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Actualités

COVID-19 : nouvelles des universités canadiennes

Vous trouverez ici des nouvelles que nous publions régulièrement en ce qui concerne les mesures prises par les universités canadiennes pour faire face à la pandémie de COVID-19.

par AFFAIRES UNIVERSITAIRES | 25 JAN 21

Note du rédacteur : consultez régulièrement cette page pour plus de mises à jour.

lundi 25 janvier

Anxiété accrue chez les professeurs aussi

Environ 70 pour cent des répondants à une étude qui brosse un portrait des conséquences de la pandémie sur les enseignants du secteur postsecondaire se disent préoccupés ou anxieux au moins la moitié du temps. Selon un article du journal Le Soleil, pour recueillir ces données, les professeures Nathalie Loye (Université de Montréal) et Carle Barrosso da Costa (Université du Québec à Montréal) ont fait circuler un questionnaire auquel 331 professeurs du cégep et de l’université ont répondu entre le 22 septembre et le 26 novembre 2020.

On rapport que « la montée du stress est généralisée chez les professeurs »  et que l’enseignement à distance divise les répondants. Les résultats préliminaires confirment, entre autres, la difficulté à concilier vie professionnelle et vie familiale dans un contexte numérique. Mme Loye souligne que le sentiment d’impuissance ou l’impression de se sentir dépassé par l’accumulation des tâches ont été soulevés dans les réponses au questionnaire.

Certains éléments plus positifs sont également ressortis, notamment que percevant le lot de défis associés à la COVID-19 comme des obstacles à franchir, les enseignants sont motivés par la recherche de solutions. De plus, des professeurs estiment se sentir plus soudés qu’avant et travailleur davantage en équipe.

Les universités Laval et McGill tentent de détecter la COVID-19 dans les eaux usées

Les Fonds de recherche du Québec ont annoncé un peu plus tôt ce mois-ci un investissement d’un million de dollar pour la recherche sur la COVID-19 dans les eaux usées. Le projet CentrEau-COVID : Dépistage de la COVID-19 dans les eaux usées comme outil de vigie et de gestion est piloté par les professeurs-chercheurs Peter Vanrolleghem de l’Université Laval et Dominic Frigon de l’Université McGill. La Fondation familiale Trottier, la Fondation Molson et le Centre national en électrochimie et en Technologies Environnementales contribuent également au projet dont le budget total est de 1,7 million de dollars.

« Cette recherche d’une durée de six mois a pour principal objectif d’analyser les eaux usées de grands centres urbains et de plus petites municipalités du Québec afin d’y détecter la présence du coronavirus SARS-CoV-2, responsable de la COVID-19. Inclure la vigie des eaux usées dans la gestion de la crise permet une détection précoce et géolocalisée de la présence du virus, aidant ainsi à briser les chaînes de transmission et à éviter les éclosions. Les terrains à l’étude sont Montréal, Québec et Laval, ainsi que le Bas-Saint-Laurent et la Mauricie-Centre-du-Québec. »

Journée internationale de l’éducation

L’Université du Québec à Montréal célèbre le 25 janvier la Journée internationale de l’éducation, organisée cette année sous le thème « Relancer et redynamiser l’éducation pour la génération COVID-19 ». Ce faisant, l’Université rend disponible aux médias certains de ses professeurs afin de discuter des impacts de la pandémie sur les étudiants et sur la façon de faire progresser l’éducation malgré ces circonstances.

Pas assez de temps à consacrer à la recherche à l’Université de Sherbrooke

Si l’Université de Sherbrooke se démarque sur le plan de l’enseignement en présentiel (voir mise à jour du 21 janvier), cela ne fait pas le bonheur de l’ensemble du corps enseignant, rapporte Radio-Canada. C’est que l’alternance entre les cours en ligne et en présentiel a considérablement alourdi leur planification de cours, empêchant ainsi certains d’accorder le temps nécessaire à leurs recherches.

Cette situation peut être problématique pour certains, alors que la recherche est primordiale pour les professeurs en début de carrière, qui cherchent à établir leur crédibilité. Le vice-recteur à la recherche et aux études supérieures de l’Université, Jean-Pierre Perreault, avance toutefois que l’établissement a reçu davantage de financement à la recherche que l’année précédente, ce qui serait « rassurant » selon lui.

Les étudiants de l’Université Laval auront droit à la mention succès ou échec

Contrairement à ce qu’elle avait annoncé au départ, l’Université Laval autorisera ses étudiants à recourir à la mention succès ou échec, rapporte Radio-Canada. Cette mesure sera autorisée pour les sessions d’automne 2020 et d’hiver 2021.

L’Université a renversé la vapeur dans ce dossier alors qu’elle refusait encore de permettre cette disposition en date du 18 décembre dernier. À ce moment, l’établissement avait précisé que sa décision s’appuyait sur un sondage de satisfaction de la communauté universitaire.

25 M$ pour les universités de la Nouvelle-Écosse

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a annoncé le 12 janvier dernier son intention d’investir une somme de 25 millions de dollars afin de soutenir les 10 universités de la province, privées de certains revenus en raison de la COVID-19. « Nous avons entendu les requêtes de nos universités et nous savons que ces dernières connaissent de nouvelles difficultés de fonctionnement à cause de la COVID-19, a déclaré Lena Metlege Diab, ministre du Travail et de l’Éducation postsecondaire. Ce financement soulagera certaines de ces difficultés et aidera à répondre à leurs besoins immédiats. » Soulignons que la part de l’Université Sainte-Anne s’élèvera à 364 600 dollars.

Des cours à distance appelés à rester à l’Université Concordia

L’Université Concordia entend garder les bonnes pratiques acquises pendant la pandémie lorsque celle-ci sera terminée. Dans un article du journal Le Devoir, la vice-rectrice principale aux affaires académiques, Anne Whitelaw, explique que certaines activités à distance seront intégrées à la vie universitaire à l’avenir. « À la fin du premier semestre, plusieurs professeurs nous ont dit qu’ils voulaient intégrer plus de formation à distance dans leurs cours », raconte-t-elle.

De plus, elle prévoit le retour du programme pilote Home Room, soit une classe virtuelle où une vingtaine d’étudiants se rencontrent chaque semaine sous la supervision du doyen des étudiants. « C’est une occasion pour eux, notamment les étudiants de premier cycle, d’avoir des conversations, de parler de leur expérience universitaire ou d’échanger des conseils, décrit Mme Whitelaw. On le continuera en présentiel, mais aussi en ligne; on a remarqué que les étudiants timides se sentent plus à l’aise dans ces rencontres virtuelles. »

 Des bibliothèques publiques ouvertes à tous

Après avoir annoncé que les bibliothèques publiques du Québec seraient accessibles uniquement aux élèves et aux étudiants (voir mise à jour du 14 janvier), Le Devoir rapporte que celles-ci seront finalement ouvertes à tous.

Jeudi 21 janvier

Les étudiants de l’UQTR réclament la mention réussite ou échec

Le Nouvelliste rapporte que l’Association générale des étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) demande à ce que la mention réussite ou échec soit à nouveau appliquée pour la session en cours.

La vice-présidente aux affaires sociopolitiques de l’Association, Carolane Beaudoin, insiste sur le fait qu’avec un nouveau confinement, les étudiants sont soumis à beaucoup de stress et qu’une telle mesure pourrait les apaiser. Elle ajoute que certaines circonstances provoquées par les mesures sanitaires, comme la perte d’emploi ou la solitude, rendent la session plus difficile pour les étudiants.

La démarche se bute toutefois jusqu’à présent à une porte close. Le responsable des relations avec les médias à l’UQTR, Jean-François Hinse, indique que, contrairement à la première vague de la pandémie, l’Université et les étudiants ne sont plus en terrain inconnu. L’Université n’est d’ailleurs pas d’avis qu’un allègement de la notation règlerait le problème des étudiants et préfère offrir un soutien pédagogique accru.

Dans une entrevue accordée à l’émission Toujours le matin de Radio-Canada, le recteur de l’UQTR, Christian Blanchette, a ainsi précisé que « des services psychosociaux sont en place pour aider la communauté étudiante ».

Face au refus de l’Université de proposer la mention réussite ou échec, l’Association a mis en ligne sur son site Web une pétition demandant « l’attribution du barème de notation succès/échec pour les étudiants souhaitant s’en prévaloir à la session d’automne 2020 et d’hiver 2021 ».

 L’Université Sherbrooke prête pour l’enseignement en présentiel

L’Université Sherbrooke n’attend qu’une autorisation de la Santé publique avant de dispenser plus d’enseignement en présentiel, a assuré le recteur de l’établissement, Pierre Cossette, à La Presse.

