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Où en sont la vérité et la réconciliation dans les universités canadiennes?

Si certains universitaires autochtones estiment que des progrès importants ont été réalisés, d’autres y voient surtout de la rhétorique.
par IAN MUNROE
18 AOÛT 21

Où en sont la vérité et la réconciliation dans les universités canadiennes?

Si certains universitaires autochtones estiment que des progrès importants ont été réalisés, d’autres y voient surtout de la rhétorique.

par IAN MUNROE | 18 AOÛT 21

Lorsque Asima Vezina a appris que les restes de 215 enfants autochtones avaient été découverts à Kamloops, en Colombie-Britannique, dans des tombes anonymes sur le site d’un ancien pensionnat autochtone, une série d’événements s’est enclenchée dans son propre établissement d’enseignement, à des milliers de kilomètres de là.

En tant que rectrice et vice-chancelière de l’Université Algoma, à Sault Ste. Marie, Mme Vezina s’est dit qu’elle devait d’abord demander conseil aux survivants de sa communauté.

« Nous avions besoin de nous réunir, de prendre part à une cérémonie et de prier ensemble », souligne-t-elle. Un moment de recueillement qui a ensuite mené à une déclaration émise conjointement par l’Université et plusieurs organisations autochtones locales qui commencent par ces mots : « Miigwetch [merci] à ces jeunes esprits d’avoir signalé leur présence. Ils manifestent le travail que nous devons accomplir. »

Le lendemain, une autre déclaration annonçait qu’on effectuerait une recherche puisqu’il pourrait « potentiellement avoir des tombes anonymes, au-delà des sépultures connues » sur le campus principal de l’Université Algoma, site d’un pensionnat autochtone jusqu’en 1970. Mme Vezina précise que ces recherches seront menées « de manière respectueuse et culturellement appropriée ».

L’Université Algoma a mis ses drapeaux en berne après la découverte des restes de 215 enfants autochtones à Kamloops, en Colombie-Britannique. Photo de l’Université Algoma/Facebook.

La réponse de l’Université témoigne du lien étroit qui s’est établi entre sa haute direction et des groupes comme la Children of Shingwauk Alumni Association (CSAA), formée de survivants des pensionnats et de leurs descendants. « Nous avons eu notre part de désaccords dans les moments difficiles, mais récemment, notre relation a véritablement pris son envol », souligne Jay Jones, président de l’Association et membre de la Première Nation de Walpole Island. « Ils ont écouté les aînés et nous avons avancé de manière tellement fantastique que tout le monde en profite. »

Comme l’illustre Mme Vezina : « Ils nous ont vraiment pris sous leur
aile. »

Les gouvernements provincial et fédéral ont remarqué ce qui se passe à l’Université Algoma, annonçant ce printemps un financement de 13 millions de dollars pour la création d’un centre interculturel. Ce centre mettra en lumière le travail de la CSAA, qui a été fondée il y a plus de 20 ans. Il sera également le nouveau siège du Shingwauk Residential Schools Centre, un établissement d’enseignement et de recherche actuellement installé dans le bâtiment principal du campus et conservant des archives sur les pensionnats et les externats d’un océan à l’autre. En juillet, Parcs Canada a également reconnu l’ancien pensionnat de Shingwauk comme un lieu historique national.

Ce sont là quelques exemples de la façon dont la promesse de vérité et de réconciliation peut se concrétiser dans les universités. Au moment où les Canadiens tentent d’accepter les séquelles causées par le système des pensionnats autochtones, Affaires universitaires s’est entretenu avec des responsables, des universitaires et des alliés autochtones dans plusieurs provinces afin de mesurer les progrès réalisés dans les universités du pays.

