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La communauté universitaire du Canada sous le choc après les pertes dévastatrices subies dans l’écrasement d’avion en Iran

Des dizaines d’étudiants, de professeurs et de chercheurs d’universités de partout au pays ont été identifiés parmi les 176 victimes.

par NATALIE SAMSON | 10 JAN 20

Après l’écrasement du vol de la Ukraine International Airlines aux abords de Téhéran le 8 janvier, la communauté universitaire du Canada est endeuillée et frappée par l’ampleur de la tragédie. Des dizaines d’étudiants, de professeurs et de chercheurs d’au moins 18 universités de Victoria à Halifax ont été identifiées parmi les victimes.

Les 176 passagers et membres d’équipage du vol 752 de la Ukraine International Airlines à destination de Kiev ont péri dans l’écrasement de l’appareil survenu quelques minutes seulement après son décollage de l’aéroport international Imam Khomeini. Parmi ceux-ci, quelque 138 passagers avaient pour destination finale le Canada. Au moins 40 des victimes étaient actives au sein des milieux universitaire et de la recherche au Canada. Beaucoup étaient des étudiants étrangers qui rentraient au Canada après avoir passé leurs vacances scolaires en Iran.

Le drapeau canadien flotte en berne à l’Université du Manitoba. Photo gracieuseté de l’Université du Manitoba.

Dans un message envoyé aux recteurs le 9 janvier, Paul Davidson, président-directeur général d’Universités Canada, déclare : « Je sais que de nombreux établissements déplorent la perte d’étudiants, de professeurs, de chercheurs et de diplômés. Toute perte de vie est tragique, et lorsqu’il s’agit d’un si grand nombre de personnes jeunes, brillantes et engagées du milieu universitaire canadien, l’effet est d’autant plus dévastateur. »

L’Université de Windsor a confirmé qu’« au moins cinq des personnes figurant sur la liste des passagers du vol PS752 de l’Ukraine International Airlines sont des membres de la communauté d’étudiants et de chercheurs de l’Université de Windsor ». Selon la CBC, ces personnes associées à l’établissement d’enseignement sont Samira Bashiri, vétérinaire formée en Iran qui travaillait dans un laboratoire de l’Université; son mari, Hamid Setarah Kokab, doctorant en génie mécanique; Zahra Naghibi, doctorante en génie civil qui travaillait au laboratoire de turbulence et d’énergie (son conjoint Mohammad Abbaspour Ghadi est également décédé); et Pedram Jadidi, doctorant en génie civil spécialisé dans les travaux maritimes et extracôtiers.

Meric Gertler, recteur de l’Université de Toronto, a publié un communiqué indiquant que « plusieurs étudiants de l’Université de Toronto » figuraient parmi les victimes. La CBC a révélé l’identité de quelques-uns de ces étudiants : Mojtaba Abbasnezhad, étudiant étranger en première année de doctorat en génie électrique et assistant à l’enseignement; Mohammad Salehe, doctorant en technologie des systèmes informatiques et assistant à l’enseignement; Zeynab Asadi Lari, étudiante au baccalauréat spécialisé au campus de Mississauga de l’Université de Toronto ayant auparavant étudié à l’Université de Colombie-Britannique; Mohammad Hossein Asadi Lari, étudiant du programme M.D/Ph.D. Les noms de deux autres étudiants ont été révélés depuis : Mohammad Amin Beiruti et Mohammad Amin Jebelli.

L’Université Western a confirmé le décès de quatre étudiants, dont trois actuellement aux cycles supérieurs et un qui devait y entrer. L’Université a d’abord annoncé qu’elle ne divulguerait pas les noms des étudiants « par respect pour leurs familles… jusqu’à ce que plus d’informations soient disponibles ». L’identité des étudiants a été précisée dans un communiqué publié ultérieurement. Il s’agit de Ghazal Nourian, doctorante en génie mécanique et des matériaux; de Milad Nahavandi, doctorant en génie chimique et biochimique; de Hadis Hayatdavoudi, doctorante en chimie; et de Sajedeh Saraeian, qui allait commencer ses études de maîtrise en génie chimique et biochimique. L’Université a organisé une vigile le jour de l’écrasement en hommage aux étudiants. Jina Kum, présidente de la Société des étudiants aux cycles supérieurs, a pris la parole à cette occasion. « La perte de ces étudiants aux cycles supérieurs est très lourde non seulement dans les domaines où ils contribuaient activement, mais aussi pour la communauté de l’Université Western tout entière, qui ressentira leur absence dans les jours et les années à venir », a-t-elle déclaré.

La CBC précise que quelque 30 victimes résidaient à Edmonton et que la plupart d’entre elles avaient des liens avec l’Université de l’Alberta. Parmi elles : Mojgan Daneshmand, professeure agrégée en génie électrique et en informatique, et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en microsystèmes de radiofréquence pour la communication et la détection; son mari Pedram Mousavi, professeur de génie mécanique titulaire d’un doctorat et d’une maîtrise de l’Université du Manitoba; Arash Pourzarabi et Pouneh Gorji, jeunes mariés, tous deux étudiants à la maîtrise en informatique; Saba Saadat, étudiante en médecine (et sa sœur Sara Saadat, diplômée en psychologie clinique en 2019); Nasim Rahmanifar, étudiante à la maîtrise en génie mécanique; Elnaz Nabiyi, doctorant au département de comptabilité, opérations et systèmes d’information; et Amir Saeedinia, doctorant en génie mécanique.

