Les leçons de 25 ans d’innovation
Notre série en quatre volets met en lumière des scientifiques qui ont surmonté les obstacles pour réussir à commercialiser leurs innovations en biotechnologie.
En 2002, le ministère fédéral alors appelé Industrie Canada avait recensé 21 initiatives de biotechnologie du pays, qu’il avait mises de l’avant dans une publication colorée au titre enthousiaste : Suivez les innovateurs.
Aujourd’hui, moins du quart de ces entités existent encore en tant que projets distinctement canadiens. Environ la moitié des initiatives ont été absorbées par de grands organismes étrangers; d’autres ont fini par s’essouffler en raison du manque de financement ou de résultats viables; et quelques-unes ont donné lieu à de nouveaux projets dans des organisations distinctes.
Cette feuille de route peut sembler affligeante, car on pourrait souhaiter que tous ces projets de recherche-développement soient restés au pays. Or, un tel « mouvement » fait maintenant partie intégrante du développement des technologies de pointe; c’est la rançon du progrès.
Surtout, les activités de recherche qui ont résisté à l’épreuve du temps permettent de dégager des pratiques exemplaires, qui montrent à la communauté de la recherche canadienne ce qu’elle doit continuer de privilégier pour transposer les découvertes scientifiques en nouvelles technologies concrètes.
Cette série s’intéressera donc à des avancées présentées dans le rapport d’Industrie Canada de 2002, et à la manière dont les scientifiques derrière elles ont surmonté les obstacles pour obtenir un succès commercial.
Les différents volets seront publiés chaque mardi du mois de novembre.
Partie 1 : Un laboratoire de recherche vétérinaire devenu un géant des brevets
En faisant passer les besoins de l’industrie avant ceux de la haute direction universitaire, l’Organisation des vaccins et des maladies infectieuses (VIDO) de l’Université de la Saskatchewan, d’abord un modeste groupe de recherche en médecine vétérinaire, s’est imposée comme l’une des six grandes installations de recherche du Canada, et se prépare à affronter la prochaine pandémie, et plus encore.
Partie 2 : D’une idée brillante à un partenariat commercial
Le deuxième article s’intéresse aux relations stratégiques établies par les scientifiques de l’Université de Guelph et de l’Université Laval avec des parties prenantes du secteur agricole pour que leurs travaux de recherche en génétique trouvent des applications au-delà des revues savantes. Ces travaux ont jeté les bases d’une technologie brevetée de reproduction animale qui est employée par un grand consortium canadien, et mise en pratique à l’échelle du Canada et dans les organismes autorisés du monde entier.
Partie 3 : Une découverte fortuite qui prend une tournure inattendue
L’histoire d’une découverte fortuite à l’Université Queen’s montre en quoi des chercheuses et chercheurs dévoués peuvent surmonter les obstacles et trouver des moyens créatifs de poursuivre leur travail, en s’appuyant sur de nouvelles idées et de nouveaux partenaires.
Partie 4 : Quand la science devient moteur de richesse
En 2002, la biotechnologie représentait l’un des domaines de recherche les plus prometteurs; en 2026, ce sont l’intelligence artificielle et l’informatique quantique qui suscitent l’engouement. Et comme par le passé, la population nourrit des attentes élevées à l’égard de ces avancées, afin qu’elles donnent lieu à des produits et services qui amélioreront l’économie et la qualité de vie. Or, le passage des découvertes du laboratoire à la vie quotidienne est beaucoup plus ardu, complexe et exigeant qu’on ne l’imagine. En faisant un bilan de ce qui a bien fonctionné depuis 2002, on se donne toutes les chances de répondre aux attentes à l’égard de cette dernière vague de découvertes et d’innovations.
Postes vedettes
- Inégalités mondiales et le commerce - Professeure ou professeurUniversité Laval
- Informatique - Professeure adjointe / agrégée ou professeur adjoint / agrégé (cybersécurité ou intelligence artificielle)Université Laurentienne
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