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Six textes auxquels on pense en cette fin d’année

Ce que nous retiendrons de 2018.
par UA/AU
26 DÉC 18

Six textes auxquels on pense en cette fin d’année

Ce que nous retiendrons de 2018.

par UA/AU | 26 DÉC 18

Au cours de l’année, nous avons lu, rédigé, révisé et produit des centaines d’articles. Au moment de faire le bilan, en voici six que nous gardons présents à l’esprit.

J’ai été agressée sexuellement. J’ai fait appel à mon université pour obtenir de l’aide. Voici ce qui s’est passé

Illustrer ce texte écrit à la première personne par une étudiante qui a cherché de l’aide auprès de son université après avoir été agressée sexuellement a sans doute été la tâche la plus difficile pour les graphistes cette année. La difficulté que pose ce genre de récit personnel consiste à raconter l’histoire au moyen d’éléments visuels avec respect et empathie, tout en captant l’attention du lecteur et en transmettant l’essentiel du message, son thème ainsi que l’émotion qu’il suscite. Nous avons opté pour un titre provocateur jumelé à un collage conçu par Najeebah Al-Ghadban. La composition évoque une lutte et une trahison entre un homme et une femme dont les portraits sont réunis par des fils agissant comme des chemins qui se recoupent et illustrant la confusion et le trouble vécus par la victime. Dans le numéro d’octobre du magazine, le titre est écrit en majuscules en signe de dénonciation et j’ai perforé certaines lettres pour exprimer la douleur et la blessure.

— Judith Lacerte, graphiste


Un arbitre tranche sur l’évaluation de l’enseignement par les étudiants

Personne n’aime être jugé, et ce n’est pas moins vrai pour les professeurs lorsque la qualité de leur enseignement est évaluée par les étudiants. Les évaluations faites par les étudiants ont toujours été un point sensible pour les professeurs, alors quand Affaires universitaires a rapporté la décision d’un arbitre ordonnant à l’Université Ryerson de ne plus tenir compte de ces évaluations pour mesurer l’efficacité de l’enseignement aux fins de promotion ou de titularisation, nos lecteurs l’ont remarqué – l’article a en effet été l’un des plus lus cette année. Nous ferons le suivi dans un article de fond dans le numéro de mars-avril 2019 qui explorera les répercussions qu’une telle décision peut avoir un peu partout au Canada.

— Léo Charbonneau, rédacteur en chef


Compter sur les végétaux pour dépolluer les métropoles

Comme pour toute autre publication, certains articles sont tout désignés pour être publiés par Affaires universitaires. On n’a pas à se poser la question. Pour d’autres, le lien est un peu moins évident. En sélectionnant un article qui m’a marquée cette année, j’ai arrêté mon choix sur un texte tombant dans cette deuxième catégorie. Bien qu’au cœur de recherches très intéressantes, la première fois qu’on m’a proposé d’envisager un article sur le rôle des végétaux dans la dépollution, j’étais loin d’être convaincue que notre lectorat s’y retrouverait. Mais, sept mois plus tard, je suis forcée de constater qu’au contraire, c’était une excellente suggestion. Que ce soit l’intérêt de mes collègues pour ce texte, les résultats de recherches sur des sujets similaires qui se multipliaient au moment de la diffusion ou la portée qu’a eu cet article, tout indique qu’il est arrivé au bon moment. Des surprises de ce genre, c’est ce qui rend notre travail si enrichissant et nous pousse à se remettre en question. Je ne risque pas d’oublier cette anecdote lorsqu’en 2019 on me proposera des sujets inattendus, ce qui ne manquera pas d’arriver.

— Pascale Castonguay, rédactrice/réviseure francophone


Dans les coulisses des campus

Bon nombre d’universités fonctionnent un peu comme de petites villes, et il faut souvent toute une armée de gens compétents pour que les rouages fonctionnent en harmonie. J’étais donc très contente qu’on élargisse la portée de notre couverture habituelle pour mettre à l’honneur un tout petit échantillon de certaines des personnes qui occupent divers métiers dans ces établissements. Je l’admets, j’ai un intérêt personnel à chanter les louanges de ces employés, car mon conjoint a travaillé pendant quelques années comme chef de cuisine dans une grande université, j’ai donc entendu de nombreuses histoires sur tout ce qu’il faut pour préparer une salle à manger, un bar à omelettes, un comptoir Tim Hortons ou un dîner de gala – spécialement lorsque les étudiants emménagent, en période d’examens ou pendant la saison des conférences. Saviez-vous qu’il peut se boire plus de mille litres de lait au chocolat par jour dans une salle à manger de résidence? C’est avec de telles quantités que doivent composer les gens comme Vijay Nair, directeur des cuisines aux services d’accueil à l’Université de Guelph. Pensez-y la prochaine fois que vous ferez la queue à la cafétéria du campus.

— Natalie Samson, rédactrice en chef adjointe


Le recul du taux d’inscription des étudiants en enseignement sème l’inquiétude

Ma belle-sœur enseigne en anglais à la Commission scolaire Lester-B.-Pearson de Montréal. Comme elle n’a pas encore la permanence, chaque année elle est sur le qui-vive, ne sachant pas où elle sera envoyée, et ses choix sont très limités vu l’abondance d’enseignants à cette commission scolaire. J’ai donc été étonnée de lire dans l’excellent article de Jean-François Venne que les commissions scolaires de langue française étaient confrontées au problème contraire. Lorsque je lui ai fait part des statistiques qui se trouvaient dans l’article, ma belle-sœur n’a pas semblé surprise, ajoutant que le manque d’espace poussait une commission scolaire de langue française à louer des salles de classe dans des écoles de langue anglaise. Cette situation n’aide en rien le problème d’image dont souffre la profession d’enseignant au Québec. J’espère que des solutions seront rapidement trouvées parce que, en attendant, ce sont les élèves qui sont affectés par la situation.

— Tara Siebarth, rédactrice Web


Des consultations pour définir la version canadienne du programme Athena SWAN

Il y a quelques mois, j’ai écrit un article sur Athena SWAN, le programme lancé au Royaume-Uni il y a plus d’une dizaine d’années pour faire progresser les carrières des femmes en science, en technologie, en génie et en mathématiques (STGM) qui fera son arrivée au Canada. C’est tout un défi de rédiger un article sur une initiative qui n’en est qu’au stade de la planification, de cibler les diverses considérations et questions pouvant orienter une initiative sectorielle. Il sera intéressant de voir où en seront les consultations lorsque le gouvernement fédéral lancera la version pilote du projet au cours de la prochaine année.

— Anqi Shen, journaliste Web


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