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Le milieu universitaire intensifie son rôle en cybersécurité

Le milieu universitaire intensifie son rôle en cybersécurité

Les universités forment étudiants et travailleurs, soutiennent l’industrie et protègent les infrastructures nationales essentielles.
par SHARON ASCHAIEK | 16 SEP 19
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                    [post_content] => Quelques personnes m’ont demandé cette semaine ce que je pensais de leur intention de quitter le milieu universitaire pour faire carrière ailleurs. J’avais déjà entendu à plusieurs reprises leurs interrogations et propos et j’ai jugé qu’il serait bon de parler davantage de quelques-uns de ceux-ci :
  1. « Est-ce que le fait de vouloir quitter le milieu universitaire est synonyme d’échec? »
  2. « Est-ce que je devrais rester dans le milieu universitaire, ou partir dans le secteur privé? »
  3. « Tout le monde dit que... »
1. Vous n’avez pas à justifier votre transition par les points de vue d’autrui. Comme la vie, une carrière est jalonnée d’étapes. Certains milieux qui ont pu sembler stimulants et enrichissants pendant l’une d’elles peuvent ensuite devenir monotones, éprouvants ou épuisants. Si vous êtes insatisfait ou malheureux sur le plan professionnel, ou encore excessivement stressé, en panne d’inspiration et en quête de changement, vous n’avez pas besoin de chercher d’autres raisons pour passer à une nouvelle étape. Reconnaître que vous n’êtes pas heureux n’est pas un échec, mais un motif suffisant pour franchir le pas. En vous forçant à continuer de faire quelque chose que vous n’aimez pas alors que vous pourriez faire autre chose, vous vous trahissez vous-même. Les employeurs pressentis vous demanderont sans doute pourquoi vous souhaitez quitter votre poste actuel, mais c’est une question classique, posée à tous les candidats. Ils souhaiteront vous entendre dire que vous êtes passionné et très intéressé par le poste à pourvoir, que celui-ci marquerait une nouvelle étape correspondant parfaitement à vos aspirations, et que rien dans votre parcours n’indique que vous soyez instable et pourriez donc engendrer une quelconque instabilité. Sauf pour un poste universitaire menant à la permanence, aucun employeur ne s’intéressera à votre passé en matière de subventions et de publications, mis à part en ce qui concerne les compétences en budgétisation, rédaction et gestion de programmes qu’il a pu vous procurer. Le sociologue américain Charles Cooley a bien résumé le concept d’objectivité sociale par cette phrase devenue célèbre : « Je ne suis ni qui vous croyez que je suis ni qui je crois être, mais plutôt qui je pense que vous pensez que je suis. » Dans le cadre de son exploration de la nature humaine et de l’ordre social, M. Cooley a inventé le concept d’« image de soi », celle-ci dépendant selon lui de trois choses : (1) comment une personne croit être perçue par les autres, (2) comment elle imagine qu’ils la jugent en fonction de la perception d’elle qu’elle leur prête, et (3) comment elle pense qu’ils la perçoivent en fonction de leurs jugements précédents. Ce concept mérite qu’on s’y attarde, car il contribue à expliquer pourquoi la manière dont nous nous percevons et agissons dépend en grande partie de ce que nous croyons que les autres pensent de nous. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons tant de mal à en faire abstraction. 2. Des options s’offrent à vous. Il faut définitivement en finir avec l’opposition entre « milieu universitaire » et « secteur privé », qui est inexacte et conduit les chercheurs à croire qu’il s’agit de deux univers distincts. Il faut d’abord préciser que dans les faits, plusieurs entités universitaires correspondent à la définition des entreprises privées. En effet, à l’instar des entreprises privées, nombre d’établissements universitaires donnent accès à un formidable nombre de postes – et de carrières : gestion de subventions, relations publiques, administration, exploitation, gestion de la propriété intellectuelle, financement de partenariats, etc. Ces postes ne mènent pas à la permanence et leurs titulaires font partie de groupes distincts au sein des établissements. Les établissements universitaires concluent en outre des