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Actualités

COVID-19 : nouvelles des universités canadiennes

Vous trouverez ici des nouvelles que nous publions régulièrement en ce qui concerne les mesures prises par les universités canadiennes pour faire face à la pandémie de COVID-19.

par ANDRÉANNE APABLAZA | 19 OCT 20

Note du rédacteur : consultez régulièrement cette page pour plus de mises à jour.

Lundi le 19 octobre

L’INRS investit 1M$ dans la recherche sur la COVID-19

Alors que le Québec est la province la plus durement touchée par la pandémie actuelle, l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) a annoncé un investissement d’un million de dollars dans la recherche sur la COVID-19. Cet investissement vise à « répondre aux besoins criants de la société » en finançant notamment des projets de recherche sur le traitement, la détection et les tests diagnostiques rapides de ce virus, sur son incidence dans les communautés et ses effets sur la société en général, de même que sur les transformations qui en découlent.

« Cette pandémie touche de si nombreux pans de notre vie, comme membre de la société, que l’investissement financier est l’un des moyens que nous avons mis sur pied pour contribuer au monde qui nous entoure », explique Luc-Alain Giraldeau, directeur général de l’INRS, dans un communiqué de l’établissement.

Entrée des étudiants internationaux

Le 2 octobre dernier, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) avait annoncé des changements aux restrictions de voyages pour les étudiants internationaux. Ces nouvelles règles stipulent que seuls les étudiants inscrits dans les établissements dont le plan d’intervention face à la COVID-19 a été accepté pourront entrer au pays. IRCC n’a toujours pas publié la liste des établissements d’enseignement désignés, alors que les nouvelles règles entrent en vigueur le mardi 20 octobre. L’agence a annoncé lundi que ses services en ligne ne seront pas accessibles pour une partie de la journée.


À lire aussi : Le secteur universitaire plaide en faveur des étudiants étrangers et de la recherche


Malgré plusieurs questions qui demeurent sans réponse, l’Université York prévoit l’arrivée de 350 étudiants internationaux dans ses résidences d’ici la fin de la session actuelle. Pour y faire face, l’Université est en plein recrutement de bénévoles pour aider ces nouveaux étudiants dans leur quarantaine obligatoire. L’Université York prévoit également soutenir ces étudiants en payant le logement et les repas pendant la période d’isolement de deux semaines.

Vendredi le 16 octobre

Sports universitaires

Le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) a annoncé la suspension des activités de toutes les disciplines sportives universitaires au Québec jusqu’au moins le 15 janvier. Cette décision touche l’ensemble des sports pratiqués dans le secteur universitaire. Le RSEQ avait annoncé en septembre l’annulation des sports universitaires pour l’automne. Une annonce est donc attendue autour du 15 janvier concernant l’avenir des activités. « Les membres de la commission sectorielle universitaire se rencontrent régulièrement en lien avec les développements concernant les consignes et directives de la santé publique du Québec ainsi que du ministère de l’Éducation et du ministère de l’Enseignement supérieur », peut-on lire dans le communiqué du RSEQ.

L’organisation U SPORTS a quant à elle annoncé l’annulation des Championnats nationaux d’hiver 2021 en raison de la pandémie. Les sports visés par cette décision sont le basketball, le hockey, la natation, l’athlétisme, le volleyball et la lutte (le curling ayant déjà annoncé l’annulation de ses championnats masculin et féminin).

« À la suite de la consultation des quatre conférences, nous avons convenu que la sécurité des étudiants-athlètes demeurait notre priorité », explique Dick White, directeur général par intérim de U SPORTS dans un communiqué. « Logistiquement, il n’est pas possible pour les équipes de voyager à travers le pays en cette période. C’est pourquoi U SPORTS se retrouve dans une position regrettable et doit annoncer son incapacité à proposer des championnats d’hiver 2021 ».

Cours en présentiel privilégiés cet hiver à l’Université de Sherbrooke

L’Université de Sherbrooke (U de S) a annoncé vouloir privilégier « un maximum d’activités pédagogiques en présentiel » lors de la session d’hiver 2021. L’Université prévoit adopter « une approche équilibrée, combinant séances en présence et séances à distance, en empruntant des formes et modalités diverses. Celles-ci s’appuieront sur les forces de notre université, tout en respectant les caractéristiques distinctives de chaque programme. » L’U de S estime que l’expérience de cet automne est positive et compte poursuivre sur cet élan.

En entrevue avec Radio-Canada, le recteur Pierre Cossette a ajouté que l’établissement mise sur une proportion de 60 pour cent de cours en présentiel pour l’hiver prochain. Les espaces hors campus seront encore utilisés, à l’exception évidemment des lieux extérieurs comme les chapiteaux aménagés pour permettre la distanciation physique cet automne. M. Cossette souligne que la pédagogie a également été revue et comprend des modalités plus diverses comme des cours d’une durée de moins de deux heures plutôt que de trois heures.

Panne du système informatique de l’Université de Montréal en période d’examen

Plusieurs étudiants de l’Université de Montréal (U de M) sont en pleine période d’examens dont la majorité se déroulent à distance. La plateforme numérique d’apprentissage à distance StudiUMUdeM était en panne mardi et mercredi, a fait savoir l’établissement. Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, l’Université explique le bris de service par une hausse importante de fréquentation de la plateforme numérique en cette période d’examens. L’U de M dit prendre « toutes les mesures nécessaires pour rétablir pleinement ses services d’apprentissage numérique à distance ».

Portes ouvertes virtuelles à l’UQAM

En raison de la pandémie, les portes ouvertes annuelles de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) se tiendront de façon virtuelle. Les futurs étudiants sont invités à naviguer entre les différentes salles de discussions Zoom « pour découvrir l’effervescence de la vie uqamienne ainsi que les particularités des 300 programmes d’études offerts par l’Université ». Les portes ouvertes virtuelles se dérouleront du 22 au 24 octobre et offriront plus de 250 activités en ligne comme des salons de discussion, des séances individuelles, des webinaires, du clavardage et des visites virtuelles.

Mercredi le 14 octobre

Nouvel hôpital affilié universitaire en Outaouais

Le ministre de la Santé du Québec a annoncé mercredi la construction d’un nouveau centre hospitalier affilié universitaire en Outaouais. Cet hôpital permettra un gain net de 240 lits de courte durée pour la région. Avant son élection il y a plus de deux ans, la Coalition avenir Québec avait promis la création de 170 lits de courte durée.

Selon Le Droit, l’affiliation universitaire est possible grâce à l’ouverture récente de la Faculté de médecine de l’Université McGill en Outaouais. En août dernier, 24 étudiants ont commencé le programme de médecine offert en français dans la région grâce à un partenariat avec l’Université du Québec en Outaouais. Les futurs locaux de la faculté seront situés à l’Hôpital de Gatineau. Leur construction a été retardée par la pandémie.

Utilisation controversée d’un logiciel pour prévenir la tricherie

La transition des cours en ligne à apporter son lot de problèmes, notamment celui de la tricherie. Pour décourager ce type de comportement, certaines universités ont recours au logiciel ProctorExam qui scrute les gestes des étudiants ainsi que leurs activités sur leur ordinateur. Selon Le Devoir, Polytechnique Montréal est l’une des premières universités québécoises à l’utiliser lors des examens en ligne. « Le logiciel ProctorExam oblige les étudiants à brancher deux caméras — celle qui est intégrée à l’ordinateur et une autre placée à l’arrière de la pièce — durant les examens en ligne. Avant de commencer l’épreuve, les participants doivent filmer la pièce où ils se trouvent, y compris le plafond et le dessous de leur table de travail. Les examens sont enregistrés et stockés sur un serveur pendant un an », explique-t-on dans l’article. Le Devoir rapporte également que l’Université a mis en place une nouvelle directive obligeant les étudiants à consentir à l’usage de technologies de surveillance. Ceux qui refusent doivent abandonner leurs cours visés par la surveillance d’examen.

Selon le quotidien, l’Université de Sherbrooke aurait refusé d’avoir recours à ce genre de technologie, notamment en raison des coûts liés à leur utilisation ainsi que des enjeux liés au droit à la vie privée.