M. Cossette a indiqué que pour la période comprise entre le 17 août et le 12 décembre 2020, sa population universitaire avait été moins infectée que la moyenne québécoise. Depuis l’automne, l’Université a enregistré six éclosions. Pourtant, 60 pour cent des cours donnés par l’établissement se déroulaient en présentiel, un pourcentage éclipsant celui des autres universités de la province. Depuis le passage de la ville de Sherbrooke en zone rouge, cette proportion est passée à 15 pour cent.

Pour rendre ce phénomène possible, l’Université a pris plusieurs arrangements, comme l’aménagement de certains espaces extérieurs, la réorganisation de son centre culturel et la location de sous-sols d’églises, par exemple.

  1. Cossette souligne que si plusieurs programmes universitaires peuvent être enseignés à distance, le présentiel représente toujours la meilleure solution. Les contacts en personne avec les camarades de classe et les enseignants peuvent difficilement être remplacés.

Rappelons que le 16 janvier dernier, François Legault avait publié sur sa page Facebook un message de soutien aux étudiants, affirmant notamment qu’il était « en discussion avec la Santé publique pour voir comment on pourrait permettre plus de présence sur les campus des cégeps et des universités de manière sécuritaire ». Pour plus de détails sur ce message, voir la mise à jour du 18 janvier.

Des tests de COVID-19 par gargarisme pour des étudiants de l’Université Bishop’s

Les étudiants habitant dans les résidences de l’Université Bishop’s peuvent depuis lundi se soumettre à des tests de dépistage de COVID-19 par gargarisme, rapporte Radio-Canada. Cette campagne de dépistage a lieu dans la foulée du retour des étudiants sur le campus.

Le test par gargarisme, qui doit se faire à jeun, dure environ six minutes, alors que les sujets doivent se gargariser avec une gorgée d’eau pendant cinq minutes, l’avaler, attendre une minute, puis émettre un millilitre de salive.

Ces tests viseront des groupes de 20 étudiants habitant la même résidence. Si des échantillons se révèlent être positifs, les étudiants devront ensuite aller se faire tester dans un centre de dépistage afin de déterminer avec précision quels sont les individus infectés.

Si l’Université Bishop’s réserve pour l’instant cette campagne de dépistage aux résidences universitaires, elle pourrait toutefois également permettre aux équipes sportives et aux autres étudiants d’y prendre part. La participation à la campagne n’est pas obligatoire pour le moment.

Des étudiants en soins infirmiers disposés à prêter main-forte

Comme l’indiquait Radio-Canada le 19 janvier, à l’aube du dernier jour du deuxième appel pour que les étudiants en soins infirmiers soumettent leurs candidatures afin d’épauler le réseau de la santé, 139 étudiants se sont montrés intéressés par cette invitation du gouvernement du Québec (voir la mise à jour du 5 janvier). Le Nouvelliste rapporte que 12 étudiantes supplémentaires en soins infirmiers à l’Université du Québec à Trois-Rivières ont signifié leur intérêt avant la fin de cette deuxième période de recrutement.

Rappelons que le gouvernement espérait convaincre jusqu’à 2 000 étudiants d’interrompre leurs études en échange de bourses d’études s’élevant à 13 500 dollars ou 6 750 dollars, dépendamment de s’ils sont aux études à temps plein ou à temps partiel.

Il n’est pas assuré que les candidats retenus travaillent dans la région de leur université. Ce n’est qu’après avoir terminé leur passage au sein du réseau de la santé que les participants toucheront les bourses auxquelles ils ont droit.

Un nouvel outil pour rembourser les dépenses relatives au télétravail

Le gouvernement du Québec a mis en ligne mardi un nouvel outil permettant aux travailleurs de calculer pour leurs déclarations de revenus leurs dépenses relatives au télétravail (voir mise à jour du 21 décembre).

Deux options de calcul sont disponibles : la méthode à taux fixe temporaire et la méthode détaillée selon les dépenses réelles. La méthode à taux fixe temporaire se résume à calculer deux dollars par jour travaillé de la maison jusqu’à concurrence de 400 dollars tandis que la méthode détaillée requiert l’évaluation des diverses dépenses reliées au télétravail, telles qu’une fraction d’une facture pour des services Internet ou de téléphonie qui est attribuable au télétravail.

« Avec ce calculateur, nous voulons simplifier la vie des citoyens qui se sont retrouvés en télétravail afin qu’ils puissent s’assurer d’obtenir une juste compensation pour les dépenses engagées dans ce contexte particulier », a déclaré le ministre des Finances, Éric Girard, dans un communiqué.

Lundi 18 janvier

Des scientifiques réclament l’utilisation des tests rapides de dépistage

Plus de 200 scientifiques et professionnels de la santé ont cosigné une lettre ouverte, publiée par La Presse, dans laquelle ils demandent au gouvernement du Québec de diversifier sa stratégie de dépistage afin d’y inclure les tests rapides.

Malgré les nouvelles mesures annoncées par le gouvernement du Québec, telles que le couvre-feu et le prolongement du confinement, « les cas, les hospitalisations et les décès ont continué d’augmenter ». Ils formulent donc cette recommandation dans un but précis : « Pour que ce confinement soit le dernier. »

Pour les signataires, l’utilisation de tests rapides « permettant d’obtenir un résultat en quelques minutes pourrait changer la donne, en particulier dans les lieux de propagation du virus », plus particulièrement en ce qui concerne la propagation communautaire. Ils conseillent que ces tests soient notamment disponibles « dans les pharmacies, les groupes de médecine de famille, les CHSLD et les résidences pour personnes âgées, chez les professionnels de la santé et dans les bureaux de santé des entreprises ainsi que dans tous les milieux fréquentés que l’on souhaite garder ouverts, comme les écoles et les milieux de travail ».

Congrès de l’Acfas : inscriptions ouvertes

Il est désormais possible de s’inscrire pour participer au Congrès de l’Acfas qui aura lieu du 2 au 7 mai prochains. En raison de la pandémie, les hôtes, l’Université de Sherbrooke et l’Université Bishop’s, ont repensé la formule de l’événement et proposent un événement hybride, « soit sur place et en ligne simultanément ». Ainsi, « la capacité d’accueil sur place sera de 1 000 à 1 500 congressistes réparti.e.s sur cinq jours ».

Dans les lignes directrices du 88e Congrès de l’Acfas, on précise que « la formule hybride entraînera des ajustements dans la programmation des activités scientifiques et non scientifiques du Congrès ». D’ailleurs, la période d’inscription prendra fin une semaine avant le Congrès et il sera impossible de s’inscrire sur place. De plus, si la situation sanitaire devait se dégrader, l’Acfas mettrait au point un plan d’action pour tenir les colloques en webdiffusion.

Soulignons que de son côté, la Fédération des sciences humaines a annoncé en octobre dernier que le Congrès des sciences humaines 2021 prévu du 27 mai au 4 juin aura lieu virtuellement.

L’UQAM réduit le nombre de détenteurs d’attestation

Après avoir été critiquée la semaine dernière par certains de ses professeurs (voir la mise à jour du 14 janvier) et par la ministre de l’Enseignement supérieur du Québec, Danielle McCann, l’Université du Québec à Montréal (UQAM) fait marche arrière au sujet de l’attestation remise à tous ses professeurs et à certains chargés de cours leur permettant ainsi de se déplacer pendant que le couvre-feu est en vigueur. Selon un article de Radio-Canada, l’UQAM a pris la décision de plutôt offrir cette attestation uniquement aux « membres du personnel enseignant ayant des cours du soir en présentiel ». Les personnes concernées auraient dû recevoir ce deuxième document le vendredi 15 janvier. En cas d’interpellation, le personnel enseignant devra présenter les deux documents reçus de l’établissement.

Le premier ministre du Québec cherche à accroître l’accès aux campus

La Presse rapporte que le premier ministre du Québec, François Legault, s’est adressé aux étudiants des cégeps et des universités samedi via sa page Facebook. Dans ce message, il leur demande de poursuivre leurs efforts pour respecter les mesures sanitaires. Il affirme que la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, et lui-même discutent avec la Santé publique dans le but de « permettre plus de présence sur les campus ».

Il a notamment tenu à préciser qu’il pense souvent aux étudiants qu’il a qualifiés de « formidables » depuis le début de la crise. « Je sais que vous êtes tannés, mais il faut garder espoir. Si on étouffe la contagion maintenant, la situation dans nos hôpitaux va s’améliorer en même temps que le vaccin va commencer à vraiment changer les choses. Vous pourrez retrouver graduellement vos amis. Vous pourrez recommencer les sports, les arts. Vous pourrez recommencer à mordre dans la vie, comme on le fait à votre âge », conclut M. Legault, en remerciant au passage les étudiants pour leur résilience.

Cette sortie n’aura toutefois pas empêché le Parti Québécois de réclamer que le gouvernement dépose un plan « visant à garantir la qualité de l’enseignement dans les établissements d’enseignement supérieur », ainsi qu’une « bonification de l’aide en santé mentale offerte aux étudiants », tel que le rapporte TVA Nouvelles sur son site Web. Le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon, invite également le gouvernement à se pencher sur la possibilité de mettre sur pied des classes hybrides.