ententes et collaborent avec des organisations et des groupes de défense des intérêts des patients à but non lucratif, des organismes de financement fédéraux, étatiques ou provinciaux, des lobbyistes, des cabinets de relations publiques, des conseillers juridiques, des conseillers en affaires et en stratégies, des organisations de recherche sous contrat, des fabricants de produits, des entreprises axées sur les biotechnologies ou encore des entreprises pharmaceutiques ou électroniques, dont la totalité compte en leur sein des chercheurs de tous niveaux. En réalité, les universités n’emploient qu’une toute petite partie des chercheurs et elles leur servent principalement de tremplin vers la prochaine étape de leur carrière. Statistiquement, si nous voulons utiliser le terme « carrières alternatives », nous devrions l’employer pour désigner les carrières en milieu universitaire. Les chercheurs qui s’aventurent hors du milieu universitaire sont, pour les meilleurs d’entre eux, très courtisés par les employeurs, qui se les disputent âprement. Les entreprises de biotechnologies, pour ne parler que d’elles, investissent énormément dans des programmes à haut risque assortis d’échéanciers serrés, qui se doivent d’être couronnés de succès. C’est pourquoi les meilleurs et les plus chevronnés des chercheurs ont accès dans ces entreprises privées à des salaires de loin supérieurs à ceux du milieu universitaire. Ce ne sont pas les gens d’affaires qui créent les nouvelles technologies ou inventent de nouveaux médicaments, mais nous, les chercheurs. 3. Vous avez besoin d’autres points de vue. Malgré leurs atouts, un des gros problèmes des établissements universitaires est qu’ils peuvent devenir de véritables chambres d’écho où résonnent toujours les mêmes visions du monde. Résultat : si vous n’avez accès qu’aux points de vue exprimés dans le cadre des programmes de votre université ou par vos collègues, vous risquez de passer des années sans avoir vent des options qui s’offrent à vous. Voilà pourquoi vous devez sortir de cet univers, vous mettre en quête de personnes-ressources, de mentors et d’expériences qui vous permettront d’acquérir une autre vision des choses et de mesurer pleinement l’ampleur des possibilités qui s’offrent à vous. Imaginez le milieu universitaire comme un vaste océan sous la surface duquel vous avez toujours vécu. Le ciel vous apparaît bidimensionnel, et la surface de l’océan ne reflète que ce qui se trouve sous elle. Conséquence : ceux qui pénètrent dans cet océan, mais le quittent ensuite, semblent disparaître totalement à vos yeux. Exactement comme vos collègues qui quittent le milieu universitaire pour de nouvelles aventures. Ce n’est qu’en crevant la surface de cet océan que vous pourrez à votre tour mesurer l’immensité du ciel et découvrir à quel point il est différent de ce qu’il semblait être. Vous découvrirez en somme tout un monde. Le ciel ne vaut pas mieux que l’océan, mais il est beaucoup plus vaste. Vous n’avez pas à vous limiter à l’un ou à l’autre. Si M. Cooley avait raison et que notre image de nous-mêmes découle de la manière dont nous croyons que les autres nous perçoivent, la première chose à faire pour transformer cette vision de nous-mêmes, et des autres, est de s’aventurer dans un autre milieu. N’hésitez donc pas à explorer l’extérieur du milieu universitaire avant de réfléchir aux prochaines étapes de votre carrière. Jonathan Thon est le fondateur et le conseiller scientifique en chef de Platelet BioGenesis. [post_title] => Vouloir quitter le milieu universitaire n’est pas synonyme d’échec [post_excerpt] => Les universités n’emploient qu’une toute petite partie des chercheurs et elles leur servent principalement de tremplins vers la prochaine étape de leur carrière. 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Il n’est pas clair pour l’instant si le programme sera réactivé après cette date. Au Québec, un immigrant doit recevoir un Certificat de sélection du Québec, avant de pouvoir obtenir un statut de résident permanent auprès du gouvernement fédéral. Le PEQ permettait aux étudiants étrangers de l’obtenir en quelques semaines. Un autre volet de ce programme s’adresse aux travailleurs étrangers occupant un emploi au Québec depuis plus d’un an et a été maintenu.

