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Quand génie et bière font la paire

Quand génie et bière font la paire

La compétition interuniversitaire Saveurs de génie rassemble les étudiants membres des clubs brassicoles, les microbrasseries et les amateurs de bière.
par PIERRE BLAIS | 13 DÉC 18
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                    [post_content] => Les responsables des affaires étudiantes reçoivent souvent des signalements de comportements inquiétants sur les campus. Leur degré de gravité varie, allant des actes de violence avérés, comme des voies de fait ou du vandalisme, à des menaces propres à des personnes ou à des immeubles, comme des menaces de mort et des alertes à la bombe, en passant par de vagues sentiments d’inconfort découlant d’une interaction avec une certaine personne. Chaque signalement doit être pris au sérieux et faire l’objet d’une évaluation et d’un suivi. Je me demande toujours si ça pourrait être LA fois où quelque chose de grave se produit. Étant donné le nombre de tragédies dans les universités et les écoles secondaires au cours des dernières années, je me suis souvent posé cette question. Des personnes préoccupées me l’ont souvent posée aussi.

Puisque je suis responsable des affaires étudiantes, la plupart des signalements que je reçois concernent les étudiants. Comme la plupart des gens qui fréquentent un établissement postsecondaire sont des étudiants, il est logique qu’ils soient à la fois ceux qui adoptent et qui signalent les comportements inquiétants. D’autres personnes au sein de l’établissement traitent les signalements de comportements inquiétants du corps professoral, du personnel de soutien et même des personnes non affiliées à l’université. Nous travaillons souvent ensemble afin de répondre à ces signalements et nous adoptons tous la même démarche de base.

Évaluer la situation

Que se passe-t-il véritablement dans une université ou un collège à la suite d’un signalement de comportement inquiétant? Dans ces situations, le principe directeur de l’intervention, dans les limites des règles et des politiques existantes, est qu’une préoccupation raisonnable justifie des mesures raisonnables. Cela peut paraître facile, mais la difficulté consiste toujours à appliquer le principe à un cas réel. Comment établir le niveau de préoccupation? Quelles mesures conviennent au niveau de préoccupation, ne sont pas en conflit avec les politiques existantes et respectent le droit à la vie privée et la présomption d’innocence de toutes les parties? D’abord, il est important de recueillir autant de renseignements que possible au sujet des personnes concernées, des incidents signalés et de leur contexte. Il faut collaborer avec les personnes qui possèdent l’expertise nécessaire et qui ont accès aux bons renseignements pour faire preuve de jugement et proposer un plan d’action. Il est important de s’assurer que le plan d’action proposé soit bien suivi. Cela semble évident, mais il faut traiter la situation avec détermination — car elle doit avoir un objectif clair et des résultats mesurables — et avec rapidité — car le meilleur plan est inutile s’il n’est pas mis en œuvre. Des retards peuvent aussi laisser le temps à une tragédie de se produire. Si le plan d’action ne produit pas l’effet souhaité (réduire le niveau général de préoccupation ou l’inquiétude des personnes concernées ou tenir une personne loin d’un secteur ou d’une autre personne), il faut le revoir sans tarder. En revanche, une réaction excessive peut entraîner des risques et des conflits là où il n’y en avait pas et où il ne devrait pas y en avoir. Plusieurs dimensions très différentes et parfois indépendantes de ces situations inquiétantes doivent être gérées de façon conjointe : la sécurité et le bien-être de la collectivité; les droits, la sécurité et le bien-être de la personne ou des personnes faisant l’objet du signalement; la situation telle qu’elle est perçue par les personnes touchées directement; la situation telle qu’elle est perçue par le reste de la collectivité; ainsi que les faits réels connus seulement par les rares personnes qui ont accès à tous les renseignements disponibles et aux conseils de spécialistes. La grande majorité des signalements de comportements inquiétants découlent d’interactions avec des personnes en situation de crise profonde, des personnes atteintes de graves problèmes de santé mentale ou des personnes qui ne constituent pas une menace réelle, mais dont le comportement peut être difficile à gérer. Un très petit nombre de signalements découlent de véritables comportements menaçants de la part de personnes potentiellement dangereuses. Peu importe la nature du cas, il faut mener une enquête et le gérer pour assurer la sécurité et le bien-être de la collectivité et des personnes touchées. Cela représente beaucoup de travail, mais en tant que responsable des affaires étudiantes, je préfère recevoir 10 signalements par semaine qui ne mènent à rien que rater le cas grave. Je ne dissuade jamais les gens de me parler de leurs préoccupations et je leur dis que nous les prenons au sérieux, même si elles peuvent ne pas donner lieu à la prise de mesures officielles (ce qui est habituellement le cas).

Équipe d’évaluation des risques

La plupart des établissements ont en place une équipe d’évaluation des comportements ou des risques, mais tous les établissements devraient sans doute en avoir une. Tout signalement devrait être communiqué aux membres de l’équipe, qui compte habituellement au moins un gestionnaire de cas, un professionnel en santé mentale, un membre des services de protection (idéalement une personne formée dans l’évaluation des menaces) et le responsable principal des affaires étudiantes. L’équipe fait souvent appel à des personnes-ressources spécialisées, selon le cas, habituellement un employé des services juridiques, et souvent un chargé de cours, un directeur de département, un gardien d’immeuble ou toute personne qui pourrait posséder de l’expertise ou des renseignements pertinents. Ces gens expriment tous des points de vue utiles et peuvent même fournir des renseignements pertinents sur les personnes concernées, tant l’auteur du signalement que la personne qui en fait l’objet. Dans bien des cas, il est conseillé de faire appel à un employé du bureau des relations universitaires, qui peut fournir de l’aide concernant la surveillance des médias sociaux, soit une importante source de renseignements sur une situation en évolution. Le responsable des affaires étudiantes a accès aux dossiers scolaires et parascolaires qui pourraient présenter des signes de crise. Le personnel de sécurité a accès aux anciens rapports d’incident pouvant se rapporter aux personnes concernées et pourrait être en mesure d’exprimer une opinion sur le niveau de risque éventuel de la personne. Le personnel des services juridiques peut fournir des conseils utiles sur les options possibles pour résoudre les situations difficiles et aider à établir les limites de la liberté d’action en vertu des lois en vigueur. Le professionnel en santé mentale pourrait connaître la nature du traitement ou du suivi des personnes concernées, s’il y a lieu. Même si les renseignements qu’il possède sur le cas précis ne pourront sans doute pas être divulgués, ils guideront et orienteront ses conseils. Toutes ces personnes détiennent aussi des ressources et des connaissances sur les diverses contraintes qui empêchent l’établissement de gérer les cas de comportements inquiétants. L’équipe se réunit régulièrement (au moins une fois par semaine dans un établissement de grande taille) pour faire le suivi des cas en cours. Elle doit se rassembler ponctuellement lorsque nécessaire et sans préavis. Pendant une semaine normale au milieu du trimestre, il n’est pas inhabituel que l’équipe se rencontre deux ou trois fois. En raison de la charge mentale et émotive découlant du traitement de ces types de cas, il est conseillé de faire participer plus d’une personne de chaque bureau clé, à tour de rôle. Pendant que l’équipe effectue son travail, il est important qu’elle communique avec la personne qui lui a fait part de sa préoccupation, même s’il n’est généralement pas possible de lui en dire beaucoup. Toutefois, le seul fait de savoir que sa préoccupation est prise au sérieux et fait l’objet d’un suivi joue habituellement un rôle important. Organisez une rencontre avec elle. Laissez-la vous raconter son histoire. Vous comprendrez mieux la nature de sa préoccupation et pourriez obtenir des renseignements importants qui n’étaient pas dans le signalement initial. De plus, vous contribuerez à calmer tout le monde, ce qui peut en soi empêcher la situation de dégénérer. Quand les gens se sentent appuyés, ils sont plus enclins à modérer leurs réactions aux situations difficiles.

