du reste du Canada 

Une autre tuile est tombée sur les universités anglophones du Québec en 2023 : le gouvernement du Québec a annoncé pour 2024 une hausse des frais d’inscription des Canadiens non-résidents du Québec (CNRQ) de 33 %. Ils sont donc passés de 9 000 à 12 000 $. Motifs donnés ? Ces personnes contribuent au déclin du français et la plupart quittent la province après leur formation. Du même souffle, le gouvernement caquiste a exigé que les universités anglophones mettent en place des mesures pour s’assurer que 80 % des personnes diplômées au premier cycle acquièrent un niveau intermédiaire de compétence en français pendant leur cursus. Une mesure dont la pertinence a été remise en question par plusieurs experts.  

En raison de sa situation géographique et linguistique différente de celles des universités montréalaises, l’Université Bishop’s, en Estrie, a été exemptée de cette hausse de frais et de la politique de francisation.  

Les universités Concordia et McGill ont répliqué en poursuivant le gouvernement du Québec. La Cour supérieure leur a donné raison en avril en annulant immédiatement la politique de francisation. L’augmentation des frais d’inscription a aussi été annulée, mais demeure maintenue jusqu’en mars afin de donner le temps au gouvernement de revoir ses façons de faire.  

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Les répercussions ont toutefois été instantanées. « Dès que la politique a été annoncée, on a remarqué une chute quasi totale des inscriptions des CNRQ, raconte M. Carr. En 2024, nous avons décidé de donner, grâce à nos efforts en philanthropie, des bourses afin de montrer que les étudiantes et les étudiants du reste du Canada sont toujours les bienvenus chez nous. Ça a aidé les inscriptions, mais on n’est pas revenu aux chiffres d’avant. »  

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Un financement déjà en déclin  

La baisse de revenus liée à la chute d’inscriptions venues de l’étranger et du reste du Canada est d’autant plus inquiétante qu’elle survient alors que les universités québécoises sont déjà sous-financées. Le BCI considérait en 2021, en se basant sur une étude réalisée par l’économiste Pierre Fortin, que le sous-financement de l’ensemble des universités québécoises atteignait un milliard de dollars.  

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Cela se reflète d’ailleurs dans les données du magazine Maclean’s qui calcule chaque année les dépenses moyennes de fonctionnement des universités canadiennes par étudiant. Au Québec, elles avoisinaient 10 000 $ en 2014 à l’UdeM et à l’Université de Sherbrooke, toutes deux francophones. À McGill, elles dépassaient déjà 11 000 $. En comparaison, l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) et celle de la Saskatchewan atteignaient plus de 15 000 $. Dix ans plus tard, en 2024, les deux francophones étaient à environ 12 000 $, McGill dépassait les 14 000 $, tandis qu’UBC frôlait les 20 000 $ et la Saskatchewan s’approchait des 17 000 $.  

Aux yeux de Madeleine Pastinelli, présidente de la Fédération québécoise des professeures et des professeurs d’université, c’est le réel problème des universités.  

« Le gouvernement québécois a gelé les droits de scolarité, un choix de société que notre fédération défend afin de favoriser un meilleur accès possible à l’enseignement supérieur, précise-t-elle. Mais, en contrepartie, il doit financer davantage les universités. Il faut faire attention, parce que sinon, on se retrouve avec un écart important entre les provinces du montant d’argent qui est disponible par étudiante ou étudiant. »  

De plus, pour l’année 2025-2026, la subvention de fonctionnement du gouvernement au Québec ne couvre pas l’augmentation salariale accordée au personnel de la fonction publique.  

« La majorité des universités québécoises déclareront un déficit budgétaire pour l’année 2025-2026 », indique M. Blanchette.  

Les établissements n’ont d’autre choix que de se serrer la ceinture. L’Université McGill annonçait au printemps qu’elle licenciera une centaine de membres de son personnel en raison d’un déficit de 45 millions $ pour 2025-2026.  

À l’UdeM, le déficit sera de 10 millions $. Les budgets de ses facultés seront réduits de 0,5 % et celui de ses unités administratives de 1 %.  

Mme Pastinelli s’inquiète des conséquences du sous-financement. « On pourrait réduire l’offre de programmes, augmenter le ratio d’étudiantes et d’étudiants, réduire le soutien administratif dont on a besoin ! Lorsque le corps professoral se retrouve en surcharge de travail, il y a un impact sur la qualité de la formation et sur la recherche… qu’on fait déjà lorsqu’il reste du temps, souvent les dimanches soir et pendant les vacances. »  

La liberté académique renforcée 

Les questions financières ne sont pas les seules à avoir secoué les universités québécoises ces dernières années. Celle de la liberté académique a aussi suscité de vives réactions, notamment après la suspension, en 2020, de la chargée de cours Verushka Lieutenant-Duval à l’Université d’Ottawa, pour avoir prononcé le mot en n dans le cadre d’un cours. 

Dans la foulée, le gouvernement du Québec a mis sur pied la Commission scientifique et technique indépendante sur la reconnaissance de la liberté académique dans le milieu universitaire, présidée par Alexandre Cloutier avant son arrivée à l’UQ. Son rapport a mené à l’adoption, en 2022, de la Loi sur la liberté académique dans le milieu universitaire.  

À l’UdeM, Daniel Jutras, qui est également juriste, estime que la liberté académique est une valeur fondamentale, essentielle à la fois pour l’université et pour la vie démocratique d’une société. Il appelle donc à la vigilance à son égard. Toutefois, il se montrait peu favorable à l’adoption de cette loi. 