Un changement culturel

« Il est vraiment important de célébrer, dans les forums institutionnels, les progrès réalisés et le travail qui reste à faire », déclare Marlene Brant Castellano, professeure émérite à l’Université Trent, reconnue internationalement comme une pionnière dans le domaine des études autochtones. Lorsqu’elle a commencé à étudier à l’Université Queen’s il y a plus d’un demi-siècle, elle était la seule étudiante autochtone. L’année dernière, ils étaient 456, auxquels s’ajoutent 100 membres autochtones du personnel et du corps enseignant.

« Il y a eu d’énormes changements dans les programmes, les cursus, les politiques et les nominations, dans le nombre et la présence de dizaines de milliers d’étudiants autochtones, qui étudient pour prendre leur place dans les conseils d’administration, les milieux politiques et les services publics », souligne Mme Brant Castellano, une Mohawk de la baie de Quinte.

Les universitaires autochtones qui ont été nommés à des postes administratifs de haut niveau ces dernières années sont le signe d’un changement culturel en cours dans de nombreux établissements postsecondaires, dit-elle.

L’un d’entre eux est Ry Moran, un Métis de la rivière Rouge. Il est le premier bibliothécaire adjoint spécifiquement affecté à la réconciliation à l’Université de Victoria, l’ancien directeur du Centre national pour la vérité et la réconciliation, fondé il y a six ans, et l’ancien directeur de la collecte de déclarations à la Commission de vérité et de réconciliation (CVR) du Canada.


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« La question de la participation des peuples autochtones à l’élaboration et à la mise en oeuvre des systèmes d’enseignement est l’une des sources les plus anciennes de revendication, d’activisme et de travail acharné de la part d’un grand nombre d’Autochtones, déclare M. Moran. La CVR n’était qu’une autre affirmation claire qu’il est temps de changer, et que ce que nous voulons n’est pas un changement progressif. »

La Commission, dirigée par le juge Murray Sinclair, a publié en 2015 un rapport final comprenant 94 appels à l’action, dont quelques-uns s’appliquent directement aux établissements postsecondaires. Par exemple, l’appel numéro 16 les invite à créer des programmes d’études en langues autochtones. L’appel numéro 57 demande notamment que les fonctionnaires soient formés sur l’histoire des peuples autochtones, y compris en ce qui a trait aux séquelles des pensionnats, et préconise « une formation axée sur les compétences pour ce qui est de l’aptitude interculturelle, de résolution de conflit, des droits de la personne et de l’anti-racisme ». Et l’appel numéro 62 encourage entre autres le gouvernement fédéral de « prévoir les fonds nécessaires pour permettre aux établissements d’enseignement postsecondaire de former les enseignants sur la façon d’intégrer les méthodes d’enseignement et les connaissances autochtones dans les salles de classe ».

Photo du Centre national pour la vérité et la réconciliation/Facebook.

Mais, selon M. Moran, les appels à l’action doivent être considérés parallèlement aux 10 principes de réconciliation de la Commission ainsi qu’à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA), que la Commission a demandé à tous les paliers de gouvernement de mettre en oeuvre. « Ce sont ces trois éléments qui, réunis, nous permettent d’avoir une compréhension beaucoup plus solide et complète du travail de transformation à accomplir. »

L’article 43 de la DNUDPA stipule que les droits qu’elle reconnaît « constituent les normes minimales nécessaires à la survie, à la dignité et au bien-être des peuples autochtones du monde », tandis que l’article 15 spécifie que les peuples autochtones ont droit « à ce que l’enseignement et les moyens d’information reflètent fidèlement » leurs cultures, leurs traditions, leur histoire et leurs aspirations. Les activités des bibliothèques de l’Université de Victoria sont désormais examinées sous l’angle de la DNUDPA, explique M. Moran.

À l’Université du Manitoba, qui abrite le Centre national pour la vérité et la réconciliation, des travaux sont en cours pour faire le suivi de ce que chaque faculté et département fait sur la question. Les responsables élaborent également une stratégie de lutte contre le racisme à l’échelle de l’établissement, dont un volet sera consacré spécifiquement au racisme envers les Autochtones.

