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Actualités

COVID-19 : mises à jour archivées – Avril 2020

par AFFAIRES UNIVERSITAIRES | 30 AVRIL 20

Jeudi 30 avril

La PCU pour étudiants adoptée aux Communes

Le gouvernement fédéral a franchi un pas de plus vers le paiement de 9 milliards de dollars d’aide d’urgence aux étudiants. Le projet de loi C-15 présenté par le premier ministre Justin Trudeau la semaine dernière pour mettre en place la prestation canadienne d’urgence pour étudiants  a été adopté mercredi par la Chambre des communes. Selon la Presse canadienne, tous les députés ont voté en faveur de cette PCUE pour assurer 1 250 dollars par mois, pendant quatre mois, de mai à août, aux étudiants sans emploi qui correspondent aux critères d’admissibilité. Une prestation de 2 000 dollars (plutôt que 1 750 comme prévu) sera accordée aux étudiants handicapés ou ayant une personne à charge, à la demande des néo-démocrates.

Le projet de loi doit encore être adopté par le Sénat, qui siègera vendredi à midi, et recevoir la sanction royale.

Les données démographiques de la pandémie

À la veille du début du déconfinement progressif au Québec, un groupe de chercheurs universitaires s’inquiète du « manque criant » de données sur la pandémie de coronavirus et demande au gouvernement québécois de dévoiler ses statistiques.

Dans une lettre ouverte transmise à La Presse, l’instigatrice du mouvement, Simona Bignami, professeure au département de démographie de l’Université de Montréal explique que le gouvernement québécois ne publie pas le profil démographique des personnes hospitalisées ou infectées à la COVID-19 (comme l’âge et le sexe).

« La publication de l’âge et du sexe des personnes infectées et hospitalisées au Québec pour la COVID-19 permettrait aux scientifiques de savoir ce qui se passe « à l’extérieur des CHSLD », et comprendre comment la maladie « déborde » des centres d’accueil vers le personnel de la santé, puis dans la population, affirme Mme Bignami. L’analyse des données aiderait aussi à mieux « guider l’élaboration de politiques » nécessaires pour naviguer à travers la pandémie, plaident les neuf chercheurs qui ont cosigné sa lettre ouverte », explique l’article de La Presse.

Toujours selon La Presse, l’Institut de la statistique du Québec estime qu’il lui prend deux ans pour publier les statistiques de mortalité officielles et vérifiées.

Financement pour la recherche en santé mentale, toxicomanie et COVID-19

Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) ont lancé deux nouvelles possibilités de financement pour la recherche sur la santé mentale et la consommation de substances pendant la crise sanitaire actuelle. Les longues périodes de distanciation physique et d’isolement social, les fermetures d’écoles, le chômage et la réduction des services sociaux ont mis à rude épreuve les soutiens en matière de santé mentale et de toxicomanie. Ces opportunités de financement, qui prennent la forme de concours, cherchent de nouvelles façons d’adapter et de développer le système de santé mentale du Canada en réponse aux restrictions et aux besoins croissants causés par la pandémie.

Le premier concours est une subvention pouvant aller jusqu’à 50 000 dollars « pour soutenir la synthèse rapide des connaissances et la mobilisation connexe des connaissances sur les besoins en matière de santé mentale et de toxicomanie ». La date limite de dépôt des candidatures est le 7 mai.

Le deuxième concours est une subvention de fonctionnement toujours en cours d’élaboration. Celle-ci permettra de « soutenir la science de la mise en œuvre et la recherche sur les interventions à l’échelle des populations afin d’atténuer les conséquences de la pandémie de COVID-19 et des mesures d’endiguement de la maladie sur la santé mentale et la toxicomanie ». La date limite de candidature est le 1er mai.

Mercredi 29 avril 11H30

Stagiaires en manque de stages

La saison estivale est souvent synonyme de période de stage pour bon nombre d’étudiants de programmes coopératifs. En raison de la pandémie, des centaines d’étudiants canadiens n’arrivent pas à trouver de stage. À l’Université de Sherbrooke, un peu plus de 350 étudiants du programme coopératif n’ont pas de stage en milieu de travail, selon La Tribune. Le taux de placement actuel des stagiaires est d’environ 82 pour cent, selon la vice-rectrice aux études de l’UdeS, Christine Hudon, alors qu’habituellement, il est de 98 pour cent. Mme Hudon ajoute qu’ailleurs au Canada, les universités ont un taux de placement de 51 pour cent.

L’UdeS se dit flexible sur la date de début des stages ainsi que sur la durée. L’établissement souhaite aussi rassurer certains étudiants se retrouvant sans stage cet été : ils pourraient tout de même obtenir la mention « coop » sur leur diplômes. La situation varie selon les programmes et les disciplines.

Mesures d’assouplissement pour finissants du CÉGEP

L’Université TÉLUQ a annoncé la mise en place de deux mesures d’assouplissement pour les finissants du CÉGEP qui débutent leurs études universitaires cet été ou à l’automne 2020.

La première mesure concerne le nombre manquant de crédits au DEC (diplôme d’études collégiales) pour pouvoir être admis à l’université. « Habituellement, pour se prévaloir de cette politique d’exception, une seule activité manquante est permise. Cette règle a été assouplie : l’Université TÉLUQ accepte les dossiers où il manque jusqu’à trois activités, incluant la réussite à l’épreuve synthèse de programme et la réussite à l’épreuve uniforme de langue d’enseignement et littérature », explique l’université dans un communiqué.

La deuxième mesure concerne le délai pour remplir toutes les conditions d’admission pour un programme de l’Université TÉLUQ. « En temps normal, deux trimestres suivant l’inscription à l’université sont accordés pour faire la preuve de la satisfaction de ces conditions. L’Université TÉLUQ prolonge ce délai d’un trimestre. Par exemple, les personnes admises conditionnellement à l’automne 2020 auront jusqu’à l’été 2021 inclusivement pour répondre aux conditions d’admission. »

École d’été sur la COVID-19

Alors que plusieurs écoles d’été annulent leurs activités en raison de la COVID-19, l’Université Laval a créé une école d’été 100 pour cent à distance sur le thème des pandémies. L’école, qui se déroule du 5 mai au 23 juin, vise à rendre compte de la pluralité des causes et des conséquences internationales liées à la pandémie de coronavirus. Cette formation offre une approche multidisciplinaire (médecine, droit, science politique, gestion, économie, géographie, pharmacie et criminologie) et abordera plusieurs thématiques comme l’intelligence artificielle, la psychologie, la course au vaccin, le bioterrorisme, et la sécurité alimentaire avec l’aide de plusieurs experts invités.

Les intéressés peuvent encore s’inscrire en visitant la page de l’école d’été.

Mardi 28 avril 12H00

Reprise des activités universitaires de recherche au Québec

Le gouvernement du Québec a accordé lundi son autorisation pour la reprise des activités universitaires de recherche, qui sont paralysées depuis six semaines en raison de la COVID-19. « Les activités de recherche visées sont celles qui sont liées aux domaines de la santé, des sciences naturelles, de l’agriculture, de la foresterie, du génie ainsi que les activités extérieures saisonnières dont l’urgence du redémarrage est de haute importance. Tous les autres secteurs de la recherche seront aussi considérés pour une reprise graduelle », précise le Bureau de coopération interuniversitaire (BCI) dans un communiqué dans lequel il se réjouit de l’annonce de Québec. « Les établissements universitaires québécois sont fiers de pouvoir ainsi participer aux efforts collectifs de relance et accentuer leurs contributions à l’élaboration et à la mise en place de solutions à la crise actuelle. »

Polytechnique Montréal s’est aussi réjoui de l’annonce « tant attendue par notre communauté » et qui « signifie que les professeurs et leurs étudiants pourront bientôt et progressivement reprendre leurs travaux en laboratoire, selon des normes socio-sanitaires très strictes ». L’université ajoute que les modalités de la reprise progressive des activités dans les laboratoires de recherche seront définies et transmises à la communauté universitaire cette semaine.

Le gouvernement du Québec a également annoncé lundi que la réouverture des universités ne se ferait qu’à la fin du mois d’août.

