Une retraite active
Un professeur retraité raconte comment le sport, les voyages et son engagement associatif lui ont permis de rester actif, de préserver ses liens avec le milieu universitaire et de donner un nouveau sens à cette étape de sa vie.
Mon père a pris sa retraite vers l’âge de 56 ans, une décision qui l’a complètement transformé. Il aimait beaucoup son travail, mais sa retraite lui a permis de se consacrer pleinement à ses passions : le jardinage, la construction/rénovation et les voyages au soleil. Sa transformation m’a marqué, et j’ai décidé d’essayer de faire comme lui, en prenant ma retraite au même âge. Malheureusement, je n’ai pas réussi en raison de possibilité d’explorer d’autres aspects du monde universitaire.
Déjà la mi-cinquantaine, la pression de la retraite s’est intensifiée. Chaque année, mon planificateur financier me rappelait que les années de travail supplémentaires n’auraient presque aucun impact sur le montant de ma rente rendu à la retraite. Mon conjoint et moi avons donc décidé de prendre notre retraite lorsque nous n’aurions plus de plaisir à travailler à l’université. C’est donc au milieu d’une session d’automne particulièrement difficile, que j’ai pris la décision de partir, sans aucun regret. Plusieurs options de préretraite s’offraient à moi, mais je voulais partir avant de devenir trop aigri par la situation.
Au début, je continuais d’aller à l’université une fois par semaine pour co-encadrer informellement une étudiante. Je donnais aussi trois heures de cours la session d’hiver à l’École de santé publique. Malheureusement, les restrictions liées à la pandémie ont miné ma motivation, et j’ai tout arrêté.
Prioriser
Mes plans de retraite étaient simples : faire plus de sport (vélo et gym), profiter pleinement de sorties culturelles qu’offre Montréal et voyager. Des blessures d’usure m’ont vite ramené à la réalité. Ce n’est pas parce qu’on a le temps de faire plus de sport qu’on doit et peut en faire. Comme on dit, la modération a bien meilleur goût.
Quant aux voyages, j’ai réalisé que ce n’était pas vraiment mon truc. Par contre, mon conjoint et moi avons découvert la formule vélo bateau en Europe. C’est simple, on fait du vélo le jour et notre hôtel flottant (le bateau) nous attend à la fin de la journée. Avec cette formule, on n’a pas besoin de faire et défaire nos valises chaque jour pour découvrir de beaux paysages et des endroits intéressants.
Avec le sport et la musique, mes journées sont bien remplies. Malgré tout, ma vie manquait un peu de socialité.
S’impliquer
Un de mes beaux-frères m’a parlé de son implication dans l’association des retraités de son travail. Sur sa recommandation, j’ai commencé à assister aux conférences midi de l’Association des professeures et professeurs retraités de l’Université de Montréal (APRUM). Ces rencontres m’ont permis de reprendre contact avec d’anciens collègues et de rencontrer des retraités d’autres unités, ce qui a donné lieu à des échanges très enrichissants.
Pendant la pandémie, le président de l’APRUM m’a contacté, sur recommandation d’un ancien collègue, pour me proposer un poste au conseil d’administration (CA). Comme le poste de trésorier était vacant et que je ne suis pas particulièrement sociable, j’ai vu cela comme une opportunité d’acquérir de nouvelles expériences. Sachant que les mandats durent un an, je me suis dit que je pourrais toujours démissionner si le travail ou la compagnie des autres membres du CA ne me convenaient pas. Étonnamment, cela fait maintenant six ans que je suis membre du conseil.
Je trouve mon expérience au CA de l’APRUM très enrichissante, même si parfois c’est un peu frustrant. La diversité de la provenance des administrateurs et de leurs opinions rendent les discussions, parfois un peu longues, mais très souvent, l’intervention d’un collègue amène une perspective au problème à laquelle je n’avais pas pensé de prime abord.
Siéger au conseil d’administration de l’APRUM offre une perspective unique sur l’université. Avec mes diverses expériences au sein de l’institution, je pensais en avoir exploré toutes les facettes, mais j’ai découvert que ce n’était pas le cas. Il y a toujours de nouvelles choses à apprendre et à découvrir.
Pour conclure, je vous recommande de prendre sa retraite dès que votre situation financière le permet et que vous êtes prêt à passer à la prochaine étape. Bien qu’une planification minimale soit judicieuse, il est important de rester flexible, car la vie est imprévisible. Pour rester actif, envisagez de vous impliquer dans une association qui correspond à vos intérêts. Vous pourriez également maintenir un lien avec le milieu universitaire en rejoignant l’association des retraités de votre université.
Postes vedettes
- Design - Professeure ou professeur (histoire, théories et pratiques du design de l’environnement)Université du Québec à Montréal
- Sociologie du travail - Professeure régulière ou professeur régulierUniversité Laval
- Systèmes d’information - Professeure adjointe ou agrégée ou professeur adjoint ou agrégéUniversité d'Ottawa
- Chaire de recherche du Canada, niveau 2 sur la transformation des pratiques en santéUniversité du Québec à Trois-Rivières
- Génie - Professeure ou professeur (aérospatial - opérations d’engins spatiaux)École de technologie supérieure
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