Niveau de menace

Le rôle premier de l’équipe consiste à déterminer si la personne qui fait l’objet du signalement représente une menace immédiate. Pour ce faire, elle s’appuie principalement sur les conseils fournis par les professionnels en santé mentale et les services de protection en fonction des renseignements disponibles, comme les signalements reçus, les renseignements mis à la disposition de divers bureaux de l’université et les résultats de recherche en ligne comme des profils sur les médias sociaux ou des dossiers et des casiers judiciaires accessibles au public. S’il y a une menace immédiate, l’équipe doit prendre des mesures immédiates pour protéger la collectivité ou la personne. Le responsable des affaires étudiantes et le personnel des services juridiques doivent évaluer les outils administratifs à leur disposition, et le personnel de sécurité doit communiquer avec les autorités externes pour faire face à la menace. D’autres éléments à considérer peuvent attendre un peu, mais ne peuvent être complètement ignorés, comme les droits de la personne. Même si la personne concernée peut être perçue comme une menace, elle demeure un être humain et un étudiant de l’établissement. Il faut se soucier de son bien-être et lui offrir tout le soutien possible. J’ai vu des étudiants exclus du campus pendant de longues périodes obtenir leur diplôme parce que nous avons trouvé des moyens de leur offrir des mesures d’adaptation scolaires. Dans la grande majorité des cas, l’équipe d’évaluation établit qu’il n’y a aucune menace immédiate, mais maintient un certain niveau de préoccupation. Je tiens à souligner que même si la préoccupation concerne habituellement la personne qui fait l’objet du signalement, ce n’est pas toujours le cas. L’équipe doit se demander non seulement s’il est raisonnable que la personne ne sût pas que ses paroles ou ses actions étaient inquiétantes pour son entourage, mais aussi s’il est raisonnable que l’auteur du signalement se soit senti menacé ou préoccupé par ces paroles ou ces actions. Dans les rares cas où la deuxième question se répond par l’affirmative, la préoccupation concerne le bien-être de l’auteur du signalement. Il est souvent possible de l’aider à reconnaître qu’il a vécu un traumatisme et que l’établissement offre du soutien. Il est aussi important de le rassurer en lui confirmant que ses préoccupations sont prises au sérieux et que les mesures appropriées sont effectuées. Toutefois, dans la plupart des cas, la préoccupation concerne la personne qui fait l’objet du signalement. Si le niveau de préoccupation est élevé, il peut être important d’agir rapidement. Un responsable des affaires étudiantes peut rencontrer l’étudiant qui fait l’objet du signalement pour évaluer la situation, entendre sa version des faits, prendre connaissance de toute préoccupation et s’assurer qu’il est au courant de l’aide disponible. Cette première rencontre permettra probablement d’obtenir des renseignements importants qui contribueront à l’évaluation continue de la menace au fil du temps. Elle peut également informer l’étudiant qu’il existe un endroit où il peut exprimer ses griefs et ses préoccupations et qui limitera les frictions potentielles avec les étudiants ou le personnel de première ligne (y compris le corps professoral), qui n’ont peut-être pas la formation nécessaire ou encore le temps ou l’envie de composer avec des personnes difficiles. Cette information pourrait le rassurer et confirmer qu’il n’a pas besoin de s’emporter pour être entendu et pour qu’on réponde à ses préoccupations.