Réouverture d’établissements au Nouveau-Brunswick

Lundi, le Nouveau-Brunswick a complété une neuvième journée consécutive sans nouveau cas de COVID-19. Lorsque le seuil d’une semaine sans nouveau cas a été atteint vendredi, le premier ministre Blaine Higgs a annoncé la réouverture progressive des entreprises, des établissements d’enseignement, des établissements de santé, des espaces récréatifs et des lieux culturels et d’arts. Le plan de déconfinement se fera en quatre phases. Ces mesures signifient que les campus universitaires de la province rouvriront à certains étudiants qui doivent travailler sur place pour répondre aux exigences spécifiques des cours.

Le président de l’Université du Nouveau-Brunswick, Paul Mazerolle, a précisé que l’accès aux campus ne sera accordé qu’aux personnes complétant des « stages et laboratoires de recherche selon des directives strictes et qu’il n’inclut pas encore les cours réguliers en personne ». Il a ajouté que ce retour sur le campus s’applique exclusivement aux « programmes universitaires jugés essentiels par le Bureau du médecin hygiéniste en chef et est limité aux programmes qui comportent des éléments pratiques ou de laboratoire, en particulier ceux qui servent à la fois les autorités régionales de la santé et le secteur des soins de longue durée ».

Le gouvernement néo-brunswickois a d’ailleurs annoncé lundi le début d’une nouvelle initiative permettant aux élèves de 12e année d’« entamer plus tôt leurs études postsecondaires en s’inscrivant à des cours à distance offerts durant les trimestres du printemps et d’été ». « Avec le consentement des parents, les élèves qui sont en voie d’obtenir leur diplôme d’études secondaires en juin peuvent s’inscrire aux cours de ces trimestres pour commencer à accumuler des crédits universitaires en prévision de la rentrée à l’automne », explique le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance du Nouveau-Brunswick dans un communiqué.

Séminaires de recherche francophones

Le Collège des chaires de recherche sur le monde francophone de l’Université d’Ottawa organise des séminaires de recherche à distance pendant la pandémie. Le prochain rendez-vous aura lieu le 15 mai et accueillera le professeur en design et cybersanté mentale de l’UQAM Stéphane Vidal. L’Université d’Ottawa invite les participants intéressés à contacter sylvie.grosjean@uottawa.ca.

Vendredi 24 avril 12H00

 

Une stratégie nationale de recherche médicale pour lutter contre la COVID-19 

Le gouvernement canadien continue d’annoncer des mesures de soutien financier pour le secteur académique et de la recherche. Jeudi lors de son point de presse quotidien, le premier ministre Justin Trudeau a annoncé un investissement de 1,1 milliard de dollars pour appuyer une stratégie nationale de recherche médicale pour lutter contre la COVID-19. Cet argent s’ajoute à l’investissement de 275 millions de dollars pour la recherche et les contre-mesures médicales annoncé au mois de mars. 

L’Université Laval a annoncé avoir mis à pied plus de 600 employés contractuels pour une durée indéterminée. Selon ce que rapportent plusieurs médias, ces mises à pied seraient liées « à un ralentissement important de ses activités et à une baisse majeure de ses revenus ».

La stratégie se déploiera en trois volets : 

  • les essais cliniques sur ces vaccins et traitements potentiels (662 M$) 
  • le développement de tests contre la COVID-19 et la modélisation de maladies (350 M$) 
  • la recherche sur les vaccins et les traitements dans les hôpitaux et les universités (115 M$) 

Cet argent permettra aussi la création du Groupe de travail sur l’immunité face à la COVID-19, dont la direction sera assurée par les docteurs David Naylorprofesseur de médecine et ancien président de l’Université de Toronto, Catherine Hankinsspécialiste en santé publique et des populations à l’Université McGillet Tim Evans, directeur de l’école de la population et de la santé mondiale à McGill. Le groupe sera appuyé par l’administratrice en chef de la santé publique Theresa Tam et la conseillère scientifique en chef du Canada Mona Nemer. 

Le mandat de ce groupe sera de mener une série de tests sérologiques, c’est-à-dire des tests sanguins qui permettent de détecter la présence d’anticorps propres au virus et déterminer si une personne a été exposée à la COVID-19. Au moins un million de canadiens seront testés au cours des deux prochaines années. 

Données préliminaires du projet DECOPA 

L’équipe du projet DECOPA, dont nous vous avons parlé dans la mise à jour du 15 avrilvient de compléter l’analyse préliminaire des données recueillies du 14 au 17 avril. L’étude se penchait sur le personnel de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) confiné et asymptomatique de la COVID-19Sur les 330 personnes volontaires, seulement 1,82 % ont obtenu un résultat positif. Les tests consistaient à faire des prélèvements oropharyngés et des voies nasales – un procédé autorisé par Santé Canada visant à détecter le virus par la présence d’acides nucléiques viraux. 

« Notre recherche visait à évaluer s’il y avait un grand nombre de porteurs de la COVID-19 asymptomatiques dans une population sujette à des mesures de distanciation sociale. Cette donnée est importante car, bien que la contagiosité des porteurs asymptomatiques soit inconnue, ces individus pourraient contribuer à la transmission de la maladie sans même le savoir. Il s’avère que le nombre de porteurs asymptomatiques est très faible, ce qui a de quoi rassurer la population et les autorités », explique Alexis Danylo, médecin-infectiologue au CIUSSS MCQ. 

Les écoles de journalisme s’adaptent 

Les étudiants du cours Atelier de presse quotidienne du baccalauréat en journalisme de l’UQAM ont produiun journal complet 100% maison tout en étant en confinement. Les textes du journal sont disponibles ici 

L’Institut du journalisme d’enquête de l’Université Concordia a mis sur pied le Projet pandémie. En collaboration avec l’Association canadienne des journalistes (CAJ) et Esri Canada, une entreprise qui fournit des services de cartographie, et avec l’appui de plusieurs autres écoles de journalisme au pays, le Projet pandémie prendra la forme d’« une coopérative de données collaborative conçue pour soutenir les organes de presse canadiens en fournissant gratuitement des cartes locales sur les infections, et d’autres informations inédites ».  

Jeudi 23 avril 11H30

 

600 employés mis à pied à Laval

L’Université Laval a annoncé avoir mis à pied plus de 600 employés contractuels pour une durée indéterminée. Selon ce que rapportent plusieurs médias, ces mises à pied seraient liées « à un ralentissement important de ses activités et à une baisse majeure de ses revenus ».

Cette décision touche les employés des départements suivants : le Bureau des événements campus, le Bureau du stationnement, la Direction des services aux étudiants, la clinique de la Faculté de médecine dentaire, le Service des activités sportives, le Service de placement, le Service de reprographie et le Service des résidences.

Aide fédérale aux étudiants

Le Premier ministre Justin Trudeau a annoncé mercredi une série de nouvelles mesures d’aide aux étudiants confrontés à des difficultés financières en raison de la COVID-19. Cela comprend la nouvelle Prestation canadienne d’urgence pour les étudiants, la nouvelle Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant, les Bourses d’études canadiennes doublées en montant et la création de 76 000 emplois pour les étudiants. En somme, les nouvelles mesures représentent un investissement de 9 milliards de dollars du gouvernement fédéral pour les étudiants du milieu post secondaire et les nouveaux diplômés.

Le ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique Navdeep Bains a précisé sur Twitter que 40 millions de dollars de ce fonds seront accordé au Mitacs pour créer 5 000 emplois et une autre partie du financement ira à la table ronde du milieu des affaires et de l’enseignement supérieur afin de créer de 5 000 à 10 000 nouveaux stages étudiants.

Étudiants-travailleurs internationaux dans les services essentiels

Le gouvernement a fait une autre mise à jour importante mercredi concernant les étudiants internationaux travaillant dans les services essentiels. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada a temporairement levé la restriction qui limite les étudiants internationaux à travailler (de façon rémunérée) un maximum de 20 heures par semaine pendant les cours, « à condition qu’ils travaillent dans un service essentiel ou une fonction essentielle, comme le domaine des soins de santé, de l’infrastructure critique ou de la fourniture des aliments ou d’autres biens essentiels ».