Des étudiants bien intégrés

La décision du gouvernement québécois, annoncée en plein cœur du mois de juillet, en a interloqué plusieurs. « Cela m’a découragée », s’attriste Jeanne-Marie Rugira, professeure de psychosociologie à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), elle-même arrivée du Rwanda comme étudiante en 1993. Lors du lancement du PEQ en 2010, le gouvernement du Québec avait décidé de considérer les étudiants étrangers comme des immigrants économiques, au même titre que les travailleurs. Il s’agissait alors de créer une autre source de main-d’œuvre pour contrer la rareté des travailleurs. Cette année, 3 226 diplômés ont reçu un certificat en vertu du PEQ avant la suspension du programme. L’an dernier, c’était le cas de 5 146 étudiants. « Ces étudiants arrivent ici assez jeunes, ils étudient au Québec, en apprennent la langue et en découvrent la culture, donc lorsqu’ils reçoivent leur diplôme, ils sont déjà assez bien intégrés », rappelle Mme Rugira. Elle se désole de voir des étudiants de l’UQAR qui comptaient sur ce programme se retrouver dans l’incertitude. Elle craint aussi de voir certains étudiants étrangers opter désormais pour les universités d’autres provinces. Une crainte que ne partage pas Pierre Boisseau, le directeur principal des communications institutionnelles de l’Université McGill. Environ 30 pour cent des étudiants de l’Université McGill proviennent de l’étranger. « Je crois qu’ils choisissent notre université pour la qualité de son enseignement et de sa recherche, d’abord et avant tout », indique-t-il. Toutefois, il juge que le Québec pourrait se priver de diplômés dont les compétences seraient fort utiles au développement de son économie.

Un geste électoraliste?

Quelle mouche a donc piqué le ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, Simon Jolin-Barrette? Officiellement, le ministère soutient travailler à une refonte du système d’immigration québécois, en vue de contrer la pénurie de main-d’œuvre. La suspension du volet étudiants étrangers du PEQ viserait à donner la priorité aux travailleurs qui occupent déjà un emploi. L’explication n’a pas convaincu tout le monde. Florence Bourdeau, chargée de projets à la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI), croit surtout que le gouvernement tient mordicus à respecter sa promesse électorale d’abaisser le seuil d’immigration à 40 000 personnes dès cette année. « Il ne s’agit pas de régler un problème, puisque le PEQ fonctionne très bien, mais de répondre à des impératifs de politique partisane », tonne-t-elle. Elle rappelle que le document d’orientation de la consultation publique sur la Planification pluriannuelle de l’immigration 2020-2022 rédigé par le gouvernement du Québec affirme lui-même que le Québec doit favoriser les candidats qui ont étudié ici et parlent français. En juin dernier, le gouvernement caquiste a adopté un projet de loi prévoyant, entre autres, l’annulation de 18 000 demandes d’immigration déjà entamées. Mme Bourdeau croit que tous ces gestes envoient un signal négatif aux gens qui envisagent d’immigrer au Québec. « Ils se demandent s’ils sont vraiment les bienvenus, dit-elle. Et ils s’inquiètent de voir que les règles peuvent changer du jour au lendemain. » Dans le milieu universitaire, la réaction reste prudente. « Tout le monde est en attente, puisqu’il s’agit pour l’instant d’une suspension et non d’une annulation du programme », explique Ginette Legault, directrice générale du Bureau de coopération interuniversitaire. 