Débat politique à l’UQAM : les partis précisent leurs positions sur l’enseignement supérieur

À moins de deux semaines des élections québécoises, des représentants du Parti québécois, du Parti libéral du Québec, de Québec solidaire et du Parti conservateur du Québec ont débattu d’enseignement supérieur à l’UQAM, le 22 septembre.

24 septembre 2026
De gauche à droite: Elsie Lefebvre, candidate du Parti Québécois dans Berthier, Adrien D. Pouliot, candidat du Parti conservateur dans D’Arcy-McGee, le diplômé Pierre-Olivier Zappa, chef d’antenne à TVA et animateur du débat, le recteur, Stéphane Pallage, Roxane Milot, candidate de Québec solidaire dans Sainte-Marie-Saint-Jacques, et Marc Tanguay, candidat du Parti libéral dans LaFontaine. (Photo par : Nathalie St-Pierre)

Plusieurs centaines de personnes étaient réunies au Centre Pierre-Péladeau de l’UQAM à l’occasion du débat « Pensons haut et fort le Québec de demain » . En collaboration avec la chaîne TVA, le débat a porté sur l’enseignement supérieur, la santé et le bien-être ainsi que l’environnement.

Parmi les questions abordées lors des échanges, l’animateur et diplômé de l’UQAM Pierre-Olivier Zappa, a demandé aux personnes candidates ce que leur parti entend faire pour réduire les inégalités en éducation et permettre aux Québécoises et Québécois d’accéder en plus grand nombre à des études supérieures. 


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« Il faut agir tôt », a déclaré Marc Tanguay, du Parti libéral, qui a rappelé que 20 % des éducatrices avaient quitté le milieu des services de garde au cours de la dernière année. « Nous proposons d’ajouter 1 000 personnes de plus pour compléter les équipes écoles, dont 400 professionnels, psychoéducateurs et orthopédagogues. Nous préconisons aussi un nouveau sommet sur l’éducation et un meilleur financement des infrastructures, alors que 65 % des cégeps et 35 % des universités sont en mauvais état. » 

Roxane Milot, candidate de Québec solidaire, s’est prononcée contre l’école à trois vitesses. Pour favoriser l’accès aux études supérieures, elle a proposé de réduire de 50 % les frais de scolarité, de rémunérer les stages et de bonifier le régime d’aide financière aux études. Elle a aussi mentionné la nécessité d’investir dans le logement étudiant. 

Adrien D. Pouliot, du Parti conservateur, a affirmé vouloir donner plus de pouvoir et de liberté aux établissements d’éducation, en particulier aux universités, et ainsi accroître la concurrence.

Pour sa part , la candidate du Parti Québécois Elsie Lefebvre , s’est aussi opposée à l’école à trois vitesses et a plaidé pour renforcer l’aide financière aux études, plutôt que de baisser les frais de scolarité. 
 
Pierre-Olivier Zappa a par la suite demandé aux candidates  et candidats de réagir au manque à gagner des universités québécoises par rapport aux autres universités canadiennes, lequel atteindrait 1 milliard de dollars.


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M. Tanguay a mentionné que le Québec devait rétablir sa réputation à l’étranger pour attirer des étudiants internationaux. Abondant dans le même sens, Mme Lefebvre a déclaré qu’il fallait faire le ménage dans ce dossier et s’assurer qu’il y ait davantage d’équité entre les universités francophones et anglophones, un point de vue partagé par M. Pouliot et Mme Milot. Cette dernière a également rappelé qu’une part du manque à gagner serait comblée par une plus grande fréquentation des universités, d’où l’importance de réduire les frais de scolarité. 

L’animateur a relancé la discussion en invitant les personnes candidates à se prononcer sur le projet de l’UQAM et du réseau de l’UQ de mettre sur pied dans toutes les régions du Québec et à Montréal un programme de médecine familiale, tout en leur demandant quelles actions ils comptaient mettre en place pour améliorer l’accès des Québécoises et Québécois à la première ligne et à un médecin de famille. 


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L’ensemble des candidates et candidats se sont dit en faveur du projet. M. Tanguay a salué le caractère interdisciplinaire du projet, soulignant que le Québec accuse une pénurie de 2 000 médecins de famille.  

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