Cette nouvelle est particulièrement pertinente pour les 11 000 étudiants internationaux au Canada inscrits dans les programmes de sciences de la santé. Le changement, qui vise à aider les établissements de santé et d’autres milieux de travail touchés par la pandémie, sera en place jusqu’au 31 août 2020.

Mercredi 22 avril 11H00

 

Scénarios pour l’automne

Alors que les universités se préparent à débuter la session d’été entièrement à distance (ou presque) celles-ci réfléchissent également aux différents scénarios possibles pour la rentrée cet automne.

L’Université Laval dit être en processus de préparation pour la rentrée. « Il est impossible de prédire aujourd’hui les consignes gouvernementales que nous devrons appliquer en septembre, mais nous nous préparons aux éventualités les plus probables. Nous espérons un retour à la normale pour toutes nos activités le plus rapidement possible, tout en identifiant des solutions créatives afin de nous adapter à la situation », a écrit la rectrice Sophie D’Amours dans sa mise à jour du 15 avril.

Du côté de l’Université de Sherbrooke, l’objectif est de faire revivre le campus. « Il faut regarder de l’avant et on travaille déjà au déconfinement. C’est très important pour nous de planifier ça correctement. Par exemple, on veut qu’à très court terme, les activités de recherche en laboratoire et sur le terrain puissent reprendre. On regarde aussi comment certains services vont pouvoir recommencer, comment les choses vont se redéployer au cours de l’été », a expliqué le recteur Pierre Cossette dans une vidéo Youtube.





Certains établissements anglophones dévoilent déjà les scénarios envisagés pour la rentrée 2020. C’est le cas de l’Université de l’Alberta qui a publié un document le 16 avril décrivant trois situations possibles :

  1. L’enseignement en personne limité est autorisé, la recherche non essentielle est autorisée, les étudiants internationaux sont présents et les campus sont ouverts.
  2. L’enseignement en personne limitée est autorisé, la recherche non essentielle est autorisée, les étudiants internationaux sont absents, les campus sont ouverts;
  3. Pas d’enseignement en personne, la recherche essentielle uniquement est autorisée, les étudiants internationaux sont absents, et les campus sont fermés.

Ornithologie en confinement

Dans le contexte de confinement, le Scientifique en chef du Québec et QuébecOiseaux souhaitent offrir une activité d’identification des oiseaux. Ils ont mis sur pied le programme Des oiseaux à la maison, une activité de science participative qui vous invite à découvrir les oiseaux à partir de chez vous tout en respectant les mesures d’isolement.

Les participants sont invités à s’inscrire sur eBird, une plateforme d’acquisition et de partage de données ornithologiques utilisée par plus de 500 000 observateurs d’oiseaux à travers le monde. « Vos observations contribueront à enrichir les connaissances sur les oiseaux. Elles seront rendues disponibles à des fins scientifiques, pédagogiques et de conservation. À la fin du programme, elles seront analysées et vous recevrez un rapport scientifique présentant les résultats », explique QuébecOiseaux sur son site Web.

Mardi 21 avril 13H30

 

Congrès de l’Acfas reporté

Le Congrès de l’Acfas qui devait avoir lieu du 4 au 8 mai à l’Université de Sherbrooke et à l’Université Bishop’s est reporté à l’an prochain aux mêmes endroits. En raison de la pandémie actuelle, l’Association avait annoncé l’annulation de l’événement en mars dernier. Le 88e Congrès de l’Acfas aura donc lieu du 3 au 7 mai 2021.

« La période de crise que nous traversons nous le montre bien, la recherche est plus importante que jamais en ce qu’elle joue un rôle clé dans les prises de décisions qui affectent la collectivité. Nul doute que le congrès 2021 constituera, entre autres, un moment de rencontre privilégié entre les acteurs de notre communauté pour réfléchir aux multiples conséquences de la pandémie actuelle et au statut de la recherche au 21e siècle », peut-on lire dans un communiqué.

Un appel aux nouvelles propositions d’activités sera lancé à l’automne afin d’offrir une programmation enrichie, qui tiendra compte des avancées qui ont eu cours depuis l’invitation lancée à l’automne 2019.

L’Université d’Ottawa, qui devait accueillir le congrès en 2021, sera finalement l’hôtesse de l’événement en 2024.

L’édition 2020 du concours Ma thèse en 180 secondes, qui devait initialement avoir lieu le 6 mai à l’Université Bishop’s, a été reportée à l’automne 2020. La date n’est pas encore connue.

L’Acfas a également annoncé le lancement de rencontres virtuelles Les Causeries.

Ces discussions en ligne destinées exclusivement aux membres de l’Association, mettront en valeur des chercheuses et chercheurs aux parcours inspirants. L’Acfas espère permettre à ses membres de rester connectés en cette période de confinement et invite les personnes intéressées à visiter son site Web.

Sondage sur les étudiants

Statistique Canada souhaite recueillir des données sur les étudiants canadiens du milieu post secondaire pendant la crise de la COVID-19. L’enquête vise à mieux comprendre les « répercussions de la pandémie de COVID-19 sur la scolarité, le travail et les finances des étudiants du niveau postsecondaire » via un questionnaire électronique. La population étudiante sera interrogée sur ses projets académiques et sur ses contraintes financières liées aux frais de scolarité, au paiement du loyer et à d’autres dépenses auxquelles ils sont confrontés en raison de la pandémie.

« Ces renseignements seront utilisés par les gouvernements et d’autres organisations pour évaluer les besoins en en matière de services et de programmes de soutien aux étudiants du niveau postsecondaire, pendant et après la pandémie », explique l’agence sur son site Web.

Les étudiants ont jusqu’au 1er mai pour participer.

Les étudiants se prononcent ailleurs

Avant même que Statistique Canada lance son enquête, une coalition d’associations étudiantes des universités de recherche du Canada, regroupées sous la bannière U15, a préparé son propre sondage (en anglais seulement) sur les lacunes dans le soutien aux étudiants postsecondaires pendant la crise. Avec plus de 3000 réponses de 64 établissements canadiens, le groupe a constaté que la grande majorité (60 à 73 pour cent) des étudiants s’inquiète de pouvoir payer les frais d’hébergement et les frais de services publics, de payer l’épicerie et les cartes de crédit cet été.

Le groupe recommande que le gouvernement fédéral fournisse de l’aide financière aux étudiants et aux nouveaux diplômés par le biais de la Prestation canadienne d’urgence (PCU), ainsi qu’un financement d’urgence pour les étudiants qui sera administré par les universités.

Entre-temps, l’Alliance canadienne des associations étudiantes a publié une liste similaire de cinq recommandations (en anglais seulement) à l’intention du gouvernement fédéral sur la façon de soutenir les étudiants du milieu post secondaires pendant la pandémie.

Lundi 20 avril 12H00

 

Cote R des étudiants québécois

Le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec, Jean-François Roberge, a annoncé lundi que les résultats de la session d’hiver 2020 ne seraient pas comptabilisés dans le calcul de la cote R (ou la cote de rendement au collégial). Le ministre explique que cette décision a été prise dans le but d’assurer un souci équitable des étudiants.

« L’évolution de la situation sanitaire entraîne d’importantes disparités entre étudiants, collèges et régions, ce qui rend inopérant ce calcul axé sur les comparaisons de résultats et qui repose sur l’hypothèse de mêmes conditions d’enseignement et d’évaluation pour tous », a écrit le ministre sur Twitter.

Les différents programmes universitaires se basent sur la cote R pour admettre des étudiants. Un écart de quelques points peut faire une différence entre l’acceptation et le refus d’un étudiant dans le cas de programmes contingentés.

« Avec l’appui du Bureau de coopération interuniversitaire, le gouvernement du Québec se rallie ainsi à la position exprimée par la Fédération des cégeps, la Fédération étudiante collégiale du Québec, et les principaux syndicats d’enseignement », peut-on lire dans le communiqué du cabinet du ministre Roberge.