Vendredi le 9 octobre

Statistique Canada : taux de chômage en baisse

Malgré la pandémie, le retour en classe semble avoir contribué à faire reculer le taux de chômage chez les jeunes. Statistique Canada a publié un nouveau rapport sur les résultats d’une enquête sur la population active. Le taux de chômage au pays a diminué de 1,2 pour cent pour s’établir à 9 pour cent en septembre, en baisse par rapport au sommet de 13,7 pour cent atteint en mai. Chez les jeunes, cela se traduit par un recul de 5,1 points de pourcentage pour s’établir à 20,5 pour cent pour les jeunes hommes, et par un recul de 3 points pour s’établir à 17,2 pour cent pour les jeunes femmes. L’agence rapporte que près des deux tiers (62,8 pour cent) des jeunes Canadiens de 15 à 24 ans étaient inscrits à l’école en septembre, ce qui correspond au niveau enregistré en septembre 2019 (62 pour cent).

Statistique Canada : situation financière des universités et répercussions de la COVID-19

L’agence nationale a également publié des projections sur les répercussions financières de la COVID-19 sur les universités canadiennes, et ce, en tenant compte de l’incidence de la crise sur les taux d’inscription des étudiants étrangers et canadiens. Statistique Canada a élaboré cinq scénarios pour mieux évaluer l’incidence financière possible de la pandémie. « Selon ces scénarios, dans l’ensemble, ces établissements pourraient perdre de 377 millions de dollars (-0,8 %) à 3,4 milliards de dollars (-7,5 %) au cours de l’année universitaire 2020-2021 », peut-on lire dans la version du 8 octobre du bulletin de diffusion officielle des données de Statistique Canada.

Voici les cinq scénarios élaborés en fonction des possibles changements dans les inscriptions des étudiants et fondés sur les données sur les permis d’études d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) :

  1. Perte de revenus de 3,4 milliards de dollars, réduction de 58 pour cent du nombre d’étudiants étrangers et même nombre d’étudiants canadiens.
  2. Perte de revenus de 1,6 milliard, réduction de 32 pour cent du nombre d’étudiants étrangers et même nombre d’étudiants canadiens.
  3. Perte de revenus de 377 millions, réduction de 13 pour cent du nombre d’étudiants étrangers et même nombre d’étudiants canadiens.
  4. Perte de 3,1 milliards, réduction de 32 pour cent du nombre d’étudiants étrangers et réduction de 20 pour cent du nombre d’étudiants canadiens.
  5. Perte de 1,1 milliard, réduction de 32 pour cent du nombre d’étudiants étrangers, augmentation de 7 pour cent du nombre d’étudiants canadiens.

Dans le même rapport, Statistique Canada révèle des informations relatives à la situation financière des universités canadiennes pour l’année scolaire 2018-2019. L’agence rapporte que les 147 universités publiques ont dépensé en 2018-2019 la même somme qu’en 2017-2018, soit 28,9 milliards de dollars et leurs revenus étaient de 30,7 milliards (+3,1 pour cent). Leur financement provenait majoritairement de sources gouvernementales (45,8 pour cent) et des droits de scolarité (29,4 pour cent). Le reste provenait de dons, de subventions privées, d’investissements et d’autres sources de revenus secondaires.

« Contrairement à la part du financement provenant des gouvernements provinciaux, qui a diminué au fil du temps, celle des revenus provenant des droits de scolarité a connu une hausse et est passée de 24,7 pour cent en 2013-2014 à 29,4 pour cent en 2018-2019, lit-on dans le bulletin Le Quotidien. L’un des principaux facteurs ayant contribué à cette situation est le nombre croissant d’étudiants internationaux, lesquels paient des droits de scolarité beaucoup plus élevés que les étudiants canadiens et représentent une proportion croissante des étudiants postsecondaires au Canada. »

Mercredi le 7 octobre

Nouvelles restrictions pour les étudiants en zone rouge au Québec

À compter du 8 octobre, de nouvelles restrictions entreront en vigueur dans les universités du Québec qui sont situées en zone rouge. Le gouvernement du Québec demande aux établissements postsecondaires d’offrir un maximum d’activités d’enseignement à distance. Quelques exceptions seront permises comme les activités d’enseignement lors desquelles la présence de l’étudiant est essentielle à l’acquisition ou à l’évaluation des connaissances. « Les stages, incluant ceux en milieu d’enseignement, ainsi que les activités de recherche et de laboratoire seront donc maintenus. Les bibliothèques demeureront ouvertes uniquement pour permettre l’utilisation du comptoir de prêts et des espaces de travail individuels. Dans tous ces cas, les mesures sanitaires devront être rigoureusement respectées », peut-on lire dans le communiqué émis par la province. Les mesures resteront en place jusqu’au 28 octobre.

« Les efforts de tous ont fait en sorte que cette rentrée s’est relativement bien déroulée, mais la situation dans certaines régions nous oblige maintenant à agir pour freiner l’élan du virus et protéger la santé de tous. Je sais que c’est un effort important que nous vous demandons encore une fois, mais je compte sur la mobilisation de tous les acteurs des cégeps, collèges privés et universités pour que la session se poursuive avec succès », a déclaré la ministre de l’Enseignement supérieur du Québec, Danielle McCann.

Plusieurs régions ou parties de régions se trouvent en zone rouge. C’est le cas de la Capitale-Nationale, de Montréal, de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Chaudière-Appalaches, Laval, Lanaudière, les Laurentides et la Montérégie.

Éclosion dans les résidences de McGill

Cinq étudiants de l’Université McGill ont reçu un résultat positif à la COVID-19. Selon La Presse, ces cas seraient liés à une contamination dans les résidences Carrefour Sherbrooke et La Citadelle du campus. Le site Web de l’Université rapporte avoir des preuves d’une transmission communautaire sur les campus de McGill. « On considère qu’il y a une transmission sur le campus si i) deux cas confirmés ou plus sont déclarés dans la même zone, la même classe ou le même groupe durant une période de 14 jours et ii) ces cas ne peuvent être expliqués autrement sur le plan épidémiologique », explique-t-on.

« La cause de transmission la plus probable est celle d’étudiants ayant rendu visite à d’autres étudiants dans le même bâtiment, dans leur chambre. Nous n’avons pas observé de transmission aux membres du personnel », a déclaré au journal la porte-parole de l’Université, Cynthia Lee.

McGill dit avoir enclenché des protocoles rigoureux pour freiner la propagation du virus. Cela comprend la suspension des activités dans les aires d’étude ou de travail et les immeubles, ou la fermeture de ces lieux et peut comprendre l’isolement d’autres personnes.

Lundi le 5 octobre

Ottawa assouplit les restrictions de voyage pour les étudiants internationaux

Les universités canadiennes pourraient bientôt voir plus d’étudiants internationaux dans leurs communautés locales. Le ministère de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté Canada (IRCC) a annoncé vendredi des changements aux restrictions de voyage en provenance de l’extérieur du pays. À compter du 20 octobre, les étudiants internationaux seront autorisés à entrer au Canada à condition que leur établissement ait un plan d’intervention face à la COVID-19 approuvé par leur gouvernement provincial ou territorial. Une liste des « établissements d’enseignement désignés (DEE) » ainsi que leurs plans approuvés sera affichée sur le site Web de l’IRCC d’ici le 20 octobre. Le changement s’applique à tous les étudiants étrangers, quel que soit leur pays d’origine ou la date à laquelle leur permis d’études a été approuvé.

Les plans de préparation institutionnelle devront inclure les informations suivantes :

  • les détails sur la manière dont ils communiqueront les renseignements sur les exigences en matière de santé et de voyage aux étudiants étrangers avant leur arrivée au Canada,
  • les détails sur la manière dont ils aideront les étudiants à établir un plan de quarantaine ainsi que sur la manière dont ils leur fourniront des conseils ou de l’aide pour acquérir les nécessités de la vie, comme la nourriture et les médicaments, pendant leur quarantaine, et
  • les détails sur la mise en place de protocoles pour la santé des étudiants dans l’éventualité où il y aurait des cas présumés ou confirmés de COVID-19 au sein de l’établissement d’enseignement.