Mesures actives et passives

Un niveau de préoccupation élevé peut exiger la prise de certaines mesures actives. Celles-ci doivent prendre la forme de conditions volontaires, dans la mesure du possible. Une personne dont le comportement est prétendument inquiétant qui accepte de respecter volontairement certaines règles ou lignes directrices constitue toujours un bon signe. Un administrateur peut aussi obtenir une plus grande marge de manœuvre et plus d’options au cas où la personne ne respecte pas l’entente établie. Il pourrait s’avérer utile, par exemple, qu’une personne ne puisse fréquenter le campus après une certaine heure, doive rester loin d’un certain immeuble ou ne puisse communiquer avec certaines personnes ou avec certains groupes afin de réduire les risques ou d’empêcher qu’une situation dégénère. Si la personne ne se conforme pas volontairement à ces conditions, elles doivent lui être imposées. De plus, les mesures appropriées doivent être prises par les responsables scolaires, les services de sécurité et les services juridiques au moyen des outils juridiques et politiques à leur disposition. Le non-respect des conditions représente en soi un signal d’alarme à ne pas ignorer pouvant accroître le niveau de préoccupation. Un niveau de préoccupation faible nécessite la prise de mesures passives et indirectes. Celles-ci peuvent aller de la surveillance continue d’une situation, tout simplement en gardant le contact avec la personne concernée, à des rencontres fréquentes avec les témoins de l’évolution de la situation. L’aspect le plus difficile de ces situations est d’éviter qu’elles dégénèrent en raison d’une surveillance trop étroite et de l’exacerbation des préoccupations des personnes qui ont envoyé le signalement ou de la personne qui en fait l’objet. Selon moi, le meilleur moyen de maintenir cet équilibre est de se montrer disponible pour ceux qui en ont besoin, mais de n’intervenir que si c’est nécessaire. J’ai vu de telles situations rester stables pendant des années seulement parce que nous tenions une discussion occasionnelle avec certaines des personnes concernées. Il n’y a pas de formule magique pour contrer les situations inquiétantes sur le campus ni de façon de prédire les situations qui se transformeront en véritables catastrophes. Le mieux qu’un administrateur universitaire puisse faire est de veiller à ce que les bonnes personnes participent à la solution, y compris parfois les autorités médicales et policières externes, à ce qu’elles aient les bons renseignements, à ce que la priorité absolue soit toujours la sécurité et le désamorçage de la situation, et à ce que le plan d’action soit rapidement suivi. Andre Costopoulos est vice-provost et doyen des affaires étudiantes à l’Université de l’Alberta. [post_title] => Comment réagir aux comportements inquiétants sur les campus [post_excerpt] => Un responsable des affaires étudiantes donne des conseils sur la façon d’évaluer et de désamorcer une situation inquiétante. [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => closed [post_password] => [post_name] => comment-reagir-aux-comportements-inquietants-sur-les-campus [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2018-08-21 10:43:30 [post_modified_gmt] => 2018-08-21 14:43:30 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => https://www.universityaffairs.ca/?post_type=features&p=48553 [menu_order] => 0 [post_type] => features [post_mime_type] => [comment_count] => 0 [filter] => raw [meta_robots] => ) [1] => WP_Post Object ( [ID] => 48537 [post_author] => 790 [post_date] => 2018-07-19 10:11:53 [post_date_gmt] => 2018-07-19 14:11:53 [post_content] => Cet article a été publié à l’origine sur le site Web The Conversation. Lisez l’article original. Presque partout dans le monde, de nombreuses personnes participent bénévolement à des projets de recherche scientifique, dans des domaines aussi variés que l’étude du climat, l’astronomie, la médecine ou encore l’histoire. L’indexation de publications médicales ou le recensement de la biodiversité de votre jardin ne sont plus qu’à une portée de clic : plus de 1 000 projets de cette recherche dite « participative » sont répertoriés sur le site américain SciStarter. Que vous soyez chez vous, à la plage, ou dans le métro, il y a forcément une activité qui peut vous correspondre. Les recherches participatives ne sont pas nouvelles. On peut penser au comptage annuel d’oiseaux réalisé par la société naturaliste américaine Audubon depuis 1900, ou encore à la collecte à grande échelle de dents de lait réalisée dans les années 1950 pour évaluer les retombées des essais nucléaires dans le monde par mesure de taux de Strontium. L’essor des réseaux sociaux, des applications pour smartphones et, plus généralement, des outils numériques, contribue à rendre ces projets visibles et accessibles au plus grand nombre. Ce qui est nouveau en revanche est la création, depuis quelques années, de nombreux espaces d’échanges, virtuels ou physiques, autour de tous ces projets, que ce soit au niveau national ou européen. On voit ainsi fleurir des associations dédiées à la promotion de recherches participatives aux États-Unis, en Australie, en Europe ou encore en Suisse, ainsi que des plates-formes en ligne comme SciStarter, qui répertorient les différents projets ou proposent des outils d’aide à leur création. Les organisateurs et organisatrices de ces projets se rencontrent et échangent sur leurs pratiques lors du congrès annuel de l’European Citizen Science Association (ECSA), ou dans les colonnes du journal Citizen Science : Theory and Practice. Cette institutionnalisation s’accompagne de l’émergence d’une nouvelle profession dans le paysage de la médiation scientifique : celle de coordinateur (ou, bien souvent, coordinatrice) de projet de sciences participatives. Fréquemment soutenus par des financements publics dédiés à la médiation scientifique, ces associations, journaux et conférences sont des espaces où un ensemble de savoirs et de normes de la participation se développent, se partagent et sont mis en œuvre.

Connaître les mécanismes de la participation

Contrairement aux plates-formes de microtasking comme Amazon Mechanical Turk, qui propose un ensemble de tâches à réaliser contre rémunération, les projets de bénévolat scientifique offrent à leurs participant·e·s des contreparties uniquement symboliques : accroître leurs connaissances, contribuer à des causes particulières, apprendre de nouvelles choses sur eux-mêmes. Pour les organisateurs du bénévolat scientifique, savoir comment attirer des participants, maintenir leur intérêt et prolonger dans le temps leur investissement devient donc un enjeu de taille. Comme pour tous les processus de participation en ligne, ces projets obéissent à la loi de la « longue traîne » : très peu de personnes effectuent la plus grande partie du travail, alors que la grande majorité d’entre elles ne font que des contributions ponctuelles. Elles s’inscrivent par curiosité, contribuent brièvement, puis quittent le projet et ne reviennent pas par la suite. Sur environ 10 millions de personnes inscrites sur les plus grandes plates-formes en ligne de sciences participatives (par exemple Zooniverse, BOINC, ou PatientsLikeMe), ce sont ainsi moins de 3 % qui ont été actives en avril 2018. Certains chercheurs tentent donc de mieux connaître les profils sociodémographiques des participant·e·s, ainsi que leurs motivations à s’engager. Le « rapport sur les sciences participatives » publié en 2016 par François Houllier, alors PDG de l’Institut National de la Recherche Agronomique (Inra), montre l’hétérogénéité de ces pratiques d’engagement citoyen dans des activités de recherche. Certains s’engagent en raison de leur appartenance à un groupe social spécifiquement concerné par la recherche : élus, habitants, familles, patients, étudiants, élèves, personnes handicapées, etc. D’autres s’engagent par intérêt personnel : astronomes ou naturalistes amateurs, passionnés d’informatique ou de science expérimentale. Chaque type de projet attire un type particulier de participant : alors que le nombre de femmes et de personnes âgées est plus important dans les projets environnementaux, ce sont par exemple plutôt des hommes, actifs, que l’on retrouve dans les projets qui demandent aux participants de partager du temps de calcul de leur ordinateur. Tous ont cependant en commun de partager un niveau d’études généralement supérieur à la population générale, avec une forte composante de formation scientifique et technique. Un second type de connaissances produites sur la participation concerne l’évaluation et l’élaboration des différents outils numériques utilisés pour capter l’attention et retenir l’utilisateur. Entre l’interface sobre de GalaxyZoo, qui présente à l’utilisateur des successions d’images de galaxie à caractériser, et le jeu de reconstruction neuronale EyeWire, avec ses héros, ses battles et son chat interactif, les moyens mis en œuvre pour capter et retenir les participants – et le type de science qu’ils choisissent de montrer – diffèrent grandement. Derrière la création de ces interfaces et de ces nouvelles connaissances se trouvent des experts en user experience, gaming, design, ou encore en sciences de l’éducation et en sociologie.