Recrutement des étudiants internationaux

La pandémie de coronavirus complique le recrutement des étudiants étrangers par les établissements postsecondaires ontariens, selon ce que rapporte ICI Ontario. L’Université Laurentienne aurait pris la décision de « reporter d’un semestre l’admission des étudiants étrangers s’ils n’arrivent pas à se rendre au Canada à temps pour la session d’automne ». L’Université de Hearst estime avoir reçu moins de demandes d’admission qu’à pareille date l’an dernier, et l’établissement craint des répercussions financières si la crise sanitaire se poursuit. 60 pour cent de sa population étudiante provient de l’étranger.

L’Ontario investit 20M$ dans la recherche

Le gouvernement de l’Ontario a annoncé samedi un investissement de 20 millions de dollars pour avancer la recherche médicale et développer des outils et ressources pour lutter contre la COVID-19 et d’autres maladies infectieuses. Ce financement sera fait par le biais du Fonds ontarien de recherche pour l’intervention rapide contre la COVID-19. Dans le communiqué de l’annonce de samedi, le gouvernement a lancé un appel à « tous les établissements de recherche et d’enseignement postsecondaire ainsi que les organisations scientifiques à but non lucratif de la province à passer à l’action en élaborant des solutions innovantes pour retracer ce virus et en venir à bout ».

Financement du N.-B. pour les étudiants en difficulté

Les étudiants du niveau postsecondaire fréquentant les établissements du Nouveau-Brunswick ont jusqu’à cette semaine pour présenter une demande de financement provisoire de la province. Le 3 avril, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a créé Le Fonds provisoire d’urgence à l’intention des étudiants de niveau postsecondaire vulnérables, qui est administré par chaque école. Les étudiants qui remplissent les conditions d’admissibilité peuvent recevoir une bourse unique pouvant atteindre 750 dollars.

Vendredi 17 avril 10H30

 

Briser l’isolement grâce à un serveur

Les cours de Polytechnique Montréal maintenant offerts à distance depuis le 30 mars, les étudiants et le personnel sont tous confinés à domicile. L’Association des étudiants des cycles supérieurs de Polytechnique (AÉCSP) propose donc un espace à ses membres pour interagir en groupe et briser l’isolement.

C’est par l’entremise d’un serveur communautaire Discord, bien connu des joueuses et joueurs de jeux vidéo. « Par l’entremise d’une plateforme de distribution numérique et d’un logiciel client pour ordinateur ou pour appareil mobile ou bien d’une interface web, un serveur Discord permet à des personnes de communiquer d’un à plusieurs ou de plusieurs à plusieurs par le texte, la voix ou la vidéo, mais aussi de tenir des visioconférences ou de jouer à des jeux en ligne, par l’entremise de canaux », explique-t-on dans un communiqué.

Jeux de société, séances de karaoké, liste d’écoute musicale, cours de cuisine, séances d’information et des ateliers y sont offerts.

Selon l’Association, une centaine de personnes se sont connectées au serveur dans les premières 24 heures suivant son lancement.

Conseils de l’Université Laurentienne

Une conseillère et une étudiante à la maîtrise de l’Université Laurentienne partagent leurs meilleurs conseils de bien-être dans une vidéo en français publiée sur les réseaux sociaux de l’établissement. Elles recommandent des activités qui nous font sentir bien comme l’art, l’activité physique, la cuisine ou encore d’établir un cycle de sommeil constant.





Jeudi 16 avril 11H30

 

Un plus grand accès à la PCU

Le premier ministre Justin Trudeau a annoncé mercredi des changements aux règles d’admissibilité à la prestation canadienne d’urgence (PCU) qui pourraient aider certains étudiants et employés contractuels à se qualifier pour du soutien, tels que :

  • les travailleurs gagnant jusqu’à 1 000 dollars par mois.
  • les travailleurs saisonniers qui ont épuisé les prestations régulières d’assurance-emploi et qui ne peuvent pas reprendre leur travail saisonnier habituel à cause de la pandémie de la COVID-19.
  • les travailleurs qui ont récemment épuisé leurs prestations régulières d’assurance-emploi et qui ne peuvent pas se trouver un emploi ou recommencer le travail en raison de la pandémie de la COVID-19.

Le gouvernement fédéral a également annoncé un nouveau plan pour travailler avec les provinces et les territoires sur un complément de salaire pour les travailleurs essentiels gagnant moins de 2 500 dollars par mois. Ce nouveau paiement a été conçu pour aider spécifiquement les travailleurs à faible revenu, en particulier le personnel de première ligne dans les hôpitaux, les centres d’hébergement et de soins de longue durée, les services essentiels de vente au détail et l’approvisionnement alimentaire.

Mercredi, lors de sa conférence de presse, le premier ministre a également annoncé que de l’aide supplémentaire est à venir dans les prochains jours pour les étudiants du niveau postsecondaire.

Lancement d’un sondage international

Deux professeurs du Québec lancent une étude sur les réactions des populations face aux directives des autorités. Codirigée par Kim Lavoie, professeure au Département de psychologie, et Simon Bacon, professeur au Département de santé, de kinésiologie et de physiologie appliquée de l’Université Concordia, l’étude s’appuie sur un sondage qui sera disponible dans près de 40 langues pour évaluer plusieurs aspects des réactions sociales comme la compréhension par les populations des directives gouvernementales, les préoccupations citoyennes et les comportements des personnes.

Quelque 110 chercheuses et chercheurs dans plus de 25 pays collaborent à l’étude iCare (Évaluation internationale de la compréhension et des réactions par rapport à la COVID-19) coordonnée par le Centre de médecine comportementale de Montréal. Les chercheurs espèrent obtenir 400 000 participations et pouvoir fournir des données aux autorités gouvernementales et sanitaires dans le but d’améliorer les stratégies de prévention. Plus de détails ici.

Expliquer la COVID-19 aux enfants

L’auteure et illustratrice Élise Gravel a créé des illustrations pour mieux expliquer la pandémie actuelle aux enfants, comme cette bande dessinée à télécharger et à imprimer.

L’artiste produit du contenu en français et en anglais sur une panoplie de sujets comme l’autisme, les réfugiés, les femmes scientifiques et les changements climatiques. Elle a également produit une série de dessins à colorier et de bandes dessinées à compléter en lien avec le coronavirus.

Mercredi 15 avril 12H00

 

L’UQTR étudie la transmission asymptomatique

Une clinique de dépistage de la COVID-19 chez les individus asymptomatiques et confinés est en opération sur le campus de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Le projet DECOPA est le premier centre de dépistage communautaire au Québec et est réservé exclusivement aux membres du personnel de l’UQTR.  « Sachant également que la transmission par des individus asymptomatiques est possible, les chercheurs tentent de savoir à quel point le virus est présent chez les populations où les mesures de distanciation sociale et de confinement ont été mises en place », peut-on lire dans un communiqué publié lundi.

« La COVID-19 est très contagieuse. Il semble que la transmission par des personnes asymptomatiques a joué un rôle important dans la propagation de la maladie dans les CHSLD du Québec, où le taux d’infection est très fort. Toutefois, l’hypothèse n’a pas été étudiée dans une population confinée présentant les caractéristiques qui sont spécifiques au Québec. Il est donc crucial de trouver rapidement la réponse aux questions concernant la prévalence de la COVID-19 chez les personnes qui ne présentent pas de symptômes », explique Lyne Cloutier, chercheuse principale du projet DECOPA et professeure titulaire au Département des sciences infirmières de l’UQTR.

L’étude sera menée sur les quelque 2000 employés de l’université qui suivent des mesures de confinement strictes. « Le dépistage par écouvillonnage sera réalisé sur place et les échantillons seront ensuite transportés au CIUSSS MCQ pour analyse. Tous les participants seront avisés des résultats », ajoute le communiqué.

Mise à jour du CRSNG

Le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) a annoncé la semaine dernière de nouvelles extensions de programme et de nouvelles possibilités de financement.

Le CRSNG a prolongé la période de financement des subventions à la découverte active. Les titulaires d’une subvention à la découverte, y compris ceux qui ont été approuvés dans le cadre du concours 2020, peuvent opter pour une prolongation de leur subvention avec le versement des fonds pendant une année selon leur niveau de financement actuel. L’agence de financement contactera directement les récipiendaires avec des informations détaillées sur la manière de demander la prolongation.