David Turpin, recteur de l’Université de l’Alberta, a déclaré dans un communiqué : « Il s’agit d’une perte dévastatrice pour l’Université de l’Alberta. Notre communauté est très solidaire. Nous partageons le chagrin de tous ceux qui sont touchés par cette terrible tragédie : amis, collègues, colocataires, professeurs, étudiants, mentors et collègues. »

L’Université d’Ottawa a précisé que trois de ses étudiants figuraient parmi les victimes et qu’elle procédait à la confirmation de leur identité. Selon un communiqué de l’Université d’Ottawa, les étudiants étaient Mehraban Badiei Ardestani, étudiante de premier cycle inscrit à l’École interdisciplinaire des sciences de la santé; Alma Oladi, étudiante qui termine un doctorat en mathématiques; et Saeed Kadkhodazadeh Kashani, doctorant en chimie. L’Association des étudiants iraniens de l’Université d’Ottawa, l’Association étudiante Nowruz et l’université organisent une veillée à la chandelle le 10 janvier.

L’École de technologie supérieure de l’Université du Québec a annoncé « avec une immense tristesse » qu’elle avait appris le décès de deux de ses diplômés au doctorat : celui d’Aida Farzaneh, chargée de cours au Département de génie de la construction de l’ÉTS, et celui de son époux, Arvin Morattab, qui a reçu son doctorat en 2018.

L’Université de Waterloo a identifié deux doctorants présents sur le vol : Marzieh (Mari) Foroutan, étudiante en géographie, et Mansour Esnaashary Esfahani, étudiant en génie civil.

À l’Université Dalhousie, Teri Balser, vice-rectrice à l’enseignement, a déclaré dans un communiqué : « nous sommes attristés d’apprendre le décès de membres de la communauté de l’Université Dalhousie ». Selon la CBC, Masoumeh (Masi) Ghavi, étudiante en génie, et sa jeune sœur Mandieh Ghavi, future étudiante à l’Université, comptaient parmi les passagers.

L’Université Saint Mary’s a confirmé que Maryam Malek et Fatemeh Mahmoodi, étudiantes à la maîtrise en finances, figuraient sur la liste des passagers.

L’Université McMaster a annoncé qu’Iman Aghabali et Mehdi Eshaghian, doctorants à la Faculté de génie, étaient sur le vol. La CBC souligne que les deux étudiants travaillaient au centre de ressources automobiles de l’Université.

L’Université de Guelph a confirmé que deux étudiantes figuraient sur la liste des passagers : Ghanimat Azhdari, doctorante au Département de géographie, d’environnement et de géomatique, et Milad Ghasemi Ariani, doctorante au département de marketing et d’études de consommation.

L’Université de Victoria a annoncé que Roja Omidbakhsh, étudiante de première année à l’École de commerce Gustavson, faisait partie des victimes. « La perte de l’un de nos membres est toujours profondément ressentie par l’ensemble de notre communauté. Nous sommes de tout cœur avec les proches de Roja », a déclaré dans un communiqué Jamie Cassels, recteur de l’Université de Victoria.

L’Université Carleton a identifié l’un de ses étudiants parmi les victimes : Fareed Arasteh, doctorant en biologie, spécialisé en génétique moléculaire, et adjoint à la recherche.

L’Université York a confirmé que l’une de ses étudiantes figurait parmi les passagers. Selon le Toronto Star, il s’agit de Sadaf Hajiaghavand, étudiante de deuxième année en ressources humaines.

Selon les médias locaux, Razgar Rahimi, chargé de cours à la Faculté de génie et des sciences appliquées de l’Université de l’Ontario Tech, comptait parmi les victimes. M. Rahimi a obtenu un doctorat en génie électrique et informatique de l’Université en 2018.

L’Université du Manitoba a indiqué que Forough Khadem, qui a obtenu son doctorat en immunologie en 2016, faisait partie des victimes. Mme Khadem travaillait depuis trois ans comme spécialiste du développement commercial auprès de Mitacs. L’Université a également déclaré être au courant de la présence d’étudiants parmi les passagers.

Patrick Deane, principal de l’Université Queen’s, a confirmé dans un tweet qu’Amir Moradi, étudiant de l’Université, est décédé dans l’écrasement.

Suzanne Fortier, principale de l’Université McGill, a également déclaré qu’elle était « attristée d’apprendre qu’une étudiante de l’Université McGill a été victime de la tragédie. »

Le 9 janvier, le Premier ministre Justin Trudeau a déclaré que de nouveaux renseignements laissaient entendre que l’avion avait peut-être été involontairement abattu par un missile iranien.

Des précisions concernant l’écrasement et les victimes continueront à être publiées au cours des prochains jours et des prochaines semaines.

Les enquêteurs cherchent encore à déterminer la cause de l’écrasement.

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