La mise à jour précise également que les membres de la famille immédiate pourraient être autorisés à accompagner un étudiant international « si la raison de leur voyage est essentielle ou non discrétionnaire, comme dans le but de s’établir au Canada afin de soutenir le programme d’études du demandeur principal. Il peut s’agir d’un époux ou conjoint de fait, d’une personne à charge ou, dans le cas d’un enfant mineur qui étudiera au Canada, d’un parent ou d’un tuteur légal ».

Comme tous les voyageurs arrivant au Canada, les étudiants internationaux (et les membres de leur famille) devront se soumettre à une quarantaine de 14 jours. Selon le Globe and Mail, le ministre fédéral de la Sécurité publique, Bill Blair, a déclaré que le gouvernement déploiera plus de personnel de santé publique à 36 points d’entrée du pays et sera en contact régulier avec les provinces et les territoires pour s’assurer du respect des mesures de santé publique.

Données du BCI : hausse des inscriptions, baisse des étudiants internationaux

Alors que le secteur universitaire craignait une baisse importante du nombre d’inscriptions cet automne, de nouvelles informations dressent un portait très nuancé de la situation. Le Bureau de coopération interuniversitaire (BCI) a publié des données préliminaires sur les taux d’inscription lors de la rentrée 2020 au Québec. On apprend notamment que près de 315 000 étudiants se sont inscrits, ce qui représente une hausse de 1,3 pour cent par rapport à l’an dernier. La hausse est plus marquée au troisième cycle (4,8 pour cent) et au deuxième cycle (2,5 pour cent) qu’au premier cycle (0,8 pour cent). Le BCI souligne que cette augmentation est attribuable aux étudiants inscrits à temps partiel. « Alors que les effectifs à temps plein diminuent de 0,4 pour cent, ceux à temps partiel augmentent de 5,2 pour cent. »

Une donnée inquiétante de ce rapport est le nombre de personnes s’inscrivant pour la première fois à l’université qui a baissé de 8,3 pour cent. « Si cette baisse se poursuit dans les prochaines années, cela pourrait avoir un impact négatif sur le nombre total d’inscriptions. »

Anticipée par plusieurs établissements en raison de la pandémie, la diminution des inscriptions d’étudiants internationaux s’est concrétisée cet automne. Les universités québécoises comptent 44 000 étudiants étrangers cet automne, soit 8,6 pour cent de moins qu’à l’automne 2019. « La diminution est particulièrement forte au premier cycle (13,4 pour cent). Aux études supérieures, on observe une baisse au deuxième cycle (9,6 pour cent), mais une hausse au troisième cycle d’études (9,9 pour cent). »

Mercredi le 2 octobre

Renouvellement du mandat de Mona Nemer

La Conseillère scientifique en chef du Canada, Mona Nemer, demeurera en poste pour les deux prochaines années. Le premier ministre Justin Trudeau a annoncé le renouvellement de son mandat dans un communiqué jeudi. Comme nous le rapportions dans la mise à jour du 16 septembre, le mandat de Mme Nemer devait prendre fin le 24 septembre. L’organisme Evidence for Democracy (E4D) demandait que l’avenir du poste de conseiller scientifique et son financement soient assurés.

« Le renouvellement de son mandat lui permettra de poursuivre sur la lancée des réalisations de son premier mandat, dont la création de postes de conseiller scientifique dans de nombreuses organisations fédérales ainsi que la prestation de conseils et de recommandations au sujet d’un investissement de 2,8 milliards de dollars visant à mettre sur pied des installations fédérales de sciences et technologies », peut-on lire dans le communiqué.

Financement fédéral annoncé pour les emplois et les stages étudiants

Une nouvelle mesure visant à soutenir les jeunes et les étudiants de plusieurs provinces cet automne a été annoncée jeudi. La secrétaire parlementaire de la ministre du Développement économique et des Langues officielles et députée fédérale de Sherbrooke, Élisabeth Brière, a annoncé l’investissement de trois millions de dollars dans le projet Mon avenir, j’y travaille d’Actions interculturelles Canada dans le cadre de la Stratégie emploi et compétences jeunesse (SECJ). Le projet permettra à 200 jeunes du Québec, de l’Ontario, de l’Alberta, du Manitoba et de la Nouvelle-Écosse d’obtenir une expérience de travail.

« Les participants bénéficieront d’environnements de travail favorisant le mentorat, d’ateliers de développement des compétences et de diverses autres expériences professionnelles nécessaires à leur future carrière. Le projet accordera également la priorité à l’embauche et au maintien en poste de jeunes de tous les horizons par l’entremise d’expériences professionnelles et d’activités d’intégration », explique Emploi et Développement social Canada dans un communiqué.

Les projets de la SECJ ont récemment obtenu un financement supplémentaire de 187,7 millions de dollars dans le contexte de la COVID-19 pour créer près de 10 000 possibilités d’emploi pour les jeunes dans divers domaines. Récemment, un financement supplémentaire de 266 millions de dollars a été versé au Programme de stages pratiques pour étudiants pour financer jusqu’à 40 000 stages de niveau postsecondaire.

5,6 M$ pour les cours en présentiel à l’U de S

L’Université de Sherbrooke a investi 5,6 millions de dollars pour offrir des cours en présentiel, selon La Tribune. Ces coûts seraient liés, entre autres, à l’ajout d’espaces d’enseignement (en plein air et à l’extérieur du campus) et à l’embauche d’escouades étudiantes. La vice-rectrice à l’administration et au développement durable à l’U de S, Denyse Rémillard, souligne qu’il s’agit seulement d’une partie des coûts supplémentaires associés à la COVID-19 et que ce montant n’est qu’une anticipation. Celui-ci pourrait s’accroître. « Les défis sont grands. Par contre, la somme de 5,6 millions de dollars, c’est un investissement plus qu’une dépense », a dit la vice-rectrice en rappelant la réussite et la persévérance des étudiants.

Mercredi le 30 septembre

Session d’hiver à distance pour l’U de M, Polytechnique, l’UQO et Concordia

Comme l’ont fait plusieurs établissements du reste du pays au cours des derniers jours, l’Université de Montréal (U de M), Polytechnique Montréal, l’Université Concordia et l’Université du Québec en Outaouais (UQO) ont annoncé que leur session d’hiver sera majoritairement offerte à distance. Ces annonces font suite au passage en zone rouge en début de semaine de certaines régions du Québec.

Dans un message envoyé aux membres de la communauté de l’U de M, le recteur Daniel Jutras a annoncé que les quatre modes d’enseignement (à distance, hybride, en présentiel ou multimodal) seront maintenus. « Nous augmenterons toutefois légèrement le nombre de cours multimodaux, c’est-à-dire donnés à la fois en présence et à distance, en particulier dans les programmes où il y a actuellement très peu d’activités en présentiel. Cette approche nous permettra d’offrir quelques possibilités supplémentaires d’interactions en présence », a-t-il écrit.

Scénario similaire pour Polytechnique Montréal : « C’est à regret qu’avec l’accord du Conseil académique, nous avons pris la décision que toutes les activités d’enseignement du trimestre d’hiver 2021 se dérouleront principalement à distance, sauf exception », ont écrit le directeur général et le directeur général adjoint Philippe A. Tanguy et François Bertrand dans un communiqué.

Quant à elle, la direction de l’UQO a écrit, dans un message similaire, qu’elle privilégiera la poursuite de la formule hybride pour la session d’hiver. « En prenant cette décision dès maintenant, nous souhaitons apporter une certaine stabilité dans le contexte en constante évolution de la pandémie », souligne la direction de l’UQO.

« Les autorités de santé publique préviennent que les vagues ultérieures de COVID-19 seront compliquées par la réémergence saisonnière d’autres virus et par le temps froid qui entraînera davantage d’activités à l’intérieur. Compte tenu de ces facteurs supplémentaires, l’option la plus raisonnable consiste à continuer à fournir la grande majorité de nos travaux universitaires et non universitaires à distance », a écrit le recteur de l’Université Concordia, Graham Carr, dans un message à la communauté. Il ajoute qu’au cours des prochaines semaines, les activités qui pourraient nécessiter une composante en personne seront identifiées en tenant compte des leçons tirées du trimestre d’automne.