Encadrer les pratiques

Outre ces savoirs, il s’élabore également dans ces espaces d’échange dédiés aux sciences participatives des normes de participation, sous forme de recommandations et guides de bonnes pratiques. Des traditions de participation très différentes sont regroupées sous le vocable de sciences participatives (citizen sciences dans le monde anglo-saxon). Entre la tradition médicale, qui place le participant dans un rôle de sujet d’expérimentation, la tradition naturaliste, où l’amateur publie autant que l’expert, et la recherche-action en agriculture, qui favorise la co-construction de questions de recherche, ce sont différentes visions du participant et de sa relation avec le scientifique qui cohabitent dans ces espaces. Les « 10 principes des sciences participatives » ont par exemple été publiés en 2015 par l’association ECSA, basée au Muséum d’Histoire naturelle de Berlin, et traduits en 25 langues. Ils définissent les formes que peuvent prendre les collaborations, ainsi que le statut des données, méta-données ou publications qui en sont issues. Bien que volontairement larges et inclusifs, ces 10 principes laissent néanmoins percevoir le creuset de leur élaboration : celui de la tradition naturaliste et environnementale. Par exemple, les points éthiques soulevés font référence à la propriété des données, à leur confidentialité, et aux impacts environnementaux des recherches. Mais ils restent silencieux quant à l’impact que la recherche pourrait avoir sur les participants – un point pourtant crucial et très réglementé en recherche clinique. Les connaissances produites par les projets de science participative ne se limitent donc pas à faire avancer la recherche sur la biodiversité, l’histoire ou la cosmologie des nombres premiers. À travers ces espaces d’échange autour des sciences participatives s’élaborent également de nouveaux savoirs autour de la participation elle-même, des motivations individuelles et des dynamiques collectives, qui enrichissent le paysage du bénévolat contemporain. Elise Tancoigne est postdoctorante à l'Université de Genève The Conversation [post_title] => Quoi de neuf dans le vaste monde du bénévolat scientifique? [post_excerpt] => Depuis quelques années, de nombreux espaces d’échanges, virtuels ou physiques, voient le jour autour de certains projets de recherche scientifique. [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => closed [post_password] => [post_name] => quoi-de-neuf-dans-le-vaste-monde-du-benevolat-scientifique [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2018-08-21 10:41:02 [post_modified_gmt] => 2018-08-21 14:41:02 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => https://www.universityaffairs.ca/?post_type=in-my-opinion&p=48537 [menu_order] => 0 [post_type] => in-my-opinion [post_mime_type] => [comment_count] => 0 [filter] => raw [meta_robots] => ) [2] => WP_Post Object ( [ID] => 47844 [post_author] => 299 [post_date] => 2018-06-19 14:29:57 [post_date_gmt] => 2018-06-19 18:29:57 [post_content] => La nouvelle politique québécoise de financement des universités prévoit une augmentation moyenne des subventions de fonctionnement de 11,3 pour cent par rapport à 2016-2017, mais modifie des aspects importants de leur calcul. Suzanne Fortier, vice-présidente du Bureau de coopération interuniversitaire et principale et vice-chancelière de l’Université McGill, juge les changements positifs. Elle se réjouit notamment d’une pondération simplifiée de la répartition du financement en fonction du coût des programmes. Les 538 codes utilisés auparavant cèderont la place à une nouvelle table, qui n’en contient que 107. La politique lie une partie du financement à l’atteinte de certaines cibles stratégiques. La Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) craint un retour aux contrats de performance du début des années 2000, lesquels avaient inauguré une ère de compression. Mme Fortier voit plutôt cette approche comme la reconnaissance du mandat unique à chaque université en fonction de sa région, sa langue et ses créneaux d’excellence. Course aux étudiants étrangers En 2022-2023, le financement de l’Université McGill aura augmenté de 9,4 pour cent par rapport à 2016-2017, soit un peu moins que la moyenne. La nouvelle politique lui accorde un outil de taille. À compter de 2019-2020, il y aura déplafonnement des droits de scolarité des étudiants étrangers aux 1er et 2e cycles, sauf pour les Français, les Belges francophones (en raison d'ententes bilatérales entre le Québec et ces pays), les étudiants inscrits en maîtrise recherche et les étudiants canadiens d'autres provinces. En tout, environ 25 pour cent des étudiants étrangers sont concernés. De plus, les universités conserveront les montants forfaitaires payés par les étudiants internationaux, plutôt que de les remettre au ministère. En contrepartie, elles ne recevront plus les subventions normées reliées à ces étudiants. Une économie de 12,8 millions de dollars pour le gouvernement, réaffectée à une enveloppe budgétaire totalisant 22,8 millions de dollars destinée à aider les universités francophones à recruter plus d’étudiants internationaux. « Cela nous inquiète un peu, car notre capacité de recrutement d’étudiants internationaux n’est pas aussi grande que celles des universités anglophones ou des grandes universités francophones de Montréal, note Jean-Pierre Ouellet, recteur de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR). De plus, une grande part de nos étudiants internationaux viennent de France et leurs droits de scolarité restent plafonnés. » L’UQAR verra son financement augmenter de 16 pour cent, soit nettement plus que la moyenne de 11,3 pour cent. L’Université TÉLUQ (18,1 pour cent), Bishop’s (18,1 pour cent), l’École nationale d’administration publique (17,9 pour cent) et l’Université du Québec à Trois-Rivières (15,8 pour cent) bénéficieront aussi de hausses significativement supérieures à la moyenne. Toutefois, il y a un bémol. « Il s’agit de prévisions basées sur une constance de l’effectif étudiant. Or, notre région a moins de jeunes en âge d’aller à l’université. Les hausses de financement pourraient donc s’avérer moins fortes que prévu », explique M. Ouellet. Selon lui, le gouvernement se montre ouvert à l’idée d’instaurer un comité pour corriger les effets de baisses d’effectif trop marquées. Du côté de la FQPPU, le président Jean-Marie Lafortune aimerait qu’une prochaine réforme réduise l’importance de l’effectif étudiant dans la formule de calcul du financement. La FQPPU souhaite qu’une plus grande portion soit offerte en fonction de la mission de base. La fédération syndicale apprécie la reconnaissance des besoins différents des universités en région. Celles-ci pourront compter sur une enveloppe budgétaire majorée à 72,5 millions de dollars, soit une augmentation de 6,3 millions de dollars, comprenant notamment des ajustements liés à l’éloignement, la couverture territoriale et la taille de l’établissement. M. Lafortune se réjouit aussi de l’horizon de financement de cinq ans. « Dernièrement, il y a eu des coupes en plein milieu d’année, c’est difficile à gérer », souligne-t-il. Pour lui comme pour les deux recteurs, la nouvelle politique s’avère plus un rattrapage qu’un réinvestissement majeur. Ils estiment qu’il reste des efforts à fournir pour rehausser le financement des universités québécoises afin d’atteindre la moyenne canadienne.

