Ratification d’une nouvelle convention collective à l’Université Laurentienne
La convention collective de l’Université Laurentienne a été ratifiée par une majorité de membres après un vote tenu le dimanche 8 février. Bien que certains gains aient été obtenus, des écarts persistent par rapport aux normes des autres universités de l’Ontario, selon le président de l’Association des professeures et professeurs de l’Université Laurentienne ( APPUL).
Après trois semaines de grève, le corps professoral de l’Université Laurentienne a accepté l’offre « à prendre ou à laisser » du Conseil des gouverneurs. Une majorité de 74 % des membres de l’Association des professeures et professeurs de l’Université Laurentienne (APPUL) a voté en faveur d’un contrat de trois ans, comprenant une hausse salariale annuelle de 4,25 % et des bonis pour les employés à temps plein. Les chargés de cours bénéficieront d’augmentations de 4 % les deux premières années, suivies de 2 % la dernière année.
Les revendications des professeurs portaient essentiellement sur les salaires, la charge de travail et la transition vers le régime de retraite conjoint, affectés par le redressement financier et les coupes historiques de l’université.
« Les professeurs ont subi des années de compressions, de pertes d’emplois et de réductions salariales», déplore Fabrice Collin, président de l’APPUL. Toujours selon ce dernier, entre 2020 et 2025, les augmentations cumulées ont été négatives (-2,2 %), avec deux années de perte d’ancienneté et quinze jours de paie sans compensation . La question du régime de retraite a aussi été critiquée. « Les prestations ont été rendues conditionnelles et l’APPUL souhaite désormais une transition vers un régime conjoint, qui s’en vient standard dans les universités ontariennes. »
L’accord représente « un petit pas vers l’équité », mais ne rétablit pas la confiance ni ne comble l’écart avec d’autres universités de la province. M. Colin a également rappelé et dénoncé l’ingérence du gouvernement de l’Ontario dans les négociations, ce qui a mené à une plainte pour pratique déloyale de travail et à une contestation juridique en cours.
En parallèle, le syndicat a également voté un vote de défiance envers le conseil des gouverneurs et la haute direction demandant la démission de certains responsables.
M. Alain Simard , vice-recteur intérimaire de l’institution a également fait le point sur la situation. « La crise de 2021-2022 a été extrêmement difficile pour l’ensemble de la communauté universitaire laissant des séquelles sur la confiance envers l’institution. »
Selon le vice-recteur intérimaire, les conséquences de cette crise se font encore sentir aujourd’hui. « Le corps professoral espérait que les pertes et les perturbations puissent être pleinement résorbées, mais, même si l’université est aujourd’hui dans une position relativement stable par rapport au secteur, elle reste marquée par les répercussions financières et n’est pas complètement sortie du processus. »
Le responsable insiste sur le fait qu’il n’y a pas eu d’ingérence directe du gouvernement de l’Ontario dans les négociations ou les décisions liées à la grève. « Le rôle du gouvernement se limite à l’approbation des projections budgétaires et au respect des exigences financières, ce qui est un processus normal pour toutes les universités. Même si le gouvernement a accordé un prêt pour permettre à l’université de poursuivre ses opérations, il n’influence pas les décisions internes de l’institution. »
Et de conclure « Je dirais que l’une de nos grandes priorités pour les prochaines années est de restaurer la confiance, qui a été ébranlée au fil de l’histoire récente de l’université. Personnellement, j’espère que cela se traduira par davantage de communications et d’échanges d’information, afin que chacun dispose des éléments nécessaires pour comprendre des situations financières et organisationnelles complexes. »
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