Je pense souvent aux étudiants des cégeps et des universités.

Je pense souvent à vous, parce que vous avez été…

Posted by François Legault on Saturday, January 16, 2021

Polytechnique Montréal fait son bilan de l’automne

Malgré les critiques qu’a dû essuyer Polytechnique Montréal quant à sa décision de tenir une partie des examens finaux de l’automne en personne (voir mise à jour du 26 novembre et du 10 décembre), l’établissement dresse un bilan positif de l’expérience. Dans un texte mis en ligne sur son site Web, Polytechnique Montréal « remercie ses étudiantes et ses étudiants, ses enseignantes et ses enseignants, ses associations étudiantes et syndicales, ses directions départementales, ses services ainsi que les membres de son personnel pour leur coopération individuelle et collective face à une situation sans précédent ».

L’établissement précise avoir tenu « quelque 17 000 examens finaux […] durant le mois de décembre. Environ 7 100 examens ont été tenus à distance et environ 9 900 examens ont été réalisés en personne au Palais des congrès de Montréal et à Polytechnique ».

« Certes, il y a eu un lot de défis et d’inquiétudes, ce qui est normal en situation anormale. Mais la communauté de Polytechnique a démontré des valeurs communes telles que la collaboration, la créativité, l’intégrité et le respect. Tant la coopération du personnel et des entités de notre établissement que la persévérance de nos étudiantes et nos étudiants ont été fort remarquables. »

Masque de procédure obligatoire à l’Université de Montréal

Dans un message envoyé à sa communauté universitaire, l’Université de Montréal a annoncé qu’à partir du 19 janvier, le port du masque de procédure sera obligatoire. Ainsi, les personnes « se trouvant dans les lieux intérieurs des campus, incluant les salles de cours et les laboratoires d’enseignement et de recherche » ne pourront plus porter le couvre-visage de leur choix tel que c’était le cas jusqu’à présent. Ce changement fait suite au resserrement des mesures sanitaires du Québec. L’établissement explique que « le masque de procédure est plus efficace que le couvre-visage pour protéger les personnes dans l’entourage contre la projection de gouttelettes, en plus d’être généralement plus confortable ». L’Université distribuera gratuitement des masques de procédure à des points d’entrée de certains bâtiments.

Jeudi 14 janvier

Des étudiants et des professeurs sur les campus après 20 h

Malgré le couvre-feu qui est en vigueur au Québec entre 20 h et 5 h, on apprend dans un article de la Tribune que certains étudiants auront des cours en personne en soirée, incluant après 20 h. Le décret du gouvernement du Québec n’interdit pas la tenue des cours en soirée.

L’Université de Sherbrooke ne compte pas produire une attestation supplémentaire pour les étudiants inscrits à ces cours en soirée et souligne que s’ils sont interpellés par un agent, « comme convenu avec les services policiers, les étudiants pourront montrer leur carte étudiante et leur horaire ». Dans la foire aux questions sur son site Web, l’établissement précise que « la Sécurité publique autorise les déplacements durant la période du couvre-feu pour les personnes qui doivent tenir tout type d’activités essentielles en présence à l’Université (sur présentation d’une preuve) ».

De son côté, Radio-Canada rapporte que l’Université du Québec à Montréal « a fourni une lettre à ses 1148 professeurs et à des chargés de cours pour les autoriser à circuler dehors après 20 h, même si l’enseignement se fait surtout à distance ». Certains professeurs ont critiqué cet envoi massif qualifiant cette attestation de « sauf-conduit non sollicité ».

L’Université de Montréal a quant à elle avisé le corps professoral par courriel qu’une telle attestation ne sera remise qu’aux membres du personnel dont la présence sur le campus « pourrait, de manière exceptionnelle, être nécessaire entre 20 h et 5 h ».

 Santé mentale et pandémie

Afin de réduire le stress des étudiants, la Fédération canadienne des étudiantes et des étudiants réclame plus de compassion envers ceux-ci au moment d’établir leur classement, leur succès ou leur échec. Dans un article de Radio-Canada, la présidente de la section néo-écossaise de la Fédération, JoAnna Clark, soutient que « les étudiants universitaires connaissent des problèmes de santé mentale sans précédent à cause de la pandémie ».

Celle-ci estime que « la consigne d’éloignement physique nuit à l’esprit communautaire qui régnait habituellement sur les campus avant l’arrivée de la COVID-19 et la situation est particulièrement difficile pour ceux qui ont connu la vie universitaire avant la pandémie ». Mme Clark interpelle également la population et lui demande « de cesser d’accuser les étudiants d’être responsables de certaines éclosions de COVID-19 dans la province ».

Ailleurs au pays, l’Université de Sudbury a mis à la disposition des étudiants de sa résidence une salle où ils pourront pratiquer du yoga et s’étirer. Selon un texte de Radio-Canada, cette initiative vise à « contrer le manque d’espaces propices à la détente et aux activités qui favorisent l’équilibre mental ».

Des espaces pour les étudiants dans les bibliothèques publiques

Selon un texte de Radio-Canada, les bibliothèques publiques du Québec « peuvent offrir des espaces d’études ainsi qu’un accès aux postes informatiques aux étudiants du primaire à l’université ». Quoique les bibliothèques puissent également offrir le service de prêt sans contact, l’accès aux collections ou à tout autre espace demeure toutefois interdit.

« C’est une demande que nous avions faite cet automne en réponse aux besoins des étudiants qui n’ont pas facilement accès à un Internet de qualité », explique Ève Lagacé, directrice générale de l’Association des bibliothèques publiques du Québec.

Les bibliothèques et les municipalités choisiront de se prévaloir ou non de cette autorisation et elles détermineront les mesures à respecter pour accéder à ces espaces. D’ailleurs, elles devront fermer leurs portes au plus tard à 19 h 30 afin de respecter le couvre-feu qui entre en vigueur dès 20 h.

Inscriptions à la hausse à l’UQAT

Quoique l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) ait annoncé quelques changements pour répondre aux nouvelles mesures du gouvernement du Québec, le recteur Denis Martel estime que la session d’hiver ne sera pas si différente de la session d’automne. Un article de Radio-Canada fait notamment mention du port du masque obligatoire en tout temps et du couvre-feu en vigueur comme étant les « principaux changements » pour l’Université.

M. Martel souligne également une « importante hausse d’inscriptions » à la session d’hiver. Il note toutefois que les étudiants ont tendance à réduire le nombre de cours à leur horaire et choisissent de suivre trois ou quatre cours pendant la session plutôt que cinq.

Sessions d’immersion printemps et été annulées à l’Université Sainte-Anne

Dans un communiqué, l’Université Sainte-Anne annonce que ses sessions d’immersion, initialement prévues au printemps et à l’été 2021, n’auront pas lieu en raison de la pandémie. « C’est une décision difficile, mais nécessaire. Les sessions d’immersion nécessitent une planification et une logistique considérable et avec tant d’inconnus en raison de la pandémie, la décision prudente est d’annuler. Nos priorités restent la santé et la sécurité de notre communauté universitaire et de limiter la propagation du virus », a affirmé Allister Surette, recteur et vice-chancelier de l’Université Sainte-Anne. Les personnes déjà inscrites recevront un remboursement complet aux cours des prochaines semaines.

Lundi 11 janvier

Lueur d’espoir pour les étudiants étrangers qui aspirent à la résidence permanente

La situation des étudiants étrangers qui tentent de rencontrer toutes les conditions liées à l’obtention de la résidence permanente évolue. Dans la mise à jour du 30 novembre dernier, on mentionnait que certains d’entre eux craignaient de ne pouvoir remplir toutes les conditions, et ce, en raison de la pandémie. Dans un article signé par La Presse canadienne le 8 janvier, on apprend que le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Marco Mendicino, a indiqué que « les anciens étudiants étrangers qui sont ou étaient titulaires d’un permis de travail postdiplôme (PTPD) pourront désormais demander un permis de travail ouvert ».

Règle générale, le programme de permis de travail existant permet aux étudiants étrangers de troisième cycle de rester au Canada pour travailler jusqu’à trois ans après avoir terminé leurs études. Toutefois, la pandémie a compromis leurs chances d’acquérir l’expérience de travail nécessaire à l’appui d’une demande de résidence permanente. Le ministre estime que cette mesure permettra aux étudiants de rester 18 mois supplémentaires au Canada afin de trouver un emploi et s’installer au pays.

Cette mesure pourrait s’appliquer à près de 52 000 diplômés dont le permis de travail a expiré ou devait bientôt expirer. Ceux-ci pourront soumettre leur demande à partir du 27 janvier.