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Mon tout premier article de recherche, que j’ai remis en mains propres au rédacteur en chef, a fait son chemin dans les méandres du processus d’évaluation sur papier. Il m’est revenu par la poste avec un avis de refus fondé sur les maigres commentaires du « relecteur B », formés de phrases incomplètes, brutales et bourrées de fautes. Ayant peu d’expérience à l’époque, je m’imaginais que ces commentaires venaient d’un collègue beaucoup plus occupé et chevronné que moi, qui savait des choses que j’ignorais et qui manquait de temps pour justifier ses remarques et son verdict. Quinze ans et plusieurs articles plus tard, ma participation à l’évaluation par les pairs s’est faite en parallèle à la prolifération de la cyberintimidation et de la culture du troll, qui demeure un problème grave ailleurs sur Internet. Un collègue m’a récemment fait part de ses préoccupations au sujet des évaluations de son premier article qu’il tentait de faire publier. Cette fois, le relecteur B avait osé faire des suppositions sur l’origine ethnique de l’auteur et s’était permis des remarques désobligeantes au sujet de la relation entre auteurs chevronnés et débutants. Au lieu de se pencher sur le contenu de l’article et d’en critiquer l’analyse, il avait émis des opinions au gré de ses arrière-pensées. Bien que réalisées à quinze ans d’intervalle, ces « évaluations » ont certains points en commun : un ton généralement négatif, des commentaires narquois et hors-sujet fondés sur des suppositions erronées et des partis pris, et de vagues critiques sans lien avec celles des autres relecteurs. Elles sont aussi toutes les deux hypocrites, en ce sens qu’elles présentent les travers qu’elles prétendent elles-mêmes dénoncer, à savoir des affirmations non vérifiées, une rigueur douteuse et un manque d’étoffement. Elles n’apportent rien de constructif, ce qui signifie que le troll évaluateur ne prend au sérieux ni son rôle de relecteur, ni la revue qui a retenu ses services, ni ses supposés collègues – ses homologues dans le processus d’évaluation. Mon expérience m’amène donc à poser la question suivante : quelle valeur l’évaluation par les pairs a-t-elle en sciences humaines? Le processus est censé soumettre les travaux de recherche au regard objectif – ou à tout le moins indépendant – d’autres spécialistes. Il est censé garantir la rigueur des travaux et offrir aux lecteurs et autres utilisateurs du savoir l’assurance que les affirmations non fondées et les analyses irrecevables sont filtrées par des personnes qualifiées avant la publication. L’évaluation se déroule selon des protocoles établis, qui encadrent la critique du contenu et structurent les échanges entre chercheurs. Après mûre réflexion, j’en suis venu à la conclusion que les processus actuels d’évaluation par les pairs sont souvent contre-productifs. Le système d’évaluation à double insu ne m’offre aucune assurance – pas plus qu’aux lecteurs – que les relecteurs sont des professionnels qualifiés. L’anonymat peut déresponsabiliser ces derniers et leur permettre de remplir leur mandat de piètre façon sans craindre d’éventuelles répercussions sur leur évaluation annuelle, même s’ils ont mal servi leur revue, leur discipline et leurs collègues. Il peut même favoriser les comportements grossiers et contraires à l’éthique. Enfin, les évaluations faites par des trolls représentent une perte de temps et d’énergie pour les auteurs, les éditeurs et leurs collègues ayant relu les versions préliminaires. Cette expérience est pour moi source de nombreuses questions :
  1. Les évaluations favoriseraient-elles la collégialité et la responsabilisation si elles étaient ouvertes?
  2. Les formats numériques sont-ils un bon moyen de resserrer les échanges entre auteurs, relecteurs et éditeurs, de façon à améliorer et rendre efficace l’évaluation par les pairs (p. ex. grâce à l’utilisation de plateformes audiovisuelles en ligne pour critiquer et défendre des articles)?
  3. De façon générale, si je reçois de pareilles évaluations de la part de prétendus collègues appartenant à une discipline, à une association ou à un réseau dont je fais partie, est-ce que je tiens à y participer?
  4. De quels autres moyens dispose-t-on pour évaluer les travaux de recherche, confirmer leur validité et leur qualité, et communiquer avec nos pairs?
