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Actualités

Budgets provinciaux 2024-2025 : place au Canada atlantique

La Nouvelle-Écosse limite à 2 % l’augmentation des droits de scolarité.

par HANNAH LIDDLE | 11 AVRIL 24

À l’aube du nouvel exercice financier, les provinces et territoires ont dévoilé leurs budgets 2024-2025. Affaires universitaires a examiné ces documents pour identifier les montants alloués à l’enseignement supérieur. Voici un résumé de ce que les provinces de l’Atlantique réservent au milieu universitaire. Trois autres synthèses ont été préparées pour le Québec et l’Ontario, les Prairies ainsi que les provinces de l’Ouest et le Yukon.

Nouveau-Brunswick

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick, formé par le Parti progressiste-conservateur, a présenté son budget le 19 mars. La province mobilisera 534 millions de dollars au bénéfice du milieu postsecondaire, allouant 295 millions de dollars en subventions de fonctionnement à ses quatre universités publiques. Le budget prévoit également les dépenses suivantes :

  • 70,5 millions de dollars pour l’aide financière aux études, soit 5,5 millions de dollars de moins que l’année précédente;
  • 2,2 millions de dollars seront réservés à l’entretien des universités et du Collège de technologie forestière des Maritimes.


Terre-Neuve-et-Labrador

Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador a dévoilé son plus récent budget le 21 mars. La province, sous la direction du Parti libéral, prévoit des dépenses de 421,6 millions de dollars dans le secteur de l’enseignement postsecondaire en 2024-2025, une augmentation de 7,5 % par rapport à l’année précédente.

En 2021, la province avait annoncé qu’elle réduirait la subvention octroyée à l’Université Memorial de 68,4 millions de dollars sur cinq ans. Parallèlement, la seule université publique de la province déclarait la levée du gel des droits de scolarité en vigueur depuis 22 ans. Il en coûte aujourd’hui 6 240 dollars par an aux étudiant.e.s de la province, comparativement à 2 550 dollars à l’époque.

Quelques annonces notables :

  • 298 millions de dollars pour la subvention de fonctionnement de l’Université Memorial, soit 8 millions de dollars de moins qu’en 2023-2024;
  • le ministère de la Santé allouera 76 millions de dollars supplémentaires à l’Université pour la création de 10 places réservées aux étudiant.e.s de la province;
  • 5 millions de dollars seront versés à l’Université pour la modernisation des infrastructures et l’achat d’équipement;
  • 5,5 millions de dollars pour la création d’une nouvelle politique visant à améliorer l’accès aux programmes de littéracie pour adultes, un financement dont bénéficieront certains établissements postsecondaires.

Pour Neil Bose, recteur par intérim de l’Université Memorial, le budget ne recèle aucune surprise et aucun changement à la structure des droits de scolarité n’est prévu. Le syndicat étudiant a quant à lui qualifié le budget d’« extrêmement décevant », convaincu que les coupures affecteront profondément la communauté.

Nouvelle-Écosse

En Nouvelle-Écosse, le gouvernement progressiste-conservateur a déposé son budget le 29 février. En 2024-2025, la province prévoit consacrer 726 millions de dollars à l’éducation postsecondaire, soit 32 millions de dollars de plus que ce qui avait été avancé en 2023-2024. Les subventions des universités seront majorées de 7,2 millions de dollars par rapport à l’année précédente, une augmentation d’à peine 1,5 %.

La province et ses 10 universités publiques ont conclu un protocole d’entente aux objectifs de financement précis, qui est entré en vigueur le 1er avril. Pour 2024-2025, la Nouvelle-Écosse limitera donc à 2 % l’augmentation des droits de scolarité pour les étudiant.e.s de la province au premier cycle, comparativement à une limite de 3 % imposée en 2023-2024. Les universités devront également combler 97 % de leurs places dans des programmes de santé, élaborer un plan de pérennisation pour les étudiant.e.s de l’étranger et réduire les dépenses administratives de 5 % cette année. Par ailleurs, les droits de scolarité imposés aux étudiant.e.s de l’étranger augmenteront d’au moins 9 % (sauf pour les universités du Cap-Breton et Dalhousie). Les universités d’Halifax et de Cap-Breton devront élargir leur offre de logements étudiants.

Quelques faits saillants :

  • 1,8 million de dollars au programme de soins infirmiers de l’Université Acadia, un programme satellite de l’Université du Cap-Breton;
  • 1 million de dollars pour la formation enseignante à l’Université du Cap-Breton;
  • 637 000 dollars pour bonifier les programmes de soins infirmiers des universités du Cap-Breton, Dalhousie et St. Francis Xavier;
  • 340 000 dollars pour des stages de niveau postsecondaire par l’entremise de Mitacs.


Réactions

Pour le Conseil des recteurs et rectrices d’université de la Nouvelle-Écosse, l’entente de financement sur un an porte un « rude coup » au secteur et entraînera des difficultés financières indues pour bien des universités. Alors qu’on avait laissé miroiter la possibilité de consultations et de négociations, le président du Conseil, David Dingwall, déplore les décisions unilatérales du gouvernement. « L’approche du ministère sape toute tentative de partenariat, de collaboration ou de plan d’avenir pour l’un des secteurs les plus importants de la province d’un point de vue stratégique ».

Rectrice de l’Université Dalhousie, Kim Brooks a déclaré à CBC News que même si l’Université s’attendait à devoir couper dans les dépenses cette année, le budget 2024-2025 « complique les décisions financières ».

Île-du-Prince-Édouard

Le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard, formé par le Parti progressiste-conservateur, a dévoilé son budget le 29 février. Pour 2024-2025, la province prévoit des dépenses de 109 millions de dollars dans le secteur de l’enseignement postsecondaire et de la formation continue.

Quelques faits saillants :

  • 56,5 millions de dollars en subvention de fonctionnement pour l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard, soit une hausse de 14 % par rapport à 2023-2024;
  • 9,9 millions de dollars pour la mise en place d’une école de médecine à l’Université;
  • Un investissement de 940 000 dollars afin de porter à 3 200 dollars le montant de la Bourse d’études George Coles.
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