Des améliorations seront apportées à l’Université de Moncton

Alors que les étudiants de l’Université de Moncton reprennent les cours, principalement en ligne, la Fédération des étudiants et des étudiantes du Centre universitaire de Moncton (FÉÉCUM) attend toujours un retour de l’administration quant à la liste de propositions qu’elle lui a soumise. Selon un texte de Radio-Canada, la Fédération « demande notamment que les cours en direct soient enregistrés ».

Le vice-recteur à l’enseignement et à la recherche de l’Université de Moncton, Gilles Roy, se veut rassurant et soutient que l’établissement « a appris de l’expérience de 2020 et la vie universitaire devrait s’en trouver enrichie en ce début de session. Les professeurs vont faire des ajustements à leur mode d’enseignement, par exemple pour essayer de rendre l’expérience étudiante encore plus positive, encore plus intéressante à la session d’hiver ».

Une session hivernale davantage à distance que prévu à l’Université de Sherbrooke

La Tribune rapporte dans un article que l’Université de Sherbrooke a révisé à la baisse le nombre de cours que l’établissement offrira en personne pendant la session hivernale. Dans un message envoyé à sa communauté universitaire, la direction de l’établissement sherbrookois explique que ce changement est nécessaire en raison des mesures annoncées par le gouvernement du Québec la semaine dernière. Ainsi, l’ensemble des cours seront offerts en ligne jusqu’à ce que les mesures en vigueur soient levées.

La vice-rectrice des études de l’Université, Christine Hudon, précise que les activités essentielles pourront tout de même avoir lieu. « On va faire sensiblement ce qu’on a fait à partir du 13 novembre, on va tenir uniquement les activités essentielles. On s’était aligné pour avoir plus d’activités en présentiel en janvier, mais compte tenu du contexte sociosanitaire, on va revenir à la situation en zone rouge », a-t-elle souligné.

Si certaines modalités pour accéder au campus devront être déterminées, pour le moment l’Université définit les activités essentielles comme étant « les activités de recherche si la nature le nécessite, tout comme les évaluations qui le commandent également. Les laboratoires d’enseignement, les apprentissages pratiques, les activités de simulation clinique et certains exercices dirigés pourront aussi se tenir sur place ».

D’ailleurs, selon un texte de Radio-Canada, l’établissement accueille des dizaines d’étudiants étrangers pour la session d’hiver. Devant obligatoirement s’isoler pendant 14 jours, ces étudiants sont jumelés à des mentors afin de faciliter leur intégration. « Nous essayons de prendre cette vie sociale et la transposer un peu de façon virtuelle. C’est difficile, mais on n’a pas le choix. C’est le meilleur qu’on puisse faire », souligne Fredy Wassamba, l’un des mentors.

Jeudi 7 janvier

Prolongement du confinement et couvre-feu au Québec

Le premier ministre du Québec, François Legault, a mis fin au suspense et a annoncé le resserrement des mesures visant à freiner la propagation de la COVID-19 dans la province. Comme l’explique Le Devoir dans un article, le confinement des Québécois, qui devait être levé le 11 janvier, se poursuivra plutôt jusqu’au 8 février.

De plus, M. Legault a d’ailleurs pris la décision d’imposer un couvre-feu quotidien entre 20 h et 5 h à partir du 9 janvier. La seule exception pour le couvre-feu s’appliquera aux gens qui doivent sortir dans ce laps de temps pour leur travail. Le gouvernement est en train d’élaborer un formulaire que devront utiliser les personnes qui voudront justifier leur présence dans un lieu public à ces heures. La dernière fois qu’une telle mesure a été mise en place, c’était en 1918 alors qu’on tentait de freiner la grippe espagnole.

Malgré tout, le retour en classe des élèves du primaire aura tout de même lieu comme prévu le 11 janvier. Quant à celui des élèves du secondaire, il est reporté d’une semaine pour s’établir au 18 janvier.

M. Legault impute aux « nombreux petits rassemblements que se sont permis les Québécois au cours du temps des Fêtes, en contradiction avec les directives de la santé publique » l’actuel rythme de propagation du virus et, par conséquent, la nécessité d’imposer ces nouvelles mesures.

Mardi 5 janvier

Possible prolongement du confinement au Québec

Alors que la date de fin de confinement approche au Québec, des voix s’élèvent pour demander qu’il soit reconduit. Dans un article publié dans Le Devoir, trois universitaires recommandent de prolonger de deux semaines le confinement en raison de l’augmentation du nombre de nouveaux cas quotidiens de COVID-19. Le 15 décembre dernier, le gouvernement du Québec a annoncé une mise sur pause de la province entre le 17 décembre et le 10 janvier inclusivement (voir mise à jour du 21 décembre 2020).

Pour Marina Klein, professeure de médecine à l’Université McGill, spécialisée dans les maladies infectieuses et virales, des mesures de confinement strictes doivent être mises en place dès que possible. « Notamment en retardant le retour à l’école, en maintenant toutes les entreprises, sauf les plus importantes, fermées et en limitant les voyages. Nous devons être sur l’offensive, plutôt que d’attendre pour réagir », soutient-elle.

Presque le même son de cloche du côté de Roxane Borgès Da Silva, professeure à l’École de santé publique de l’Université de Montréal (U de M), qui plaide aussi pour un prolongement du confinement pendant deux semaines après le 11 janvier. Pour sa part, elle suggère d’exclure les enfants fréquentant l’école primaire, pour ensuite réévaluer la situation si nécessaire.

Même s’il n’est pas convaincu que ça pourrait avoir des retombées positives et rapides, Benoît Mâsse, épidémiologiste à l’École de santé publique de l’U de M, invite également le gouvernement de prolonger le confinement de deux semaines. « Il n’y a rien de garanti, mais ça pourrait davantage marcher cette fois-ci. Il n’y aura pas de party de bureau de fin d’année à la mi-janvier, ni de réunion de famille prévue au calendrier. Peut-être que, là, on vivrait un vrai confinement, suffisant pour inverser la tendance », espère-t-il.

Dans un autre article du même quotidien, on apprend que le premier ministre du Québec, François Legault, a pris rendez-vous avec les Québécois ce mercredi 6 janvier à 17 h afin de faire le point sur la situation.

Mettre sur pied une université pendant une pandémie

En entrevue avec le journal Le Droit, le recteur de l’Université de l’Ontario français (UOF), André Roy, revient sur les obstacles que l’établissement a dû surmonter ces derniers mois. Présentement en construction, l’UOF devrait ouvrir ses portes en septembre prochain. « Des murs commencent à être montés, on voit la place qui commence à prendre forme. J’avoue qu’on se croise les doigts, on ne sait jamais avec la COVID-19, mais à ce jour, ça va bien », affirme le recteur qui soutient que l’échéancier initial est jusqu’à maintenant respecté.

M. Roy reconnaît toutefois que sur le plan du recrutement des étudiants, « c’est plus difficile, parce qu’on crée nos pratiques au fur et à mesure ». Il estime que l’esprit d’équipe en prend aussi pour son rhume dans ce contexte où la spontanéité brille par son absence. « Tout doit être planifié. J’essaie de rencontrer les membres de mon équipe, par Zoom, au téléphone, et faire cette construction d’équipe pendant la COVID-19. Ce n’est pas évident. »

Étudiants en sciences infirmières appelés au front

Le gouvernement du Québec invite les étudiants au baccalauréat en sciences infirmières à suspendre temporairement leurs études afin de prêter main-forte au réseau de la santé pour lutter contre la pandémie. Selon un texte de Radio-Canada, en plus d’être rémunérés pour leur travail, les 2 000 étudiants que le gouvernement espère recruter recevront une bourse de 13 500 dollars pour les étudiants à temps plein ou de 6 750 dollars pour les étudiants à temps partiels au moment de reprendre leurs études.

Pour toucher cette somme, ils devront « s’engager à travailler à temps complet dans un établissement public ou privé conventionné du réseau de la santé du 17 janvier au 8 mai ». La date limite pour soumettre sa candidature est le 11 janvier 2021 et seuls les titulaires d’un diplôme collégial en soins infirmiers seront sélectionnés.

Un total de 35 millions de dollars seront investis dans cette mesure. Le ministère de la Santé et des Services sociaux évalue que les bourses offertes se chiffreront à 27 millions de dollars, les autres huit millions de dollars sont destinés aux établissements d’enseignement pour « couvrir la perte de revenus des universités ».

Le point sur les vaccins en Saskatchewan

Un texte de Radio-Canada rapporte que l’Université de Regina a mis deux de ses congélateurs à la disposition de la province afin que celle-ci puisse y entreposer le vaccin élaboré par Pfizer et BioNTech. Celui-ci doit être conservé à une température de –70 degrés Celsius et il y aurait peu d’endroits en Saskatchewan en mesure d’offrir ce service. D’ailleurs, l’établissement était en décembre dernier en pourparlers avec le ministère de la Santé de la province dans le but de venir un pôle de distribution du vaccin pour le reste de la Saskatchewan.