Ma modeste expérience en milieu universitaire me donne à penser qu’Internet et les médias sociaux n’ont fait que faciliter des comportements déjà présents dans l’évaluation par les pairs. Les avancées numériques permettent peut-être de travailler plus efficacement et de traiter un plus grand nombre d’articles, mais pour améliorer les échanges entre auteurs et relecteurs et enrichir la connaissance, nous devons revoir l’objectif et la formule des évaluations par les pairs. À l’heure où nous misons sur les nouvelles technologies pour faciliter les évaluations, il est grand temps d’examiner soigneusement le processus même d’évaluation par les pairs en milieu universitaire. Ryan Bullock est professeur agrégé en études environnementales et directeur du Centre for Forest Interdisciplinary Research de l’Université de Winnipeg. [post_title] => Les trolls dégradent l’évaluation par les pairs [post_excerpt] => Le processus à l’aveugle et le sarcasme ambiant sur Internet encouragent des comportements grossiers et contraires à l’éthique. [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => closed [post_password] => [post_name] => les-trolls-degradent-levaluation-par-les-pairs [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2019-09-12 10:15:28 [post_modified_gmt] => 2019-09-12 14:15:28 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => https://www.universityaffairs.ca/?post_type=in-my-opinion&p=70266 [menu_order] => 0 [post_type] => in-my-opinion [post_mime_type] => [comment_count] => 0 [filter] => raw [meta_robots] => ) [3] => WP_Post Object ( [ID] => 69692 [post_author] => 735 [post_date] => 2019-08-01 09:23:15 [post_date_gmt] => 2019-08-01 13:23:15 [post_content] => Si la caricature a mauvaise presse, les caricaturistes n’ont pourtant pas prévu de ranger leurs crayons. À commencer par ceux qui l’utilisent à des fins pédagogiques, sans pour autant tirer un trait sur la satire — quitte à s’attirer les foudres de leurs pairs. C’est le cas de Benoît Leblanc : chargé de cours au Département de biologie à l’Université de Sherbrooke (U de S) où il s’adonne à son autre passion après l’enseignement, la caricature. En avril dernier, l’U de S lui a même consacré une exposition pour souligner le mois de la pédagogie universitaire et mettre son art en valeur. Un coup de projecteur bien mérité. D’aussi loin que remontent ses souvenirs, Benoît Leblanc estime qu’il a toujours été caricaturiste. « Je fais de la bande dessinée depuis que je suis tout petit et maintenant j’en publie! Au cours de ma formation académique et en travaillant dans les laboratoires, je me suis naturellement mis à faire des dessins pour illustrer les aspects amusants de la vie quotidienne en laboratoire », raconte le scientifique qui n’a jamais hésité à publier ses caricatures sur les portes des labos, dans un relatif anonymat. Du moins jusqu’à ce que son coup de craie le trahisse face à ses étudiants ébahis. Car c’est surtout en classe que le professeur-dessinateur utilise la caricature pour vulgariser et transmettre ses connaissances. « Le fait de pouvoir dessiner rend la classe beaucoup plus vivante », constate celui qui trouve le dessin très pratique et facilement ajustable lorsqu’il est fait en direct au tableau. « J’espère que j’ai déjà aidé des étudiants à décrypter des concepts! » Son blog scientifique, « Des gens en blouse blanche », créé pour regrouper et publier ses caricatures en un même endroit, lui a aussi donné une certaine notoriété. « Quand mes collègues avaient besoin d’un dessin, ils venaient me voir! », a confié le passionné qui ne compte plus le nombre d’illustrations scientifiques qu’il a pu faire au cours des dernières décennies. « J’ai eu la chance d’illustrer deux livres également, l’un en hématologie et l’autre consacré à des techniques de biologie moléculaire », lance le vulgarisateur scientifique pour qui l’intérêt pédagogique prime sur tout le reste. En témoignent certains de ses dessins humoristiques sur l’évolution qui contiennent du « matériel supplémentaire ». « Pour ces dessins, je suis assez sérieux et je prends le temps de discourir du sujet du dessin. Par exemple, le  4 avril 2014,  quand j’ai appris qu’il y avait un seul marsupial chez lequel le mâle avait, comme la femelle, une poche, j’ai pris le temps de revenir sur l’origine des marsupiaux après les avoir caricaturés », raconte le chargé de cours. « Cela me permet d’expliquer des concepts sérieux dans un contexte ludique. Je suis sûr que mes élèves vont se souvenir longtemps de cet opossum! Tout comme les étudiants qui ont fréquenté mes cours dédiés aux calmars géants ou aux ornithorynques, car dès que je peux parler d’eux et les dessiner, je le fais! » [caption id="attachment_69685" align="alignnone" width="644"] Bande dessinée faite par Benoît Leblanc.[/caption]

