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Un pôle de recherche pour réfléchir sur l’éducation en français en Colombie-Britannique

« Il y avait un besoin immense de créer un pôle de recherche en éducation en français en milieu minoritaire », selon la directrice adjointe du Bureau des affaires francophones et francophiles de la SFU.

par PASCALE CASTONGUAY | 20 FEV 19

L’espoir de mieux comprendre les enjeux de l’éducation en français en milieu minoritaire est l’inspiration principale qui a mené à la création du doctorat en langues, cultures et littératies à l’Université Simon Fraser (SFU), soit le premier programme de doctorat menant à un Ph. D. en éducation en français en Colombie-Britannique.

Avec ce Ph. D., l’Université, qui offrait déjà en français le programme professionnel de formation des futurs enseignants, plusieurs cours du baccalauréat en éducation ainsi que des diplômes d’études supérieures, deux maîtrises et un doctorat en éducation (EdD), complète sa gamme de programmes.

Jusqu’alors dirigés vers le programme équivalent de troisième cycle offert en anglais, certains étudiants « exprimaient le désir de se retrouver dans un Ph. D. en éducation en français », précise Hélène Lalancette, directrice adjointe du Bureau des affaires francophones et francophiles de la SFU. En plus de cette demande, l’intérêt d’étudiants provenant de la France à étudier les questions du plurilinguisme à partir de la Colombie-Britannique et les collaborations internationales potentielles ont confirmé la pertinence de créer ce nouveau programme.

Bien que cette démarche s’inscrive dans les efforts de la SFU pour contribuer au développement des formations postsecondaires en français partout au Canada, « la grande motivation suprême, c’est qu’il y avait un besoin immense de créer un pôle de recherche en éducation en français en milieu minoritaire », explique-t-elle.

La première cohorte d’étudiants sera notamment appelée à se pencher dès septembre 2019 sur la transmission du français et la didactique du plurilinguisme. Les questions de recherche des doctorants viseront à documenter l’engouement envers l’éducation en français observé depuis quelques années en Colombie-Britannique. Selon les données de Statistique Canada, en 2016-2017, 10,6 pour cent des élèves britanno-colombiens fréquentant les écoles publiques le faisait en français. Ainsi, 5 691 élèves étaient inscrits aux écoles primaires et secondaires publiques de langue française et 53 196 élèves étaient inscrits aux programmes d’immersion en français.

« C’est justement ce mouvement qui doit être documenté au niveau académique pour éclairer les décisions administratives et les investissements qui vont se faire », affirme Mme Lalancette.

Si les intéressés ont jusqu’à la mi-avril pour s’inscrire et faire partie de la première cohorte, le recrutement va bon train. « On recrute la clientèle qu’on avait ciblée. À l’international, on parle [d’étudiants] de la France et de la Belgique, et en Colombie-Britannique, de gens qui étaient dans notre parcours de maîtrise », souligne la directrice adjointe.

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