Avec cette extension en place, le concours 2021 ne sera ouvert qu’aux nouveaux candidats (chercheurs qui ne détiennent aucune subvention à la découverte) et à ceux qui choisiront de ne pas accepter la prolongation de leur subvention.

Le CRSNG, de concert avec les Instituts de recherche en santé du Canada et le Conseil de recherches en sciences humaines, a créé un nouveau programme de financement pour les chercheurs des collèges et des écoles polytechniques du Canada. La réponse rapide de la recherche appliquée à COVID-19 offre jusqu’à 75 000 dollars pour des projets d’un an. Le financement est un produit du programme d’innovation des collèges et des collectivités des trois organismes. Il s’agit du deuxième programme de financement lié à la COVID-19 lancé par le CRSNG ce mois-ci, après les subventions Alliance.

Archiver les efforts de la pandémie

L’Association des bibliothèques de recherche du Canada (ABRC) et la Coalition canadienne pour l’archivage Web (CCAW) lancent une initiative afin de mieux partager et coordonner l’archivage Web d’informations liées à la pandémie de COVID-19. Un appel conférence aura lieu jeudi le 16 avril pour discuter d’activités actuelles, comment collaborer et coordonner au mieux ces activités et identifier les lacunes dans les efforts de collecte. Il est possible de s’inscrire ici.

Mardi 14 avril 12H00

Fonds étudiant d’aide d’urgence de l’INRS

L’Institut national de recherche scientifique (INRS) a lancé un appel public à contribuer au Fonds d’aide d’urgence pour les étudiants de l’Institut. Ce fonds vise à soutenir ceux qui sont aux prises avec des difficultés financières les empêchant de satisfaire leurs besoins de première nécessité et qui peuvent compromettre la poursuite de leurs études.

Il est possible de faire un don ici. Les étudiants de l’INRS dans le besoin peuvent faire une demande de bourse auprès du Service des études supérieures et postdoctorales. Plus de détails se trouvent ici.

Projet La grossesse en confinement

La Chaire McConnell en Recherche-Création sur la réappropriation de la maternité de l’Université de Montréal a lancé un projet d’œuvre participative et collective nommée La grossesse en confinement. Le projet sur la maternité en période de pandémie est réalisé en collaboration avec le Centre d’exposition de l’université et les Fonds de recherche du Québec.

« Face à la COVID-19, nous pensons que la création peut aider les femmes enceintes à surmonter le stress relatif à la grossesse, la déception de ne plus être en mesure de donner naissance à la maison, voire le traumatisme d’un accouchement en isolement », explique François-Joseph Lapointe, professeur au Département de sciences biologiques de l’UdeM et cotitulaire de la Chaire dans un communiqué.

L’initiative vise à récolter, par l’entremise du groupe Facebook privé, des œuvres (dessin, croquis, peinture, collage) de femmes enceintes ou de mères ayant récemment accouché afin qu’elles expriment leur état d’esprit et racontent leur expérience.

Une exposition est prévue à la suite de la période de confinement.

Application canadienne pour suivre les cas de coronavirus

Une application qui utilise l’intelligence artificielle (IA) conçue par des chercheurs montréalais pourrait être utilisée par les gouvernements canadiens dans les prochains jours. Selon ce que rapporte The Logic, cette application a été développée par Yoshua Bengio, le directeur scientifique de Mila, le laboratoire de recherche en intelligence artificielle du Québec, afin de suivre les mouvements des gens et détecter les utilisateurs les plus à risque d’entrer en contact avec la COVID-19.

Les gouvernements fédéral et québécois envisagent financer et adopter l’application dans le cadre de leurs efforts pour lutter contre la pandémie, et notamment promouvoir l’outil comme alternative aux mesures de distanciation physique. « Le point crucial est que cela nous permettrait [de] concentrer davantage le confinement sur les personnes les plus à risque et de faciliter le retour des activités à l’extérieur, du travail, etc. », a expliqué le M. Bengio, ajoutant qu’un accent plus strict sur l’isolement des personnes infectées et des personnes les plus exposées à l’infection aiderait à atténuer les impacts économiques des mesures d’isolation.

Vendredi 10 avril 7H00

L’équipe d’Affaires universitaires prend congé pour cette longue fin de semaine, en espérant que vous pourrez aussi profiter d’une pause bien méritée après plusieurs semaines en isolement pour la plupart.

En attendant de reprendre la publication de nouvelles quotidiennes la semaine prochaine, voici quelques suggestions d’activités de quarantaine et de contenu qui pourrait vous faire sourire.

Passez un week-end reposant et prenez soin de vous.

Rendre l’art accessible en temps de pandémie

Les concerts sur les balcons, les visites de musées virtuelles, les bibliothèques en ligne… La Galerie de l’UQAM s’adapte aussi à la nouvelle réalité de l’isolement physique.

La Galerie universitaire, dédiée à l’art contemporain, souhaite transmettre son art à distance. « L’isolement volontaire n’empêche pas la découverte culturelle! Chaque jour, la Galerie de l’UQAM vous propose d’explorer une thématique à partir de ressources accessibles en ligne gratuitement : vidéos, enregistrements, publications, expositions, œuvres de notre collection et plus encore! », explique-t-on sur la page Facebook de la Galerie où est publié du contenu artistique chaque jour.

Un band virtuel

L’École de musique Schulich de McGill a publié sur Twitter la vidéo d’un groupe de cinq élèves interprétant la chanson Try de David Binney… tous chacun chez soi, grâce à la technologie!

Un jeu video pour la science

Un nouveau jeu vidéo recrute des joueurs pour faire avancer la recherche scientifique. Des chercheurs de McGill se tournent vers cette plateforme de jeu afin de cartographier le microbiome intestinal. Grâce à une collaboration avec Jérôme Waldispühl, professeur agrégé à l’École d’informatique de McGill, les entreprises de jeux vidéo Gearbox Software et 2K ont lancé cette semaine Borderlands Science, un jeu interactif (en référence au jeu Borderlands 3) qui invite les joueurs à cartographier le microbiote intestinal humain (anciennement appelé la flore intestinale) pour faire progresser des études médicales vitales tout en gagnant des récompenses dans le jeu.

Lire, regarder et écouter :

Voici quelques suggestions pour vous informer efficacement, ou seulement pour décrocher, en temps de pandémie.

Jeudi 9 avril 13H00

 

Emplois d’été Canada

Le gouvernement fédéral a annoncé mercredi des changements temporaires au programme Emplois d’été Canada afin de stimuler l’emploi des étudiants pendant les mois d’été. Parmi les mesures annoncées, on compte :

  • une augmentation de la subvention salariale pour permettre aux employeurs des secteurs public et privé de recevoir eux aussi jusqu’à 100 % du salaire minimum en vigueur dans les provinces ou les territoires pour chaque employé;
  • une prolongation de la date de fin d’emploi jusqu’au 28 février 2021;
  • une permission accordée aux employeurs d’adapter leurs projets et leurs activités professionnelles pour soutenir les services essentiels;
  • et une permission accordée aux employeurs d’embaucher du personnel à temps partiel.

Le gouvernement a injecté 263 millions de dollars dans le programme cette année dans l’espoir de créer jusqu’à 70 000 emplois pour les jeunes.

Pendant ce temps, de plus en plus d’étudiants demandent des options supplémentaires de soutien financier, de préférence par le biais de l’expansion du programme de subvention salariale de la Prestation canadienne d’urgence (PCU).

Statistique Canada répond aux critiques

Statistique Canada a été vivement critiquée pour sa lenteur à fournir des données nationales au cours de cette crise en évolution rapide. L’agence a répondu en créant une série d’enquêtes sur les répercussions de la COVID-19 pour diffuser les informations récoltés et pour éclairer rapidement les décisions politiques liées à la pandémie.