Si l’Université du Québec à Montréal (UQAM) n’a pas encore précisé les modalités de la prochaine session, elles doivent être déterminées lors de la semaine du 5 octobre. La rectrice Magda Fusaro a par contre fait savoir dans un message que « tous les séjours de mobilité prévus à l’hiver 2021 sont annulés » et qu’« en raison des restrictions de voyage imposées par le Canada, les étudiants étrangers sont fortement invités à prévoir suivre leurs cours en ligne à l’hiver 2021, depuis l’extérieur du Canada ».

Gary Kobinger quitte le groupe de travail fédéral sur le vaccin contre la COVID-19

Le directeur du Centre de recherche sur les maladies infectieuses de l’Université Laval, Gary Kobinger, a quitté le groupe de travail national sur les vaccins COVID-19. Le microbiologiste, reconnu pour son travail sur un vaccin contre le virus Ebola, dit avoir démissionné en raison de préoccupations concernant les conflits d’intérêts et un manque de transparence. Le gouvernement fédéral n’oblige pas les membres du groupe à déclarer publiquement les potentiels conflits d’intérêts. Dans une entrevue à l’émission The Current de la CBC, le Dr Kobinger a déclaré que « tout ce qui peut saper la confiance dans les vaccins, vous pouvez payer un prix élevé en santé publique, non seulement avec la COVID, mais plus tard avec d’autres vaccins ».

Le groupe de travail, composé de 12 membres, conseille le gouvernement fédéral sur les stratégies à adopter en ce qui a trait à un vaccin contre la COVID-19. Le groupe soutient et facilite la recherche et la fabrication de vaccins au Canada et cherche également à attirer des projets de vaccins internationaux. Il donne la priorité à un vaccin contre la COVID-19, mais il conseille et soutient également le développement de vaccins contre d’autres virus.

La CBC rapporte que dans les jours qui ont suivi le départ officiel du Dr Kobinger du groupe, un porte-parole du Conseil national de recherche du Canada a fourni à Global News une liste des conflits d’intérêts potentiels des membres du groupe de travail. Le Conseil a également confirmé que la liste serait mise à jour à l’avenir.

Lundi le 28 septembre

Déficit de 6 M$ pour l’Université de Moncton

Le Conseil des gouverneurs de l’Université de Moncton a adopté un budget pour les années financières 2020-2021 et 2021-2022 lors de sa réunion la semaine dernière. Le déficit projeté se chiffre à 5,9 millions de dollars en 2020-2021 et à 2,8 millions de dollars en 2021-2022. L’Université attribue ce déficit anticipé à plusieurs facteurs, notamment des pertes importantes de revenus. « La pandémie de COVID-19, qui a débuté à l’hiver 2020, a imposé des contraintes financières historiques aux universités canadiennes et à l’international qui perdureront pendant quelques années. La décroissance dans les nouvelles inscriptions internationales est un autre facteur qui aura un impact sur les revenus de l’Université de Moncton », souligne l’établissement dans un communiqué.

Le recteur et vice-chancelier, Denis Prud’homme, explique que des réductions de dépenses auront lieu sur les trois campus. « Des efforts importants pour actualiser la nature et l’offre de nos programmes de formation et pour améliorer notre efficience administrative se poursuivront au cours des prochaines années afin d’atténuer l’impact sur les droits de scolarité et de présenter des budgets équilibrés », ajoute-t-il.

Selon la Fédération des étudiantes et étudiants du campus universitaire de Moncton (FÉÉCUM), ce budget est au désavantage de la communauté étudiante. Selon Radio-Canada, les étudiants font déjà face à une hausse des droits de scolarité pouvant atteindre huit pour cent. En entrevue, le président de la FÉÉCUM, Alex Arseneau, dit craindre des compressions budgétaires dans les programmes, les facultés, les services et les ressources professorales.

Plusieurs cas de COVID-19 à L’Université McGill

Comme le fait désormais l’Université de Sherbrooke, l’Université McGill publie chaque semaine sur son site Web le nombre de cas de COVID-19 déclarés sur le campus. En date du 22 septembre, l’établissement signalait six cas de la maladie. Selon CBC, les étudiants disent cependant que ce décompte officiel ne reflète pas la réelle contamination dans la communauté universitaire, car il ne prend pas en compte les cas contractés hors campus. Thom Haghighat, un étudiant de l’établissement montréalais, a déclaré qu’il « connaît au moins 25 étudiants vivant dans la région qui ont été déclarés positifs, dont une douzaine dans son groupe d’amis immédiat ». Jacob Rothery, également étudiant à l’Université McGill vivant à Montréal, a récemment été déclaré positif à la maladie, tout comme trois de ses colocataires. Il dit connaître au moins 20 autres étudiants dans la même situation.

Vendredi le 25 septembre

Mécontentement face à la hausse des droits de scolarité des étudiants étrangers à l’Université Laval

Selon Radio-Canada, le conseil d’administration de l’Université Laval a adopté mercredi une proposition qui fera augmenter de quelques centaines de dollars la facture de certains étudiants internationaux. Cette hausse touche les étudiants étrangers des programmes de premier cycle ainsi que ceux des programmes de deuxième cycle sans recherche. « Actuellement, ces étudiants paient entre 9 796 $ et 11 369 $ pour une seule session de 15 crédits. La future hausse indexera ces montants de 2,5 pour cent. À cela s’ajoutera un rattrapage pouvant aller jusqu’à 4,7 pour cent pour certaines catégories d’étudiants », explique Radio-Canada.

L’Association des étudiantes et étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (AELIÉS) dénonce cette décision qu’elle juge injustifiée dans le contexte actuel. Dans une lettre publiée dans Le Soleil, l’AELIÉS s’adresse à la rectrice Sophie D’Amours et demande que l’administration fasse marche arrière. « Pourquoi l’Université Laval décide-t-elle, dans ce contexte pandémique, d’augmenter la facture des étudiant.e.s. internationaux qui payaient en 2018 déjà sept fois plus que les étudiant.e.s. québécois.e.s.? Cette décision est d’autant plus révoltante, car plusieurs étudiant.e.s. sont contraints de suivre leurs études à distance et que cela pose encore des enjeux d’adaptabilité et d’accessibilité. Pour l’AELIÉS, cette décision représente des risques importants non seulement pour l’avenir de l’Université Laval, mais pour celui de l’ensemble des universités du Québec en termes de réputation et d’attractivité », écrit dans cette lettre la présidente de l’AELIÉS, Aurele Fanny Deutcha Nguelieu.

Hausse de 19 % des inscriptions à l’Université Saint-Paul

L’Université Saint-Paul a enregistré une hausse de 19 pour cent de ses inscriptions cet automne, ce qui représente la plus forte croissance de son histoire. Le nombre d’étudiants inscrits est passé de 1 057 à 1 255. « Habitué à une augmentation annuelle constante de 4 à 5 pour cent depuis 2011, il s’agit là d’un bond spectaculaire, qui s’explique par le renouveau insufflé à notre établissement, notamment par la création de programmes d’études qui tiennent compte des besoins de la société actuelle », explique la rectrice, Chantal Beauvais dans un communiqué. Contrairement aux autres établissements qui ont également noté une hausse de leurs inscriptions, l’Université Saint-Paul a connu cette croissance tant auprès des étudiants canadiens (hausse de 17 pour cent) que des étudiants internationaux (hausse de 23 pour cent).

Les programmes suivants sont ceux qui ont noté une hausse importante : le certificat en éthique et enjeux sociaux contemporains : immigration et intégration, le diplôme d’études supérieures et la maîtrise en innovation sociale, le diplôme d’études supérieures en bioéthique catholique, le doctorat de recherche interdisciplinaire en enjeux sociaux contemporains, le baccalauréat et la maîtrise en études conflits, ainsi que la maîtrise en éthique publique.