« Après avoir examiné la situation dans l’ensemble du pays et discuté avec nos collègues à l’échelle nationale, nous nous sommes rendu compte qu’il n’y avait pas eu beaucoup de progrès dans ce domaine, affirme Christine Cyr, vice-rectrice adjointe aux affaires autochtones de l’Université du Manitoba, qui travaille sur cette partie du projet. Nous savons que le racisme envers les Autochtones est différent, et nous savons qu’il est ancré dans la législation. »

Toutes les personnes participant au projet ont pris part à une cérémonie virtuelle pendant deux jours et « ont été guidées dans une séance de visualisation par un gardien du savoir autochtone », explique Mme Cyr qui est métisse. Le projet est dirigé par une personne non autochtone afin que les membres autochtones n’aient pas à faire le gros du travail. L’objectif est que d’autres établissements puissent s’inspirer de leur travail. « À terme, nous espérons que cette politique ne sera plus nécessaire, mais pour l’instant, nous en avons absolument besoin », dit-elle.

« C’est très important de laisser la parole à ceux qui sont directement concernés par le milieu universitaire parce que ce sont eux qui vivent au quotidien [dans cet] environnement. »

Depuis 2015, le milieu universitaire canadien se donne rendez-vous annuellement pour un Forum national sur la réconciliation. Après une pause forcée en 2020 en raison de la pandémie, le sixième forum, coorganisé par l’Université Laval et l’Université du Québec, aura lieu en septembre prochain sous le thème « S’engager dans les pas des étudiants des Premiers Peuples ». Tel que l’explique Nadine Gros-Louis, conseillère aux relations gouvernementales du Conseil en éducation des Premières Nations et membre du comité de gouvernance de l’événement, cette thématique vise à initier des « changements significatifs et durables […] dans le milieu de l’enseignement supérieur pour faire progresser la réconciliation ».


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« C’est certain qu’il y a une ouverture des universités à intégrer les réalités des Premiers Peuples dans les institutions au niveau de la décolonisation des approches ou de l’autochtonisation des contenus », souligne Mme Gros-Louis, qui juge que les universités québécoises sont davantage à l’écoute de ces enjeux depuis les deux dernières années. Elle donne en exemple les nombreux plans d’action universitaires s’inscrivant dans le mouvement de la réconciliation.

Pour la première fois, le forum se déroulera dans l’Est du pays et misera notamment sur 11 ambassadeurs pour l’événement. Ces étudiants ou diplômés représenteront les nations autochtones du Québec. « Ils ont aussi participé à donner des pistes de solution et d’engagement par rapport aux universités, explique Mme Gros-Louis. C’est très important de laisser la parole à ceux qui sont directement concernés par le milieu universitaire parce que ce sont eux qui vivent au quotidien [dans cet] environnement. »

Accès et inclusion

En décembre dernier, l’Assemblée des Premières Nations a publié un rapport sur les efforts de vérité et de réconciliation déployés à l’échelle nationale, notamment en ce qui concerne le secteur postsecondaire. On y fait état de progrès dans l’offre de formation juridique autochtone en citant notamment un nouveau programme d’études conjoint en common law et en ordres juridiques autochtones à l’Université de Victoria. Mais le rapport indique également qu’il y a « un retard persistant dans l’accès des étudiants des Premières Nations à l’enseignement postsecondaire » à l’échelle nationale en raison d’un manque de fonds publics.

Rendre l’université accessible aux peuples autochtones signifie également s’assurer que l’expérience est inclusive. C’est une question sur laquelle l’Université Lakehead s’est penchée, affirme Cynthia Wesley-Esquimaux, qui y est devenue, il y a cinq ans, titulaire de la première Chaire sur la vérité et la réconciliation au pays. « Nous voulons évidemment faire de l’Université Lakehead une destination de choix pour étudier, et pour y parvenir auprès des Autochtones, nous devons leur offrir des programmes qui répondent réellement à leurs besoins », souligne-t-elle.