Plus de 4 600 personnes dans les 10 provinces ont répondu à l’enquête entre le 29 mars et le 3 avril. Des questions ont porté sur les effets de COVID-19 sur les résidents canadiens, par exemple sur leurs préoccupations en matière de santé et de système de santé (84 pour cent ont répondu qu’ils craignaient beaucoup que la maladie surcharge le système de santé); sur ce qui les préoccupe le plus (10 pour cent des femmes qui ont répondu ont exprimé une extrême inquiétude quant à la possibilité de violence à la maison pendant l’isolement); sur le genre de précautions à prendre pour éviter de contracter ou de répandre la COVID-19 (90 pour cent déclarent pratiquer la distanciation physique); et sur la façon dont les Canadiens passent leur temps (sur Internet) et où ils obtiennent leurs informations concernant la COVID-19 (grands médias).

Les résultats sont disponibles ici, et un résumé infographique est disponible ici.

Situation inquiétante des Autochtones

Environ 90 chercheurs et scientifiques du domaine de la santé et de la médecine ont signé une lettre ouverte jeudi pour réclamer une action immédiate afin de soutenir la sécurité alimentaire et le logement dans les communautés des Premières Nations, des Inuit et des Métis. Les problèmes d’insécurité alimentaire (4 fois supérieure à la moyenne nationale canadienne) et de malnutrition sont aggravés par la crise actuelle liée à la pandémie de COVID-19 et « mettent en péril l’accès des communautés à une alimentation saine qui est essentielle au maintien d’un système immunitaire sain », expliquent les chercheurs provenant d’universités ou d’organismes d’un bout à l’autre du pays.

« Alors que les autorités de santé publique recommandent aux personnes de rester à la maison, il convient de rappeler que les peuples autochtones vivent dans certaines des conditions de logement les plus extrêmes du pays, avec une prévalence de surpeuplement des ménages plusieurs fois supérieure à la moyenne nationale. Dans plusieurs cas, l’accès à l’eau potable est aussi un enjeu de taille.

En cette période de crise, nous devons veiller à ce que toutes les personnes vivant au Canada, y compris les Peuples Autochtones, aient un accès équitable aux services et aux ressources afin d’atténuer la propagation de la COVID-19 en collaboration avec les communautés environnantes et les organisations régionales de santé publique et, par le biais du processus de réconciliation, continuer à apprendre les uns des autres et à élaborer des solutions innovantes », ajoutent-ils.

Ils demandent aux gouvernements de travailler avec les leaders et les communautés autochtones pour fournir un soutien alimentaire et des soins médicaux à court terme, et d’apporter des améliorations substantielles à la sécurité et la souveraineté alimentaire, l’entretien des logements existants et la construction de nouveaux logements à plus long terme.

Étude massive sur le plasma

Un consortium de chercheurs canadiens entame un essai clinique sur le plasma sanguin des personnes qui se sont rétablies de la COVID-19. L’essai sur le « plasma de convalescent » nommée CONCOR est menée par les universités de Montréal, de Toronto et McMaster. Il vise à tester l’efficacité de l’utilisation de ce plasma, qui contient des anticorps, pour traiter les patients atteints de la COVID-19 dont les symptômes nécessitent une hospitalisation. L’essai sera réalisé dans chaque province et dans la plupart des territoires, avec quelque 1 000 patients participants.

Le partenariat collabore aussi avec le Réseau canadien de recherche transfusionnelle, le Centre McMaster de recherche transfusionnelle, la Société canadienne du sang, Héma-Québec et des chercheurs de partout au pays.

L’essai devrait commencer dans les prochaines semaines, et les résultats devraient être connus dans six à dix mois.

Mercredi 8 avril 11H30

 

Professeurs et étudiants non admissibles à la PCU

Le gouvernement fédéral a rendu disponible lundi une aide d’urgence pour les personnes ayant perdu leur gagne-pain en raison de la COVID-19. Pour avoir accès à la Prestation canadienne d’urgence (PCU), on doit répondre à certains critères d’admissibilité.

Selon l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU) et la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCÉÉ), certains étudiants et membres du personnel contractuel FCÉÉ) n’ont pas accès à cette prestation. Les deux groupes demandent au gouvernement fédéral d’étendre l’admissibilité à la PCU.

« Bon nombre d’étudiants et de professeurs contractuels comptent sur les revenus qu’ils gagnent de mai à août pour payer une large part des dépenses qu’ils doivent engager le reste de l’année. En raison de la pandémie, l’offre d’emplois d’été est extrêmement restreinte pour ceux qui normalement intègrent le marché du travail à la fin des classes. L’étudiant qui a gagné plus de 5000 dollars dans son emploi de l’été dernier n’est pas admissible à la PCU s’il n’a pas cessé de travailler en raison de la pandémie.

La décision de plus en plus de collèges et universités d’annuler leurs sessions du printemps et de l’été risque d’affecter directement plusieurs membres du personnel académique contractuel, qui verront leurs revenus diminuer sous la barre des 2000 dollars par mois, soit le montant offert par la PCU », peut-on lire dans le communiqué de l’ACPPU.

Infos supplémentaires pour étudiants internationaux

Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a clarifié certains détails concernant l’apprentissage en ligne, les permis d’études et le programme de permis de travail post-diplôme pendant la pandémie. Selon IRCC, les étudiants étrangers inscrits dans des établissements postsecondaires canadiens dont les cours sont maintenant uniquement en ligne en raison de la COVID-19 demeurent admissibles au Programme de permis de travail postdiplôme (PPTPD). Le ministère a précisé que « cela comprend les étudiants qui ont un permis d’études ou qui ont été approuvés pour un programme débutant en mai ou juin, mais qui ne peuvent pas se rendre au Canada pour le moment en raison de restrictions de voyage ». Ces étudiants peuvent commencer leurs cours en ligne et terminer jusqu’à 50% de leur programme à l’extérieur du Canada s’ils ne peuvent pas entrer au pays en raison d’interdictions de voyager et seront toujours admissibles aux permis de travail.

Pour les étudiants internationaux qui sont arrivés au Canada, les universités font ce qu’elles peuvent pour les soutenir tout au long de leur quarantaine de deux semaines, selon ce que rapporte The PIE News. Certaines des mesures prises comprennent l’hébergement temporaire d’étudiants dans des chambres privées, la fourniture de masques et de livraisons de repas, ainsi que des services de soutien spécialisés disponibles en ligne.

Soutenance virtuelle

Situation exceptionnelle, soutenance virtuelle! Selon le site Web de l’UQAM, la doctorante en économique Marie-Mélanie Fontaine serait la première étudiante de l’université à soutenir sa thèse virtuellement. Initialement prévue le 24 mars, c’est finalement le 30 mars que l’étudiante a pu faire sa présentation sur la plateforme Zoom. La soutenance de thèse de Mme Fontaine ne pouvait être reportée à l’été ou à l’automne, car le permis d’étude de l’étudiante originaire de l’île de La Réunion arrivait à échéance le 31 mars. Malgré la présence de son fils de 10 ans et de ses deux chats, la thèse de Mme Fontaine a obtenu la mention « Excellent ». Félicitations à Mme Fontaine et à l’UQAM!

Mardi 7 avril 12H00

Étudiants et travailleurs étrangers

Une étude de l’Université Laval se penche sur les impacts de la COVID-19 sur les étudiants et les travailleurs étrangers au Canada. Danièle Bélanger est professeure au Département de géographie de l’Université Laval et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les dynamiques migratoires mondiales. Avec deux collègues, elle étudie les parcours de 23 travailleurs et étudiants étrangers œuvrant tous dans le domaine de la restauration ou de l’hôtellerie à Québec. Ils ont tous perdu leur emploi en raison de la pandémie actuelle. Mme Bélanger et ses collègues observent que plusieurs de ces étudiants et travailleurs ne répondent pas aux critères d’admissibilités des programmes d’aide financière et ainsi « tombent dans les craques » et sont laissés à eux-mêmes. Elle se joint à ceux qui demandent au gouvernement fédéral de « prolonger la durée des permis des travailleurs et des étudiants étrangers pour permettre aux gens de respirer, baisser l’anxiété et ne pas créer des personnes sans statut. »

ColCorona

De plus en plus de voix s’associent pour inciter les gens atteints de la COVID-19 à participer à l’étude du docteur Jean-Claude Tardif. L’étude nommée ColCorona cherche 6000 Canadiens ayant reçu un diagnostic de la COVID-19 afin de tester un traitement et déterminer si un médicament existant peut réduire les risques de complications pulmonaires et de décès. Financée par le gouvernement du Québec, l’étude est menée par l’Institut de de cardiologie de Montréal et son directeur Dr Tardif, aussi professeur à l’Université de Montréal. L’équipe de chercheurs étudie depuis plusieurs années la colchicine, un médicament souvent utilisé pour traiter la goutte. Le Dr Tardif pense que ce médicament – un anti-inflammatoire très puissant – pourrait réduire le risque de complications pulmonaires liées à la COVID-19. Des personnalités publiques, comme l’humoriste Jean-François Bellefeuille ont lancé un appel public pour inciter les personnes infectées à participer à l’étude.