À réécouter : Julie Payette et Rémi Quirion

La gouverneure générale du Canada Julie Payette s’est entretenue avec le scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, sur la deuxième vague de COVID-19 qui commence au pays. M. Quirion aborde différents aspects de la pandémie, comme l’évolution de la pandémie, le reconfinement, les traitements des symptômes de la maladie et l’état des recherches sur le virus, notamment au sujet d’un vaccin.

Mercredi le 23 septembre

L’U de S divulguera les cas de COVID-19 répertoriés sur ses campus

L’Université de Sherbrooke commencera mercredi à publier le nombre de cas déclarés de COVID-19 sur ses campus. Les chiffres seront mis à jour sur une base hebdomadaire sur le site Coronavirus. « Depuis la reprise des activités de recherche et d’enseignement en mai dernier, c’est avec attention et minutie que nous prenons soin de gérer toute situation susceptible d’avoir un impact sur la sécurité et la santé de toutes et tous. D’ailleurs, aucune éclosion n’est survenue sur nos campus, incluant la période écoulée depuis la rentrée de l’automne, ce qui tend à confirmer l’efficacité de nos mesures en place », explique le directeur de la Division de la sécurité et coordonnateur des mesures d’urgence, Jacques Girard.

Selon La Tribune, 18 cas de COVID-19 avaient été recensés à l’U de S en date de samedi. La majorité de ces infections seraient liées à un bar de Sherbrooke où s’est réuni un groupe d’étudiants du programme Adaptation scolaire et sociale. Selon TVA nouvelles, tous les étudiants de première et deuxième année de ce programme suivront leurs cours à distance jusqu’au 27 septembre. D’autres cas ont été répertoriés ailleurs qu’à la Faculté d’éducation.

La Tribune rapporte également que « le centre de dépistage de l’U de S augmentera ses plages horaires de trois après-midis par semaine à compter de la semaine prochaine. Le nombre de dépistages possibles passera de 120 à 192 hebdomadairement. Les cas sont traités de la même façon, auprès de la Santé publique, que dans les autres centres de dépistage ».

Hausse des inscriptions à Moncton

L’Université de Moncton a annoncé qu’elle avait enregistré une augmentation de son nombre d’étudiants inscrits à temps complet. Malgré le contexte de la pandémie qui a empêché la venue des étudiants internationaux, l’Université compte 4 521 étudiants (33 étudiants de plus qu’en septembre 2019), ce qui représente le plus grand nombre d’inscriptions depuis 2016. Les inscriptions d’étudiants étrangers sont passées de 822 en 2019 à 775 cette année, alors que les inscriptions provenant du Nouveau-Brunswick ont augmenté de 83 étudiants.

« Malgré cette légère hausse globale des inscriptions, la baisse des inscriptions internationales, combinée à d’autres facteurs, aura un impact important sur la situation financière de l’Université. Lors de sa réunion du 26 septembre prochain, le Conseil des gouverneurs déposera des budgets pour les années 2020-2021 et 2021-2022 », explique le communiqué de l’établissement. « Ces budgets refléteront l’importance de trouver un équilibre entre le financement des activités de l’Université et ses sources de financement, notamment en améliorant l’efficience dans l’offre de nos programmes de formation et dans nos processus administratifs tout en continuant d’augmenter nos inscriptions », a ajouté le recteur et vice-chancelier, Denis Prud’homme.

L’ACCPU demande des investissements stratégiques en éducation

L’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU) demande au gouvernement canadien de mettre en place « un plan national de relance qui comprend des investissements stratégiques dans le secteur de l’éducation postsecondaire du Canada ». Dans une lettre adressée au premier ministre Justin Trudeau, l’Association établit des recommandations pour rendre l’éducation postsecondaire plus abordable et plus durable, soit :

  • d’élaborer avec les provinces et les territoires une stratégie nationale qui prévoit un financement fédéral stable et adéquat afin de soutenir une éducation postsecondaire de qualité;
  • d’accélérer la recherche grâce à de meilleurs investissements dans les programmes de subvention des trois Conseils et augmenter les bourses d’études pour les étudiants diplômés; et
  • de donner des possibilités aux jeunes et aux chômeurs canadiens en passant à un modèle de frais de scolarité gratuits pour les membres des classes moyennes et modestes dans les collèges et universités publics.

L’Association souligne que les établissements postsecondaires sont essentiels à la stabilité et la résilience du Canada, car ils cultivent le savoir, l’innovation et le talent dont le pays a besoin pour résoudre les problèmes actuels et futurs. « Cependant, l’éducation postsecondaire est soumise à des tensions considérables qui affectent les emplois dans le secteur et en dehors, la diversité des programmes d’enseignement et l’accessibilité des possibilités », ajoute l’ACPPU dans son communiqué.

Lundi 21 septembre

Sessions d’hiver virtuelles à venir dans plusieurs établissements

Alors que la rentrée universitaire vient tout juste de se terminer, plusieurs établissements postsecondaires canadiens annoncent déjà leurs plans pour la session d’hiver. Les universités Ryerson, Western, York, McMaster, Wilfrid Laurier, Brock, de Windsor, de Regina, de la Saskatchewan et du Nord de la Colombie-Britannique ont toutes annoncé que l’enseignement lors de la session d’hiver sera majoritairement à distance. Aucun établissement francophone n’a encore officiellement annoncé quelle forme prendront les cours de l’hiver prochain. Le groupe Academica surveille de près les annonces des universités et des collèges à ce sujet, et les publie régulièrement sur son site Web.

Droits de scolarité en hausse pour 2020-2021 selon Statistique Canada

Une des pistes de solution qui s’offrent aux établissements d’enseignement pour faire face à une perte de financement ou de revenus est de hausser les droits de scolarité. Et cette année, les établissements seraient nombreux à avoir eu recourt à cette solution selon les nouvelles données de Statistique Canada. Dans une analyse publiée aujourd’hui, l’agence déclare que « les droits de scolarité des programmes menant à un grade ont augmenté, tant pour les étudiants de premier cycle que pour les étudiants des cycles supérieurs pour l’année universitaire 2020-2021. Alors qu’au semestre de l’automne 2020 les établissements d’enseignement postsecondaire continueront d’offrir un enseignement en ligne en réponse à la pandémie, les étudiants devront payer des droits de scolarité plus élevés en moyenne comparativement à l’année universitaire précédente. »

Statistique Canada a constaté que les étudiants inscrits à des programmes de premier cycle à temps plein paieront en moyenne 6 610 dollars en droits de scolarité, ce qui représente une augmentation de 1,8 pour cent au cours de l’année scolaire 2019-2020. Le coût des programmes d’études supérieures a augmenté de 1,6 pour cent pour atteindre une moyenne de 7 304 dollars. Les droits de scolarité moyens des étudiants internationaux de premier cycle ont augmenté de 7,1 pour cent pour atteindre 32 041 dollars. (L’agence note cependant qu’avant la pandémie, les étudiants internationaux étaient confrontés à une augmentation similaire de 7,6 pour cent pour l’année universitaire 2019-2020.)

L’analyse a révélé que les droits de scolarité de premier cycle sont demeurés relativement stables en Ontario, tandis que l’Alberta a connu la plus forte augmentation, soit 7,1 pour cent. Sans surprise, les droits de scolarité de premier cycle les plus élevés ont été trouvés dans des programmes professionnels tels que la dentisterie et la médecine, tandis que les MBA représentent les frais les plus élevés parmi les programmes d’études supérieures.

Vendredi 18 septembre

Les étudiants québécois moins touchés par la pandémie que les étudiants ontariens
Une équipe de chercheurs de la Chaireréseau de recherche sur la jeunesse du Québec (CRJ), ceux-ci issus de plusieurs universités québécoises, ont analysé des données publiées en mai par Statistique Canada sur les répercussions de la pandémie sur les étudiants canadiens. Leur analyse a démontré que les jeunes québécois poursuivant des études postsecondaires ont été touchés par la pandémie, mais moins que leurs homologues ontariens.  

L’enquête de Statistique Canada, intitulée Répercussions de la pandémie de COVID-19 sur les étudiants du niveau postsecondaire, a répertorié les réponses de 101 974 étudiants de niveau postsecondaire (collégial et universitaire), interrogés entre le 19 avril et le 1er mai 2020. Les chercheurs de l’Institut national de la recherche scientifique, de l’École nationale d’administration publique et de l’Université de Sherbrooke ont par la suite comparé les résultats obtenus au Québec et en Ontario.  