Liberté d’expression

Interrogé sur la place de la caricature dans le monde à l’heure actuelle (NDLR : le New York Times a récemment décidé de bannir les caricatures politiques de ses éditions internationales et un caricaturiste canadien vient de se faire congédier probablement suite à une caricature de Donald Trump), M. Leblanc a d’abord rappelé qu’il avait été « bouleversé comme tout le monde » par la tuerie survenue à Charlie Hebdo en 2015. « Mais ce qui me fait encore plus de peine, je crois, c’est de voir à quel point on n’a pas appris de cette tragédie, à quel point on est encore en train d’étrangler la liberté d’expression au nom de la bien-pensance, pour éviter que quelqu’un quelque part un jour puisse se sentir vexé. On est en train d’empêcher l’expression des libres idées et, à mon sens, c’est extrêmement liberticide », a confié le caricaturiste qui estime qu’on devrait pourtant être prêt à tout voir et tout entendre. « Surtout des opinions qui nous déplaisent. On n’est pas obligés d’être d’accord, bien au contraire. » S’il lui est déjà arrivé de devoir modifier certaines caricatures, il fait toujours de son mieux pour ne pas céder aux sirènes de la censure. « Je ne change presque jamais mes dessins. Mais, c’est vrai que lorsque je fournis des caricatures à certains journaux universitaires, je marche sur des œufs, car on me rappelle souvent qu’il ne faut froisser personne », lance celui qui refuse de modifier ses dessins mais qui accepte d’en faire d’autres à la place. « Il n’y a rien de plus pénible qu’un dessin fait par comité! Tout finit par être édulcoré au point que plus rien n’ait de saveur. Les comités tuent la créativité », lance le fan d’Achille Talon. Il prévient ceux qui veulent se lancer dans la caricature : « Certaines personnes, très rares, vont pouvoir faire carrière dans le dessin et la caricature. Mais elles vont sûrement se retrouver dans une situation où cet art, qu’ils pratiquent et qui leur apporte tant de bonheur, devient une corvée… Il faut faire en sorte que le dessin reste toujours un plaisir. » Enfin, à l’égard des dessinateurs et autres créateurs de contenus jamais satisfaits de leur travail, il n’a qu’un conseil à donner. « Commencez la prochaine page, et ça ira mieux! La page la plus importante que vous allez faire, ce sera toujours la prochaine. » [caption id="attachment_69689" align="alignnone" width="644"] Une autre dande dessinée faite par Benoît Leblanc.[/caption]

Un concept qui ne laisse pas indifférent

« M. Leblanc utilise la caricature pour la détente, c’est déjà une bonne chose! », lance Olivier Robin, professionnel de recherche à l’U de S, qui considère la bande dessinée comme un outil de vulgarisation scientifique « absolument fabuleux ». « C’est même l’un des meilleurs médias. Même si pour beaucoup de personnes, la bande dessinée est encore réservée aux enfants! », d’après lui. « Je pense que M. Leblanc a raison, je suis entièrement d’accord avec lui : une bonne explication au tableau avec un dessin pour schématiser les choses, c’est très important! Cela aide le cerveau et multiplie les angles de points de vue », lance l’universitaire avant de faire référence au courant de la pensée visuelle très en vogue en ce moment. « On se rend compte que des lignes de textes à n’en plus finir, c’est bien joli, mais que le cerveau humain a besoin d’autre chose. Il a besoin de conceptualiser et d’imager », explique M. Robin selon qui « il faut être capable de faire de la science et des équations mais aussi parfois de les dessiner pour expliquer les concepts au grand public ». Parmi ses caricatures préférées de M. Leblanc, il retient surtout celle d’Aristote sur l’évaluation de l’enseignement. « C’est drôle, un peu cynique et ça pose certaines questions! C’est simple mais efficace », confie le professionnel de recherche qui admire le nombre de catégories présentes sur le blog de son confrère. « Il parle autant de philosophie que de microbiologie ou même de politique. J’aime aussi beaucoup ses blagues de laboratoires! », rapporte celui qui voit en Benoît Leblanc un magnifique exemple et une belle preuve qu’il est possible de concilier métier et passion. « C’est possible de faire cohabiter les deux! Si tu veux faire de l’enseignement, il faut avoir une certaine passion et il l’a. » Réaliste, M. Robin estime que l’UdeS n’est pas nécessairement mieux placée qu’une autre université pour utiliser