« L’idée que les acteurs politiques définissent ce qu’est la liberté académique nous semblait un peu contradictoire, explique-t-il. Mais la loi a eu un effet neutre. Nous n’avions pas besoin de cette définition parce que nous en avions une. La loi a imposé aux universités de faire des rapports sur les événements liés aux violations de la liberté académique. Nous n’en avons recensé aucune. »  

Même son de cloche à Concordia. « Nous n’avions pas besoin de cette loi, parce que le principe de liberté académique était déjà intégré dans les universités québécoises et géré par les conventions collectives du personnel enseignant, affirme M. Carr. À ma connaissance, il n’y a eu aucun cas chez nous. » 

M. Banchette constate aussi que le personnel enseignant était déjà généralement bien protégé par les conventions collectives. « Jusqu’à maintenant, la loi et les comités chargés de surveiller d’éventuelles atteintes à la liberté académique n’ont pas eu à intervenir, et j’en suis bien heureux. » 

Il précise toutefois que les véritables menaces à la liberté académique surgissent lorsque les gouvernements tentent d’imposer leurs vues aux universités. « On n’en est pas là, dit-il, mais il y a eu des incidents. Par exemple, la nomination de la professeure [Denise Helly] au conseil d’administration de l’Institut national de la recherche scientifique a été bloquée par le gouvernement du Québec. Pour les universitaires, cela s’apparente à de l’ingérence. » 

Pour Alexandre Cloutier, cette vigilance est d’autant plus nécessaire que la situation ailleurs est préoccupante. « Il n’y a pas si longtemps, c’était aux États-Unis qu’on célébrait la liberté d’expression : c’est leur premier amendement, dit-il. Maintenant, on y voit des interventions directes dans les universités pour couper du financement, pour choisir des thématiques. Le Québec peut s’enorgueillir d’avoir été la première juridiction au pays à avoir adopté une loi spécifiquement là-dessus. Si demain matin, le gouvernement décide d’intervenir à l’encontre de la liberté académique, les universités ont un outil qui leur permet d’aller au front. » 

Pistes de solution 

Si les débats entourant la question de la liberté académique se sont apaisés au Québec, pour le moment du moins, les autres enjeux soulevés ci-haut inquiètent au plus haut point. Certaines pistes de solutions ressortent. Pour les étudiants CNRQ, M. Carr mentionne que le gouvernement du Québec n’a pas discuté avec les universités de langue anglaise depuis le jugement afin d’arriver à une entente. 

« Nous n’avons aucune idée de ce qui se passe, a-t-il précisé. Mais, c’est certain que nous espérons voir la hausse de droits de scolarité des CNRQ annulée le plus rapidement possible pour pouvoir revenir au nombre d’inscriptions d’avant. » 

Pour ce qui est des quotas d’étudiantes et d’étudiants internationaux, M. Jutras est d’avis que Québec devrait repenser sa politique, notamment en excluant les étudiantes et les étudiants des cycles supérieurs parce qu’ils viennent contribuer aux activités de recherche. 

« On se tire dans le pied en ce moment, comme société, en renonçant à garder ces personnes formées avec un haut niveau d’excellence. » 

Il espérait la remise en vigueur du Programme de l’expérience québécoise, suspendu l’automne dernier, qui facilitait l’obtention de la résidence permanente pour les gens diplômés du Québec. Le 6 novembre, le gouvernement a annoncé l’abolition définitive du programme.  

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« Nous investissons dans la formation de ces personnes et elles obtiennent un diplôme d’une université québécoise en respectant des conditions linguistiques, dit-il. On se tire dans le pied en ce moment, comme société, en renonçant à garder ces personnes formées avec un haut niveau d’excellence. » 

Pour sa part, M. Maltais croit que Québec devrait notamment envisager de recruter de façon prioritaire à l’international des francophones dans les universités de langue française, mais aussi dans celles de langue anglaise. 

« Parce qu’on sait que dans une équipe de recherche, si 30 à 40% des personnes parlent anglais, toute l’équipe parlera anglais, indique-t-il. Pour que les activités se déroulent en français, il faut atteindre un seuil critique de francophones. » 

Il est également évident, à ses yeux, que le financement gouvernemental des universités devra être augmenté. « Ça fait longtemps que les universités québécoises sont sous-financées et il faudra un réinvestissement majeur, affirme-t-il. La prospérité passe par l’enseignement supérieur et la recherche scientifique. Les universités vivent sur des cycles longs. Ce qui s’est passé dans la dernière année n’aura pas tant d’effets immédiats, mais on ne pourra pas continuer cette folie longtemps. » 

Mme Pastinelli est du même avis. « Les universités ne servent pas seulement les personnes qui y travaillent et qui y étudient, dit-elle. Elles sont au service de la société et permettent l’avancement des connaissances. Cela fait qu’on peut rouler sur un pont solide, prendre un avion sécuritaire, obtenir de bons soins lorsqu’on est malade, etc. » 

« C’est évident qu’investir dans les universités, c’est investir dans l’innovation et dans la création de richesse, indique M. Cloutier. Plus on soutient les universités dans leur développement, plus on contribue à la formation de la main-d’œuvre, plus on augmente le taux de diplômés universitaires, plus on s’enrichit collectivement. Plusieurs études le prouvent. »  

Pour M. Blanchette, il est urgent en ce moment de changer de discours à l’international.  

« Le cycle de recrutement est déjà commencé pour l’année 2026-2027 et maintenant, les universités québécoises ont vraiment besoin qu’un message d’ouverture soit envoyé afin que les gens à l’extérieur des frontières se sentent à nouveau les bienvenus. » 

Nommée à la mi-septembre, la ministre de l’Enseignement supérieur, Martine Biron, a refusé de nous accorder une entrevue pour faire le point sur les différentes questions abordées dans cet article.  

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