« Au Québec, la grande majorité des étudiants (80,1 pour cent) estiment que la crise a eu un impact sur leur scolarité, notamment en raison du report ou de l’annulation de cours (18,2 pour cent) ou de stages de travail (23 pour cent), explique la CRJ dans son feuillet explicatif. Les étudiants ontariens sont proportionnellement plus nombreux à déclarer avoir été touchés par chacun de ces impacts; en particulier, ils sont presque le double (41,5 pour cent comparativement à 23 pour cent) à avoir vu leur stage en milieu de travail annulé ou reporté. » 

L’analyse de la CRJ se penche également sur les effets de la pandémie sur les emplois des étudiants ainsi que sur leurs finances. 

Les sports universitaires du Québec annulés cet automne 

Le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) a annoncé l’annulation de sa programmation universitaire jusqu’en décembre. Le RSEQ dit avoir pris cette décision en raison notamment du système d’alertes régionales, qui pourrait limiter la participation de certaines équipes universitaires « même si elles gèrent efficacement leur éthique sanitaire et leur sécurité », explique le RSEQ dans un communiqué. Les activités impliquant minimalement deux équipes différentes en cross-country, golf et soccer seront permises. Aucune activité entre deux équipes différentes ne sera permise en football et en rugby. En ce qui concerne les autres sports universitaires, « une décision pour la programmation sportive hivernale du secteur universitaire du RSEQ est prévue pour le 15 octobre ». 

Par cette décision, le RSEQ s’ajoute aux trois autres divisions représentants le reste du pays (USPORTS de l’Ouest, de l’Ontario et des Maritimesqui avaient annoncé l’annulation de leur programmation d’automne le 8 juin dernier. 

Mercredi 16 septembre

Quel avenir pour Mona Nemer?

Le mandat de la conseillère scientifique en chef, Mona Nemer, tire à sa fin. Elle avait été nommée en septembre 2017 pour une période de trois ans. Un porte-parole du Bureau du Conseil privé du Canada a confirmé à Affaires universitaires que son mandat prenait fin le 24 septembre prochain, sans préciser si Mme Nemer allait être reconduite dans ses fonctions. « Les informations concernant le poste seront disponibles en temps opportun », a écrit le responsable des relations avec les médias, Pierre-Alain Bujold.

L’organisme Evidence for Democracy (E4D) qui fait la promotion de l’utilisation transparente de données probantes dans la prise de décisions publiques a publié une lettre ouverte réclamant que l’avenir du poste de conseiller scientifique en chef et de son financement soit assuré. « En l’absence de nouvelles annonces sur les mises à jour du financement ou du mandat du bureau, l’avenir des avis scientifiques est incertain, peut-on lire dans la lettre. Alors que nous continuons à nous adapter et à répondre au défi en constante évolution de la COVID-19, et que nous nous tournons vers la reconstruction, les avis scientifiques doivent rester au premier plan de la prise de décision gouvernementale. » E4D fait plusieurs recommandations au gouvernement fédéral, entre autres :

  • de formaliser le poste de conseiller dans la législation;
  • d’élargir et mettre à jour le mandat de la conseillère pour mieux refléter le paysage en évolution de la science, notamment en développant une stratégie nationale qui intéresserait les provinces, territoires et gouvernements autochtones sur les sciences et la technologie et en maintenant une vision basée sur la science dans le plan de reprise du Canada postpandémie; et
  • de fournir un financement annuel supplémentaire de 2 millions de dollars au bureau de la conseillère.

La lettre ouverte adressée au premier ministre Justin Trudeau, à la ministre des Finances Chrystia Freeland et au ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie Navdeep Bains est disponible ici.

Un cas de COVID-19 à l’Université de Windsor

L’Université de Windsor a annoncé mardi qu’un étudiant vivant hors campus avait été déclaré positif à la COVID-19. L’étudiant s’est placé en isolement et n’a pas suivi de cours sur le campus. Il s’agit du premier cas identifié parmi la population étudiante à l’Université de Windsor. L’autorité de santé régionale n’a retracé aucun autre cas sur le campus. Dans un communiqué de presse, le recteur de l’Université, Rob Gordon, a souhaité à l’étudiant en question un prompt rétablissement et a souligné que les efforts menés par l’établissement et les autorités de santé pour assurer la santé et la sécurité de la communauté universitaire continueront.

Lundi 14 septembre

Un étudiant de Sainte-Anne expulsé pour ne pas s’être isolé

L’université francophone de Pointe-de-l’Église, en Nouvelle-Écosse, a expulsé un étudiant qui a commis plusieurs infractions, notamment aux consignes de santé publique et au code de conduite COVID-19 de l’établissement. Ceux-ci stipulent que toute personne en provenance de l’extérieur de la bulle atlantique doit obligatoirement s’isoler pendant 14 jours dès son arrivée. « L’évaluation de Santé publique avait révélé que la personne en question n’avait pas respecté les conditions d’auto-isolement », écrit l’Université Sainte-Anne dans un communiqué publié vendredi.

L’étudiant aurait également enfreint le code de conduite des étudiants de l’établissement selon lequel il est « inacceptable de créer une situation qui puisse mettre en danger la santé ou la sécurité d’autrui et qu’il est interdit de donner de fausses informations à qui que ce soit concernant son statut ou son dossier universitaire à l’Université Sainte-Anne ».

L’Université rappelle dans son communiqué que la prévention de la COVID-19 est un effort collectif, qui compte notamment l’adoption de bonnes mesures d’hygiène et du respect de l’éloignement physique.

Près de 700 000 étudiants et diplômés ont touché la PCUE

Près de 700 000 étudiants de niveau postsecondaire et nouveaux diplômés ont reçu la Prestation canadienne d’urgence pour les étudiants (PCUE) selon des données publiées vendredi par le gouvernement fédéral. La dernière période d’admissibilité à la PCUE se terminait le 29 août, mais les étudiants peuvent faire une demande rétroactive jusqu’au 30 septembre. Plus de 2,8 milliards de dollars ont été investis dans la PCUE jusqu’à présent.

Ottawa a également rendu publique une série de mesures visant à soutenir les jeunes et les étudiants cet automne, alors que la pandémie se poursuit. La ministre Catherine McKenna a annoncé le versement de 7,8 millions de dollars à l’initiative Apprendre par les arbres Canada qui permettra de créer 1 200 emplois verts pour des jeunes autochtones, nouveaux arrivants ou vivant des communautés rurales ou éloignées. Le gouvernement prévoit aussi assouplir les conditions d’admissibilité aux prêts et bourses d’études, ainsi que la bonification des sommes allouées. « Ces mesures de l’automne représentent un investissement d’environ 1,9 milliard de dollars et devraient élargir la portée du Programme canadien de prêts aux étudiants pour profiter à environ 765 000 étudiants », peut-on lire dans le communiqué du gouvernement.

Guide pour décrire les répercussions de la pandémie dans une demande au CRSNG

Le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) a publié de nouvelles lignes directrices à l’intention de sa communauté pour l’aider à décrire les répercussions de la COVID-19 lors d’une demande de financement au Conseil. Parmi les facteurs à prendre en considération dans la préparation d’une demande, on compte, en autres, les circonstances liées à la pandémie de COVID-19 qui ont eu des répercussions sur les activités de recherche et de formation, la durée de ces circonstances et le type de contributions touchées. Dans sa mise à jour, le CRSNG énumère également les facteurs à prendre en considération dans l’évaluation d’une demande. « Les retards dans l’avancement des travaux de recherche en raison de la pandémie de COVID-19 constituent un retard admissible dans l’avancement des travaux de recherche », explique le Conseil, appelant sa communauté à faire preuve de sensibilité à l’égard des répercussions de la pandémie sur les activités de recherche dans les évaluations.

Vendredi 11 septembre

Taux d’inscription préliminaires

Alors que la première semaine de cours touche à sa fin dans la plupart des universités canadiennes, voici un aperçu de la situation des inscriptions de certains établissements jusqu’à présent. Les données officielles sont généralement publiées plus tard à l’automne.