le dessin en tant qu’outil pédagogique. « Mais la vraie question à se poser c’est : est-ce qu’on veut s’autoriser à aller dans des chemins transdisciplinaires ou transverses pour enseigner autrement? […] Je crois qu’en tant qu’enseignant, on a aussi droit à la "ludicité". » Enfin, interrogé sur la caricature, M. Robin estime que tout être humain y a accès. « Il s’agit juste de savoir se regarder de l’extérieur et d’accepter qu’on soit tous des caricatures. Si on ne s’autorise pas cet angle de vue, c’est extrêmement dangereux […] On devrait pouvoir accepter que quelqu’un dise des choses qui ne nous plaisent pas : cela s’appelle de la tolérance. » [post_title] => Benoît Leblanc : un scientifique qui a bonne mine [post_excerpt] => Le chargé de cours à l’Université de Sherbrooke marie pédagogie universitaire et dessins humoristiques. [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => closed [post_password] => [post_name] => benoit-leblanc-un-scientifique-qui-a-bonne-mine [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2019-09-12 10:12:09 [post_modified_gmt] => 2019-09-12 14:12:09 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => https://www.universityaffairs.ca/?post_type=features&p=69692 [menu_order] => 0 [post_type] => features [post_mime_type] => [comment_count] => 2 [filter] => raw [meta_robots] => ) ) [post_count] => 4 [current_post] => -1 [in_the_loop] => [post] => WP_Post Object ( [ID] => 70783 [post_author] => 4 [post_date] => 2019-09-04 15:05:36 [post_date_gmt] => 2019-09-04 19:05:36 [post_content] => Quelques personnes m’ont demandé cette semaine ce que je pensais de leur intention de quitter le milieu universitaire pour faire carrière ailleurs. J’avais déjà entendu à plusieurs reprises leurs interrogations et propos et j’ai jugé qu’il serait bon de parler davantage de quelques-uns de ceux-ci :
  1. « Est-ce que le fait de vouloir quitter le milieu universitaire est synonyme d’échec? »
  2. « Est-ce que je devrais rester dans le milieu universitaire, ou partir dans le secteur privé? »
  3. « Tout le monde dit que... »
1. Vous n’avez pas à justifier votre transition par les points de vue d’autrui. Comme la vie, une carrière est jalonnée d’étapes. Certains milieux qui ont pu sembler stimulants et enrichissants pendant l’une d’elles peuvent ensuite devenir monotones, éprouvants ou épuisants. Si vous êtes insatisfait ou malheureux sur le plan professionnel, ou encore excessivement stressé, en panne d’inspiration et en quête de changement, vous n’avez pas besoin de chercher d’autres raisons pour passer à une nouvelle étape. Reconnaître que vous n’êtes pas heureux n’est pas un échec, mais un motif suffisant pour franchir le pas. En vous forçant à continuer de faire quelque chose que vous n’aimez pas alors que vous pourriez faire autre chose, vous vous trahissez vous-même. Les employeurs pressentis vous demanderont sans doute pourquoi vous souhaitez quitter votre poste actuel, mais c’est une question classique, posée à tous les candidats. Ils souhaiteront vous entendre dire que vous êtes passionné et très intéressé par le poste à pourvoir, que celui-ci marquerait une nouvelle étape correspondant parfaitement à vos aspirations, et que rien dans votre parcours n’indique que vous soyez instable et pourriez donc engendrer une quelconque instabilité. Sauf pour un poste universitaire menant à la permanence, aucun employeur ne s’intéressera à votre passé en matière de subventions et de publications, mis à part en ce qui concerne les compétences en budgétisation, rédaction et gestion de programmes qu’il a pu vous procurer. Le sociologue américain Charles Cooley a bien résumé le concept d’objectivité sociale par cette phrase devenue célèbre : « Je ne suis ni qui vous croyez que je suis ni qui je crois être, mais plutôt qui je pense que vous pensez que je suis. » Dans le cadre de son exploration de la nature humaine et de l’ordre social, M. Cooley a inventé le concept d’« image de soi », celle-ci dépendant selon lui de trois choses : (1) comment une personne croit être perçue par les autres, (2) comment elle imagine qu’ils la jugent en fonction de la perception d’elle qu’elle leur prête, et (3) comment elle pense qu’ils la perçoivent en fonction de leurs jugements précédents. Ce concept mérite qu’on s’y attarde, car il contribue à expliquer pourquoi la manière dont nous nous percevons et agissons dépend en grande partie de ce que nous croyons que les autres pensent de nous. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons tant de mal à en faire abstraction. 