« Chaque fois qu’il est question d’un sujet autochtone, tous les regards se tournent vers un ou deux membres du corps enseignant, qui sont censés parler au nom de tous les Autochtones du pays, ce qu’ils ne peuvent tout simplement pas faire. »

Des ressources sont disponibles pour aider les étudiants à faire la transition depuis les collectivités éloignées. Des places en garderie sont par exemple réservées aux étudiants autochtones qui arrivent avec des enfants. On aide également les étudiants à se loger, car « il est très difficile pour les étudiants autochtones de louer un logement à Thunder Bay en raison du racisme », explique Mme Wesley-Esquimaux, qui est membre de la Première Nation Chippewa de Georgina Island.

Depuis 2016, tous les étudiants de l’Université doivent suivre au moins un cours comprenant au minimum 50 % de contenu autochtone. Il en résulte un accroissement du nombre d’étudiants s’identifiant comme Autochtones, qui représentent maintenant près de 14 % de l’effectif global de l’Université.

Malgré ces progrès, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour parvenir à un changement fondamental, estime Shelly Johnson, première titulaire de la Chaire de recherche du Canada en autochtonisation de l’enseignement supérieur et professeure agrégée à l’Université Thompson Rivers.

« La rhétorique abonde et nous atteignons beaucoup de cibles faciles. Comment faire en sorte que davantage d’Autochtones soient embauchés? Comment faire participer les aînés de manière significative? Comment offrir plus de bourses d’études aux étudiants autochtones? C’est vraiment là où les efforts s’essoufflent, la plupart du temps, partout au pays. »


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Seulement 1,4 % du corps professoral s’est identifié comme Autochtones lors du recensement fédéral de 2016. Selon Mme Johnson, cela peut créer des attentes injustes et entraîner des problèmes de rétention. « Chaque fois qu’il est question d’un sujet autochtone, tous les regards se tournent vers un ou deux membres du corps enseignant, qui sont censés parler au nom de tous les Autochtones du pays, ce qu’ils ne peuvent tout simplement pas faire. Ou bien beaucoup de travail se fait en comité, et tout le monde veut qu’une personne autochtone siège à son comité pour apporter une “perspective autochtone”. » Certains établissements ont expérimenté les recrutements groupés, en embauchant plusieurs professeurs à la fois afin qu’ils bénéficient d’un meilleur soutien.

Un autre enjeu crucial concerne les relations entre les universités et les Premières Nations locales. « Nous n’en sommes pas au point où de nombreux établissements reconnaissent que tous les bénéfices d’être sur un territoire non cédé ou visé par un traité leur reviennent. Que faire sur le plan de la réciprocité? Comment rendre la pareille aux nations à qui reviennent le territoire non cédé ou les terres sur lesquels l’établissement se trouve? », demande Mme Johnson, qui est Saulteux et membre de la Première Nation de Keeseekoose.

Une possibilité consisterait à accorder la préférence aux candidats qualifiés de ces nations dans les pratiques d’embauche, considère-t-elle. Une autre solution serait d’offrir des postes à temps plein avec avantages sociaux aux aînés qui fournissent des conseils ou du soutien aux étudiants plutôt que des emplois précaires à temps partiel. C’est d’ailleurs ce qu’a fait l’Université de l’île de Vancouver en embauchant son premier aîné en résidence à temps plein, il y a huit ans.

Principes directeurs

Deux universitaires de l’Université de l’Alberta ont récemment étudié ce que signifie l’autochtonisation du secteur postsecondaire. Dans un article paru en 2018, Adam Gaudry et Danielle Lorenz imaginent une définition en trois parties. D’un côté, il y a l’idée d’inclusion, qui consiste simplement à augmenter le nombre d’Autochtones sur les campus. Au milieu se trouve la réconciliation, qui implique « l’établissement d’un nouveau consensus plus large sur différentes questions, comme ce qui constitue le savoir ». Et à l’autre extrémité se trouve la décolonisation, qui « réoriente fondamentalement la production de savoir vers un système fondé sur des relations de pouvoir différentes entre les peuples autochtones et les Canadiens ». Les chercheurs concluent que si de nombreux collèges et universités utilisent le langage de la réconciliation, la plupart de leurs actions sont axées sur l’inclusion. Pourtant, les efforts de décolonisation sont nécessaires pour « montrer la voie vers un milieu universitaire canadien plus juste », écrivent-ils.