  • L’Université Laval a noté une augmentation d’environ quatre pour cent du nombre d’inscriptions d’étudiants qui viennent de terminer leurs études collégiales au Québec par rapport à l’an dernier. Il s’agit de données préliminaires qui devront être révisées à la fin du mois. « Nous sommes heureux de constater que plusieurs jeunes Québécoises et jeunes Québécois n’ont pas décroché de leur rêve et ont décidé de poursuivre leurs études à l’université. Nous nous sentons privilégiés qu’ils nous fassent confiance en grand nombre. Étudier afin de préparer son avenir est certainement un bon choix dans le contexte d’incertitude actuel », a commenté la rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours dans le communiqué de l’établissement. Le nombre total d’inscriptions pourrait toutefois diminuer par rapport à l’an dernier puisque l’Université anticipe une baisse d’environ 10 pour cent des inscriptions provenant d’étudiants internationaux.
  • L’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) a enregistré une hausse globale de plus de cinq pour cent de ses inscriptions cet automne avec 5 297 étudiants inscrits à temps complet ou à temps partiel. « Nous sommes extrêmement fiers de constater que les étudiantes et les étudiants ont choisi l’UQAT en aussi grand nombre pour la poursuite de leur projet d’études universitaires et nous souhaitons leur réitérer notre soutien pour la prochaine session », a déclaré le recteur Denis Martel dans le communiqué de l’Université.
  • À l’Université du Québec en Outaouais (UQO), le nombre d’inscriptions s’est maintenu à 7 000 étudiants, soit le même nombre qu’à l’automne dernier. L’établissement note par contre une hausse du volume de crédits des inscriptions, « ce qui signifie que les étudiantes et étudiants se sont inscrits à plus de cours ». Ces chiffres sont également préliminaires puisque la période d’inscription se poursuit jusqu’au 15 septembre.
  • L’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) prévoit également une hausse de ses inscriptions. Selon l’Hebdo journal, les données officielles de l’établissement ne seront dévoilées qu’à la mi-septembre. Mais déjà, le recteur Daniel McMahon est optimiste. « En date du 1erseptembre, à tous les cycles, étudiants canadiens ou étrangers, on est en vert. On n’a pas de baisse de clientèle. On devrait même avoir une hausse, ce qui est excellent dans les circonstances », a-t-il affirmé à l’hebdomadaire. Selon le recteur, deux facteurs expliquent cette hausse : la garantie de la qualité de la formation ainsi que l’annulation des voyages et des années sabbatiques habituellement très populaires auprès des étudiants diplômés du CÉGEP.

Les corticostéroïdes pour traiter la COVID-19

Un expert de l’Université de Sherbrooke (U de S), le professeur et chercheur François Lamontagne, fait partie de la trentaine d’experts recrutés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour tester l’efficacité des corticostéroïdes, une catégorie de médicaments peu coûteux et faciles d’accès, dans le traitement des formes graves de la COVID-19. Ils ont analysé les résultats de différentes études ayant mesuré les effets du médicament.

Au total, 7 184 participants ont été recrutés dans le cadre de huit essais cliniques. « Les résultats de la méta-analyse de ces études démontrent que les corticostéroïdes réduisent de 20 pour cent les risques de décès chez les personnes atteintes d’une forme sévère de la COVID-19. Ce médicament aurait un effet bénéfique sur l’inflammation potentiellement mortelle qui sévit au cours du stade avancé de la maladie. L’étude révèle aussi que les corticostéroïdes diminueraient le besoin de ventilation mécanique invasive, et donc les séquelles physiques pouvant en découler », explique-t-on dans un communiqué de l’U de S.

Mercredi 9 septembre

Québec met en place son système d’alertes par région

Le gouvernement du Québec a annoncé mardi avoir mis sur pied un système d’alertes et d’interventions régionales en vue d’une potentielle deuxième vague de COVID-19. Ce système permet d’informer les résidents du Québec des mesures sanitaires à suivre dans leur région. Quatre niveaux d’alerte sont possibles, comportant différentes mesures sanitaires : vigilance (vert), préalerte (jaune), alerte modérée (orange) et alerte maximale (rouge). « Par exemple, pour le palier jaune, il est question de renforcer les mesures de base alors que pour le palier orange, il s’agit notamment de limiter le nombre de personnes dans les rassemblements privés. Le palier rouge, quant à lui, indiquerait une limitation des déplacements interrégionaux et un horaire réduit de certains secteurs commerciaux, permettant ainsi une prévisibilité notamment chez les travailleurs et les entrepreneurs », apprend-on dans le communiqué du gouvernement québécois. En mars dernier, une des mesures prises par Québec étaient de fermer les établissements d’enseignement primaire, secondaire et postsecondaire.

Le gouvernement révisera le niveau d’alerte des régions de la province chaque semaine en évaluant trois critères : la situation épidémiologique, le contrôle de la transmission et la capacité du système de soins. Ces alertes seront disponibles sur le site Web Québec.ca/coronavirus.

Inégalité des connaissances numériques des étudiants

Le réseau de l’Université du Québec (UQ) a créé une infographie pour guider le personnel enseignant et toute personne qui offre du soutien aux étudiants en contexte d’apprentissage en ligne. Ceux-ci commencent une session entièrement ou majoritairement à distance avec des habiletés numériques très différentes. « Dans ce nouveau parcours émergeront des barrières et défis susceptibles d’influencer leur motivation, leur engagement et ultimement la réussite de leur apprentissage à distance. Ces défis peuvent surgir sur le plan de l’accès aux technologies, mais également en matière d’apprentissage et de capacité d’agir en contexte numérique », expliquent les auteurs de l’infographie, neuf chercheurs québécois, sur le site Web du réseau de l’UQ. Avec cette infographie interactive et évolutive, ils souhaitent également communiquer les initiatives mises en place par les universités pour soutenir la population étudiante.

375 M$ aux étudiants postsecondaires

À la fin du mois d’août, la ministre de l’Enseignement supérieur du Québec, Danielle McCann, a annoncé une aide financière de 375 millions de dollars pour les étudiants de niveau postsecondaire de la province afin de mieux répondre à leurs besoins dans le contexte actuel. Pour 2020-2021, une somme de 300 millions de dollars sera investie pour mettre en œuvre des mesures temporaires et permanentes de bonification de l’Aide financière aux études.

Ensuite, 75 millions de dollars serviront à la bonification du soutien matériel et psychosocial et de l’encadrement pédagogique. Selon le communiqué émis lors de cette annonce : « Ces mesures permettront également d’élargir le bassin d’étudiants admissibles au programme de plus de 20 000 étudiants. Elles contribueront à maintenir l’endettement à un bas niveau et à fournir plus de liquidités aux étudiants, et représentent une somme de près de 700 $ par
année. »

Cercles de distanciation physique à Concordia

L’Université Concordia a lancé un projet pilote qui permettra au personnel, aux professeurs et aux étudiants de réserver un espace vert pour des réunions de 4 à 17 personnes en plein air. Six espaces de réunion extérieurs ont été aménagés avec des cercles de distanciation sociale (qui ressemblent à des cerceaux) pour encourager une distanciation physique appropriée lors des rassemblements. Plusieurs villes comme Toronto et New York ont eu recours à ce genre de méthode pour faciliter le respect de cette mesure dans les espaces publics.

Vendredi 4 septembre

Dieppe : troisième phase pour un médicament contre la COVID-19

Un médicament pour contrer les symptômes de la COVID-19, développé par une entreprise de biotechnologie de Dieppe, entre dans la troisième phase de son étude. Les docteurs Houfar Sekhavat, fondateur et directeur général de Pulmonem, et Jean Bourbeau, pneumologue et épidémiologiste au Centre universitaire de santé McGill, travaillent sur l’utilisation de la dapsone dans le traitement de la COVID-19. Il s’agit d’une molécule anti-inflammatoire pour contrôler, voire même prévenir, l’inflammation pulmonaire causée par la COVID-19.