2. Des options s’offrent à vous. Il faut définitivement en finir avec l’opposition entre « milieu universitaire » et « secteur privé », qui est inexacte et conduit les chercheurs à croire qu’il s’agit de deux univers distincts. Il faut d’abord préciser que dans les faits, plusieurs entités universitaires correspondent à la définition des entreprises privées. En effet, à l’instar des entreprises privées, nombre d’établissements universitaires donnent accès à un formidable nombre de postes – et de carrières : gestion de subventions, relations publiques, administration, exploitation, gestion de la propriété intellectuelle, financement de partenariats, etc. Ces postes ne mènent pas à la permanence et leurs titulaires font partie de groupes distincts au sein des établissements. Les établissements universitaires concluent en outre des ententes et collaborent avec des organisations et des groupes de défense des intérêts des patients à but non lucratif, des organismes de financement fédéraux, étatiques ou provinciaux, des lobbyistes, des cabinets de relations publiques, des conseillers juridiques, des conseillers en affaires et en stratégies, des organisations de recherche sous contrat, des fabricants de produits, des entreprises axées sur les biotechnologies ou encore des entreprises pharmaceutiques ou électroniques, dont la totalité compte en leur sein des chercheurs de tous niveaux. En réalité, les universités n’emploient qu’une toute petite partie des chercheurs et elles leur servent principalement de tremplin vers la prochaine étape de leur carrière. Statistiquement, si nous voulons utiliser le terme « carrières alternatives », nous devrions l’employer pour désigner les carrières en milieu universitaire. Les chercheurs qui s’aventurent hors du milieu universitaire sont, pour les meilleurs d’entre eux, très courtisés par les employeurs, qui se les disputent âprement. Les entreprises de biotechnologies, pour ne parler que d’elles, investissent énormément dans des programmes à haut risque assortis d’échéanciers serrés, qui se doivent d’être couronnés de succès. C’est pourquoi les meilleurs et les plus chevronnés des chercheurs ont accès dans ces entreprises privées à des salaires de loin supérieurs à ceux du milieu universitaire. Ce ne sont pas les gens d’affaires qui créent les nouvelles technologies ou inventent de nouveaux médicaments, mais nous, les chercheurs. 3. Vous avez besoin d’autres points de vue. Malgré leurs atouts, un des gros problèmes des établissements universitaires est qu’ils peuvent devenir de véritables chambres d’écho où résonnent toujours les mêmes visions du monde. Résultat : si vous n’avez accès qu’aux points de vue exprimés dans le cadre des programmes de votre université ou par vos collègues, vous risquez de passer des années sans avoir vent des options qui s’offrent à vous. Voilà pourquoi vous devez sortir de cet univers, vous mettre en quête de personnes-ressources, de mentors et d’expériences qui vous permettront d’acquérir une autre vision des choses et de mesurer pleinement l’ampleur des possibilités qui s’offrent à vous. Imaginez le milieu universitaire comme un vaste océan sous la surface duquel vous avez toujours vécu. Le ciel vous apparaît bidimensionnel, et la surface de l’océan ne reflète que ce qui se trouve sous elle. Conséquence : ceux qui pénètrent dans cet océan, mais le quittent ensuite, semblent disparaître totalement à vos yeux. Exactement comme vos collègues qui quittent le milieu universitaire pour de nouvelles aventures. Ce n’est qu’en crevant la surface de cet océan que vous pourrez à votre tour mesurer l’immensité du ciel et découvrir à quel point il est différent de ce qu’il semblait être. Vous découvrirez en somme tout un monde. Le ciel ne vaut pas mieux que l’océan, mais il est beaucoup plus vaste. Vous n’avez pas à vous limiter à l’un ou à l’autre. Si M. Cooley avait raison et que notre image de nous-mêmes découle de la manière dont nous croyons que les autres nous perçoivent, la première chose à faire pour transformer cette vision de nous-mêmes, et des autres, est de s’aventurer dans un autre milieu. N’hésitez donc pas à explorer l’extérieur du milieu universitaire avant de réfléchir aux prochaines étapes de votre carrière. Jonathan Thon est le fondateur et le conseiller scientifique en chef de Platelet BioGenesis. [post_title] => Vouloir quitter le milieu universitaire n’est pas synonyme d’échec [post_excerpt] => Les universités n’emploient qu’une toute petite partie des chercheurs et elles leur servent principalement de tremplins vers la prochaine étape de leur carrière. 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