Le symbole de l’optimisme

Les arcs-en-ciel se multiplient dans les fenêtres, les maisons, les espaces publiques au Québec alors qu’ils deviennent le symbole du slogan d’encouragement et d’optimisme « Ça va bien aller ». En voici un qui pourrait vous faire sourire, aperçu sur le pavillon PK de l’UQAM dans le Quartier des spectacles de Montréal.

Lundi 6 avril 12H00

 

Prestation canadienne d’urgence

Lundi marque le début de la période de demande pour la Prestation canadienne d’urgence pour ceux qui ont cessé de travailler en raison de la Covid-19. Cette prestation d’urgence peut fournir un soutien financier de 500 dollars par semaine pour un maximum de 16 semaines. Pour être admissibles au programme, les candidats doivent avoir gagné au moins 5000 dollars en 2019 ou au cours des 12 mois précédent leur demande, doivent ne pas avoir quitté leur emploi volontairement, et doivent prévoir être sans revenu pendant 14 jours consécutifs.

À noter que les étudiants internationaux peuvent demander la prestation à condition qu’ils répondent aux exigences de base du programme (mais n’ont pas à répondre à l’exigence de revenu mentionné ci-haut). Les étudiants qui dépendent des emplois d’été pour subventionner leurs études ont vu la plupart de ces opportunités disparaître alors que le taux de chômage montait en flèche. Une grande partie de la population étudiante se retrouve confrontée à une situation financière difficile.

Au cours de la fin de semaine, le premier ministre Justin Trudeau a abordé cette question et a assuré que son gouvernement travaillait sur une solution. Une annonce serait à venir dans les prochains jours. Selon CTV, le premier ministre a mentionné la possibilité d’un soutien financier direct par le biais du programme Emplois d’été Canada, qui soutient les jeunes Canadiens âgés de 15 à 30 ans. M. Trudeau a également suggéré aux étudiants de chercher des opportunités d’emploi dans des domaines qu’ils ne considèrent pas normalement, comme l’agriculture ou la pêche.

Formation professionnelle

Le grand nombre de mises à pied et de fermetures d’entreprises a incité Universités Canada (éditeur des Affaires universitaires), Collèges et Instituts Canada et d’autres intervenants à intensifier leur collaboration avec le gouvernement fédéral en mettant en place un programme de perfectionnement des compétences destiné aux chômeurs canadiens. Comme l’explique la Presse canadienne, il était initialement prévu de le mettre en place plus tard cette année sous forme de crédit d’impôt annuel et d’absence du travail par le biais du régime d’assurance-emploi pour les employés souhaitant élargir leurs compétences. Avec plus de 2 millions de nouvelles demandes soumises à l’assurance-emploi au cours des dernières semaines, le moment est peut-être venu pour les Canadiens sans emploi de se pencher sur des opportunités de perfectionnement. Le budget fédéral de l’année dernière proposait 250 dollars par an, pour un maximum de 5000 dollars, pour les travailleurs âgés de 25 à 64 ans afin de perfectionner leurs compétences dans les universités, les collèges et autres établissements admissibles.

Pas d’expulsion des résidences à ULaval

Le Journal de Montréal rapporte lundi que les résidences de l’Université Laval sont encore remplies à 40 pour cent, deux semaines après que la direction eut demandé aux étudiants qui le pouvaient de quitter les lieux.  Dans une vidéo mise en ligne vendredi, la rectrice Sophie D’Amours a expliqué que 900 des 2300 chambres des résidences sont toujours occupées. La rectrice a assuré qu’aucun étudiant ne serait mis à la porte. Celle-ci « a par ailleurs indiqué que 95 % des cours offerts cet hiver se termineront en ligne. Les premiers versements provenant du fonds d’urgence destiné aux étudiants aux prises avec des difficultés financières ont aussi été distribués au cours des derniers jours », peut-on lire dans l’article.

Les hôpitaux font appel aux étudiants

Les étudiants des institutions postsecondaires d’Ottawa-Gatineau sont de plus en plus sollicités dans la bataille contre la COVID-19 et appelés en renfort dans les hôpitaux de la région, selon ICI Ottawa-Gatineau. Selon l’article, les processus d’embauche seraient accélérés ou allégés pour faciliter le recrutement des étudiants provenant de programmes du domaine de la santé, comme les soins infirmiers, l’inhalothérapie, et l’analyse biomédicale.

L’intelligence artificielle pour lutter contre la Covid-19

L’Observatoire international sur les impacts sociétaux de l’IA et du numérique (OBVIA) a annoncé la semaine dernière la création, avec le soutien des Fonds de recherche du Québec (FRQ), d’un comité spécial de chercheurs qui sera chargé d’évaluer les effets que les systèmes d’intelligence artificielle (IA) et les outils numériques déployés pour lutter contre la propagation de la COVID-19 pourraient avoir sur nos sociétés. L’Observatoire espère pouvoir accélérer la recherche de solutions pour enrayer la maladie en ayant recours aux technologies, comme l’IA.

La directrice de l’OBVIA, Lyse Langlois estime qu’un travail fortement interdisciplinaire sera priorisé. « Tant les acteurs de la santé ou des sciences humaines et sociales que ceux de l’informatique ou de l’IA devraient être associés à la conception et au déploiement de ces nouveaux outils », peut-on lire dans le communiqué.

Vendredi 3 avril 10H00

 

Concours Projet du printemps 2020 annulé

En raison de la pandémie de COVID-19, les Instituts de recherche en santé (IRSC) ont annulé le concours de subventions Projet du printemps 2020. « La décision d’annuler le concours de subventions Projet du printemps 2020 a été prise après avoir étudié toutes les options possibles », a écrit le président des IRSC Michael J. Strong dans un communiqué dans lequel il énumère les principales raisons qui ont mené à la décision.

Les IRSC se disent conscients des répercussions que cette décision peut engendrer. C’est pourquoi ils ont prévu des mesures spécifiques pour atténuer les effets de cette perte de financement. Ils ont annoncé le prolongement d’un an le financement de toutes les subventions de recherche libre qui arrivent à échéance entre le 30 juin 2020 et le 30 mars 2021. Les IRSC prolongeront également le financement de toutes les subventions transitoires accordées aux chercheurs principaux désignés dans le cadre du concours de subventions Projet de l’automne 2019. Les Instituts ont aussi proposé au regroupement U15 et à Universités Canada d’offrir une prolongation d’une année complète à toutes les personnes qui sont en période probatoire et qui occupent un poste permanent.

Préserver l’équilibre psychologique

En cette période de pandémie, où le stress et l’anxiété peuvent être à leur comble, l’Université de Sherbrooke souhaite offrir à sa communauté universitaire des ressources pour prendre soin de soi. « Confinement oblige, nous devons demeurer loin les uns des autres. Paradoxalement, notre besoin d’autrui n’a jamais été aussi grand. Si votre anxiété est à son comble en ce temps de pandémie, dites-vous que votre cas n’est pas isolé, mais surtout, que des ressources sont à votre disposition pour apaiser la tempête qui vous secoue », peut-on lire sur cette nouvelle page qui rassemble les initiatives lancées ou à venir par l’UdeS.

Les ressources sont variées et comptent des capsules santé, des conseils pour le télétravail ou encore des rencontres avec les pairs aidants tant pour les étudiants, que le personnel.