Par ailleurs, un autre texte de Radio-Canada souligne que le candidat au vaccin contre la COVID-19 conçu par le Centre international de recherche sur les vaccins et les maladies infectieuses (VIDO-InterVac) de l’Université de la Saskatchewan a reçu l’autorisation de Santé Canada d’amorcer la première phase des essais clinique sur des humains.

Plus d’étudiants fréquentent les banques alimentaires

Un article du Journal de Montréal démontre que depuis le début de la pandémie, davantage d’étudiants font appel aux banques alimentaires pour se nourrir. Selon une étude de l’Institut national de santé publique du Québec, au mois de mai dernier, près de 24 pour cent des jeunes adultes âgés entre 18 et 24 ans vivaient de l’insécurité alimentaire.

Le contexte dans lequel on vit depuis mars dernier a d’ailleurs accéléré la création d’une nouvelle banque alimentaire à l’Université du Québec à Montréal. Elle a été inaugurée en octobre. « C’était un projet qu’on voulait faire bien avant la pandémie, mais la COVID-19 a accéléré le processus de réalisation considérant qu’on a vu une demande grandissante et plus importante des étudiantes à ce niveau-là », raconte la présidente de l’Association étudiante de l’École des sciences de la gestion (AéESG), Thalie Monette.

À l’origine du Bac alimentaire, l’AéESG estime que « l’insécurité alimentaire a toujours existé chez leurs étudiants, mais que la pandémie a exacerbé le problème. Plus de 950 personnes ont profité des services du Bac alimentaire depuis sa création ».

Lundi 21 décembre

Seconde pause forcée au Québec

Depuis le 17 décembre, le Québec est en pause et le restera jusqu’au 10 janvier inclusivement. Le premier ministre du Québec, François Legault, a pris cette décision alors que le nombre de cas de COVID-19 et que les hospitalisations y étant liées sont en hausse. Dans le communiqué émis par le gouvernement, on explique que l’objectif de cet arrêt est « de freiner la hausse préoccupante des nouveaux cas, qui est observée depuis plusieurs jours ».

Cette pause signifie que « les commerces considérés comme non prioritaires, incluant les services de soins personnels (ex. : coiffure, manucure, massage et spa), seront fermés. […] Seuls les commerces prioritaires, notamment les épiceries, les pharmacies, les quincailleries et les animaleries, pourront demeurer ouverts ». Une liste complète des commerces prioritaires a été dressée. D’ailleurs, les magasins à grande surface ne devront vendre que « des biens essentiels, soit ceux qui sont généralement vendus dans les commerces prioritaires ».

Autre mesure pendant cette période, le « télétravail sera obligatoire » plutôt que « fortement recommandé » tel que c’était le cas jusqu’au 16 décembre. Seules les personnes dont « la présence est jugée nécessaire par l’employeur pour la poursuite des activités » pourront se rendre dans leurs bureaux.

« Il faut profiter du ralentissement qui a lieu, lors du temps des Fêtes, pour casser la deuxième vague. Le but, c’est de commencer 2021 du bon pied, pour qu’on arrive tous ensemble à la ligne d’arrivée », a soutenu M. Legault. Cette pause avait notamment été réclamée par plus de 75 universitaires qui avaient signé une lettre ouverte à cet effet le 7 décembre dernier (voir mise à jour du jeudi 10 décembre).

Accès restreint à l’Université de Montréal pendant les Fêtes

L’Université de Montréal a annoncé que la plupart de ses pavillons seraient fermés pendant la période des Fêtes 2020. Entre le 24 décembre et le 4 janvier, l’accès aux campus de la montagne (Montréal), MIL et Laval ainsi qu’aux pavillons de l’avenue du Parc sera donc restreint. Il ne sera possible d’y accéder que pour donner des soins aux animaux, entretenir ou faire fonctionner de l’équipement essentiel ou une plateforme pour la recherche, entretenir ou faire fonctionner tout équipement essentiel aux installations de l’Université ou en cas de situation exceptionnelle. Un agent donnera accès au lieu aux usagers qui doivent accéder à l’un des pavillons après qu’ils ont

procédé à l’autoévaluation de leur état de santé et sur présentation d’une carte d’employé ou d’étudiant.

Crédit d’impôt relatif au télétravail

L’Agence de revenu du Canada a précisé les paramètres entourant le crédit d’impôt pour le télétravail pouvant atteindre 400 dollars pour l’année 2020. Cette mesure fiscale a été annoncée par le gouvernement fédéral dans l’Énoncé économique d’automne présenté le 30 novembre dernier. Selon le site Web de l’Agence de revenu, « vous pouvez utiliser cette nouvelle méthode si vous avez travaillé à partir de la maison plus de 50 pour cent du temps pendant une période d’au moins 4 semaines consécutives en 2020 en raison de la pandémie de COVID-19 ». Le processus a été simplifié, ainsi pour s’en prévaloir, l’employé n’aura pas à calculer les détails de son espace de travail ou à conserver ses reçus et l’employeur n’aura pas à remplir le formulaire T2200 ou le formulaire T2200S. Tous les détails au sujet de ce crédit d’impôt sont disponibles sur la page Web du ministère.

Une cinquantaine d’étudiants s’isoleront en janvier à Moncton

En comptant les étudiants étrangers, 53 étudiants de l’Université de Moncton (campus de Moncton) ont soumis un plan d’isolement à l’établissement puisqu’ils ont l’intention de voyager à l’extérieur de la province ou du pays pendant le congé des Fêtes. Dans un article de l’Acadie Nouvelle, on apprend que « tous les cours seront donnés en ligne pendant la première semaine de la session, à compter du 11 janvier ». Le chargé des communications de l’Université, Jean-Luc Thériault, précise que « les cours en présentiel reprendront à partir du 18 janvier, permettant à celles et ceux qui ont besoin de s’isoler de commencer leur période d’isolement après le jour de l’An ».

Les cours à distance n’ont pas que des mauvais côtés

Dans un article de La Presse, Sylvie Viola, professeur de didactique à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), fait part de ses impressions au sujet du trimestre d’automne. « Je me demandais comment j’allais faire pour garder mes 60 étudiants impliqués, pour qu’ils soient présents. À ma grande surprise, ils étaient toujours plus d’une cinquantaine présents », explique-t-elle.

Loin de représenter une charge de travail allégée, Mme Viola soutient qu’« enseigner à distance a été une expérience très stressante, parce qu’on se demande toujours si la technologie va lâcher, mais je l’ai vécue comme une occasion de découvrir des outils technologiques. J’ai travaillé fort – facilement 50 heures par semaine – pour adapter les cours ».

Si elle a hâte de retrouver la vie universitaire et de voir les étudiants en personne, la professeure considère qu’elle n’enseignera plus de la même façon. « Pour moi, après 30 ans à l’UQAM, ç’a été une révélation. À part la surcharge de travail, je ne suis pas certaine qu’il y ait tant d’inconvénients à rester à la maison, parce que j’ai réussi malgré tout à créer des liens. »

Pas de notation humanitaire à l’Université Laval cet automne

Contrairement à de nombreux établissements d’enseignement postsecondaire, l’Université Laval ne modifiera pas sa méthode de notation pour la session d’automne. Selon un texte de Radio-Canada, la décision de l’Université s’appuie sur un sondage de satisfaction de la communauté universitaire.

Dans un message envoyé à la communauté universitaire vendredi, le vice-recteur aux études de l’Université Laval, Robert Beauregard, a tué dans l’œuf l’espoir nourrit par les associations étudiantes. « Afin d’éviter toute iniquité, nous maintenons la notation initialement prévue à vos cours. »

M. Beauregard explique que la qualité de l’enseignement semble au rendez-vous et que la majorité des étudiants sont satisfaits de leur cheminement lors de la session d’automne. « Un sondage récent nous indique aussi que plus de 77 pour cent des étudiantes et des étudiants trouvent que la session d’automne se déroule de “bien” à “vraiment bien” », précise-t-il.

L’Université Laval a refusé de partager les résultats complets du sondage à Radio-Canada, un porte-parole a souligné qu’« il s’agit d’un sondage interne dont les détails ne seront pas présentés publiquement ».

Les répercussions de la COVID-19 pour les citoyens de Parc-Extension et Côte-des-Neiges étudiées

Plusieurs organismes communautaires et publics ont uni leurs forces pour offrir à la population des quartiers montréalais Parc-Extension et Côte-des-Neiges des services de proximité adaptés à la situation pandémique. Voisins des campus MIL et de la montagne de l’Université de Montréal (U de M), ces deux quartiers affichent des taux particulièrement élevés de contamination à la COVID-19.

Ainsi, selon un texte publié sur le site Web de l’université, une équipe de recherche pluridisciplinaire qui est sous la supervision de la vice-rectrice aux partenariats communautaires et internationaux de l’U de M, Valérie Amiraux, tentera de comprendre la façon dont les citoyens de Parc-Extension et Côte-des-Neiges ont vécu la COVID-19.