Moins d’argent pour les recteurs

De nouvelles règles encadreront la rémunération des recteurs. Les hausses salariales devront dorénavant se limiter au taux en vigueur dans les secteurs publics et parapublics. Les nouveaux contrats ne pourront plus inclure de primes au rendement ni d’avantages tels des paiements de cotisation à des ordres professionnels, des adhésions à des clubs privés ou des services médicaux privés. Suzanne Fortier regrette l’abolition des primes de rendement, souvent importantes dans la rémunération d’un cadre supérieur. Elle rappelle que la rémunération des recteurs québécois reste inférieure à la moyenne de ceux des autres provinces canadiennes. [post_title] => Changements importants à la formule de financement des universités québécoises [post_excerpt] => Les universités au Québec verront leurs subventions de fonctionnement augmenter avec la nouvelle politique de financement dont la formule de calcul a été simplifiée. 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En effet, plusieurs auteurs s’intéressent à la détresse psychologique des étudiants durant leur parcours universitaire que ce soit pour en identifier les causes et les conséquences ou pour connaître les moyens de la prévenir. Cette détresse psychologique, qui affecte les études, peut également mener les étudiants à avoir des idéations suicidaires, voir même à se suicider. Il s’agit donc d’un enjeu crucial pour les milieux universitaires. L’Université de Montréal (U de M) n’échappe pas à ces préoccupations et c’est dans ce contexte que la Fédération des associations étudiantes de la communauté de l’Université de Montréal (FAÉCUM) a réalisé une enquête, à l’hiver 2016, portant sur la santé psychologique des étudiants de premier cycle de l’Université de Montréal. Plus spécifiquement pour la Faculté des sciences infirmières (FSI), ce sont 41 étudiants qui ont répondu à cette enquête. Les résultats obtenus ont permis de constater que les étudiants en sciences infirmières ont situé leurs résultats au questionnaire de sévérité des symptômes dépressifs dans la catégorie modérée pour ce qui est des catégories de dépistage des symptômes dépressifs. La moyenne obtenue au questionnaire de neuf items, coté sur une échelle de 0 à 3, est de 10,37/27 pour les étudiants en sciences infirmières. Cette note, située entre 10 et 14, nécessite des interventions telle que la consultation. En ce qui concerne l’item au sujet des idéations suicidaires, les étudiants de la FSI obtiennent le résultat le plus élevé comparativement à l’ensemble des facultés de l’U de M. En effet, ce sont 9,6 pour cent des étudiants de la FSI interrogés qui ont indiqué avoir eu des idéations suicidaires sérieuses au cours des 12 derniers mois. Il est possible de croire que cette détresse ait un impact direct sur leurs apprentissages, leurs résultats académiques, leur performance lors des stages et puisse ainsi compromettre la réussite de leurs études. À la suite de ces constats inquiétants, la FSI de l’U de M a décidé d’intervenir face à cette problématique et de développer un programme de pairs aidants. Cette initiative découle d’une recension des écrits qui a permis de constater que les étudiants préfèrent recevoir le soutien de leurs amis ou de leurs proches en premier lieu lorsqu’ils ne se sentent pas bien émotionnellement plutôt que de consulter un professionnel de la santé. C’est donc pour répondre à cette tendance des étudiants à se confier à des pairs que le programme Pair aidant en sciences infirmières de l’Université de Montréal (PASIUM) a émergé à la FSI. Le PASIUM constitue donc un programme de soutien par les pairs qui vise la promotion de la santé mentale et le dépistage de la détresse psychologique. Il s’agit d’un programme autonome pour des étudiants et offert par des étudiants permettant de procurer un lieu de rencontre confidentielle ainsi que d’écoute ponctuelle favorisant le bien-être mental et affectif. Ce programme a été développé grâce à la volonté du décanat de la FSI qui voulait améliorer la santé psychologique des étudiants. Pour débuter, le décanat a obtenu l’aide du PADUM (pairs aidant en droit de l’Université de Montréal) pour développer le programme. La professeure Christine Genest s’est impliquée dans cette initiative et elle est devenue la professeure responsable du programme. De plus, les associations étudiantes de 1er cycle et des cycles supérieurs ont rapidement été impliqués à leur tour. L’équipe a pu bénéficier d’un soutien de la part de deux psychologues du service d’aide aux étudiants de l’U de M, Sylvie Corbeil et Florence Déplanche. Le recrutement de pairs aidants s’est échelonné sur une période d’un mois. Mme Genest et la coordonnatrice du programme, Valérie Boucher, ont visité les étudiants de tous les cycles dans tous les cours pour expliquer le programme et l’engagement de ceux-ci comme pairs aidants. Des annonces de recrutement ont été transmises aux étudiants et une publicité a été présentée sur différentes plateformes (pages Facebook des associations étudiantes et de la FSI). Les étudiants ont très bien répondu à l’annonce : 14 candidatures d’étudiants provenant de différents cycles qui ont démontré un intérêt pour le programme ont été reçues. Chaque candidate a été rencontrée en entrevue. Ces pairs aidants ont reçu une formation de 12 heures offerte par deux psychologues du service d’aide aux étudiants de l’U de M. Cette formation abordait les thèmes suivants : le rôle de pair aidant, les problématiques pouvant être rencontrées par le pair aidant en action et les ressources disponibles à l’Université pour outiller le pair aidant dans son nouveau rôle. Au final, 11 étudiants ont