Appel aux éditoriaux sur la COVID-19

La Centre sur les politiques scientifiques canadiennes publiera une série d’éditoriaux en lien avec la pandémie de COVID-19. L’organisation recherche des informations sur l’élaboration de politiques, les impacts économiques et scientifiques causés par la pandémie et les leçons tirées des défis sanitaires mondiaux.

Dans le même ordre d’idée: Affaires universitaires est également à la recherche d’articles d’opinion sur la pandémie actuelle qui touche le secteur de l’éducation postsecondaire canadienne. Nous sommes particulièrement intéressés par les questions d’enseignement et d’apprentissage, la gestion des opérations, le développement professionnel, ainsi que les impacts personnels et professionnels que la pandémie a sur les universitaires, les administrateurs, les étudiants, les post-doctorants, les chercheurs en début de carrière, les bibliothécaires et le personnel universitaire en général. Faites-nous part de vos idées par courriel à redacteur@univcan.ca.

Jeudi 2 avril 12H30

 

Création du Réseau québécois COVID-19

Après la mise en place de la Biobanque québécoise COVID, les Fonds de recherche du Québec ont annoncé jeudi la création du Réseau québécois COVID-19 (RQC) en réponse à la forte mobilisation du milieu de la recherche. « Le RQC aura pour principal objectif de créer un espace d’étroite collaboration pour coordonner les efforts de recherche, prioriser les actions, et accélérer les découvertes et leurs applications pour l’infection par SARS-CoV-2 », peut-on lire dans le communiqué des FRQ.

Cette initiative constitue une mesure d’exception en réponse à la pandémie qui est en cours. En fonction des besoins futurs, elle pourrait aussi servir de pierre d’assise pour d’autres projets visant à répondre rapidement aux prochaines crises demandant une mobilisation rapide de la communauté de recherche biomédicale.

Nouvelle plateforme CanCOVID

La Conseillère scientifique en chef du Canada, Mona Nemer vient de lancer CanCOVID, une plateforme pour les chercheurs canadiens dédiée à la lutte contre la pandémie mondiale. Selon le site Web, la plateforme « une communauté d’experts canadiens composée de chercheurs et de chercheuses travaillant sur le COVID-19, de partenaires et d’intervenants externes » qui vise à « optimiser les efforts de recherche du Canada face à la crise de santé publique liée à la COVID-19. »

CanCOVID connecte les chercheurs pour collaborations en temps réel via Slack. Les chercheurs qui souhaitent participer peuvent demander une invitation Slack en remplissant ce formulaire (en anglais seulement). Le projet est dirigé par des conseillers scientifiques ministériels de divers organismes fédéraux, dont Cara Tannenbaum (conseillère scientifique de Santé Canada), Sarah Gallagher (conseillère scientifique de l’Agence spatiale canadienne), Mark Daley (président du conseil d’administration de Compute Ontario) et Alex Mihailidis (vice-président associé des partenariats internationaux à l’Université de Toronto). Le comité CanCOVID comprend des représentants de l’enseignement supérieur, des trois organismes subventionnaires, d’universités, du gouvernement fédéral et de U15. La plate-forme s’ajoute à la liste grandissante de plateformes et d’outils de collaboration pour les Canadiens dans la lutte contre le coronavirus (COVID19ResourcesCanada, Cognit.ca).

Comment évaluer la qualité d’un cours à distance?

Deux professeurs du Département d’Éducation de l’Université TÉLUQ ont publié un document permettant aux étudiants de déterminer la qualité d’un cours à distance. « Dans un contexte où cette façon d’apprendre de chez soi s’impose de plus en plus, comment faire les bons choix? », se questionnent les professeurs. Serge Gérin-Lajoie et Cathia Papi estime que la qualité d’un cours à distance s’identifie en 10 critères :

  1. Une démarche claire, avec des cibles d’apprentissages définies et compréhensibles;
  2. La démarche permet d’atteindre les cibles
  3. Les activités sont variées, engageantes et se rapprochent de la réalité
  4. La liberté des étudiants de faire des choix en fonction de leur réalité
  5. L’apprentissage seul ou en situation de collaboration
  6. La technologie est mise au service de la pédagogie, et non l’inverse
  7. La formation tient compte des contraintes technologiques des étudiants
  8. La formation s’appuie sur des modèles et des méthodes reconnues
  9. Le matériel didactique est approprié et a été élaboré conjointement par des experts
  10. La formation allie environnement technologique et médiatique, cibles d’apprentissage, stratégies pédagogiques, activités d’évaluation

 

Le Congrès des sciences humaines complètement annulé

La Fédération des sciences humaines avait prévu tenir son congrès en ligne plutôt qu’en personne en raison de la pandémie de COVID-19. (Il s’agit de la plus grande conférence universitaire au Canada, avec plus de 70 associations savantes participantes.) Le président de la fédération Gabriel Miller a annoncé jeudi le Congrès n’allait pas avoir lieu, sous quelque forme que ce soi.

« Nos membres nous ont dit que nous devons tourner notre énergie vers d’autres choses dès maintenant: ramasser l’épicerie pour nos parents; prendre soin des enfants qui sont à la maison sans école ni garderie; répondre aux courriels des étudiants inquiets; et passer aux salles de classe virtuelles. L’annulation du Congrès est la bonne décision, mais elle est difficile. Il s’agit d’un événement unique, fondé sur le travail acharné et la générosité des gens », explique le président dans une vidéo Youtube.

Mercredi 1 avril 11H30

 

Nouveau financement du CRSNG et retards des trois organismes

Le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) a lancé un programme de financement de 15 millions de dollars pour favoriser les collaborations entre des chercheurs universitaires et les secteurs privé, public et sans but lucratif afin de relever les défis techniques et en recherche liés à la pandémie. Les subventions du CRSNG fourniront jusqu’à 50 000 dollars pour soutenir une collaboration d’un an. Contrairement à d’autres programmes des trois organismes subventionnaires, les participants ne sont pas tenus de fournir des contributions en espèces afin de participer aux travaux de recherche, mais doivent contribuer à l’ensemble du processus de recherche, de la conception à l’utilisation de l’expertise ou des résultats de la recherche. L’agence accepte les candidatures d’ici le 1er juin.

Le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) a récemment prolongé la date limite de soumission des rapports financiers pour 2019-2020 jusqu’au 30 septembre. Le CRSH a également reporté la date limite de soumissions des candidatures pour les prix Impact 2020 au 1er mai.

Les agences subventionnaires ont reporté le lancement des bourses postdoctorales Banting 2020 au 1er juin et a reporté les résultats des bourses d’études supérieures du Canada (programme de maîtrise) de cette année au 15 avril.

En plus de faire la promotion de leurs propres programmes, les agences subventionnaires font également la promotion de Crowdhelix, une plateforme basée au Royaume-Uni qui jumelle des universitaires et des partenaires internationaux à des opportunités de financement pour la recherche liée à la COVID-19.

25 millions pour l’éducation post secondaire en Ontario

Le gouvernement de l’Ontario a annoncé mardi un financement de 25 millions de dollars réparti entre les collèges, universités et établissements autochtones financés par des fonds publics pour les aider à répondre aux besoins les plus pressants de chaque établissement dans le contexte de l’épidémie de COVID-19 – nettoyage en profondeur, achat de fournitures médicales, prestation de services de santé mentale, etc.

La province a également annoncé une nouvelle entente avec eCampus Ontario, une organisation qui soutient des ressources éducatives ouvertes, pour aider les établissements post secondaires de la province à gérer leur transition vers la formation à distance. Selon une déclaration d’eCampus Ontario, il offrira aux établissements l’accès à un outil automatisé de surveillance des examens qui utilise l’intelligence artificielle.

Le gouvernement a également confirmé le moratoire de six mois suspendant l’application des intérêts jusqu’au 30 septembre 2020. « Ainsi, pendant cette période, les emprunteurs ne seront pas tenus de rembourser leurs prêts et aucuns intérêts ne s’accumuleront sur leurs prêts du RAFEO. Les emprunteurs peuvent toujours effectuer des paiements ponctuels par leur compte en ligne ou des services bancaires en ligne s’ils souhaitent rembourser leur prêt plus rapidement », écrit le Ministère des Collèges et des Universités de l’Ontario dans le même communiqué.

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