« Le projet de recherche mené par l’équipe de la vice-rectrice est élaboré en coconstruction avec le milieu communautaire. Dans cette enquête qualitative, l’équipe ira à la rencontre des gens pour dresser le tableau des répercussions de la COVID-19 et du confinement sur eux et leurs proches, à partir du récit de leurs expériences et de leur vécu. »

Il est prévu que les connaissances acquises au cours de cette recherche soient rendues disponibles de manière visuelle et interactive au début de 2021.

L’étude FOCUS à la recherche de jeunes participants

Une équipe multidisciplinaire de chercheurs canadiens et français mènent une enquête visant à déterminer comment les mesures sociales, politiques et de santé publique liées à la pandémie de COVID-19, qui évoluent dans le temps, affecte la vie des jeunes vivant au Canada et en France. Pour ce faire, ils sont à la recherche de personnes d’entre 18 et 29 ans qui vivent au Canada ou en France et qui accepteraient de répondre à deux questionnaires en ligne à un intervalle de six mois.

Sachant qu’à l’échelle mondiale, les jeunes de moins de 30 ans ne sont généralement pas considérés comme une population prioritaire dans les nombreuses réponses sociales et économiques apportées lors de la pandémie de COVID-19, les chercheurs veulent mieux cerner les conséquences économiques, psychologiques, sociales et sanitaires des personnes de ce groupe d’âge.

Plus de détails sont disponibles sur la page Web dédiée à l’étude.

Lundi 14 décembre

Santé mentale : l’Université de Montréal propose des solutions

À l’instar de nombreux établissements d’enseignement postsecondaires, l’Université de Montréal souhaite améliorer les services offerts aux étudiants sur le plan de la santé psychologique. Dans une publication sur son site Web, l’U de M décrit la santé mentale des étudiants comme étant « préoccupante dans le contexte actuel de la pandémie ». On estime que la santé psychologique des étudiants a été « fragilisée par la pandémie et l’enseignement à distance qui durent depuis mars ».

En plus d’avoir recruté des professionnels, dont des travailleurs sociaux, pour répondre aux besoins des étudiants, l’U de M a proposé d’autres mesures pour réduire le stress, entre autres, en ce qui concerne le barème de notation. La vice-rectrice aux affaires étudiantes et aux études, Louise Béliveau, cite également qu’à partir de janvier, il sera possible de faire une psychothérapie de groupe. Cette option vise à permettre de réduire la durée d’attente des étudiants avant d’avoir accès à un professionnel.




Notation humanitaire

L’université Laurentienne a pris la décision d’opter pour la notation humanitaire. Ainsi, les étudiants pourront choisir la mention « Réussite » ou « Échec » sur les relevés de notes des cours individuels plutôt qu’une note précise. Dans le texte publié sur son site Web, l’Université Laurentienne mentionne que de nombreux établissements ont fait de même, notamment l’Université Concordia, l’Université de Toronto et l’Université d’Alberta. Le recteur et vice-chancelier de l’Université Laurentienne, Robert Haché, affirme que : « La population étudiante est au centre de notre prise de décision, et cette décision offrira de la latitude à un moment où elle est la plus nécessaire. C’est une mesure inhabituelle qui, à notre avis, aura un effet positif sur la réussite de la population étudiante. »

Sur une note plus festive

Dans un communiqué, l’Université du Québec à Montréal rappelle que le 18 décembre est la Journée internationale du pull de Noël. Dans ce texte, l’établissement retrace les faits saillants de cette journée thématique. « Populaire à la télé américaine des années 1980, abandonné dans les années 1990, le pull de Noël est réapparu, pour rire, dans des groupes étudiants et au cinéma (entre autres dans Le Journal de Bridget Jones). Depuis 2011, on le célèbre officiellement lors de cette Journée devenue pour plusieurs la Journée du pull moche! »

Caractérisé par sa composition, le pull de Noël est généralement un chandail orné d’un renne au nez rouge, de flocons ou d’un sapin illuminé. Dans le contexte de la pandémie, l’UQAM laisse entendre que les adeptes du pull de Noël pourront s’en donner à cœur joie sans avoir à se préoccuper des critiques à essuyer.

Le vaccin apporte une lueur d’espoir pour les étudiants

Dans un article du Journal de Montréal, la ministre de l’Enseignement supérieur du Québec, Danielle McCann, a laissé sous-entendre que l’approbation d’un vaccin contre la COVID-19 pourrait signifier qu’un plus grand nombre d’étudiants puissent retourner sur les campus au cours de la session d’hiver.

« Il faut voir comment ça va se déployer, mais effectivement, si on voit qu’on a une diminution de la pandémie et une amélioration de la situation, et si on est capable de faire des assouplissements en cours de session, on va le faire, c’est sûr », a-t-elle ajouté.

Le média cite également une étude effectuée par le ministère, à laquelle 600 étudiants des cégeps et des universités québécoises ont participé, dont les résultats démontrent que 63 pour cent d’entre eux estiment que leur santé psychologique s’est détériorée. Cette étude fait également état d’un manque de motivation pour 71 pour cent des répondants, 67 pour cent affirment que l’apprentissage est plus difficile cette année et 45 pour cent disent avoir pris du retard cette année.

Malgré ces constats, l’étude permet également d’apprendre que 60 pour cent des répondants sont satisfaits de la session d’automne en général et qu’entre 66 et 71 pour cent d’entre eux se montrent satisfaits de la qualité des cours à distance.

Souplesse réclamée à l’Université de Sherbrooke

La Fédération étudiante de l’Université de Sherbrooke (FEUS) et le Syndicat des professeures et professeurs (SPPUS) du même établissement dénoncent la décision de l’Université d’offrir le plus de cours possible en personne pour le trimestre d’hiver. Dans un article de la Tribune, le président de la FEUS, Alexandre Guimond, a fait connaître son mécontentement. « L’Université de Sherbrooke n’arrête pas de répéter que ça va bien. C’est un gros mensonge. »

Dans le texte, on explique que « les étudiants réclament de pouvoir avoir accès à des modalités comodales, qui permettraient de l’enseignement en présence et des enregistrements pouvant être vus en direct ou non ou un rendez-vous sur Teams par exemple ».

Quant à la présidente de la SPPUS, Julie Myre Bisaillon, elle tient à préciser que le syndicat et ses membres ne sont pas contre les cours en personne, mais aimeraient plus de souplesse. Le texte se poursuit avec les précisions suivantes : « Avec les cas qui ne font qu’augmenter en Estrie, certains membres souhaiteraient pouvoir passer en ligne : ils ne se sentent plus à l’aise de le faire en personne. L’offre de cours pourrait même être meilleure qu’en formule hybride, plaident certains. Or, les professeurs ne sentent pas l’écoute de la direction sur ce point. »

Soulignons que l’U de Sherbrooke a confirmé jeudi, dans un message destiné aux membres du personnel, avoir toujours l’intention d’offrir le plus grand nombre possible d’activités pédagogiques en personne pour le trimestre d’hiver.

Jeudi 10 décembre

Plus de 75 universitaires recommandent la mise sur pause du Québec

Dans une lettre ouverte publiée dans La Presse, plus de 75 universitaires invitent le gouvernement québécois à profiter « du congé des fêtes de Noël pour mettre en pause le Québec et pour repartir sur de nouvelles bases en janvier afin d’affronter les prochains mois d’hiver ».

Ils soulignent que règle générale, les fêtes de fin d’année riment avec congé pour de nombreux travailleurs, les enfants qui vont à l’école et les étudiants. Ils voient dans ces congés « une occasion inédite à saisir pour réduire le taux de propagation de la COVID-19 ». Ils préconisent « un arrêt complet, qui ne garderait ouverts que les services essentiels pendant deux semaines ». Ils estiment que cette pause forcée permettrait d’essouffler la propagation du virus.

L’effet de la crise sur notre quotidien documenté

La professeure de psychologie sociale à l’Université de Montréal, Roxanne de la Sablonnière, a récemment lancé le premier d’une série de rapports de recherche sur les répercussions psychologiques de la COVID-19. Dans une entrevue publiée sur le site de l’université, Mme de la Sablonnière explique s’être d’abord penchée sur les messages officiels provenant du gouvernement et la réaction qu’ils ont suscitée chez les gens. Son premier constat est que « la perception d’un message clair et cohérent a conduit les individus à percevoir que leur entourage adhérait à ces mesures ». Elle a par la suite remarqué qu’« un fort soutien normatif a eu un effet sur l’adhésion réelle aux mesures gouvernementales ».

Elle prévoit publier cinq autres rapports au cours des prochains mois. Ceux-ci porteront, entre autres, sur l’évolution du respect des mesures gouvernementales dans le temps au sein de la population canadienne, l’entraide entre les demandeurs d’asile et les Canadiens ainsi que l’effet de la crise sur les émotions des individus.

