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POINT DE VUE DE L'ADMINISTRATEUR

Quatre questions à se poser avant d’accepter un poste de haut dirigeant universitaire

Il est essentiel de réfléchir à l’incidence de notre décision sur nos êtres chers.

par SHEILA COTE-MEEK | 17 SEP 19

Après une longue et fructueuse carrière, j’ai récemment décidé de faire le saut et d’accepter le poste de vice-rectrice, Équité, personnes et culture à l’Université York. Malgré l’enthousiasme et la fierté que j’éprouve à l’idée d’occuper ces fonctions dans une grande université, je sais que la décision de changer d’établissement est rarement facile. Il y a de nombreux facteurs à prendre en considération avant de briguer un nouveau poste, au sein de son établissement ou à l’extérieur. Dans cette optique, j’aimerais aborder quatre questions fondamentales à se poser dès le début du processus afin de déterminer si vous pouvez et souhaitez vraiment faire un changement professionnel.

D’abord, réfléchissez aux raisons qui vous motivent. Qu’est-ce qui vous pousse à considérer une offre d’emploi en particulier? S’agit-il de facteurs intrinsèques, de facteurs extrinsèques ou d’un mélange des deux? Quelles caractéristiques du poste répondent à ces motivations? De plus, que savez-vous du poste, de l’organisation et des attentes?

De nombreuses personnes peuvent vous aider à comprendre le rôle et tout ce qu’il englobe, notamment les hauts dirigeants de différents établissements, vos collègues, vos proches et vos mentors. N’hésitez pas à consulter des personnes que vous ne connaissez pas. J’ai moi-même communiqué avec beaucoup de personnes très respectées dans le milieu universitaire qui ne faisaient pas partie de mon réseau. J’ai été agréablement surprise de voir à quel point elles étaient heureuses de discuter de leurs expériences et de leurs points de vue à l’égard de leurs fonctions au sein de l’administration universitaire.

Une autre question était essentielle pour moi : un nouveau rôle pourrait-il satisfaire ma grande passion pour la justice sociale et respecter mes valeurs fondamentales? J’ai appris il y a longtemps que mon travail et mes fonctions devaient correspondre à mes convictions et à mes valeurs pour que j’aie davantage confiance en ma capacité d’apporter une contribution. De plus, ma conseillère (qui, en passant, était fantastique) a souligné à maintes reprises l’importance d’être authentique. Elle m’a encouragée à définir mes valeurs fondamentales en remplissant des questionnaires à réponse courte qui m’ont aidée à mieux comprendre qui je suis. Ces exercices m’ont permis de confirmer ce que je savais déjà, en plus d’attirer mon attention sur les aspects à rechercher dans mon nouveau rôle.

Je me souviens encore d’une précieuse leçon de Gregory Cajete, un universitaire autochtone de Santa Clara Pueblo, au Nouveau-Mexique qui soulignait l’importance de découvrir sa passion et sa vocation, et de les lier à son travail. Essentiellement, mon emploi ou mon poste doit correspondre à la personne que je suis.

Pendant ma réflexion, je me suis aussi demandé si ce changement de poste n’était qu’une mutation latérale ou s’il me permettait de me perfectionner et de progresser. Les mutations latérales sont parfois nécessaires, mais pour ma part, j’ai tendance à choisir un rôle qui me permettra de m’épanouir. Je me connais suffisamment pour savoir que j’ai besoin de me dépasser au travail. J’ai toujours pu me motiver et donner le meilleur de moi-même lorsque j’avais l’impression d’approfondir mes connaissances, d’acquérir de l’expérience et d’apprendre. J’aime pousser ma réflexion en écoutant les autres et en discutant avec eux. À mon avis, il faut absolument tenir compte de ces facteurs avant d’envisager un nouveau poste et de faire le saut.

Finalement, bon nombre d’entre nous doivent aussi penser à leur famille. Il s’agit certes d’un point important, et il est essentiel de réfléchir à l’incidence de notre décision sur nos êtres chers. En discutant avec vos proches dès que vous songez à changer de rôle, vous leur permettez d’évoluer en fonction de votre décision.

J’espère que ces questions vous aideront à réfléchir à vos objectifs et aux possibilités qui s’offrent à vous. Dans les prochaines chroniques, je reviendrai sur mon nouveau poste, dans une autre université. Restez à l’affût!

À PROPOS SHEILA COTE-MEEK
Sheila Cote-Meek
Sheila Cote-Meek est vice-rectrice adjointe à l’enseignement et aux programmes autochtones à l’Université Laurentienne. Sa chronique paraîtra tous les deux numéros.
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