réellement exercé le rôle de pair aidant. Le local a ouvert ses portes en janvier 2018 à raison de trois jours par semaine, soit les lundis, mercredis et vendredis, et ce, sur une période de 7,5 heures par jour. Ces journées ont été sélectionnées pour assurer une présence régulière d’un pair aidant au local. Un pair aidant est présent dans le local durant les heures d’ouverture pour accueillir les étudiants, leur offrir une écoute et les référer aux professionnels et ressources disponibles sur le campus, au besoin. Les étudiants peuvent se présenter au local soit pour exprimer un trop-plein affectant leur santé psychologique ou simplement pour profiter d’un moment de silence ou de recueillement leur permettant de retrouver un bien-être psychologique et physique, de poursuivre leur apprentissage et, ainsi, de favoriser la réussite de leurs études. Depuis son ouverture, le PASIUM a permis d’accueillir plus d’une quinzaine d’étudiants ressentant une certaine détresse psychologique. Les deux premiers mois suivant l’ouverture du local, on a constaté un faible achalandage. À la suite de ce constat, l’équipe du PASIUM, menée par les pairs aidants eux-mêmes, a accru la publicité entourant le programme par l’utilisation des réseaux sociaux et par la présence d’affiches promotionnelles dans toute la FSI. Les associations étudiantes de 1er cycle et des cycles supérieurs ont également été mises à profit pour faire de la promotion pour le PASIUM auprès de leurs membres. Ces démarches ont permis de faire connaître un peu plus le local et les objectifs du PASIUM tout en faisant un rappel sur l’aspect confidentiel du programme. C’est à partir de la mi-mars que l’équipe de pairs aidants a constaté une augmentation de la fréquentation du local. La problématique d’anxiété est le motif principal de consultation mentionné par les étudiants. Les problèmes universitaires qui s’ajoutent à des composantes ou difficultés personnelles semblent être la cause de l’anxiété des étudiants. Par ailleurs, un projet de recherche est actuellement mené en lien avec le PASIUM pour évaluer le programme, son implantation et la satisfaction des étudiants ayant bénéficié du service. Les résultats de cette étude feront l’objet d’une publication ultérieure. Toujours dans l’optique de promouvoir la santé mentale des étudiants, le PASIUM développe des activités favorisant le bien-être des étudiants. À cet effet, en avril dernier, une activité de zoothérapie avec le chien d’une paire aidante a eu lieu et a attiré un nombre record d’étudiants, ce qui leur a permis de se familiariser avec les lieux et de démystifier le PASIUM. Pour la prochaine année scolaire (2018-2019), en plus de la zoothérapie, plusieurs activités sont planifiées, telle que la tenue d’un kiosque faisant la promotion des ressources disponibles à l’Université et diverses activités de bien-être. L’organisation d’activités est rendue possible grâce au soutien du décanat, mais aussi grâce à l’implication des pairs aidants dans le PASIUM qui rendent le programme vivant. Il est souhaitable qu’un tel programme soit implanté dans toutes les universités du Québec pour offrir aux étudiants ressentant une détresse psychologique une chance de discuter et d’accéder aux ressources. Le programme PASIUM, pour les étudiants par les étudiants, permet un échange sur leurs inconforts dans un environnement confidentiel loin du corps professoral et n’exige pas de prise de rendez-vous. Quoique le programme en soit encore à ces débuts, nous pouvons constater qu’il répond clairement à un besoin étudiant. Le texte ci-dessus a été coécrit par des universitaires à la Faculté des sciences infirmières à l’Université de Montréal, soit Valérie Boucher, inf. M. Sc, coordonnatrice du programme PASIUM, Catherine Pépin, inf. B. Sc, paire aidante au PASIUM, Caroline Larue, inf. PhD, vice-doyenne aux études supérieures et à la recherche, Johanne Goudreau, inf. PhD, vice-doyenne aux études de premier cycle, et Christine Genest, inf. PhD, professeure adjointe. [post_title] => Une nouvelle initiative pour améliorer la santé mentale des étudiants [post_excerpt] => Un programme de pairs aidants mis sur pied à l’Université de Montréal pour aider les étudiants en sciences infirmières ressentant une détresse psychologique. 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Leur degré de gravité varie, allant des actes de violence avérés, comme des voies de fait ou du vandalisme, à des menaces propres à des personnes ou à des immeubles, comme des menaces de mort et des alertes à la bombe, en passant par de vagues sentiments d’inconfort découlant d’une interaction avec une certaine personne. Chaque signalement doit être pris au sérieux et faire l’objet d’une évaluation et d’un suivi. Je me demande toujours si ça pourrait être LA fois où quelque chose de grave se produit. Étant donné le nombre de tragédies dans les universités et les écoles secondaires au cours des dernières années, je me suis souvent posé cette question. Des personnes préoccupées me l’ont souvent posée aussi. Puisque je suis responsable des affaires étudiantes, la plupart des signalements que je reçois concernent les étudiants. Comme la plupart des gens qui fréquentent un établissement postsecondaire sont des étudiants, il est logique qu’ils soient à la fois ceux qui adoptent et qui signalent les comportements inquiétants. D’autres personnes au sein de l’établissement traitent les signalements de comportements inquiétants du corps professoral, du personnel de soutien et même des personnes non affiliées à l’université. Nous travaillons souvent ensemble afin de répondre à ces signalements et nous adoptons tous la même démarche de base.