Les examens et le plagiat soulèvent des questions

Pour éviter le plagiat lors des examens finaux, les universités adoptent des stratégies qui diffèrent d’un établissement à l’autre. Ni la décision de Polytechnique Montréal de regrouper des centaines d’étudiants au Palais des congrès ni la façon dont l’Université de Montréal gère les examens à distance ne font l’unanimité auprès des étudiants. Du côté de l’Université de Sherbrooke, les examens en personne sont privilégiés, mais diverses formes d’évaluation (examens oraux ou travaux pratiques) sont recommandés pour les examens faits à distance.

Selon un article de La Presse, pour la porte-parole de l’Université de Montréal, Geneviève O’Meara, « il y aura toujours des gens satisfaits et d’autres qui ne le sont pas. L’Université a la responsabilité que la note soit intègre, valide et qu’il y ait un traitement équitable pour tous les étudiants ».

Quant à la porte-parole de Polytechnique Montréal, Annie Touchette, elle défend la formule choisie par son établissement en précisant que pour des examens à « caractère scientifique », il est « particulièrement facile de contourner certaines règles ». Celle-ci confirmait d’ailleurs dans le même texte, que comparativement aux années antérieures, cette année, les cas de plagiat recensés par l’université montréalaise atteignent un sommet.

Tel que le rapporte TVA Nouvelles, de nombreux étudiants de Polytechnique Montréal craignent pour leur santé, notamment puisque certains d’entre eux devront emprunter les transports en commun pour se rendre au lieu d’examen. L’étudiant en génie aérospatial, Louis-Félix Meunier, qualifie la décision de tenir les examens en personne d’« irresponsable ».

Bourse de 750 $ en Nouvelle-Écosse pour les étudiants

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a annoncé qu’il verserait 750 dollars aux 13 000 étudiants qui bénéficient, en 2020-2021, du programme provincial d’aide aux étudiants de la Nouvelle-Écosse. Cette somme unique visant à couvrir une partie des dépenses des étudiants sera distribuée en janvier sans qu’ils aient à en faire la demande pour l’obtenir.

Lundi 7 décembre

L’Université de la Saskatchewan contribue a fabriqué des respirateurs

Les 20 premiers respirateurs fabriqués en Saskatchewan seront livrés aujourd’hui (7 décembre). Selon un texte de Radio-Canada, un total de 100 respirateurs, mis au point par l’entreprise RMD Engineering, en partenariat avec l’Université de la Saskatchewan et l’Autorité de la santé de la Saskatchewan, seront rendus disponibles afin d’aider à « répondre aux besoins de la population de la province ».

Dans ce texte, la directrice générale du programme provincial de l’Autorité de la santé, Lori Garchinski, affirme que « l’innovation permet de soulager les équipes sur la ligne de front ». Ces 100 ventilateurs supplémentaires feront passer le nombre de respirateurs dans le système de la santé saskatchewanais de 650 à 750.

De son côté, Karen Chad, vice-présidente de la division de recherche à l’Université de la Saskatchewan, « se réjouit de savoir que cette invention génère des emplois dans la province, alors que de nombreux secteurs de l’économie sont mis à mal pendant la crise sanitaire ».

« Nous sommes ravis d’avoir joué un rôle clé en soutenant la conception de cette technologie qui contribuera à sauver des vies et à créer des emplois en Saskatchewan », a précisé Mme Chad.

Un report de trois jours qui déçoit à l’Université McGill

La décision de l’Université McGill de reporter le début du trimestre d’hiver de trois jours ne fait pas l’unanimité. Selon un texte de CTV news, les étudiants et les professeurs de l’université montréalaise n’ont pas caché leur déception. Pour Blair Jackson, étudiant de première année, « si le report n’est que de trois jours, la mesure est inutile ».

Avant que l’Université ne fasse connaître sa décision, près de 10 000 personnes, entre autres des étudiants et membres du personnel, avaient signé une pétition via laquelle ils demandaient que l’établissement repousse le début des cours d’au moins une semaine tout comme plusieurs autres universités canadiennes l’avaient déjà annoncé.

L’Université a donc officialisé que les cours commenceront le 7 janvier, plutôt que le 4 janvier initialement prévu. Ainsi, ce changement n’aura pas d’impact sur la fin du trimestre d’hiver, dont le dernier jour est toujours prévu à la même date, soit le 30 avril.

L’Université Laval dresse son bilan et se prépare pour la session d’hiver

Depuis le début de la pandémie, l’Université Laval a amassé plus de 1,2 million de dollars afin de les offrir en bourses aux étudiants qui peinent à subvenir à leur besoin pendant cette crise sanitaire. Dans un texte de Radio-Canada, on apprend que cette somme provient principalement de dons faits par la population.

L’Université a également profité du moment où elle a dressé son bilan pour l’année 2020 pour revenir sur sa décision de « raccourcir la session d’hiver, qui se tiendra sur une période de 14 semaines, du vendredi 15 janvier au vendredi 23 avril 2021 ». Sophie D’Amours, rectrice de l’établissement, affirme « qu’un comité d’expert a déterminé que cette option permettrait autant aux étudiants qu’aux membres du personnel de recharger les batteries avant la reprise des cours ».

L’Université Laval rapporte également une augmentation de cinq pour cent de son effectif étudiant pour l’automne 2020.

Modification de notation dans certaines universités

Dans une pétition mise en ligne sur son site Web, le Syndicat étudiant de l’Université d’Ottawa (SÉUO) demande à l’Université d’Ottawa d’instaurer « une notation de réussite et d’échec modifiée et fondée sur la compassion ». Le SÉUO aimerait que les étudiants puissent se prévaloir d’une mesure qui permettrait « la conversion facultative d’un cours de trois unités par semestre à la désignation “satisfaisant”, pour les semestres d’automne 2020 et d’hiver 2021 ». Dans un texte de CTV News, le Syndicat soutient que près de 5 000 étudiants ont signé la pétition.

D’ailleurs, dans un texte de Radio-Canada, on apprend que l’Université Concordia permettra aux étudiants de « remplacer leur note finale par une mention “succès” ou “échec” pour un de leurs cours à la session d’automne ». Rappelons que pour les cours de la session d’hiver de 2020, les étudiants pouvaient choisir ce système de notation pour tous leurs cours, mais cette fois, ils ne pourront le faire que pour un seul des cours qu’ils ont suivis.

Une carte interactive sur l’évolution de la COVID-19 au Québec

Mis en ligne le 22 mars dernier, le Tableau de bord sur la distribution géographique et temporelle de la COVID-19 au Québec qui se veut un outil interactif qui génère des cartes permettant de suivre l’évolution quotidienne de la pandémie dans les différentes régions du Québec a été visité plus de 745 000 fois.

Ce Tableau a été créé par Stéfano Biondo, cartothécaire au Centre GéoStat de la Bibliothèque de l’Université Laval, et Benoit Lalonde, géographe de la santé et responsable de travaux pratiques et de recherche au Département de géographie, avec l’aide de Hicham El Hachemi, professionnel de recherche au Département de géographie.

Dans un texte publié par le Quotidien, on apprend que « huit mois après son lancement, le nombre de consultations se maintient à près de 600 visites par jour ».

« Plusieurs médias, de même que l’Institut national de la santé publique du Québec, ont maintenant leur propre outil pour présenter les données quotidiennes sur la COVID-19. Ces outils sont bien faits et ils répondent aux besoins de la plupart des gens, constate Benoit Lalonde. Par contre, notre tableau de bord est encore très utile pour ceux qui veulent obtenir des informations géographiques plus fines sur la COVID-19 au Québec. C’est le cas de plusieurs professionnels de la santé, de la santé publique, des ministères et des municipalités. »

D’ailleurs, l’équipe compte continuer à peaufiner son Tableau, notamment en y ajoutant des données relatives à la vaccination lorsque celles-ci seront disponibles.

Jeudi 3 décembre

Les effets psychosociaux de la pandémie se font sentir au Québec

Mélissa Généreux, professeure-chercheuse à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke et médecin-conseil à la Direction de santé publique de l’Estrie, met la touche finale à la deuxième phase de l’étude québécoise sur les impacts psychosociaux de la pandémie. Celle qui a pu comparer les données recueillies du 6 au 18 novembre auprès de 8 500 adultes provenant de toutes les régions du Québec à celles de la phase 1 conduite en septembre dernier estime qu’« il faut agir, dès maintenant! ».

Dans le communiqué publié par l’établissement postsecondaire, on identifie quelques faits saillants de l’étude. « Les jeunes de 18 à 24 ans forment, comme il y a deux mois, le groupe le plus susceptible de présenter des symptômes significatifs d’anxiété ou de dépression majeure (46 pour cent). Les travailleurs de la santé ont toujours eux aussi une prévalence élevée d’anxiété ou de dépression probable (31 pour cent). Les personnes en télétravail s’ajoutent maintenant au lot des personnes affectées psychologiquement par la pandémie dans une proportion de 27 pour cent », précise Dre Généreux.