L’engagement des universités dans des réformes plus profondes dépend de la volonté des administrateurs de travailler en collaboration, affirme Craig Fortier, professeur agrégé en études du développement social et coprésident du Comité de vérité et de réconciliation du Collège universitaire Renison de l’Université de Waterloo. « Ils doivent être prêts à se montrer vulnérable en cédant le contrôle du processus et à ne pas y voir une question de relations publiques ou une sorte de mode qui se répand dans les universités, mais plutôt être sincères quant au fait que le processus peut nécessiter une transformation fondamentale de ce qu’ils font, croit-il. Ils ne peuvent pas contrôler le processus pour en arriver à des améliorations symboliques qui se conforment au modèle actuel du système. »

M. Fortier affirme également qu’il est essentiel de reconnaître le rôle que les professeurs non autochtones comme lui doivent jouer. « En fin de compte, nous ne pouvons pas demander au très petit nombre d’Autochtones présents sur nos campus de porter ce lourd fardeau sur leurs épaules, alors que c’est à nous, non-Autochtones, de faire ce travail. Mais nous ne pouvons pas faire ce travail et le contrôler sans leur leadership et leurs conseils, et leur dire : “voici ce qui semble être une bonne stratégie pour décoloniser, ou déstabiliser, ou réconcilier l’université avec son histoire, ses actions et ses processus actuels.” »

Selon plusieurs personnes consultées dans le cadre de cet article, la DNUDPA pourrait donner la voie à suivre pour opérer un changement fondamental. Le gouvernement fédéral s’est engagé à mettre pleinement en oeuvre la déclaration il y a cinq ans. En juin, Ottawa a adopté le projet de loi C-15, qui fixe un délai de deux ans pour élaborer un cadre à cet effet.

Les provinces font aussi du chemin. La Colombie-Britannique a adopté il y a deux ans une loi visant à mettre en oeuvre la DNUDPA. Celle-ci reprend une disposition clé de la déclaration, à savoir que les gouvernements doivent consulter les peuples autochtones et coopérer avec eux de bonne foi pour obtenir leur « consentement libre, préalable et éclairé » sur les décisions qui les concernent. Selon M. Moran, de l’Université de Victoria, la loi pourrait donner un aperçu des choses à venir ailleurs au pays.

« À mesure que d’autres provinces et territoires adopteront des lois semblables, les universités devront commencer à harmoniser leurs politiques et leurs pratiques avec ce mécanisme fondamental de protection des droits de la personne, dit-il, de la même manière qu’on s’attend à ce que nous fonctionnions conformément aux multiples lois et codes sur les droits de la personne dans tout le pays. »

Reste à savoir à quelle vitesse et dans quelle mesure cela se produira. Mais Mme Brant Castellano, de l’Université Trent, espère que l’indignation populaire suscitée par les découvertes en cascade de tombes anonymes sur les sites d’anciens pensionnats donnera un élan au processus.

« Les gens qui aiment leurs enfants et qui peuvent concevoir ce que c’est que de voir son enfant enlevé de force et disparaître – l’ampleur de la réaction populaire, Murray Sinclair et d’autres pensent qu’il s’agit peutêtre là d’une vague porteuse, d’un tournant vers le
rétablissement. »

*Avec la collaboration d’Émile Bérubé-Lupien.

Rédigé par
Ian Munroe
Ian Munroe est le rédacteur en chef adjoint pour Affaires Universitaires.
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