Évaluer la situation

Que se passe-t-il véritablement dans une université ou un collège à la suite d’un signalement de comportement inquiétant? Dans ces situations, le principe directeur de l’intervention, dans les limites des règles et des politiques existantes, est qu’une préoccupation raisonnable justifie des mesures raisonnables. Cela peut paraître facile, mais la difficulté consiste toujours à appliquer le principe à un cas réel. Comment établir le niveau de préoccupation? Quelles mesures conviennent au niveau de préoccupation, ne sont pas en conflit avec les politiques existantes et respectent le droit à la vie privée et la présomption d’innocence de toutes les parties? D’abord, il est important de recueillir autant de renseignements que possible au sujet des personnes concernées, des incidents signalés et de leur contexte. Il faut collaborer avec les personnes qui possèdent l’expertise nécessaire et qui ont accès aux bons renseignements pour faire preuve de jugement et proposer un plan d’action. Il est important de s’assurer que le plan d’action proposé soit bien suivi. Cela semble évident, mais il faut traiter la situation avec détermination — car elle doit avoir un objectif clair et des résultats mesurables — et avec rapidité — car le meilleur plan est inutile s’il n’est pas mis en œuvre. Des retards peuvent aussi laisser le temps à une tragédie de se produire. Si le plan d’action ne produit pas l’effet souhaité (réduire le niveau général de préoccupation ou l’inquiétude des personnes concernées ou tenir une personne loin d’un secteur ou d’une autre personne), il faut le revoir sans tarder. En revanche, une réaction excessive peut entraîner des risques et des conflits là où il n’y en avait pas et où il ne devrait pas y en avoir. Plusieurs dimensions très différentes et parfois indépendantes de ces situations inquiétantes doivent être gérées de façon conjointe : la sécurité et le bien-être de la collectivité; les droits, la sécurité et le bien-être de la personne ou des personnes faisant l’objet du signalement; la situation telle qu’elle est perçue par les personnes touchées directement; la situation telle qu’elle est perçue par le reste de la collectivité; ainsi que les faits réels connus seulement par les rares personnes qui ont accès à tous les renseignements disponibles et aux conseils de spécialistes. La grande majorité des signalements de comportements inquiétants découlent d’interactions avec des personnes en situation de crise profonde, des personnes atteintes de graves problèmes de santé mentale ou des personnes qui ne constituent pas une menace réelle, mais dont le comportement peut être difficile à gérer. Un très petit nombre de signalements découlent de véritables comportements menaçants de la part de personnes potentiellement dangereuses. Peu importe la nature du cas, il faut mener une enquête et le gérer pour assurer la sécurité et le bien-être de la collectivité et des personnes touchées. Cela représente beaucoup de travail, mais en tant que responsable des affaires étudiantes, je préfère recevoir 10 signalements par semaine qui ne mènent à rien que rater le cas grave. Je ne dissuade jamais les gens de me parler de leurs préoccupations et je leur dis que nous les prenons au sérieux, même si elles peuvent ne pas donner lieu à la prise de mesures officielles (ce qui est habituellement le cas).

Équipe d’évaluation des risques

La plupart des établissements ont en place une équipe d’évaluation des comportements ou des risques, mais tous les établissements devraient sans doute en avoir une. Tout signalement devrait être communiqué aux membres de l’équipe, qui compte habituellement au moins un gestionnaire de cas, un professionnel en santé mentale, un membre des services de protection (idéalement une personne formée dans l’évaluation des menaces) et le responsable principal des affaires étudiantes. L’équipe fait souvent appel à des personnes-ressources spécialisées, selon le cas, habituellement un employé des services juridiques, et souvent un chargé de cours, un directeur de département, un gardien d’immeuble ou toute personne qui pourrait posséder de l’expertise ou des renseignements pertinents. Ces gens expriment tous des points de vue utiles et peuvent même fournir des renseignements pertinents sur les personnes concernées, tant l’auteur du signalement que la personne qui en fait l’objet. Dans bien des cas, il est conseillé de faire appel à un employé du bureau des relations universitaires, qui peut fournir de l’aide concernant la surveillance des médias sociaux, soit une importante source de renseignements sur une situation en évolution. Le responsable des affaires étudiantes a accès aux dossiers scolaires et parascolaires qui pourraient présenter des signes de crise. Le personnel de sécurité a accès aux anciens rapports d’incident pouvant se rapporter aux personnes concernées et pourrait être en mesure d’exprimer une opinion sur le niveau de risque éventuel de la personne. Le personnel des services juridiques peut fournir des conseils utiles sur les options possibles pour résoudre les situations difficiles et aider à établir les limites de la liberté d’action en vertu des lois en vigueur. Le professionnel en santé mentale pourrait connaître la nature du traitement ou du suivi des personnes concernées, s’il y a lieu. Même si les renseignements qu’il possède sur le cas précis ne pourront sans doute pas être divulgués, ils guideront et orienteront ses conseils. Toutes ces personnes détiennent aussi des ressources et des connaissances sur les diverses contraintes qui empêchent l’établissement de gérer les cas de comportements inquiétants. L’équipe se réunit régulièrement (au moins une fois par semaine dans un établissement de grande taille) pour faire le suivi des cas en cours. Elle doit se rassembler ponctuellement lorsque nécessaire et sans préavis. Pendant une semaine normale au milieu du trimestre, il n’est pas inhabituel que l’équipe se rencontre deux ou trois fois. En raison de la charge mentale et émotive découlant du traitement de ces types de cas, il est conseillé de faire participer plus d’une personne de chaque bureau clé, à tour de rôle. Pendant que l’équipe effectue son travail, il est important qu’elle communique avec la personne qui lui a fait part de sa préoccupation, même s’il n’est généralement pas possible de lui en dire beaucoup. Toutefois, le seul fait de savoir que sa préoccupation est prise au sérieux et fait l’objet d’un suivi joue habituellement un rôle important. Organisez une rencontre avec elle. Laissez-la vous raconter son histoire. Vous comprendrez mieux la nature de sa préoccupation et pourriez obtenir des renseignements importants qui n’étaient pas dans le signalement initial. De plus, vous contribuerez à calmer tout le monde, ce qui peut en soi empêcher la situation de dégénérer. Quand les gens se sentent appuyés, ils sont plus enclins à modérer leurs réactions aux situations difficiles.