Selon Radio-Canada, « le médicament agirait en amont d’une hospitalisation et pourrait être pris par les patients qui ressentent des symptômes du virus, mais chez qui le système immunitaire n’est pas encore hors de contrôle, afin de prévenir la tempête inflammatoire qui a envoyé de nombreux patients aux urgences ». L’essai clinique sera mené auprès de 2 000 patients et doit commencer en septembre au Canada et se poursuivre au mois d’octobre aux États-Unis, dès que le financement le permettra. Les chercheurs espèrent que le médicament pourrait être prêt à la distribution dès la fin de l’année si les choses se déroulent comme prévu.

Une basse de données de l’ACPPU sur les plans de retour à l’école

L’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU) a réuni au sein d’une base de données les plans pour la rentrée de plus de 110 établissements canadiens. Cette base de données compte notamment le mode de prestation des cours choisi pour le trimestre d’automne 2020 et des liens vers les plans en matière de santé et de sécurité. Selon leurs données, la majeure partie des établissements offriront leurs cours en très grande partie en ligne, le quart de ceux-ci opteront pour une formule hybride, 16 pour cent offriront quant à eux des cours entièrement en ligne, alors que trois pour cent des établissements retourneront majoritairement ou entièrement à l’enseignement en présentiel.

Mercredi 2 septembre

Réouverture du campus de Pointe-de-l’Église de Sainte-Anne

L’Université Sainte-Anne a rouvert les portes de son campus de Pointe-de-l’Église qui était fermé lundi et mardi en raison d’un cas de COVID-19 détecté. Selon le gouvernement de la Nouvelle-Écosse, un étudiant de Sainte-Anne n’a pas suivi les consignes d’isolement obligatoire après être arrivé dans la bulle atlantique. Celui-ci a été déclaré positif à la maladie la fin de semaine dernière. « Les responsables de la Santé publique ont évalué que le risque d’exposition aux autres est très faible et que par conséquent, il n’y a eu aucun contact étroit à l’heure actuelle », explique l’établissement dans un communiqué.

Le médecin hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse, Robert Strang, a souligné dans un communiqué que le cas de l’Université Sainte-Anne démontre l’importance de la stratégie de dépistage que la province a mise en place le 20 août pour les étudiants de niveau postsecondaire provenant de l’extérieur de la bulle « Cela nous aide à détecter et à gérer les cas rapidement », a-t-il déclaré. « La stratégie de dépistage ne remplace pas la nécessité de suivre d’autres mesures de santé publique. La combinaison de tests, d’auto-isolement et d’enregistrement numérique aidera à assurer la sécurité de tous les étudiants, professeurs et membres du personnel, ainsi que de leurs communautés voisines. »

Faire vivre l’international à l’heure du virtuel

Le CÉRIUM (Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal) veut assurer la continuité de la vie scientifique et celle de ses activités pendant la pandémie. Le centre a annoncé avoir développé ses moyens de communication depuis le printemps pour s’adapter aux mesures et aux restrictions sanitaires. Les entrevues menées par le conseiller du CÉRIUM et ancien journaliste, Jean-Frédéric Légaré-Tremblay, qui prennent la forme de capsules produites par le Centre, seront multipliées cet automne. Le directeur du CÉRIUM prendra les rênes de l’émission Arrêt sur le monde, également produite par le Centre.

Le CÉRIUM lance également une nouvelle activité : les Guides de la montagne. « Chaque semaine, beau temps, mauvais temps, un chercheur du CÉRIUM emmènera un petit groupe de personnes dans l’ascension du Mont-Royal. Des élections américaines aux mouvements démocratiques au Bélarus, ce sera l’occasion d’éduquer en personne, dans un cadre idyllique. »

Le Centre souhaite profiter du ralentissement des déplacements internationaux pour accroître ses échanges avec d’autres universités du pays, ainsi qu’avec les décideurs publics. Il prévoit aussi étoffer son offre de contenu sur les questions de sécurité et de défense grâce au nouveau Réseau d’analyse stratégique dont il est partenaire.

Le réseau CanCOVID obtient des millions de dollars en financement fédéral

CanCOVID, un réseau transdisciplinaire de recherche et de politique cofondé par la conseillère scientifique en chef du Canada Mona Nemer ce printemps, a reçu 1,25 million de dollars du gouvernement fédéral. (Voir la mise à jour du 2 avril pour en savoir plus sur CanCOVID.)

Le réseau compte maintenant plus de 2300 membres – chercheurs, cliniciens, conseillers politiques et autres – qui collaborent numériquement dans les domaines de recherche et développement liés à la pandémie pour conseiller les décideurs politiques ainsi que les travailleurs de première ligne. Selon un communiqué du réseau (en anglais seulement), ce nouvel investissement contribuera à « mettre en place des réseaux de recherche thématiques, sur la base de priorités développées en collaboration avec le gouvernement » ainsi qu’au développement de « partenariats avec d’autres réseaux tels que la plateforme COVID19Resources et le Rapid Réseau Evidence Access Link (REAL), qui a également pris naissance dans le cadre d’un effort de réponse à la COVID-19. »

Le réseau a également annoncé un nouveau leadership. Son secrétariat sera dirigé par la directrice générale et universitaire Julia Zarb, experte en informatique de la santé, et par le conseiller scientifique Vivek Goel, un médecin de santé publique qui a récemment quitté ses fonctions de vice-président de la recherche à l’Université de Toronto. Le secrétariat sera basé à l’École de santé publique Dalla Lana de l’Université de Toronto, où les deux sont membres du corps professoral.

Archives des mois précédents :

Août 2020

Juillet 2020

Juin 2020

Mai 2020

Avril 2020

Mars 2020

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  1. Marie-Soleil / 7 April 2020 at 20:09

    Bonjour, je suis étudiante à l’université de Moncton. J’ai quitté mon appartement le 14 mars, pour revenir à la maison familiale au Québec (Gaspésie) en attendant la « pause de 2 semaines », suite au mesure de la fermeture de mon université le jour précédent, à cause de la covid-19. Présentement, la frontière inter-provinciale est fermée à toute circulation, dites non-essentiel, dû à la pandémie. Je dois libérer mon appartement pour la fin avril, mais les déplacements ne sont pas permis. Que puis-je faire afin de récupérer mes biens personnels, mes effets scolaires et mes meubles. Puis-je être admisse a une « allocation-fond » pour payer mon appartement de mai, vu l’impossibilité de me déplacer. Que doit-je faire ou vers qui je peux me tourner pour avoir des réponses.
    Merci beaucoup

  2. Paulo / 9 September 2020 at 09:27

    Je suis inquiet puisque jusqu’à date sans le permis on ne sait pas ce qu’il va arriver a noter qu’IRCC dit que c’est a nos risque de commencer les etudes en ligne, que les agents ne vont pas prendre en compte que tu as commencer les etudes etc…
    Te voila pas inscrit a aucune universite de ton pays et qu’il refuse ta demande là tu perdra l’année academique‍… mieux vaut avoir le permis et etre rassure que l’on continuera les etudes et avec une ouverture de frontière on ira la bas que d’etre sur stress en attendant si on va t’approuver ou te refuser et meme quand tu as l’approbation de principe qu’IRCC dit qu’est là pour rassurer les etudiants etranger, la lettre elle meme ne rassure pas et fait peur puisque dans son contenu on trouve le fameux peut etre approuver ou refuser… la on est sur de rien et c’est le vrai probleme en soit, c’est pas entrer au Canada pour le moment mais c’est de perdre une annee academique parce qu’on a passer le temps a etudier en ligne et qu’IRCC ne nous a pas encore approuvé pendant qu’on paie des frais eleve de scolarité et boom un refus‍ alors tu vois‍ ca peut arreter le coeur de certains gens. Et on ne peut se donner a l’etudes a 100% puisqu’on se soucie de la reponse tant attendu d’IRCC, depuis juillet on a des lettre de pré-approbation qu’IRCC dit de remplir les autres conditions (Biometrie, visite medicale, certificat de police) pour une reponse finale rapide, or on a tout envoyer et depuis Juillet plus rien, c’est pas serieux, on nous met en doute et nous force a faire des etudes en ligne pour payer de forte somme pour des etudes non rassurés…