Passer au contenu principal
Actualités

La plupart des universités ont un plan d’action en matière d’équité de diversité et d’inclusion, mais des défis persistent

Le tout premier sondage d’Universités Canada sur l’EDI permet aux membres de comparer leurs résultats et de mettre leurs pratiques exemplaires en commun.

par LÉO CHARBONNEAU | 06 NOV 19

Plus des trois quarts (77 pour cent) des universités canadiennes mentionnent explicitement l’équité, la diversité et l’inclusion (EDI) dans leurs plans stratégiques ou leurs documents de planification à long terme, et 70 pour cent d’entre elles ont déjà adopté ou sont sur le point d’adopter un plan d’action en matière d’EDI, révèle un sondage d’Universités Canada, éditeur d’Affaires universitaires. Ce sondage sur les activités des membres en matière d’EDI s’inscrit dans le cadre des Principes d’excellence en matière d’inclusion, adoptés par les membres en 2017, et est conforme au plan d’action quinquennal mis en place par Universités Canada pour appuyer les progrès des membres.

Le sondage a été effectué plus tôt cette année et visait à recueillir des données de référence pour connaître l’état actuel de l’EDI dans les établissements, ainsi qu’à permettre aux membres de comparer leurs résultats et de mettre en commun leurs pratiques prometteuses, selon le rapport rendu public le 4 novembre.

« Les résultats du sondage indiquent que les universités accordent la priorité aux plans d’action, aux stratégies et aux politiques en matière d’EDI […] et font des efforts pour recruter et retenir une diversité de talent au sein des hauts dirigeants, des professeurs, des membres du personnel et des étudiants, peut-on lire dans le rapport. […] Le sondage démontre toutefois que le milieu de l’enseignement supérieur, comme bien d’autres secteurs, doit continuer à renforcer l’EDI et à rendre compte de ses progrès au fil du temps. »

Parmi les obstacles communs qui ralentissent la progression des établissements, les participants ont mentionné le manque de ressources comme le plus important, ce qui comprend l’insuffisance de fonds destinés au recrutement et à la rétention ainsi qu’au soutien du personnel et des initiatives d’EDI. Par exemple, le tiers (32 pour cent) des établissements ayant un bureau de l’EDI n’a qu’un employé équivalent temps plein ou moins. Parmi les autres obstacles, on note : la difficulté à attirer et à retenir une diversité de talent, y compris au sein de la haute direction; les systèmes, politiques, structures et cultures des établissements; et l’information insuffisante sur les pratiques exemplaires en matière d’EDI.

Quelque 60 pour cent des hauts dirigeants universitaires disent faire partie d’au moins un des groupes désignés aux fins de l’équité en matière d’emploi (les femmes, les personnes racisées, les personnes handicapées, les Autochtones et les membres de la communauté LGBTQ2S+). Les personnes racisées, qui composent 22 pour cent de la population générale, forment huit pour cent des hauts dirigeants, 21 pour cent du corps professoral à temps plein et 31 pour cent des titulaires de doctorat.

Même si la proportion de femmes occupant des postes de haute direction dans les universités (49 pour cent) frôle maintenant la parité avec les hommes, les femmes sont encore peu nombreuses parmi les chefs d’établissement universitaire et les vice-recteurs au Canada. Environ le quart des établissements membres d’Universités Canada sont dirigés par une femme, soit 25 sur 96.

Le sondage d’Universités Canada n’est pas le seul à recueillir des données sur l’EDI dans le secteur de l’éducation postsecondaire. En octobre, Statistique Canada a lancé l’Enquête sur le corps professoral et les chercheurs du niveau postsecondaire pour combler le manque d’information concernant l’EDI dans les collèges et les universités. Cette enquête résulte d’un engagement pris par le gouvernement fédéral dans le budget de 2018 et qui visait à recueillir des données sur les professeurs et les chercheurs du niveau postsecondaire afin d’améliorer la diversité parmi les personnes qui reçoivent du financement des trois organismes subventionnaires canadiens.

L’enquête de Statistique Canada a été envoyée à 100 000 personnes, dont à des professeurs (à temps plein et à temps partiel), à des chercheurs postdoctoraux, à des doctorants et à des enseignants du niveau collégial. Les participants ont jusqu’au 6 décembre pour y répondre, et les résultats devraient être communiqués par Statistique Canada au printemps prochain.

COMMENTAIRES
Laisser un commentaire
Affaires universitaires modère tous les commentaires reçus en fonction des lignes directrices. Les commentaires approuvés sont généralement affichés un jour ouvrable après leur réception. Certains commentaires particulièrement intéressants pourraient aussi être publiés dans la version papier du magazine ou ailleurs.

Your email address will not be published. Required fields are marked *