Une fois les données des deux phases ayant été comparées, Dre Généreux remarque également que :

  • Un adulte sur quatre (un jeune adulte sur deux) rapporte des symptômes compatibles avec un trouble d’anxiété généralisée ou une dépression majeure. Ce phénomène est en hausse, surtout chez les hommes et les jeunes.
  • Les idées suicidaires sérieuses sont deux fois plus fréquentes qu’avant.
  • Les troubles psychologiques sont nettement plus présents à Montréal.
  • Les travailleurs essentiels et les télétravailleurs sont davantage touchés.
  • Tant la pandémie que l’infodémie influencent la santé psychologique.
  • Le sentiment de cohérence demeure un facteur protecteur très important.
  • La consommation abusive d’alcool est en hausse chez les 35 ans et plus.
  • Seuls six adultes sur dix seraient prêts à recevoir un vaccin (en baisse).
  • Les consignes sont perçues comme étant exagérées et peu claires par plus du quart de la population.

Des mesures ont déjà été prises par le gouvernement du Québec pour atténuer les effets psychosociaux de la pandémie. Le ministère de la Santé et des Services sociaux a notamment annoncé au début de novembre un investissement de 100 millions de dollars en santé mentale. De plus, « le ministère s’est adjoint les services de la Dre Généreux qui a coordonné avec la communauté de Lac-Mégantic des projets contribuant à renforcer la résilience des individus et des collectivités. Elle agira comme conseillère sur le déploiement de l’organisation pour tout le Québec, d’équipe d’éclaireurs en santé mentale ».


À lire aussi: Des conséquences psychosociales de la pandémie identifiées par des chercheurs canadiens


La ministre de l’Enseignement supérieur invite à la patience

Répondant, via TVA Nouvelles, à des propos écrits dans une lettre ouverte signée par Aurélie Christina Pierre, étudiante à HEC Montréal, la ministre de l’Enseignement supérieur du Québec, Danielle McCann, a demandé aux étudiants québécois d’être patients en prévision de la session d’hiver.

Dans sa lettre, l’étudiante a soutenu que « nous, la relève, sommes les grands oubliés de cette pandémie ». Elle poursuit en braquant les projecteurs sur ce qu’elle estime être une contradiction : « Pourquoi se fait-il que lorsque les étudiants veulent retrouver leurs amis, en classe, la réponse est non, mais que lorsqu’il s’agit d’un examen, celui-ci doit s’effectuer en présentiel? La lutte à la tricherie est-elle devenue plus importante que notre santé mentale? »

Refusant de donner raison à Mme Pierre à l’effet que la santé mentale des étudiants n’était pas prise en considération, la ministre a rappelé que « des fonds sont disponibles pour aider les jeunes aux prises avec des problèmes de santé mentale liés à la pandémie ».

La ministre McCann a reconnu que « c’est vraiment difficile ». Elle a ensuite tenté de rassurer les étudiants en affirmant qu’« il y a de la lumière au bout du tunnel. Je pense qu’en 2021, ça va se rétablir ».

 Un 3e cas à l’Université de Moncton

En fin de journée le 30 novembre dernier, l’Université de Moncton a confirmé qu’une troisième personne de la communauté universitaire était atteinte de la COVID-19. Dans un avis publié sur son site Web, l’établissement indique que « la personne est présentement en isolement. Les responsables de la Santé publique ont déjà communiqué directement avec ceux qui devront prendre des précautions supplémentaires ». L’Université a par la même occasion confirmé que « à quelques exceptions près, le plan d’enseignement pour la session d’hiver 2021 sera semblable à celui de la session d’automne ».

Énoncé économique du gouvernement fédéral

Le gouvernement fédéral a présenté lundi dernier son Énoncé économique de l’automne pour l’année en cours. Ce document déposé par la ministre des Finances, Chrystia Freeland, porte en grande partie sur les différentes mesures financières déployées par les Libéraux pour atténuer les effets de la pandémie sur le portefeuille des Canadiens. Dans cet énoncé, on apprend que le gouvernement évalue à 381,6 milliards de dollars le déficit du pays d’ici la fin du mois de mars 2021. Celui-ci pourrait continuer à se creuser si le Canada devait faire face à d’autres défis reliés à la COVID-19.

En plus de tout ce qui touche la pandémie, soit les tests de dépistage, la distribution du vaccin et le maintien des fonds d’urgence pour les entreprises et les individus, les principaux éléments de cet énoncé tournent autour de l’appui pour les familles ayant des enfants, l’énergie renouvelable et les soins de longue durée.

Quelques mesures intéresseront davantage le secteur universitaire, celles-ci concernent principalement les étudiants et les jeunes. Le gouvernement a notamment l’intention :

  • d’éliminer les intérêts sur le remboursement de la partie fédérale des Prêts d’études canadiens et des Prêts canadiens aux apprentis pour 2021-2022;
  • d’améliorer le financement d’Emplois d’été Canada, en y injectant 447,5 millions de dollars additionnels afin de créer 40 000 nouveaux stages pratiques pour l’été prochain dans le but d’atteindre un total de 120 000 stages pratiques pour les jeunes de 15 à 30 ans; et
  • d’investir dans la Stratégie emploi et compétences jeunesse en y consacrant 575 millions de dollars sur deux ans à compter de 2021-2022, pour aider à maintenir et à augmenter les placements professionnels.

Dans un communiqué, l’Alliance canadienne des associations étudiantes a dans son ensemble favorablement accueilli l’Énoncé et les dispositions prévues pour les étudiants. Toutefois, l’Alliance a également tenu à rappeler l’importance d’étendre les investissements du gouvernement pour inclure les étudiants étrangers et les apprenants plus âgés, qui, selon l’organisme, ont été exclus jusqu’ici dans les programmes financiers visant à contrecarrer les effets de la pandémie.

Soulignons d’ailleurs que les Canadiens auront droit à un allègement fiscal pouvant atteindre 400 dollars pour le travail à domicile, celui-ci sera calculé en fonction des heures travaillées à la maison. Selon l’Énoncé, aucune pièce justificative supplémentaire devrait être demandée pour l’obtention du crédit.

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COMMENTAIRES
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  1. Marie-Soleil / 7 April 2020 at 20:09

    Bonjour, je suis étudiante à l’université de Moncton. J’ai quitté mon appartement le 14 mars, pour revenir à la maison familiale au Québec (Gaspésie) en attendant la « pause de 2 semaines », suite au mesure de la fermeture de mon université le jour précédent, à cause de la covid-19. Présentement, la frontière inter-provinciale est fermée à toute circulation, dites non-essentiel, dû à la pandémie. Je dois libérer mon appartement pour la fin avril, mais les déplacements ne sont pas permis. Que puis-je faire afin de récupérer mes biens personnels, mes effets scolaires et mes meubles. Puis-je être admisse a une « allocation-fond » pour payer mon appartement de mai, vu l’impossibilité de me déplacer. Que doit-je faire ou vers qui je peux me tourner pour avoir des réponses.
    Merci beaucoup

  2. Paulo / 9 September 2020 at 09:27

    Je suis inquiet puisque jusqu’à date sans le permis on ne sait pas ce qu’il va arriver a noter qu’IRCC dit que c’est a nos risque de commencer les etudes en ligne, que les agents ne vont pas prendre en compte que tu as commencer les etudes etc…
    Te voila pas inscrit a aucune universite de ton pays et qu’il refuse ta demande là tu perdra l’année academique‍… mieux vaut avoir le permis et etre rassure que l’on continuera les etudes et avec une ouverture de frontière on ira la bas que d’etre sur stress en attendant si on va t’approuver ou te refuser et meme quand tu as l’approbation de principe qu’IRCC dit qu’est là pour rassurer les etudiants etranger, la lettre elle meme ne rassure pas et fait peur puisque dans son contenu on trouve le fameux peut etre approuver ou refuser… la on est sur de rien et c’est le vrai probleme en soit, c’est pas entrer au Canada pour le moment mais c’est de perdre une annee academique parce qu’on a passer le temps a etudier en ligne et qu’IRCC ne nous a pas encore approuvé pendant qu’on paie des frais eleve de scolarité et boom un refus‍ alors tu vois‍ ca peut arreter le coeur de certains gens. Et on ne peut se donner a l’etudes a 100% puisqu’on se soucie de la reponse tant attendu d’IRCC, depuis juillet on a des lettre de pré-approbation qu’IRCC dit de remplir les autres conditions (Biometrie, visite medicale, certificat de police) pour une reponse finale rapide, or on a tout envoyer et depuis Juillet plus rien, c’est pas serieux, on nous met en doute et nous force a faire des etudes en ligne pour payer de forte somme pour des etudes non rassurés…