Niveau de menace

Le rôle premier de l’équipe consiste à déterminer si la personne qui fait l’objet du signalement représente une menace immédiate. Pour ce faire, elle s’appuie principalement sur les conseils fournis par les professionnels en santé mentale et les services de protection en fonction des renseignements disponibles, comme les signalements reçus, les renseignements mis à la disposition de divers bureaux de l’université et les résultats de recherche en ligne comme des profils sur les médias sociaux ou des dossiers et des casiers judiciaires accessibles au public. S’il y a une menace immédiate, l’équipe doit prendre des mesures immédiates pour protéger la collectivité ou la personne. Le responsable des affaires étudiantes et le personnel des services juridiques doivent évaluer les outils administratifs à leur disposition, et le personnel de sécurité doit communiquer avec les autorités externes pour faire face à la menace. D’autres éléments à considérer peuvent attendre un peu, mais ne peuvent être complètement ignorés, comme les droits de la personne. Même si la personne concernée peut être perçue comme une menace, elle demeure un être humain et un étudiant de l’établissement. Il faut se soucier de son bien-être et lui offrir tout le soutien possible. J’ai vu des étudiants exclus du campus pendant de longues périodes obtenir leur diplôme parce que nous avons trouvé des moyens de leur offrir des mesures d’adaptation scolaires. Dans la grande majorité des cas, l’équipe d’évaluation établit qu’il n’y a aucune menace immédiate, mais maintient un certain niveau de préoccupation. Je tiens à souligner que même si la préoccupation concerne habituellement la personne qui fait l’objet du signalement, ce n’est pas toujours le cas. L’équipe doit se demander non seulement s’il est raisonnable que la personne ne sût pas que ses paroles ou ses actions étaient inquiétantes pour son entourage, mais aussi s’il est raisonnable que l’auteur du signalement se soit senti menacé ou préoccupé par ces paroles ou ces actions. Dans les rares cas où la deuxième question se répond par l’affirmative, la préoccupation concerne le bien-être de l’auteur du signalement. Il est souvent possible de l’aider à reconnaître qu’il a vécu un traumatisme et que l’établissement offre du soutien. Il est aussi important de le rassurer en lui confirmant que ses préoccupations sont prises au sérieux et que les mesures appropriées sont effectuées. Toutefois, dans la plupart des cas, la préoccupation concerne la personne qui fait l’objet du signalement. Si le niveau de préoccupation est élevé, il peut être important d’agir rapidement. Un responsable des affaires étudiantes peut rencontrer l’étudiant qui fait l’objet du signalement pour évaluer la situation, entendre sa version des faits, prendre connaissance de toute préoccupation et s’assurer qu’il est au courant de l’aide disponible. Cette première rencontre permettra probablement d’obtenir des renseignements importants qui contribueront à l’évaluation continue de la menace au fil du temps. Elle peut également informer l’étudiant qu’il existe un endroit où il peut exprimer ses griefs et ses préoccupations et qui limitera les frictions potentielles avec les étudiants ou le personnel de première ligne (y compris le corps professoral), qui n’ont peut-être pas la formation nécessaire ou encore le temps ou l’envie de composer avec des personnes difficiles. Cette information pourrait le rassurer et confirmer qu’il n’a pas besoin de s’emporter pour être entendu et pour qu’on réponde à ses préoccupations.

Mesures actives et passives

Un niveau de préoccupation élevé peut exiger la prise de certaines mesures actives. Celles-ci doivent prendre la forme de conditions volontaires, dans la mesure du possible. Une personne dont le comportement est prétendument inquiétant qui accepte de respecter volontairement certaines règles ou lignes directrices constitue toujours un bon signe. Un administrateur peut aussi obtenir une plus grande marge de manœuvre et plus d’options au cas où la personne ne respecte pas l’entente établie. Il pourrait s’avérer utile, par exemple, qu’une personne ne puisse fréquenter le campus après une certaine heure, doive rester loin d’un certain immeuble ou ne puisse communiquer avec certaines personnes ou avec certains groupes afin de réduire les risques ou d’empêcher qu’une situation dégénère. Si la personne ne se conforme pas volontairement à ces conditions, elles doivent lui être imposées. De plus, les mesures appropriées doivent être prises par les responsables scolaires, les services de sécurité et les services juridiques au moyen des outils juridiques et politiques à leur disposition. Le non-respect des conditions représente en soi un signal d’alarme à ne pas ignorer pouvant accroître le niveau de préoccupation. Un niveau de préoccupation faible nécessite la prise de mesures passives et indirectes. Celles-ci peuvent aller de la surveillance continue d’une situation, tout simplement en gardant le contact avec la personne concernée, à des rencontres fréquentes avec les témoins de l’évolution de la situation. L’aspect le plus difficile de ces situations est d’éviter qu’elles dégénèrent en raison d’une surveillance trop étroite et de l’exacerbation des préoccupations des personnes qui ont envoyé le signalement ou de la personne qui en fait l’objet. Selon moi, le meilleur moyen de maintenir cet équilibre est de se montrer disponible pour ceux qui en ont besoin, mais de n’intervenir que si c’est nécessaire. J’ai vu de telles situations rester stables pendant des années seulement parce que nous tenions une discussion occasionnelle avec certaines des personnes concernées. Il n’y a pas de formule magique pour contrer les situations inquiétantes sur le campus ni de façon de prédire les situations qui se transformeront en véritables catastrophes. Le mieux qu’un administrateur universitaire puisse faire est de veiller à ce que les bonnes personnes participent à la solution, y compris parfois les autorités médicales et policières externes, à ce qu’elles aient les bons renseignements, à ce que la priorité absolue soit toujours la sécurité et le désamorçage de la situation, et à ce que le plan d’action soit rapidement suivi. Andre Costopoulos est vice-provost et doyen des affaires étudiantes à l’Université de l’Alberta. [post_title] => Comment réagir aux comportements inquiétants sur les campus [post_excerpt] => Un responsable des affaires étudiantes donne des conseils sur la façon d’évaluer et de désamorcer une situation inquiétante. [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => closed [post_password] => [post_name] => comment-reagir-aux-comportements-inquietants-sur-les-campus [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2018-08-21 10:43:30 [post_modified_gmt] => 2018-08-21 14:43:30 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => https://www.universityaffairs.ca/?post_type=features&p=48553 [menu_order] => 0 [post_type] => features [post_mime_type] => [comment_count] => 0 [filter] => raw [meta_robots] => ) [comment_count] => 0 [current_comment] => -1 [found_posts] => 4 [max_num_pages] => 1 [max_num_comment_pages] => 0 [is_single] => [is_preview] => [is_page] => [is_archive] => [is_date] => [is_year] => [is_month] => [is_day] => [is_time] => [is_author] => [is_category] => [is_tag] => [is_tax] => [is_search] => [is_feed] => [is_comment_feed] => [is_trackback] => [is_home] => 1 [is_404] => [is_embed] => [is_paged] => [is_admin] => [is_attachment] => [is_singular] => [is_robots] => [is_posts_page] => [is_post_type_archive] => [query_vars_hash:WP_Query:private] => 10196fdde0f8e29e98497b49a6f73de8 [query_vars_changed:WP_Query:private] => 1 [thumbnails_cached] => [stopwords:WP_Query:private] => [compat_fields:WP_Query:private] => Array ( [0] => query_vars_hash [1] => query_vars_changed ) [compat_methods:WP_Query:private] => Array ( [0] => init_query_flags [1] => parse_tax_query ) )